‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 276 sur 657 · ULSTER · texte numérisé non relu

ULSTER

au Nord.

MUNSTER au Sud.

Tiare.

Limerick.

JKerry.

)Cork

(Walerford.

\Tipperary.

sère. Le culte officiel est la religion anglicane, mais les deux tiers de ses habitants sont catholiques. La langue du gouvernement est l'anglais; les Irlandais parlent la langue erse ou gaélique, une des branches du celtique. En 1881, il y avait 3,952,000 cath., 1,150,000 prot.

Peuplée par les Celtes, l'Irlande fut à peine connue des Romains. C'est seulement en 431 que saint Patrick la rendit chrétienne; elle reçut le nom d'île des Saints, et se couvrit de couvents d'où sortirent les missionnaires qui portèrent l'Evangile en Germanie. En vertu d'une bulle d'Adrien IV, 1155, le roi d'Angleterre, Henri II, s'en déclara le maître; mais les Anglais ne possédèrent alors que l'Est, 1171. Depuis lors les Irlandais ont saisi toutes les occasions de secouer le joug ; au xiv« s., avec le secours des Ecossais; au xvie s., sous Elisabeth, avec le secours des Espagnols; au xvn* s., à la faveur des guerres de la révolution d'Angleterre sous Charles l" et Jacques II; au xvme s., pendant les guerres de la révolution française, mais toujours les Irlandais ont été écrasés. En 1800, l'Irlande a été incorporée à l'Angleterre par l'Acte d'Union; elle a continué à protester, surtout sous la direction du grand agitateur, O' Connell. Quoique son sort ait été bien amélioré dans ces dernières années, les patriotes Irlandais de la société secrète des Fenians n'ont pas cessé de troubler l'Angleterre de leurs agitations impuissantes.

Irlande (Mer d'), partie de l'océan Atlantique comprise entre l'Irlande à l'O. et l'Angleterre à l'E. On y pénètre au N. par le canal du Nord; au S. par le canal de Saint-George. Elle renferme les îles d'Anglesey et de Man.

Irlande ("Nouvelle-) OU Tomba ra, île de

l'Océanie (Melanésie), dans l'Archipel de la Nouvelle-Bretagne. Montagneuse et boisée, elle est habitée par des nègres, assez doux et industrieux, mais défiants. Le port Praslin a été souvent visité.

irminon, abbé de Saint-Germain-des-Prés, au commencement du ixe siècle, est l'auteur du Polyptique ou livre censier de l'abbaye, que M. Guérard a publié.

irmiDsui, dieu suprême des anciens Saxons dans la Westphalie ; il avait un temple à Eresburg, temple que Charlemagne détruisit, 772.

irnerius, né à Bologne vers 1065, mort après 1118, y enseigna le droit romain avec éclat; c'est le chef de l'école des Glo&sateurs. C'est Irnerius qui a donné à la deuxième partie des Pandectes le nom d'tnfortiat (renforcée ou augmentée), parce qu'il n'en connut les diverses parties que successivement.

iroquois, confédération de six nations indiennes dans l'Amérique septentrionale, près des lacs Ontario et Erié. Autrefois belliqueux et redoutables, l'abus des liqueurs fortes les a presque détruits.

irtisch ou Irtych, riv. de la Sibérie, sort du grand Altaï, traverse le lac Dzaïzang; arrose le gouvernement de Tobolsk; passe à Omsk et à Tobolsk, reçoit l'Ischim, le Tobol, l'Ora, etc.; et, après un cours d'environ 2,250 kil., se jette dans l'Obi, par la rive gauche.

Irun, v. du Guipuzcoa (Espagne), à 12 kil. E. de Saint-Sébastien, et près de la Bidassoa; 3,500 hab.

irviiiac, comm. du canton de Daoulas, arrond. de Brest (Finistère); 2,568 hab.

irvine, v. d'Ecosse, dans le comté et à 18 kil. N.-O. d'Ayr; port à l'embouchure de 17rvine dans le golfe de la Clyde; 7.500 hab.

irvin~ (Washington), né à New-York, 1783- 1859, publia ses premiers essais dans un journal de New-York ; et, après un séjour en Europe, dirigea, en 1807, le Salmagundi, journal satirique des mœurs et des ridicules ; en 4809,

Page 1