‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 30 sur 657 · APO · texte numérisé non relu

APO

Anubis, dieu égyptien, frère ou fils d'Osiris, était représenté avec la tête d'un chien.

Anvers, Antwerpen en flamand, Antuerpia en latin, ch.-l. de la prov. d'Anvers (Belgique), sur la rive dr. de l'Escaut, a 45 kil. X. de Bruxelles. Grande place d'armes, excellent port. Manuf. de soieries, draps, tapis, mousselines, raffineries de sucre ; taille des diamants. Eglises remarquables, Hôtel de Ville, Bourse, riche musée. Elle a ete le centre d'une grande école de peinture, immortalisée surtout par Rubens et Van Dyek: 169,000 hab.

Anvers (Province d'), au N.-O. de la Belgique, arrosée par l'Escaut et les Nèthes. Le marquisat d'Anvers fut acquis par les ducs de Bourgogne, en 1430. La prov. divisée en 3 an*. : Anvers. Malines, Turnhûut, a -283,178 hect. et 577,000 hab.

Anviiie; Jean-Baptiste Bourgltgxûx d1)» géographe, ne a Paris, 1697-17Si\ premier géographe du Roi, de l'Académie des Inscriptions,"" a fait faire les plus grands progrès a la science par ses Mémoires, ses Dissertations, ses Cartes.

Anweiîer, v. de la Bavière Rhénane, sur la Queich, a lu kil. de Landau: 4,000 hab.

Anxm, nom anc. de Terracine.

Anysis, roi d'Egypte, aveugle, aurait été détrôné par le roi d'Ethiopie, Sabacon.

Anytus, maître d'un atelier de corroyeurs à Athènes, fut l'un des accusateurs de Socrate. Plus tard il fut lapidé à Héraclée.

Anzin, village a 2 kil. N.-O. de Yalenciennes (Nord). Belles mines de houille; 10,043 hab.

Aod ou -i.ii.od, juge d'Israël, de 1490 à 1416 av. J.-C. . [la Béotie ou Aonie.l

Aonidcs, surnom des Muses, honorées dansj

Aoste, Augusta Prœtoria, v. a 8l) kil. N.-O. de Turin (Italie), sur la rive dr. de la Dora-Baltea. Evèche, commerce de vins. Anc. capitale des Salasses ; 7,000 hab.

Aoade. Y. OuDE.

Aoudjilah, Augila, oasis libyenne du pays de Tripoli.

Aoiks, auj. Yoïoussa, riv. de l'Ilyrie ancienne. Aoust-en>Diois, Augusta Tricastinorum,

bourg a 30 kil. de Die fDrôme). Papeteries, sources minérales.

Apaches, tribus indiennes répandues surtout dans le Nouveau-Mexique, qui infestent les frontières du Mexique.

Apalaches, nom d'un vaste plateau des Alléghanys, divisé en deux par les monts Katatin. Le sol est fertile.

Apalachicoia, riv. des Etats-Unis, affl. du golfe du Mexique. Cours de 650 kil.

Apaiachicoia, port de la Floride (Etats-Unis), sur la rive dr. du fleuve.

Apamée, auj. Famieh, v. anc. de Syrie, sur l'Oronte, capit. de VApamène, puis de la Syrie 2«, sous les Romains

Apamée.Cibotos, auj. Afium-Kara- Hissar, v. anc. de la Grande-Phrygie, près du Méandre, jadis grande ville de commerce.

Apamée , anc. v. de Mésopotamie , sur la rive gauche de l'Euphrate; — v. au confl. du Tigre et de l'Euphrate ; — v. de Bithynie, près de'Pruse.

Apanages, domaines donnés par les rois de France a leurs fils puînés. La législation a été très irrégulière, au sujet des apanages, du xme au xvie siècle. Charles V les supprima vainement en 1374; l'ordonnance de 1566 les régla.

Apatnries, fêtes solennelles à Athènes, en l'honneur de Bacchus ; elles duraient trois jours.

.ipcherom, cap et presqu'île à l'extrémité E. du Caucase, dans la mer Caspienne. Il y a là. près de Bakou, beaucoup de sources de riaphte.

