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}e pius dévoué, intelligent, hardi et surtout laborieux, tout-puissant sans avoir de caractère officiel. On l'avait surnommé YEminence grise ; il mourut à Rueil, dans les bras de Richelieu.
Joseph ier, empereur d'Allemagne, fils de Léopold 1", né à Vienne en 1678, succéda à son père, comme empereur, en 1705. Il continua la guerre de la succession d'Espagne, et gouverna avec assez de modération. Il mourut en 1711, ne laissant que des filles.
Joseph il, empereur d'Allemagne, fils de François Ier et de Marie-Thérèse, né en 1741. Roi des Romains en 1764, empereur en 1765, il ne régna véritablement qu'à la mort de Marie- Thérèse, 17S0. Il visita l'Italie, Rome en 1769, la France, en 1777, sous le nom de comte de Falkenstein; il s'entendit, à l'insu de sa mère, dans deux entrevues avec Frédéric II, 1770, pour le partage de la Pologne. Il essaya deux fois de s'emparer de la Ravière et en fut deux fois em-
Eêché par Frédéric II, 1777 et 1785. Il délivra la elgique de ses garnisons hollandaises, mais ne put obtenir la libre navigation de l'Escaut. Il s'allia à la Russie contre les Turks, mais ses troupes furent battues ; les provinces belges se déclarèrent indépendantes. Joseph mourut en février 1790. Il avait tenté de grandes réformes pour l'amélioration de ses Etats ; élève des philosophes du xvme s., il mécontenta le clergé par ses innovations précipitées ; il irrita les nobles, en abolissant les droits féodaux ; sans respecter les traditions et les nationalités différentes de ses Etats, il voulut fonder l'unité autrichienne par une administration uniforme. Il favorisa l'industrie et le commerce, supprima les douanes, déclara Fiume et Trieste ports francs. Mais toutes ses tentatives précipitées échouèrent. Joseph, roi de Portugal, fils et successeur de Jean V, régna de 1750 à 1777. Pombal gouverna en son nom. Sous son règne Lisbonne fut désolée par le tremblement de terre, 1755; à la suite d'un attentat dirigé contre le roi, les grands furent poursuivis, les jésuites furent chassés du Portugal, 1758-1761.
Joseph Bonaparte. Y. NAPOLÉON.
Josèphe (Flavius), né à Jérusalem, en 37, mort vers 100, descendant, par sa mère, des Asmonéens, entra dans la secte des pharisiens, fut chargé d'une mission à Rome, sous Néron ; et, après avoir essayé vainement d'empêcher la révolte des Juifs, accepta les fonctions de chef de la Galilée. Il se défendit courageusement dans Jotapate et fut pris par Vespasien, 67. 11 gagna son amitié et celle de Titus, accompagna ce dernier au siège de Jérusalem, puis le suivit à Rome. Devenu citoyen romain, il continua à être bien traité par les Flaviens. On a de lui : Histoire de la guerre des Juifs contre les Romains et de la ruine de Jérusalem, en 7 livres, écrits en hébreu, puis en grec ; Hist. ancienne des Juifs, en 20 livres; Autobiographie, en 1 livre; Contre Appion, en 2 livres, pour défendre les Juifs, leurs usages, leurs croyances ; Discours sur le martyre des Macchabées.
Joséphine (MARIE-JOSÉPHINE-ROSE Xascher de la Pagerie), impératrice des Français, née à LaMartique, 1763-1814, d'une famille originaire de Blaisois, épousa en 1779 le vicomte Alexandre de Beauharnais et ne put sauver son mari' de l'echafaud. Elle-même fut emprisonnée ; Tallien lui fit rendre la liberté après le 9 thermidor. Elle eut de l'influence au temps du Directoire et captiva Bonaparte qui l'épousa le 9 mars 1796 ; elle ne fut pas inutile à sa fortune, et partagea ses hautes destinées. Elle fut sacrée impératrice le 2 décembre 1804; Napoléon crut devoir, dans l'intérêt de sa politique, faire prononcer le divorce, 16 décembre 1809. Joséphine vécut dès lors dans son château de Navarre ou à la Malmaison, toujours estimée et aimée de
l'empereur, qui ne cessa pas de lui écrire. Elle mourut peu de temps après la chute de l'Empire, 29 mai 1814.
