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Inverary, v. et port de mer d'Ecosse, ch.-l. du comte d'Argyle, à l'embouchure de l'Ary, à 50 kil. O. d'Edimbourg. Grande pèche et exportation. Aux environs est le château des ducs d'Argyle; 2,500 hab.
inverkeitiiiD<;, port du comté deFife(Ecosse), a 15 kil. N.-O. d'Edimbourg; 3,500 hab.
inverness, ch.-l. du comté de ce nom, port de mer, sur les 2 rives de la Ness, à 1 kil. de son embouchure dans le golfe de Murray, à l'extrémité N.-E. du canal Calédonien, à 180 kil. N.-O. d'Edimbourg ; 45.000 hab. Commerce de laine et de moutons.
inverness, comté maritime de l'Ecosse, pays sauvage et montagneux, traversé par la chaîne des Grampians, arrosé par la Spey, la Ness. Il comprend Skye et les Hébrides.
investitures (Querelle des). Cette querelle, qui dura un demi-siecle, de 1074 à 1122, fut soutenue par les empereurs d'Allemagne, Henri IV et Henri V d'une part, par les papes Grégoire VII, Victor III, Urbain II, Pascal II, Gélase II, Calixte II. de l'autre. Les Empereurs s'étaient arrogé le droit d'instituer par la crosse et l'anneau les plus hauts dignitaires de l'Eglise. Les papes prétendaient non seulement instituer l'évèque, mais lui conférer le fief dépendant de son siège. Cette lutte se termina par un compromis, par le concordat de Worms, 1122 ; l'élection et l'investiture religieuse appartinrent à l'Eglise ; l'Empereur ne donna plus que l'investiture temporelle ; et, renonçant à la crosse et à l'anneau, il ne dut plus faire usage que du sceptre.
inzinzac, comm. du canton de Hennebont, arr. de Lorient (Morbihan) ; 2,815 hab.
Io, fille d'Inachus, fut aimée de Jupiter ; ce dieu, pour la soustraire à la vengeance de Junon, la changea en vache ; Junon parvint à s'emparer d'elle et la donna en garde à Argus. elle échappa grâce à Mercure ; après avoir erré au hasard tant sur terre que sur mer, elle finit par aborder en Egypte, où, après avoir repris sa première forme,* elle introduisit le culte de Cérès sous le nom d'Isis. [royaume de Cayor.]
lof, baie d'Afrique, dans la SénégambieJ
loi, anc. v. d'Afrique, nommée ensuite Césarée ; aujourd'hui Cherchell.
ioicos, v. de l'anc. Thessalie, sur le golfe Pagasétique, où s'embarquèrent les Argonautes.
Ion, descendant d'Hellen par Xuthus, combattit Eumolpus à la tête des Athéniens.
ion, poète et historien grec, né à Chios, de 4S4 â 481 av. J.-C, mort de 424 à 421. Il vint jeune à Athènes, remporta le prix de la tragédie et du dithyrambe ; il reste quelques fragments de ses élégies; il avait aussi composé des livres d'histoire.
iona ou i-Coim-Kiii, l'une des Hébrides, au S.-E. de Mail ; saint Columban y fonda au vie siècle un monastère qui fut longtemps célèbre.
ionie. Le nom d'Ionie, dans l'antiquité, appartint à trois pays différents : !• à l'Atlique, après l'invasion des Ioniens ; 2<> à la côte septentrionale du Péloponnèse, nommée Egialée ou rivage pat les Pélasges, lorsqu'elle eut été envahie par les Ioniens de l'Attique; 3° à la partie de l'Asie Mineure comprise entre les fleuves Hermès et Méandre, lorsque les Ioniens y émigrèrent vers 1140 av. J.-C, conduits par des fils de Codrus. Ils y fondèrent 12 tilles, dunt les principales furent Ephèse, Phocée^ Chio, Samos, et surtout Milet, qui formèrent une confédération. Les lettres, les sciences et les arts y furent cultivés de très bonne heure. Patrie d'Homère, et plus tard de Mimnerme et d'Anacréon, elle s'éleva même avec Anaxagore à l'idée d'un dieu suprême. Mais les Ioniens, depuis Crésus, au vie s. av. J.-C, perdirent leur
indépendance, et durent subir la loi de tous les conquérants de l'Asie Mineure, jusqu'aux Romains, qui s'emparèrent de l'Ionie, 133 av. J.-C.