Apeiie, peintre grec, né à Cos, à Colophon ou a Ephèse, vers 360 av. J.-C, fut bien accueilli par Philippe et par Alexandre. Il eut une grande

réputation pour la délicatesse et la çrâce de ses tableaux.

Apeiies, hérésiarque du 2e siècle, fondateur de la secte des Apellistes, qui condamnait le mariage.

Apeilicon de Téos, philos, péripatéticien, réunit une riche bibliothèque, qui renfermait les manuscrits d'Aristote, et que Sylla fit transporter à Rome.

Apennins, chaîne de montagnes qui parcourt l'Italie, du N.-O. au S.-E., du col de Cadibone jusqu'aux caps Spartivento et Leuca, sur une longueur de 1,430 kil. environ. Elle comprend : Y Apennin septentrional ( Apennin ligurien et Apennin toscan), avec des sommets de 1,500 a 2,000 met.; — Y Apennin central (Apennin romain et plateau des Abruzzes) jusque vers les sources du Sangro, plus large, plus élevé (le mont Yettore a 2,479 met.); — Y Apennin méridional, qui se divise, au mont Caruso, en deux branches : vers le S.-O. sont les monts de la Calabre; vers le S.-E., les collines peu élevées de la Terre de Bari et de la Terre d'Otrante. — Les Apennins ont généralement des sommets arrondis, tristes, dénudés, avec de nombreux volcans éteints. On y trouve peu de métaux, mais de beaux marbres.

Apenrade, port à l'E. du Slesvig (Prusse), sur-le Petit-Belt; 4,000 hab.

Aper (Marcus), orateur latin, gaulois de naissance, eut une grande réputation a Rome, au 1er s. [ PortTde Cilicie, en face de Chypre.]

Aphrodisias, ville importante de l'anc. Carie ;J

Aphroditopolis, nom de 4 villes de l'anc. Egypte, de^ux dans la Thébaïde ; une dans l'Heptanomide ; une dans le Delta.

Aphthonius, rhéteur grec d'Antioche, qui vivait au 3e ou au 4e siècle, a laissé des exercices ou Progymnasmata.

Apicius, nom de trois Romains gastronomes, qui vivaient sous Sylla, sous Trajan, sous Tibère. Le dernier, le plus célèbre, s'empoisonna, parce qu'il ne lui restait plus que 250,000 livres.

Apidanus, affl. de dr. du Pénée ei± Thessalie.

Apion, grammairien, d'Alexandrie, au comm. du 1" siècle, a écrit contre les Juifs une satire violente.

Apis, divinité égypti-nne ou plutôt symbole vivant du bienfaisant Osiris ; c'était un bœuf noir, marqué d'une tache blanche et carrée au front. Les prêtres le nourrissaient à Memphis.

Apoida, v. du grand-duché de Saxe-rVeimar; près de l'Ilm, à 15 kil. N.-E. de Weimar ; 7,000 hab.

Apollinaire (Saint), évèque d'Hiérapolis eh Phrygie, au 2e siècle, adressa à Marc Aurèle, vers 170, une éloquente Apologie en faveur de la foi.

Apollinaire l'Ancien, rhéteur d'Alexandrie, a composé, au temps de l'empereur Julien, un grand nombre d'ouvrages pour remplacer les auteurs profanes, que cet empereur défendait de lire aux chrétiens.

Apollinaire le Jeune , son# fils , l'aida, fut évèque de Laodicée, en 362 ; il lutta contre les Ariens.

Apollinaire (SIDOINE). V. SlDOIXE.

Apoilinaires (Jeux), fête en l'honneur d'Apollon, instituée à Rome pendant la 2e guerre punique. [martyre en 248. Fête, le 9 février.]

Apolline (Sainte), vierge d'Alexandrie,!

Apollinopolis Magna, ailj. EdfOU, ailC. V.

de la Thébaïde (Egypte), sur la rive gauche

du Nil.

Apollinopolis Parva, auj. KOUS, anc. V. de

la Thébaïde (Egyote), sur la rive dr. du Nil, près de Thèbes. [av. J.-C.j

Apoiiodore, peintre grec d'Athènes, au ive s.J Apoilodore, grammairien et poète mythograpne du 2e s. av. J.-C, né a Athènes, a laissé une Bibliothèque, histoire des dieux et des héros grecs.