Josépin (Joseph Cesari, dit le chevalier d'Arpin ou r.e), Gioseppino, peintre de l'école romaine, né à Arpino, en 1560 ou 1568, mort en 1640. Fils d'un pauvre peintre d'ex-voto, il eut une grande réputation, et fut chargé d'honneurs et comblé de richesses par 10 papes. Doué d'une vive imagination, il sacrifia sans mesure au goût dépravé de son époque et à son désir insatiable de renommée.
Josias, roi de Juda, successeur d'Amon, à l'âge de 8 ans, régna de 639 à 608 av. J.-C, détruisit les idoles et répara le temple. Il périt à la bataille de Mageddo, gagnée par Néchao, roi d'Egypte.
josse (Saint), frère de Judicaël, duc de Bretagne, mourut vers 668. On l'honore le 13 décembre.
Josse de Luxembourg, neveu.de l'empereur Charles IV, margrave de Moravie, fut élu empereur d'Allemagne par quelques électeurs, en 1410, il mourut trois mois après.
Josselin, ch.-l. de canton de l'arr. et à 12 kil. N.-O. de Pioërmel (Morbihan). Beau château du connétable de Clisson, qui y mourut en 1408. Près de là, sur la route de Pioërmel, dans la lande de Mi-Voie, eut lieu le fameux combat des Trente, vers 1351 ; 2,654 hab.
Josselin ou Joscelin, de Courtenay, prit part a la première croisade , devint comte d'Edesse, en 1118, et fut blessé mortellement près d'Alep, en 1131.
Josselin il succéda à son père. Edesse tomba au pouvoir de Zengui, sultan de Mossoul, 1144, et fut ruinée par son fils Noureddin, en 1145. Josselin mourut prisonnier à Alep, en 1149.
Josselin III, son fils, resta prisonnier des Turcs, de 1165 à 1175, fut racheté par son beaufrère Baudouin IV, roi de Jérusalem, qui le nomma sénéchal, puis régent du royaume.
Jost (Isaac-Marc), historien israélite allemand, né à Bérnbourg, 1793-1860, a écrit : Histoire des Israélites, 9 vol. in-8» ; Nouvelle histoire des Israélites, 3 vol. in-8° ; Histoire générale du peuple juif, 2 vol. ; traduction de la Mischna, 6 vol. ; les Annales Israélites; Histoire du judaisme, 1858, etc.
josué, successeur de Moïse, né en Egypte, de la tribu d'Ephraïm, fut l'un des principaux lientenants de Moïse, et lui succéda. Il fit passer aux Hébreux le Jourdain à pied sec, s'empara de Jéricho et conquit le pays de Ghanaan. 11 partagea le territoire entre les 12 tribus, assigna 48 villes aux lévites, établit des villes de refuge, et mourut à l'âge de 110 ans, vers 1580 av. J.-C.
Jotapate, v. de ia tribu de Nephtali (Palestine), dans la Galilée.
Jotapien, peut-être parent d'Alexandre Sévère, fut proclamé empereur en Syrie, vers 250, et fut tué peu après.
jouan (Golfe de), sur la côte S.-O. du départ, des Alpes-Maritimes. Napoléon I" y débarqua au retour l'île d'Elbe, le Ie»- mars 181o.
Jouan-de-l'Isle (Saint-), ch.-l. de canton
de l'arr. et à 25 kil. S.-E. de Dinan (Côtes-du- Nord), sur la Rance; 673 hab.
jouarre (Jovara, Jovis ara, ou Jodrum),comm. du canton et à 2 kil. de la Ferté-sous-Jouarre. arr. de Meaux (Seine-et-Marne); 2,488 hab.
joubert (Barthélémy-Catherine), né à Pontde-Vaux (Bresse), 1769-1799, s'enrôla en 1791, et se distingua surtout dans la campagne d'Italie de 1796, à Montenotte, a Cossaria, a Lodi, a la Corona, à Castiglione; il fut nommé général de division, en 1797, s'illustra à Rivoli, dans le Tyrol, et fut chargé par Bonaparte de porter à Paris les drapeaux conquis. Après les revers de la campagne de 1799, il fut placé à la tête de l'ar-
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mée d'Italie; il reprit l'offensive ; mais il fut tué dès le commencement de la bataille de Novi, contre les Austro-Russes de Souwarow.
