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Phacéia. . . . . 754 753
Phacée. . . . . 753 726
Osée 726 718
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On appelle aussi quelquefois royaume d'Israël la Judée sous David et Salomon.
Israeli OU Disraeli (ISAAG d'). lié à Enfield,
près de Londres, 1766-1848, renonça au commerce pour se consacrer aux lettres. Rédacteur du Quaterly review, il ne réussit que comme critique et collectionneur d'anecdotes littéraires. On lui doit Curiosities of lit er attire, 6 vol. in-8»; Calamities of authors, 3 vol. in-8<> ; Quarrels of authors, 3 vol. in-8<>; Amenities of literature, 3 vol. in-8o.
Israélites. V. ISRAËL et JUIFS.
Issa, île de l'Adriatique, sur la côte de Dalmatie, habitée par une race de marins coura-
eux. V. Lissa.
issachar, 5e lils de Jacob et de Lia. Il donna son nom à l'une des 12 tribus. Elle s'étendait de la mer au Jourdain et avait au N. la tribu de Zabulon ; au S. la demi-tribu occidentale de Manassé; ch.-l. Jezraël.
Issédones, peuple de Scythie, habitant la Sérique et la Scythie au delà de l'Imaus.
Issengeaux OU Yssiugeaux (Icidmagus), ch.-l. d'arr. de la Haute-Loire, a 28 kïl. N.-E. du Puy. Remarquable hôtel de viile du xve siècle. Fabr. de rubans, de dentelles et de blondes; 8,232 hab.
isser, riv, de la prov. d'Alger, se jette dans la Méditerranée, entre Alger et Dellys. — Riv. d'Algérie (Oran), se jette dans la Tafna.
issigeac, ch.-l. de cant., arrond. et à 20 kil. S.-E. de Rergerac (Dordogne); 1,103 hab.
Issoire ou Yssoire, Icciodurum, ch.-l. d'arr. du Puy-de-Dôme, près du confluent de la Couze et de l'Allier, à 30 kil. S.-E. de Clermont. Chaudronnerie, ustensiles de cuivre. Patrie de Duprat; 6,303 hab.
Issoudun ou Yssoudun , Auxellodunum , ch.-l. d'arr. de l'Indre, sur la Théols, et à 28 kil. N.-E. de Châteauroux. Filature de laine, scieries, tanneries, parcheminerie , coutellerie , draps communs, toiles. Grand commerce de grains, vins et laines ; 14,928 hab.
Issus, anc. v. de l'Asie Mineure (Cilicie), près du golfe Issicus, célèbre par la victoire d'Alexandre sur Darius, l'an 333 av. J.-G. et par la victoire de Septime Sévère sur Niger, en 194 ap. J.-G.
issy, Issiacum, commune du canton et de l'arr. de Sceaux (Seine), à 8 kil. S.-O. de Paris, près de la rive gauche de la Seine. Carrières de pierres à bâtir. Maison dépendant du séminaire de Saint-Sulpice; 11,111 hab.
issy-l'Evêque, ch.-l. de cant., arr. et à 40 kil. S.-O. d'Autun (Saône-et-Loire) ; 1,985 hab.
istakhar, v. et forteresse de Perse (Farsistân), à 50 kil. N.-E. de Schiraz, sur les ruines de Persépolis.
Istamboul. V. CONSTANTINOPLE.
ister, nom du Danube, chez les Grecs.
isthme ou Panama, l'un des 9 Etats confédérés sous le nom d'Etats-Unis de Colombie. 11 est borné au N. par la mer des Antilles; à l'E. par l'Etat de la Cauca; au S. par le Océan équinoxiaJ; à l'O. par le Guatemala; 700 kil. sur 230. Ch.-l., Panama.
isthmiques (Jeux), ainsi nommés de ce qu'ils se célébraient en l'honneur de Neptune tous les 3, 4 ou 5 ans sur l'isthme de Corinthe. Institués par Sisyphe, roi de Corinthe, en l'honneur de Mélicerte et d'Ino, puis réorganisés par Thésée, ils ne furent abolis que vers l'an 130 ap. J.-C.
istib, anc. Stobi, v. de la Turquie d'Europe (Roumélie), à 96 kil. S.-O. de Kustendji; 8,000 h.
Istres, Ostrea, ch.-l. de cant., arr. et à 50 kil. O.d'Aix (Bouches-du-Rtipne). Grande manufac-
ture de soude et de produits chimiques, Commerce d'huile d'olives et de fruits; 3,701 habit. istrie, Histria, l'un des deux cercles du gouvernement du Littoral (Autriche). Elle se compose en grande partie d'une presqu'île entre les golfes de Trieste et de Quarnero, et se termine par un cap nommé le Promontoire. V. pr. : Pisino, Rovigno, Capo d'Istria, Pirano. Pays montagneux, arrosé par lTsonzo ; mines de houille et d'alun; carrières de marbre. Son sol pierreux et sec produit de l'huile de première qualité, des figues et surtout des vins estimés ; vastes forêts riches en bois de construction.