APP ~ l

Apoilodore de Damas, architecte de Traian, a éievé beaucoup de monuments remarquables, Forum et colonne de Trajan, pont colossal sur le Danube, etc. Adrien, jaloux, le fit mettre a mort.

Apollon, fils de Jupiter et de Latone, frère rie Diane, né dans l'île de Délos, était le dieu de la poésie, de l'éloquence, de la musique, des arts, de la médecine; il présidait aux concerts des muses ; on le représentait une lyre d'or à la main et ses oracles étaient célèbres. Sa légende est très remplie; il tue de ses flèches le serpent Python, Niobé et ses enfants, les Cyclopes ; chassé du ciel par Jupiter, il se réfugie chez Admète; avec Neptune il bâtit les murailles de Troie ; etc. — Il est spécialement chargé d'éclairer l'univers ; il est alors le soleil. Malgré ses talents, il a des rivaux, Pan et Marsyas ; malgré sa beauté, il n'est pas toujours aimé de celles qu'il poursuit, Cassandre, Daphné, Issé, etc. On lui a élevé une multitude de temples, surtout à Délos, à Delphes, à Rome ; l'Hélicon, en Grèce, le Soracte, en Italie, lui étaient spécialement consacrés. Les principales fêtes en son honneur étaient les jeux Pythiques, les Délies, les Daphnéphories, etc., en Grèce; les jeux séculaires à Rome.

Apollouia OU Amanahea, comptoir anglais

fortifié sur la Côte d'Or (Guinée).

Apoiionie, v. anc. de l'Illyrie, près de l'emb. de l'AoUs ; — V. dé Mygdonie (Macédoine) ; — Port de Thrace, colonie de Milet; — V. de Mysie, sur le Rhyndacus, etc.

Apollonius d'Athènes, sculpteur du 1er s., auteur du Torse du Belvédère.

Apollonius de Perga, géomètre, florissait à Alexandrie, au 3e s. av. J.-C., auteur des Sections coniques. [200 av. J.-C.]

Apollonius de Rhodes, sculpteur grec, versj

Apollonius de Rhodes, poète grec, né à

Alexandrie, 270-186 av. J.-C, disciple de Callimaque, directeur de la bibliothèque, est célèbre par son poème épique, les Argonautiques, en 4 chants, sur l'expédition des Argonautes, d'un style élégant et harmonieux.

Apollonius Dioion, rhéteur grec, eut Cicéron pour auditeur à Rhodes.

Apollonius de Tyane, philosophe mystique, né à Tyane (Cappadoce), mort vers 97, s'érigea en réformateur des croyances et des mœurs, faisant des miracles, disaient ses disciples enthousiastes. On lui attribue 84 Lettres et une Apologie a Domitien. Philostrate a composé une vie fabuleuse d'Apollonius.

Apollonius Djscoie {le Morose), grammairien du ne s., né a Alexandrie, avait composé de nombreux ouvrages. Il nous reste les Traités du Pronom, de la Conjonction, de l'Adverbe; les 4 livres de la Syntaxe.

Apostolique (Parti), nom donné, en Espagne, au parti opposé à la révolution de 1820 et aux idées libérales. [4751, habile paysagiste.]

Appel (Jacques), peintre d'Amsterdam, 1680-J

Appeidorn, bourg de la Gueldre (Pays-Bas), à 28 kil. N.-O. d'Arnheim.

Appenzeii, canton de la Suisse à l'E., enclavé dans celui de Saint-Gall, couvert par les ramifications du mont Saentis. Il se divise depuis 1597 en Rhodes (communes) extérieures, qui sont protestantes, ont un territoire fertile, 26,058 hectares et 52,000 hab., capit. Trogen et Hérisau ; — et en Rhodes intérieures, au S.-E., catholiques et pauvres, qui ont 15,898 hect., 12,800 hab. et Appcnzell pour capitale. Appenzell est devenu canton en 1513.

Appenzell, Abbatis Cella, sur la Sitter, à 200 kil. E. de Berne ; 3,000 hab.