jonbert (Joseph), né à Montignae (Périgord), 1754-1S24, fils d'un médecin, professa à Toulouse, chez les Doctrinaires, se lia avec Marmontel, La Harpe, Dalembert, Diderot, et surtout avec Fontanes. Madame de Beaumont, qui exerça une vive influence sur son talent, lui donna l'une des premières places dans son salon de Paris, devenu célèbre. En 1809, Fontanes le fit nommer inspecteur général des études. Après sa mort, Chateaubriand tira de ses manuscrits un volume de Pensées, qui eut beaucoup de succès parmi les esprits d'élite, 4838. Joubert est de la famille des grands moralistes français.
joué.ies.Tours, commune du canton, de l'arr. et à 6 kil. S.-O. de Tours (Indre-et-Loire). Bons vins ; 2,381 hab.
Joué.sur-Erdre, commune du canton de Riaiilé, arr. et à 28 kil. d'Ancenis (Loire-Inférieure). Forges, céréales ; 2,834 hab.
Jouffroy d'Abbaus (ClAUDE-FrANÇOIS-Do-
rothèe. marquis de), né à Baume-les-Dames, 1754-1832, d'une grande famille de Franche- Comté, proposa, dès 1775, aux frères Périer qui avaient établi la pompe à feu de Chaillot, l'idée d'appliquer la vapeur à la navigation. En 4776, il parvint à faire marcher sur le Doubs un bateau de 40 pieds de long ; on se moqua de ses recherches mécaniques, et on le désigna par le sobriquet de Jouffroy -la -Pompe. Il perfectionna néanmoins ses premiers essais, et, en 4783, il remonta la Saône, de Lyon à l'île Barbe, sur un bateau de 43 mètres de long. Il fut encore éconduit. Toujours malheureux, il vit le sucés de Fulton; se ruina en voulant réaliser ses idées, et mourut pauvre et découragé aux Invalides. On a de lui : Les bateaux à vapeur, Paris, 1816, in-8».
Jouffroy (Simon-Théodore), philosophe, né au hameau des Pontets (Doubs), 4796-4842, fut élève de Cousin à l'Ecole Normale en 4814, puis répétiteur. En 4822, l'Ecole Normale fut supprimée ; alors Jouffroy ouvrit chez lui des cours particuliers et écrivit dans le Courrier français, la Revue européenne et le Globe. Il fit paraître, en 4826, la traduction des Esquisses de philosophie morale de Dugald-Stewart, avec une remarquable préface ; puis celle des Œuvres complètes de Reid, 6 vol. in-8<>, 4828-36. En 4830. il fut maître de conférences à l'École normale et professeur adjoint de l'histoire de la philosophie moderne à la Faculté des Lettres ; il fit alors son Cours de droit naturel, il enseigna au Collège de France la philosophie grecque et latine. Membre de l'Académie des sciences morales et poltiques, en 4833, il fit partie du Conseil royal de 1 Université, en 1840. Il fut membre de la chambre des députés depuis 4834. On a encore de Jouffroy : Mélanges philosophiques; Nouveaux mélanges philosophiques, 1842, et Cours d'Esthétique, 1843, publiés après sa mort, d'après les rédactions de ses élèves. Jouffroy tient l'un des premiers rangs parmi les philosophes français du xixe s., par la sagacité de la pensée et la lucidité du style ; c'est avant tout un psychologue, élève des Ecossais. Il a été spiritualiste, et sa doctrine morale a été pleine de pureté, comme sa doctrine sur le beau est remarquable par l'élévation des idées.
Jougne, comm. du canton de Mouthe, arr. de Pontarlier (Doubs).
Joukorski (Vasili-Andréevitch), poète russe, né a Biélef, près de Toula, 1783-4854, a surtout fait connaître aux Russes les grands écrivains de l'Allemagne et de l'Angleterre.
Jourdain, Jordanes, auj. J\ahr-el-Arden, ou El Cheria, riv. de Palestine qui sort de l'Anti- Liban, traverse le lac Séméchonte (Bahr-Houleh), te lac de Tibériade (auj. Tabarieh), et se
jette dans le lac Asphaltite ou mer Morte. Il a 200 kil. de cours. Ses eaux sont rapides, généralement claires, limpides et assez chaudes.