Istropolis, v. de la Mésie inférieure, à l'embouchure de l'Ister, colonie de Milet.
itabayanna, montagne du Brésil, dans la prov. de Sergipe, non loin de l'Océan. On l'aperçoit de la mer; à son sommet est un petit lac. itabayanna, bourg de la prov. et à 80 kil. N.-O. de Sergipe (Brésil). Bêtes à cornes et petits chevaux très estimés.
itabîra, ville de la prov. de Minas-Geràes (Brésil), sur le Velhas, à 30 kil. N.-O. d'Ouro Preto ; 4,000 hab.
itaborabi, ville de la prov. et à 40 kil. N.-E. de Rio-de-Janeiro (Brésil). Commerce de sucre et de café.
Itacoiumi, montagne du Brésil, dans la prov. de Minas Geràes, haute de 1,800 mètres. Elle fait partie de la chaîne do Espinhaçao; on y trouve du mercure et de l'or.
itaguahi, ville de la prov. et à 60 kil. O. de Rio-de-Janeiro (Brésil), entre une rivière du même nom et la serra de Santa-Cruz.
italica, v. d'Hispanie (Bétique), sur le Bctis, fondée par Scipion l'Africain; Trajan, Adrien et Théodose le Grand y sont nés. C'est aujourd'hui Sevilla la Vieja. — Nom donné à Corfinium par les Italiens pendant la guerre Sociale. Italiens Silius. Y. SlLICS.
Italie, longue presqu'île de l'Europe méridionale, entre 46<> 40' et 36» 40' lat. N., 4« 20' et 16o 10' long. E. Elle est bornée au N. par les Alpes, qui la séparent de la Suisse et du Tyrol ; à l'O., du côté de la France, par les Alpes occidentales et la Roya, puis par la Méditerranée ; à l'E. par l'Isonzo, la mer Adriatique, le canal d'Otrante; au S. par le golfe de Tarente et la Méditerranée. Elle a la forme d'une botte, et a 1300 kil. de longueur diagonale du mont Blanc au cap Spartivento ; sa largeur est variable; la superficie de toute la région italienne est de 311,000 kil. carrés, dont 43,830 en îles. Sa population est d'environ 29 millions d'hab. Ses côtes, qui ont un développement de plus de 4,800 kil., sont, surtout à l'O., découpées par des golfes profonds, tels que ceux de Gênes, de Piombino, de Gaëte, de Naples, de Salerne, de Policastro, de Ste-Euphémie, de Gioja sur la mer Tyrrhénienne; de Squillace, de Tarente, de Manfredonia, de Venise sur la Méditerranée et l'Adriatique. La côte du golfe de Gênes est élevée, rocheuse et saine; mais depuis le golfe de la Spezzia jusqu'au mont Argentaro, la côte de Toscane est basse, sablonneuse, souvent bordée de maremmes ou landes marécageuses. Plus au S., auprès de Civita-Vecchia, on trouve les marais pestilentiels des embouchures du Tibre, puis un littoral bas et bordé de lagunes et de maquis , e«nfin les marais Pontins. La mer Ionienne jusqu'au cap Santa-Maria-di-Leuca a un rivage bas et plat, mais est très poissonneuse. C'est encore le caractère du canal d'Otrante et de la mer Adriatique jusqu'à la presqu'île du mont Gargano. Mais à partir de l'embouchure du Fortore, le littoral est droit et élevé jusqu'à Rimini ; il redevient alors plat, sablonneux, avec les lagunes de Comaccnio, des embouchures du Pô, de Venise, du Frioul. — Les grandes îles de l'Italie sont : la Corse (à la
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France), séparée de la Sardaigne par les Bouches de Bonifacio, et la Sicile, séparée du continent par le Phare de Messine. Les petites îles sont : l'île d'Elbe, séparée de la Toscane par le canal de Piombino, avec les 4 îlots de Capraja, de Pianosa, de Monte-Christo, de Giglio ; sur les côtes napolitaines, Ponza, Ischia, Procida et Capri ; au N. de la Sicile, les îles Lipari ; à l'O., les îles Egades; au S., Pantellaria, Malte et Gozzo; dans l'Adriatique, les îles Tremiti, au nord de la presqu'île du mont Gargano.