Ionienne (Mer), lonium mare, mer formée par la Méditerranée, entre la côte E. de l'Italie méridionale et la côte O. de la Turquie d'Europe et de la Grèce. Ses principaux golfes sont : les golfes de Coron, d'Arcadia et de Lépante sur la côte de la Grèce; les golfes de Tarente et de Squillace sur la côte d'Italie.
ioniennes (îles), réunion de 7 grandes et de plusieurs petites îles de la mer Ionienne, sur les côtes 0. et S. de la Grèce, à laquelle elles appartiennent. Les principales sont : Corfou, Céphalonie, Zante, Sainte-Maure, Ithaque, Céngo et Paxo Après avoir joué un rôle assez important dons l'histoire de la Grèce ancienne, elles appartinrent à Rome, à l'Empire d'Orient, aux Normands de Naples, à Venise jusqu'en 1797; elles formèrent la république des Sept-Iles, de 1799 à 1807, appartinrent à la France, de 1807 à 1814, puis furent placées sous le protectorat de l'Angleterre, qui les a abandonnées à la Grèce, en 1863. Elles forment aujourd'hui les trois nomes de Corfou, Céphalonie et Zante.
ioniens, une des quatre grandes tribus helléniques, mais probablement mélangée de Pélasges, et moins purement hellénique que les Doriens el les Eoliens. Il n'est point de peuple grec qui ait joué un rôle aussi brillant que le leur ; Athènes était ionienne. C'est à eux que l'on doit ces innombrables colonies qui ont porté au loin la civilisation de la race grecque. On trouve des colonies ioniennes en Asie Mineure ; en Egypte, à Naucratis ; en Gaule, â Marseille; en "Sicile, à Catane, Messine, etc.; enfin, en Italie elles étaient tellement nombreuses, que le Bruttium, la Lucarne, l'Apulie, etc., prirent le nom de Grande Grèce.
lophon, fils de Sophocle, au ve siècle av. J.-C, avait composé des tragédies, dont nous n'avons plus que les noms.
los, l'une des Sporades, au N. de Thera, au S. de Paros et Naxos ; aujourd'hui Nia.
Iowa, l'un des Etats-Unis, entre le Wisconsin et rillinois à l'E ; le Missouri au S.; le Nebraska à l'O. ; le Minnesota au N. On y trouve de vastes prairies arrosées par le Missfssipi; le sol est extrêmement fertile et contient de grandes richesses minérales ; l'industrie est encore peu développée. Cet Etat, organisé en territoire en 1838, a été admis dans l'Union en 1846. Il a 145,099 kil. carr. et 1.624,000 hab. Les v. princ. sont : Iowa-City, la capitale, sur l'Iowa, Davenport, Dubuque, Burlington, Council-Bluffs, etc.
iphicrate, né en 419 av. J.-C, fils d'un cordonnier, se distingua tellement à la bataille de Cnide, 394, que les Athéniens lui confièrent le commandement de deux expéditions, l'une envoyée au secours des Béotiens après leur défaite à Coronée, l'autre destinée à la défense de Corinthe. Il changea l'armement des troupes et les rendit plus légères ; il remporta de nombreux succès, sur Agésilas en 392 ; au service de Seuthès et de Cotys, rois de Thrace; dans les luttes de Thèbes et de Sparte, au temps d'Epaminondas ; en Macédoine, où il chassa l'usurpateur Pausanias et rétablit la régente Eurydice ; au siège d'Amphipolis. Cependant il fut rappelé, mis deux fois en accusation ; a partir de 354. on cesse d'entendre parler de lui.
iphigénie, fille d'Agamemnon et de Clytemnestre. Agamemnon, retenu à Aulis par un calme prolongé, allait la sacrifier pour obtenir des vents favorables, lorsque Diane la transporta en Tauride, où elle devint prêtresse de son culte. Plus tard, son frère Oreste, au moment où le grand-prêtre Thoas allait le sacrifier à Diane, l'y retrouva et l'emmena avec lui dans sa patrie.
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iphitus, roi d'Elide. aidé des conseils de Lycurgue, rétablit les jeux Olympiques, institués par Hercule, vers 885 av. J.-G.
ipoli, affl. de gauche du Danube, arrose la Hongrie, passe à Schemnitz, et finit au-dessous de Gran.
ips, affluent de droite du Danube, vient des Alpes des Chamois, et passe à Amstetten.
ipsara ou Psari, île de la Turquie d'Asie dans l'Archipel, auN.-O. de Chio. Elle est montagneuse et fertile en vins.
ipsus, bourg de l'anc. Phrygie. Près d'Ipsus fut livrée la sanglante bataille où fut tué Antigone, 301 av. J.-C.
ipswich, v. d'Angleterre, port sur l'Orwell, ch.-l. du comté de Suffolk, à 110 kil. N.-E. de Londres. Fonderies de fer, chantiers de construction ; grand commerce de houille, blé, farine, houblon. Patrie du cardinal Wolsey ; 51,000 hab.