Appert (Charles-Nicolas), mort en 1840, a inventé un procédé pour la conservation des substances alimentaires.

Appiani (Andréa), peintre milanais, 1754-

ï — AQU

1818, excella dans les fresques et réussit dans les portraits. Il avait une grande pureté de dessin et fut surnommé le Peintre des Grâces.

Appinni (François), peintre, né à Ancône, 1701-1791, vécut à Pérouse.

Appien, histor. grec d'Alexandrie, au 2e s., fut procurateur des Césars. Il avait écrit une vaste histoire romaine, dont il ne reste que les guerres avec l'Espagne, avec Annibal, avec Carthage, avec la Syrie et Mithridate, avec l'Illyrie, enfin la plus grande partie des guerres civiles. Il est exact, impartial, d'un style clair et facile.

Appienne (Voie) ; construite en 311 av. J.-C, elle allait de la porte Capène, à Rome, jusqu'à Capoue, et de là jusqu'à Rrindes. Elle était bordée de tombeaux et de monuments.

Appieby, ch.-l. du Westmoreland (Angleterre,) sur l'Eden, à 430 kil. N.-O. de Londres; 2,500 hab. [Virginie; 160 kil. de cours.]

Apomatox, affl. du James-River, dans laj

Aporouage, riv. de la Guyane française.

Cours de 160 kil.

Apraxine ( FcEDOR-MaTVÉÏEVITCH , COmte) ,

1671-1728, fut l'un des principaux créateurs de la marine russe sous Pierre le Grand, et amiral vainqueur des Suédois.

Apraxine (EtIENNE-FcëDOROVITCH , COmte),

petit-fils du précéd., mort en 1760, servit sous Munich contre les Turks, commanda les armées contre Frédéric II et fut accusé de trahir, pour complaire au grand-duc Pierre.

Apriès, roi d'Egypte de 593 à 569 av. J.-C, prit Sidon et fut tué par Amasis.

Apriga (Col d'), dans les Alpes de la Valteline, de Tirano à Edolo.

Aps OU Alps.en-VEvarais, village à 30 kil.

de Privas (Ardèche), anc. capitale des Helviens, jadis évêché.

Apt, Apt-a Julia, ch.-l. d'arr. du dép. de Vaucluse, sur la rive gauche du Calavon, à 45 kil. S.-E. d'Avignon. Commerce de vins, fruits; faïence renommée. Anc. capitale des Vulgienses;

Apuaui, anc. peuple de la Ligurie, sur la côte N.-E. du golfe. Leur capitale était Apua, auj. Pontremoli.

Apulée (Lucius), écrivain latin, né à Madaure, en Afrique, vers 128, visita plusieurs pays, fut avocat à Rome et mourut à Carthage. Il a laissé Florides, extraits de ses discours ; — de Deo Socratis; — de Dogmate Platonis, — de Mundo; et surtout le roman bizarre des Métamorphoses ou l'Ane d'or, en 11 livres.

Apulie ou Fouille, l'une des 4 parties de l'Italie mérid.cu Grande-Grèce, au S.-E. de l'Italie. Elle comprenait, la Daunie au N., la Peucôtie au centre, l'iapygie au S.

Apure, affl. de gauche de l'Orénoque, arrose le Venezuela occid. Cours de 450 kil. ; — Prov. du Venezuela, au S.-O., entre l'Apure et la Meta; le ch.-l. est San-Fernando.

Apurimac, riv. du Pérou, qui vient du plateau de Puho, coule vers le N., s'unit au Béni, prend le nom d'Ucayalé, l'un des deux grands bras du Maranon. [Achantis (Guinée). 1

Aquapim, l'un des Etats tributaires desj

Aquaviva (Claude), né à Naples, fut général des Jésuites de 1581 a 1615. Il est l'auteur du Ratio Studiorum, ordonnance de réformation des études, qui excita le mécontentement des jésuites et de l'inquisition.

Aquiia, païen de Sinope et parent d'Adrien, fut chargé par lui de rebâtir Jérusalem. 11 se fit chrétien, puis juif, et donna une traduction littérale de la Bible, souvent citée depuis le 2e s.