Jourdain (Alphonse), fils de Raymond de Saint-Gilles, né en Syrie, 4403, succéda à son frère Bertrand dans le' comté de Toulouse, 4442, s'empara du marquisat de Provence, et domina ainsi tout le pays, des Alpes aux Pyrénées. Il prit part à la 2e croisade, et mourut a Acre en 4448, probablement empoisonné.
Jourdain (AmABLE-LouiS-MaiUE-MicheL Bré-
chiiiet), né à Paris, 4788-4848, mourut jeune, après avoir déjà publié de savants ouvrages : la Perse ou tableau du gouvernement, de la religion et de la littérature de cet empire , 4814, 5 vol. in-18; etc.
Jourdan (MATHIEU Jouve), dit Coupe-Tête,
né près du Puy, 1749-4794. fut tristement célèbre à l'époque de la Révolution, par les crimes qu'il commit à Paris, à Versailles. En 1791, à la tête d'un corps de volontaires, ou plutôt de bourreaux, qui voulaient la réunion du Comtat Venaisin à la France, il dirigea le" massacre de la glacière d'Avignon. En 4793, il se signala par de nouvelles cruautés. Le Comité de salut public le livra au tribunal révolutionnaire, et il fut exécuté le 27 mai.
Jourdan (Jean-Baptiste, comte), né à Limoges, 4762-4833, fils d'un habile chirurgien, s'engagea en 4778 , combattit, en Amérique sous d'Estaing, ouvrit à Limoges un magasin de mercerie; mais, à l'époque de laRévolution, il reprit les armes, et partit en 4792, comme chef du 2e bataillon des volontaires de la Haute-Vienne. Général de division à Hondschoote, il fut nommé, par Carnot, général en chef de l'armée du Nord, et gagna, sur le prince de Cobourg, la victoire de Wattignies, 45 octobre 4793. Disgracié par le Comité de salut public, il reprit son commerce à Limoges. Il fut rappelé au commandement de l'armée de Sambre-et-Meuse, et gagna la bataille de Fleurus, 26 juin 4794. La Belgique fut délivrée, et, après la victoire de la Roér ou d'Aldenhoven, il resta maître de la rive gauche du Rhin. En 4796, l'armée de Sambre-et-Meuse envahit l'Allemagne; Jourdan, d'abord vainqueur, dut rétrograder devant les forces supérieures de l'archiduc Charles. Membre du conseil des Cinq- Cents, il y fit voter, le 5 septembre 4798, la loi de la conscription militaire. En 4799, il fut malheureux à Stokach ; il ne voulut pas seconder Bonaparte au 48 brumaire, et fut un instant placé sur une liste de proscription. Maréchal en 4804, il ne fut pas disgracié, mais il n'eut aucun grand commandement ; conseiller militaire et ami du roi Joseph, il le suivit en Espagne, et fut nommé major général de ses armées; mais il n'eut aucune autorité réelle. Il adhéra à la déchéance de Napoléon; en 1815, il présida le conseil de guerre qui devait juger le maréchal Ney , et qui se déclara incompétent. Louis XVIII l'avait nommé comte; il entra à la Chambre des pairs en 1819; en 1830, il eut pendant quelques jours le ministère des affaires étrangères, puis il fut nommé gouverneur des Invalides. On a de lui : Opérations de l'armée du Danube, 1799, in-8" ; Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1796, in-8», 1819.
Jourdan (Antoine-Jacques-Louis), né à Paris, 4788-4848, chirurgien militaire jusqu'en 4814, se consacra dès lors à des travaux de médecine. On lui doit surtout une Pharmacopée universelle, 2 vol. in-8e ; un Dictionnaire des termes usités dans les sciences naturelles. 8 vol. in-S«>, et des traductions d'ouvrages allemands.
Jourgniac Saint-Méard (FRANÇOIS, Chevalier de), né a Bordeaux, 1745-4827, servit dans l'armée, fut nommé général par les révoltés de Nancy, mais parvint à leur échapper et travailla au Journal de la ville et de la Cour. Enfermé à
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l'Abbaye, il échappa aux massacres, et a raconté les événements dont il fut le témoin, dans un opuscule célèbre, intitulé : M&n agonie de trentehuit heures, qui eut 18 éditions, en 4793.
