JOI
poème de Job est écrit en vers; rien, dans l'antiquité, ne le surpasse en richesse et en beauté.
job, commune du canlon d'Ambert, arr.
d'Ambert (Puy-de-Dôme) ; 2.669 bab.
jobert (Louis), numismate, né à Paris, 1637- 1719, jésuite, a écrit surtout la Science des médailles, 4692, in-12.
jobert de Lamballe (Antoine-Joseph), né à Lamballe, 1799-4867, a été l'un des plus célèbres chirurgiens du xixe s. Membre de l'Académie de médecine, 4844, et de l'Académie des sciences, 4856, il a laissé : Traité des maladies chirurgicales du canal intestinal; Plaies d'armes à feu; Etudes sur le système nerveux; Traité de chirurgie plastique, etc.
Jocaste, femme de Laïus, roi de Thèbes, épousa , sans le connaître, son fils Œdipe, meurtrier de son père ; donna le jour à Etéocle. Polynice, Antigone, Ismène, et se pendit de désespoir.
Jochanan Ben-\apcha, Célèbre docteur
juif, né en Judée, 485-279, est l'auteur du Talmud de Jérusalem, commentaire de la Mischna. .Iode (Peter de), dit le Vieux, graveur flamand, né à Anvers, 4570-4634. — Jode (Peter de), dit le Jeune, son fils, né à Anvers en 4602, a gravé aussi au burin.
Jodelet Geoffrin de l'Epy, JULIEN, dit),
né vers 4590, mort en 1660, joua dans la troupe du Marais, dès 4640, et eut surtout beaucoup de réputation, depuis 4634, au théâtre de l'hôtel de Bourgogne.
Jodeiie (Etienne), né à Paris, 4532-4573, publia des sonnets et des odes, dès l'âge de 47 ans; puis s'enrôla dans l'école de Ronsard, et composa des pièces sur le modèle des Grecs et des Romains. On cite les tragédies de Cléopàtre captive et de Bidon; une comédie en 5 actes, Eugène ou la Rencontre. Jodelle fut chargé, par Henri II, des divertissements et mascarades de la cour.
jodoigne, v. du Brabant (Belgique), à 35 kil. S.-E. de Bruxelles, sur la Gheete. Brasseries, distilleries ; 3,500 hab.
Joecher ( Christian-Gotlieb ) , polygraphe allemand, né à Leipzig, 1694-4758, est l'auteur d'un Dictionnaire universel des savants, 4 vol. in-4o.
Joël, le 2e des petits prophètes hébreux , peut-être contemporain de Jérémie.
Joël, historien byzantin de la fin du xif s., a écrit une Chronographie générale , depuis Adam jusqu'en 4204.
Joffredj (Jean de), né à Luxeuil, 4442-4473, professeur de théologie à Milan, évêque d'Arras en 4461, reçut de Pie II le chapeau de cardinal et l'évêché d'Albi.
Johannseus (FlNNDS) OU Finn Johnsen ,
historien islandais, 4704-4789, évêque de Skalholt, a publié un bon ouvrage : Historia ecclesiastica Islandiœ, 4 vol. in-4°.
johanoeau (Eloi), ne à Contres, près de Blois, 4770-4854, a publié un assez grand nombre d'opuscules et donné de bonnes éditions de Montaigne, Charron, Rabelais, etc.
Johannisberg, bourg du N&SSau (Prusse),
à 48 kil. O. de Mayence, près du Rhin, célèbre par son château et ses fameux vignobles.
Johannot (Chaules), graveur français, né à Offenbach-sur-le-Main, 1788-4825.
Johannot (Chari.es-Henri-Alfred), frère du précédent, né à Offenbach, 4800-4837, eut de bonne heure de la réputation, comme graveur de vignettes facile et élégant.
Jobannot (Tony), frère des précédents, né à Offenbach, 4803-4852, fut surtout populaire par ses illustrations de livres ; il a donné de belles gravures au burin, et composé beaucoup de tableaux de genre et d'histoire qui sont estimés.