ipswich, v. du Queensland (Australie); 6,000 hab.
iquique, port du Pérou, sur le grand Océan. Exportation de nitrate de soude ; 3,000 hab.
iquitos, petite ville de la république de l'Equateur, l'une des stations de la navigation du Marahon.
ira, forteresse de la Messénie, au N. de Messène, assiégée par les Spartiates, de 688 à 671 av. J.-G.
iraiih (Augustin-Simon) , prêtre, historien et littérateur français, né au Puy, 1719-1794, est auteur de l'excellent livre des Querelles littéraires. On lui doit aussi une Histoire de la réunion de la Bretagne à la France, 2 vol. in-12, 1764.
iraja, ville de la prov. de Rio-de-Janeiro (Brésil), près de la rivière du même nom. Commerce de sucre et de rhum ; 5,000 hab.
irak.Adjémi (Ane. Médie), province de la Perse au N.-O. ; v. princ. : Téhéran, Ispahan, Kazbin, Hamadan, Kaschan, Sultanièh, Borondjird. Son climat est doux, mais insalubre ; elle produit pavots, tabac, coton, safran, soie; élève chameaux, chevaux, chèvres, abeilles, etc. Fabriques de coton, d'étoffes de soie, tissus d'or et d'argent, maroquins, verrerie, faïence.
irak.Arabi (Ancienne Babylonié), pays au sud-est de la Turquie d'Asie, immense plaine, souvent aride, traversée par le Tigre et l'Euphrate. C'est maintenant le vilayet de Bagdad. Villes princ. : Bagdad, Bassorah, Deir, Hit, Hillah, Kornah, Koufab, etc. La popul. se compose surtout d'Arabes.
Iran, nom de la Perse en persan. — On appelle plateau de VIràn l'immense région de l'Asie, haute de 1,000 met., environnée partout de montagnes, qui s'étend du bassin du Tigre à celui de l'indus, et renferme la Perse, le Hérat, l'Afghanistan, le Béloutchistan.
ir'ancy, comm. de l'arr. et à 14 kil. S.-E. d'Auxerre (Yonne). Excellents vins. Patrie de l'architecte Soufflot.
Iraouaddy fi. de l'Indo-Chine, prend sa source dans le Thibet oriental, franchit l'Himalaya par un défilé, et, après avoir traversé l'empire Birman, puis la province anglaise de Pégou, va se jeter dans le golfe de Martaban par 14 embouchures. Cours d'environ 2,200 kil. Il passe près de Mandalé, à Amarapoura, Ava, Prome, Ramgoun. Il est navigable jusqu'à Ava pour les navires de 200 tonneaux. [franc]
irati, affl. de l'Aragon, vient du col de Can-J
irbit, v. de la Russie d'Europe (gouv. de Perm) ; 5,000 hab. Foire très importante au mois de février.
iregrua, riv. d'Espagne, arrose la prov. de Logroho, sépare la Rioja alta et baya, et finit dans l'Ebre au-dessous de Logrono.
Irène, impératrice de Gonstantinople, née en 752, à Athènes. Devenue régente en 780, après la mort de Léon IV, elle n'hésita pas, malgré
une révolte de ses gardes, à rétablir, en 787, le culte des images. Elle fit crever les yeux à son fils, Constantin VI, Porphyrogénète, et plus tard, 797, le fit tuer ; devenue alors vraiment reine, elle étala un grand faste et gouverna avec vigueur. Les historiens grecs racontent que Charlemagne, afin de reconstituer l'empire romain, lui offrit de l'épouser; en 802, elle fut détrônée par son trésorier, Nicéphore, qui la relégua dans l'île des Princes, puis à Mitylène, où elle fut rédunte à filer pour gagner sa vie. Les Grecs la fêtent le 15 août. Elle mourut en 803.
irénée (Saint), deuxième évoque de Lyon, martyr, né à Smyrne entre les années 135 et 145 de J.-C, mort vers 202. Il remplaça, en 178, sur le siège de Lyon, Pothin, martyrisé. Il fut une des nombreuses victimes de la persécution de Septime Sévère, en 202. Infatigable adversaire de la secte de Montanus et du gnosticisme, il a fait un grand nombre d'ouvrages de polémique religieuse; il ne reste de lui que quelques fragments conservés par Eusèbe, et son grand Traité contre les hérésies, écrit primitivement en grec, mais dont nous n'avons plus qu'une mauvaise traduction latine.
Ireton (Henry), 1610-1651, étudiait encore le droit lorsque éclata la guerre civile. Il s'enrôla dans l'armée du Parlement, et se distingua par ses talents militaires ; après l'établissement de la République, Cromwell, dont il avait épousé la fille, Bridget, et qu'il avait suivi en Irlande, lui laissa le gouvernement de cette île ; il fut enlevé, devant Limerick , par une maladie contagieuse, 1651.
irghîz, nom de deux affluents du Volga : l'un arrose la province de Samara (450 kil. de cours) ; l'autre, la prov. de Saratov (200 kil.).