Aquila (Caspar], en allem. Adler, théologien allemand, 1488-1560, partisan zélé de Luther, l'aida a traduire la Bible.

Aquila (Pierre), peintre et graveur à l'eauforte, de Palerme ou de Rome.

ARA

Aqi.iiM (Pompée deir). peintre napolitain d'Aquila, au 46e siècle.

Aquila, ch.-l. de l'Abruzze Ultérieure 2e (Italie), près de la Pescara. Evêché, place forte ; commerce de safran: S. 000 hab. : la prov d'Aquila a 6,500 kil. carr. et 333,000 hab.

Aquiiée, v. du cercle de Goeritz, dans le gouv. du Littoral autrichien, au milieu de lagunes malsaines, occupe l'emplacement de la grande ville romaine, qui compta, dit-on, plus de 100,000 hab.

Aquiiius (Mamus), consul romain, 129 av J.-C. acheva la guerre contre Aristonic de Pergame.

Aquilius Aepos (Manius), consul en 404 av. J.-C, réprima la révolte des esclaves de Sicile ; fut sauvé d'une accusation de concussion par Marc-Antoine; fut proconsul en Asie, pris et mis a mort par Mithridate.

Aquiionie, anc. v. du Samnium ou d'Apulie. Victoire des Romains, 295 av. J.-C.

Aquin (Louis-Claude d'), organiste français, 1698-4772, eut un talent précoce et a 8 ans composa un Beatus vir.

Aquino, v. de la Terre de Labour (Italie), sur un affl. du Garigliano. Evêché.

Aquitaine, nom général donné longtemps au S.-O. de la Gaule ; les limites ont souvent varié.

— César appelait ainsi le pays entre la Garonne et les Pyrénées, habité par dès peuples d'origine ibérienne; — Auguste recula l'Aquitaine jusqu'à la Loire, aux dépens de la Celtique; — A la fin du ive siècle, l'Aquitaine forma 3 prov. : Aquitaine lre, metr. Avaricum (Bourges); Aquitaine 2e, métr. Burdigala (Bordeaux) ; Aquitaine 3e ou Novempopulanie, métr. Elusa (Eauze), puis Ausci (Auch). — Les Wisigoths possédèrent l'Aquitaine de 419 à 507; elle appartint alors aux Francs, eut des ducs indépendants au vme siècle, puis fut reconquise par Pépin. A l'époque féodale, le titre de duc d'Aquitaine fut disputé par les comtes de Poitiers, d'Auvergne, de Toulouse; le S.-O. avait formé le duché de Gascogne, réuni à l'Aquitaine en 4052; l'Aquitaine prit alors le nom de Guyenne, fut possédée par les Plantagenets, rois d Angleterre, et ne fut réunie au domaine qu'en 4453.

Arabat (Flèche d'), presqu'île très étroite, de 443 kil. de long sur 1 kil. de large, entre la mer d'Azov à l'E. et la mer Putride à l'O.

Arabie. Cette vaste presqu'île est située au S.-O. de l'Asie, mais à peine séparée, par le golfe Arabique, de l'Afrique qu'elle rappelle par la nature du sol et par le climat. Elle s'étend entre la Svrie au N.; l'Al-Djézireh et ITrak-Arabi au N.-E.; le golfe Persique, le détroit d'Ormuz et la mer d'Oman à l'E.; la mer d'Oman et le golfe d'Aden au S. ,• le détroit de Bab-el-Mandeb et la mer Rouge à l'O.; l'isthme de Suez au N.-O. Sa superficie est d'environ 2,800,000 kil. carrés ; la population est évaluée à 40 millions d'habitants.