John (Saint-), riv. tributaire de l'Océan Atlantique, vient des monts Albany, dans le Maine (Etats-Unis), arrose le Nouveau-Brunswick, et se jette dans la baie de Fundy. Son cours est de 650 kil. [Unis) ; cours de 400 kil.] John (Saint-), riv. de la Floride «Etats-J John (Saint-) , port franc du Nouveau- Brunswick (Amérique anglaise), près de l'embouchure de la riv. Saint-John. Construction de navires; commerce actif; 26,000 hab.
John (Saint-) OU .lohn's-toun , ch.-l.
d'Antigua (Antilles anglaises) ; bon port sur la côte N.-O. ; résidence du gouverneur des llessous-le-Vent. Commerce actif; 16,000 hab.
John (Saint-), bon port sur la côte S.-O. de Terre-Neuve, ch.-l. de l'île. Ville fortifiée; commerce actif et pèche de la morue ; 33,000 hab.
Johnson (Samuel), né dans le comté de Warwick, 4649-4703, fut l'un des plus ardents ennemis du papisme, fut poursuivi pour son pamphlet , Julien l'Apostat , et surtout pour un nouveau pamphlet qu'il adressa de sa prison à l'armée, en 4686. Après la révolution de 4688, le Parlement le réhabilita.
Johnson (Samuel), né à Lichtfield (Warwick), 4709-4784, fils d'un libraire, d'un tempérament hypocondriaque, fut maître d'école, précepteur, traducteur pour les libraires, et vint chercher fortune à Londres. Il se fit remarquer, comme journaliste, par sa vigoureuse satire de Londres, et par la Vie de Savage, 4744. Il se chargea de rédiger un Dictionnaire de la langue anglaise, qui parut en 4755, 2 vol. in-fol., publia une satire, la Vanité des désirs humains, la tragédie d'Irène, des Essais, etc. ; le petit roman de Rasselas, 4759, obtint un brillant succès. Enfin George III lui donna une pension de 300 livres, qui le mit dans l'aisance. Il publia une édition de Shakespeare et les Vies des Poètes anglais. 4779-81. Il avait formé en 1764 un club célèbre; mais il fit du tort à sa réputation en écrivant un mauvais pamphlet contre les Américains, Taxation on Tyranny.
Johnstone, v. du comté de Renfrew (Ecosse), à 5 kil. O. de Paisley. Filatures de coton, fonderies de fer et de cuivre; 13,000 hab.
johnstown, v. de l'Etat de New-York (Etats- Unis), à 70 kil. N.-O. d'Albany; 7,000 hab.
Joigny, Joviniacum , ch.-l. d'arrond. de l'Yonne, à 35 kil. N.-O. d'Auxerre, sur l'Yonne. Commerce de vins et de charbon de bois; grosses draperies, toiles, briques, etc.; 6,470 hab.
Joinviiie (Jovis villa?), ch.-l. de canton de l'arr. et à 18 kil. S.-E. de Vassy (Haute-Marne), sur la Marne. Bonneterie ; forges et hauts-fournaux. Jadis ch.-l. du Vallage, possédant le château des sires de Joinville. Traité de 15S4 entre Philippe Ils, roi d'Espagne, et les chefs de la Ligue. Le château a été démoli en 1792 ; mais le petit château a été conservé; 3,911 hab.
Joinviiie-ie-Po.nt, commune du canton de Charenton, arrond. de Sceaux (Seine); 3,364 hab.
Joinville (Jean, sire de), né au château de Joinville, 1224-1319, d'une famille illustre, fut d'abord sénéchal de Champagne; puis répondit, en 1248, à l'appel de Louis IX, vendit ou engagea ses biens, équipa neuf chevaliers et 700 hommes d'armes, et alla s'embarquer à Marseille. Il fut le compagnon aimable et dévoué du saint roi en Egypte et en Syrie ; puis resta son ami fidèle. Mais il le détourna vainement de la croisade de Tunis; il ne voulut pas le suivre et déplora sa mort. Sur la fin de sa vie, à la prière de la reine Jeanne de Navarre, il avait entrepris d'écrire l'histoire de saint Louis ; il dédia ses Mémoires à son fils Louis, en 1309. C'est l'un des monuments les plus précieux de notre littérature ; le style , d'une merveilleuse précision, d'une charmante naïveté, est en tout point digne du sujet, — On a encore de Joinville un écrit.
JOM