Iri, nom moderne de YEurotas.
iriarte (Ignacio) , peintre espagnol, né à Azcoitia (Guipuzcoa), 1-620-1669, élève de Herrera le Vieux, réussit parfaitement dans le paysage.
iris, fille de Thaumas et d'Electre, sœur des Harpies, servait de messagère aux dieux, et surtout à Junon, qui la métamorphosa en arcen-ciel.
Iris, riv. d'Asie Mineure; auj. Ickil-Ertnak.
Irkout, riv. de la Russie d'Asie, sort du lac Itchin, et se jette, près d'Irkoutsk, dans l'Angara ; cours de 400 kil.
irkoutsk, v. forte de la Russie d'Asie (Sibérie), ch.-l. du gouv. de ce nom, sur l'Angara ; 34,000 hab ; siège d'un évêché et du gouvernement de la Sibérie orientale. Commerce important ; manufacture de draps ; grand entrepôt de la Russie avec la Chine. Le gouv. d'Irkoutsk a une superficie de 800,000 kil. carrés, et 380,000 h. Il est montagneux dans sa partie méridionale, couvert d'immenses forêts au centre et inculte dans sa partie septentrionale, il est arrosé par la Lena, l'Angara, l'Amour, et contient le lac Baïkal.
Irlande (Hibernia, Juvernia, en irlandais Erin, c'est-à-dire île verte), grande île de l'océan Atlantique, à l'ouest de la Grande-Bretagne, dont elle dépend; entre 51° 15' et 55<> 15' lat. N., et entre 8» 20' et 13<> long. O. Sup., 84,252 kil. carrés; pop., 5,088,000 hab. Capit., Dublin. Le climat y est doux, mais humide; son sol est accidenté, mais plat ; c'est à peine si le Garran- Tual, le plus haut sommet de l'Irlande, s'élève à 1,000 mètres. C'est sur les bords de l'île que sont situées les montagnes; au S.-O., monts de Kerry; au S.-E., le Lugnaquilla ; au N., les Mourne-Mountains, les monts d'Antrim, Sperrin, de Donegal ; àl'O., les monts Nephin Beg et les collines de Connemara. Elle est arrosée par une multitude de cours d'eau, dont les principaux sont : le Bann, le Foyle, sur le versant nord de l'île; l'Erne, le Clare et le Shannon,
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sur celui de l'ouest ; la Lee, le Blackwater, le Suir, le Barrow, sur le versant siul ; enfin, le Slaney, la Liffey, la Boyne, sur celui du sudest. Elle abonde' en lacs, dont les plus remarquables sont ceux de Killarney, célèbres pour la beauté du paysage ; le plus grand est le lac Neagh. Enfin, l'Océan découpe sur ses côtes une multitude de baies ou de lough (golfes étroits et profonds), baies de Donegal, Sligo, Killala, Galway, Dingle, Dublin, Dundalk, etc. — On y trouve' des mines de cuivre, de plomb et dé houille. Ses pâturages sont magnifiques; mais il y a 600,000 hectares de bogs ou fondrières. Le blé y mûrit difficilement; on cultive surtout la pomme de terre ; puis l'avoine, l'orge, la betterave, le lin, surtout dans l'Ulster. Le cheval y est de petite taille, et son mouton a autant de poil que de laine ; les chèvres et les porcs surtout y foisonnent; les mers qui environnent l'Irlande sont extrêmement poissonneuses, et leur pêche y emploie près de 6,000 barques. Elle n'est pas un pays manufacturier, et malgré ses routes bien entretenues, malgré son système de canaux (canal Royal, Grand-Canal, de Dublin et de la Boyne au Shannon), qui relient la mer d'Irlandeavec l'Océan, malgré ses chemins de fer, elle ne possède guère que quelques filatures de laine, et surtout des filatures de lin. Ce n'est que depuis 1800 qu'elle forme, avec l'Angleterre, le Boyaume-Uni. Elle envoie 28 membres à la chambre des Lords, sans compter un archevêque et 3 évêques, et 105 membres à la chambre des communes. Elle est gouvernée par un lord-lieutenant nommé par la couronne, et se divise en 4 régions, qui n'ont plus de signification politique ou administrative, le Leinster à l'E. ; l'Ulster au N. ; le Gonnaught à l'O. ; le Munster au S., régions subdivisées elles-mêmes en 32 comtés. Voici les noms de ces comtés et de leurs chefs-lieux :
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à l'Est.