Jouvence, Juventa, nymphe d Italie, aimée de Jupiter, qui la métamorphosa en fontaine, à laquelle il donna la vertu de rajeunir ceux qui s'y baignaient.
Jouvency OU Jouvancy (JOSEPH DE), jé-
suite, né a Paris, 4643, professa la rhétorique et mourut à Rome en 1719. Il a écrit en latin avec pureté et élégance; on lui doit de bonnes éditions; un Novus apparatus, grœco-latinus ; de Ratione discendi et docendi; Appendix de Diis et Heroïbus; Historia Societatis Jesu pars quinta, in-fol. (de 1591 à 1616), ouvrage condamné en France par arrêts du Parlement, en 1713; etc.
Jouvenet (Jean), né à Rouen, 1647-1717, fit, à 19 ans, le grand tableau de Jésus guérissant un paralytique. Lebrun l'encouragea et le fit entrer à l'Académie, en 1673 ; il donna comme œuvre de réception Esther évanouie devant Assuérus, l'un de ses meilleurs tableaux. Il fut recteur et directeur de l'Académie. Il a laissé des œuvres très estimées, des portraits ; il y a de ses peintures à la chapelle de Versailles et aux Invalides. On a loué la richesse de sa com-
Fosition, la fermeté de son dessin, la force de expression; le coloris est son côté faible.
Joux (Lac de), dans le cant. de Vaud (Suisse), au pied du Jura, est traversé par l'Orbe.
Joux (Vallée de), dans le Jura, a 26 kil. de long et renferme les lacs des Rousses, de Joux et des Brenets ; elle est traversée par l'Orbe. La partie , qui est dans l'arr. de Saint-Claude (France), est stérile ; l'autre, dans le canton de Vaud, est boisée et a de belles prairies,
Joux (Fort de), sur une hauteur de 200 m., près de la rive droite du Doubs, à 5 kil. S.-E. de Pontarlier (Doubs).
Jouy.aux-Arches, village à 10 kil. S.-O.
de Metz. Restes d'un magnifique aqueduc romain.
Jouy.en.josas, village de l'arr. et à 6 kil. S.-E. de Versailles (Seine-et-Oise), sur la Bièvre. Célèbre manufacture de toiles peintes , fondée en 1760 par Oberkampf.
Jouy (Victor-Joseph Etienue, dit de), né à Jouy, près de Versailles, en 1764 ou 1769, servit fort* jeune aux Indes orientales; de retour en France, journaliste, capitaine, adjudant général, proscrit, condamné a mort, commandant de place à Lille, il se consacra aux lettres en 1797. Il fit d'abord quelques chansons, quelques vaudevilles, qui eurent du succès; mais révéla son talent pour la scène lyrique dans la Vestale (avec Spontini), 1807. On applaudit également Fernand Cortez (Spontini), en 1809; les Bayadères (Catel), en 1810; les Abencerrages (Chérubini), en 1813 ; Moïse, 1827 ; Guillaume Tell, 1829 (avec Rossini). En 1813, il débuta dans la tragédie par Tippo-Saïb ; Sylla, en 1821, dut une grande part de son succès à Talma ; Bélisaire, 1825, Julien dans les Gaules, 1827, furent froidement accueillis. Depuis 1812, il passa en revue les mœurs, les ridicules, les travers du jour, et les articles de l'Ermite de la Chaussée d'Antin eurent un succès européen. Il donna à son Ermite plusieurs suites qui étaient bien inférieures. L'Académie Française l'avait admis en 1815. Il fonda Êlusieurs journaux libéraux, fut l'un des collaorateurs de la Biographie nouvelle des Contemporains, et écrivit avec Jay les Ermites en prison, qui eurent un immense succès. Après 1830, il fut nommé bibliothécaire en chef du Louvre. De 1823 à 1827, il avait publié lui-même ses Œuvres complètes, en 27 vol. in-8°.
jove (Paul). V. Giovio.