A l'Italie appartiennent deux des principales chaînes de montagnes de l'Europe : 1° Les Alpes qui l'entourent au N. d'un rempart semi-circulaire ; 2<> Les Apennins qui se rattachent aux Alpes près de Savone, la traversent dans toute sa longueur et prolongent jusqu'en Sicile un de leurs rameaux, dont le point le plus élevé est l'Etna. La partie péninsulaire de l'Italie diffère entièrement de sa partie continentale. Dans cette dernière s'étendent de vastes plaines d'une prodigieuse fertilité, couvertes de lacs (les lacs d'Orta, Majeur, de Lugano, de Côme, d'Iséo, d'Idro, de Garde), et arrosées par de larges cours d'eau qui se jettent dans la mer Adriatique : l'Adige, le Bacchiglione, la Brenta, la Piave, la Livenza, le Tagliamento, et surtout le Pô avec ses nombreux affluents ; à droite, le Tanaro, la Trebbia, le Taro, la Parma, le Grostolo, la Secchia, le Panaro, le Reno ; à gauche, le Clusone, la Dora Riparia, la Dora Baltea, la Sesia, ie Tessin, l'Olona, le Lambro, l'Adda, l'Oglio,. le Mincio. La partie péninsulaire au contraire, couverte des nombreuses ramifications des Apennins qui la divisent en deux versants, est volcanique, et les cours d'eau y sont courts et rapides. Ce sont : la Magra, le Serchio, l'Arno, TOmbrone, le Tibre, le Garigliano, le Volturno sur les côtes de l'O. ; le Brandano, le Basente, le Crati, affluents de la mer Ionienne; le Silaro, le Tronto, l'Aterno, l'Ofanto, etc., sur la côte orientale. Partout on y rencontre soit des cratères encore en activité, comme l'Etna, le Vésuve, Stromboli, soit des cratères éteints, devenus le lit de petits lacs, tels que les lacs de Pérouse ou Trasimène, de Bolsena, de Bracciano, d'Albano, de Nemi, de Fucino. Dans sa partie méridionale, l'Italie ressemble plus à l'Afrique qu'à l'Europe : l'air y est brûlant, et les côtes sont exposées au souffle d'un vent délétère nommé le sirocco. A l'exception du buffle, les quadrupèdes sont les mêmes que dans le reste de l'Europe. Le règne végétal y est fort riche; dans le N., elle donne le riz, les céréales, la vigne, l'olivier, le coton, la soie ; Naples, au contraire, est célèbre par ses oranges, ses huiles et ses vins. On y exploite des mines de cuivre, de plomb, de fer, de zinc ; des bancs d'alun, de sel, de soufre; des carrières de pierre à bâtir et de marbres de toutes sortes ; les eaux minérales sont nombreuses. L'industrie y est peu développée; on y trouve pourtant de grandes fabriques de soieries, de verreries, de faïence, de chapeaux de paille, de fleurs artificielles, de corail, de macaroni et de savon. La religion du pays est la religion catholique. — La langue italienne est des langues romanes celle qui se rapproche le plus du latin. Chacune des provinces de l'Italie a son dialecte séparé, mais le dialecte toscan est la vraie langue littéraire, et le seul qu'emploient les gens cultivés de l'Italie.
Etat politique. — Avant la guerre d'Italie (1839), l'Italie comprenait les 9 Etats suivants : lo Etats Sardes; 2<> Principauté de Monaco; 3<> Royaume Lombard-Vénitien ; 4o Duché de Parme; oo Duché de Modène ; 6° Grand-Duché de Tos<^tne; 7<> Etats de l'Eglise; 8<> République de St-Marin ; 9» Royaume des Deux-Siciles ; sans compter : le canton du Tessin, à la Suisse ; le Tyrol italien, à l'Autriche; la Corse, à la
France; Malte, aux Anglais. L'Italie actuelle n'en comprend plus que 3, qui sont : 4° la Principauté de Monaco, enclavée dans les possessions françaises; 2<> la République de St-Marin; — les Etats de l'Eglise ont été successivement» réunis au royaume d'Italie, en 1859, 4860 et 1870, malgré les protestations réitérées du Souverain- Pontife ; — 3o le royaume d'Italie, qui a dû céder la Savoie et le comté de Nice à la France, mais s'est agrandi des pertes qu'ont faites en Italie tous les autres Etats.
Italie (Royaume d'). La République Cisalpine, organisée par Bonaparte en 1797, devint, en 1802, la République italienne, dont Bonaparte lût le président décennal; elle avait alors 13 départements. En mars 1805, elle devint le rovaume d'Italie, et Napoléon reçut la couronne de fer des anciens rois lombards , à Milan. Le royaume d'Italie fut agrandi des provinces Vénitiennes enlevées à l'Autriche par le traité de Presbourg, décembre 1805, qui formèrent 7 départements ; des Légations enlevées au pape, avril 1808, qui formèrent 3 départements; du Tyrol italien, enlevé au roi de Bavière. 1810, qui forma 4 département. Il comprit alors 24 départements.
Italie (Royaume d'). Définitivement constitué par la proclamation des deux chambres italien> nés, le 17 mars 1861, il s'est agrandi de la Vénétie, cédée par l'Autriche, octobre 1866, et incorporée au royaume après le plébiscite des 21 et 22 octobre, et des Etats de l'Eglise, envahis en septembre 1870, annexés par décrets du 9 octobre. Il comprend donc la plus grande partie de la péninsule (V. Italie). La superficie est de 296,305 kil. carrés. Il est divisé en 60 provinces, dont la population était, au dernier recensement, 31 déc. 1882 :
Piémont et Ligurie.