Jovellanos OU Jove-Llanos (GASPARD-
Melchior de), né à Gijon, 1744-1811, a composé el Delincuende Honorado (l'Honnête criminel),
comédie qui eut beaucoup de succès ; Pelayo tragédie classique; Ocios juvéniles, poèmes lyriques et satiriques. Il fut membre du conseil de Castille en 1794, ministre de la justice, 1797. puis disgracié par Godoy. Il a laissé des Mémoires politiques.
Jovien (Flavius Claudius), né à Singidunum, en 331, capitaine des gardes du palais sous Julien, fut proclamé empereur par les soldats, à la mort de ce dernier, 363. Il céda honteusement au roi de Perse, Sapor, les 5 provinces transtigritanes, et mourut à Dadastana, en Galatie, 364.
Jovin, né à Reims, lieutenant de Julien en Gaule, refusa l'empire à la mort de ce prince, repoussa les Allemands en 366, fut nommé consul et mourut en 379.
Jovin, noble gaulois, se proclama empereur à Mayence, 411, fut soutenu par les Burgundes et les Alains, mais fut pris à Valence par Ataulf, roi des Wisigoths, et mis à mort.
Jovinien, hérésiarque romain, mort après 412, moine à Milan, prêcha contre l'abstinence, la virginité, le libre arbitre.
Joyant (Jdles-Romain), né à Paris, 1803-1854, fut un bon peintre de paysages.
Joyeuse, Gaudiosa, ch.-l. de cant., arr. et à 12 kil. S.-O. de Largentière (Ardèche), sur la Baume. Elève de vers à. soie; 2,020 hah.
Joyeuse (Gdillaume, vicomte de), d'une famille ancienne du Gévaudan, d'abord évêque d'Aleth, quitta l'Eglise, et fut nommé maréchal de France, en 1582, grâce au crédit de son fils, Anne. 11 mourut en 1592.
Joyeuse (Anne, duc de), fils du précédent, 1561-1587, l'un des favoris de Henri III, fut créé duc et pair, amiral, premier gentilhomme de la chambre, épousa Marguerite de Lorraine, sœur de la reine, et fut gouverneur de Normandie. Il fut tué à la bataille de Coutras, en combattant Henri de Navarre, 20 oct. 1587.
Joyeuse (François de), frère du précédent, 1562-1615 , fut successivement archevêque de Narbonne, de Toulouse, de Rouen ; dès l'âge de 21 ans, il avait reçu le chapeau de cardinal. Il présida les Etats généraux de 1614, et eut, dit-on, l'idée du canal du Languedoc.
Joyeuse (Henri, duc de), frère du précédent, 1567-1608, connu sous le nom de comte Du Bouchage, se fit capucin, en 1587, sous le nom de frère Ange. En 1592, il obtint des dispenses pour quitter son couvent, et, dans le Languedoc, fut l'un des derniers chefs ligueurs ; il fut nommé maréchal et gouverneur du Languedoc. En 1600, il quitta de nouveau le monde, se rendit à Rome, pieds nus, et mourut à Rivoli.
Joyeuse- Grandpré (JEAN-ARMAND, marquis
de), d'une autre branche de la famille des précédents, 1631-1710, d'abord connu sous le nom de chevalier de Grandpré, fut nommé maréchal de France en 1693.
jozé (Antonio), poète portugais, juif, fut brûlé vif par l'inquisition, en 1745. Ses comédies, publiées sous le titre de Theatro comico Portuguez ou Théâtre du Juif, lui ont valu le nom de Plaute portugais..
juan (San-), riv. du Nicaragua, unit le lac de Nicaragua à la mer des Antilles. Son cours de 180 kil. est navigable.
juan (San-), prov. de la république de La Plata, à l'E. du Chili, a pour chef-lieu San-Juande-la-Frontera. Sup., 86,000 kil. carr. ; pop. 60,000 hab.
Juan (San-) OU Rio-de-Suipoicha, rivière
de la Bolivie, au S.-O. de Potosi, finit dans le Pilcomavo, après 520 kil. de cours.
Juan (San-), i'une des Philippines, près de Mindanao, a 140 kil. de longueur sur 98 de largeur. Ses côtes escarpées ont quelques bonnes rades a l'O. Elle est remplie de forêts, de bêtes fauves, mais inhabitée.
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