— Au centre est un plateau, haut de 1,000- à 4,300 m., coupé de chaînes transversales du N.-E. au S.-O.; avec de profondes vallées fertiles. Il est entouré d'un cercle de déserts, sablonneux au S., à l'O. et à l'E., pierreux au N. Ces déserts sont bordés de lignes de montagnes, stériles pour la plupart, excepté au S.-O. et au S.-E.; enfin une bande étroite de littoral conduit à la mer. Les deux tiers de l'Arabie se composent de terrains cultivés ou cultivables. Malheureusement l'eau manque presque partout; il n'y a

Eas de rivières, il y a très peu de ruisseaux. 'Arabie étant en grande partie dans la zone torride, la chaleur est extrême et le simoun, vent brûlant du Sud, la rend souvent intolérable. Il n'y a que deux saisons : les pluies, en hiver et au printemps; la sécheresse, le reste de l'année. L'Arabie a la plupart des productions des pays chauds; on cite le café, l'acacia à gomme, l'aloès, le baume, l'encens, la myrrhe, etc.

- 45 - ARA

Les Arabes élèvent partout des chevaux admirables, des dromadaires, des ânes de belle race, des moutons à grosse queue. Les huîtres du golfe Persique donnent des perles estimées. Les Arabes appartiennent à la race Sémitique ; on les divise en Arabes nomades ou Bédouins et en Arabes sédentaires. La religion est l'islamisme; aux xvine et xixe s., la secte nouvelle des Wahabites, s'est révélée dans le plateau central et s'est rendue célèbre par son fanatisme guerrier. — Les anciens divisaient l'Arabie en Arabie Pétrée, au N.-O., Arabie Heureuse, au S.-O., et Arabie Déserte. Les principales divisions modernes sont : l'Arabie Pétrée, au N.-O., qui comprend le Djebel-Et-Tih et le massif du Sinaï; — Je Hedjaz, contrée montueuse, le long de la mer Rouge; — VYémen, au S.-O., pays montueux, boisé, fertile ; — YHadramaout, sur la côte du golfe d'Oman; — l'Oman, au S.-E., soumis a l'iman de Mascate , — le Lahsa, pays bas et marécageux, le long du golfe Persique ; — enfin, le Sedjed, plateau central, fertile, bien cultivé, bien peuplé. (V. ces différents noms).

Arabique (Golfe). V ROCGE (Mer).

Aracaty, port de commerce de la prov. de Ceara (Brésil) ; 8,000 hab.

Aracelis, v. de l'Espagne anc, chez les Yardules, à l'O. de Pampelune.

Arachné, femme de Colophon (Lydie), défia Minerve dans l'art de la broderie, fut frappée par la déesse, se pendit de désespoir et fut changée en araignée.

Aracbosie, prov. de l'anc. empire des Perses, auj. Seistan, au S. de l'Afghanistan. La capitale était Arachotus. [l'anc. Epire.]

Arachtus ou Arétbon, auj. Arta, riv. dej

Arad, O-Arad, en hongrois, v. de Hongrie, sur la rive dr. du Maros, à 210 kil. S.-E. de Bude. Grand marché de bestiaux, de blés, tabac, peaux; 36,000 hab.; — en face est iVeu.Arad, Uj-Arad; 5,000 hab.

Aradus, auj. Rouad, anc. ville de Phénicie, sur un rocher, colonie florissante de Sidon. En face était Antaradus; — anc. nom de l'une des îles Bahrein, occupée par les Phéniciens.

Arafat, colline d'Arabie, à 22 kil. S.-E. de la Mecque, lieu de pèlerinage pour les musulmans.

Arago (Dominique-François), né à Estagel, 4786-4853, élève de l'Ecole polytechnique, secrétaire du Bureau des longitudes, fut chargé avec Biot, en 1806, de mesurer un arc du méridien terrestre, sur les côtes de Catalogne et dans les Baléares. Il fut arrêté par les Espagnols, pris par les corsaires Algériens et ne put rentrer en France qu'en 4809. Membre de l'Académie des sciences à 23 ans, professeur d'analyse et de géodésie à l'Ecole polytechnique, directeur de l'Observatoire, il rendit populaires ses cours d'astronomie, et acquit une gloire européenne par ses travaux multipliés. En 1830, il devint secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences. Député depuis 4830, siégeant à l'extrême gauche, président du conseil général de la Seine, il fut membre du gouvernement provisoire en 1848, ministre de la guerre et de la marine. En 1852, il fut dispensé de prêter serment, par une exception honorable. — Ses travaux ont été aussi remarquables que variés; il a fait faire de notables progrès à l'astronomie, à l'optique, à l'électromagnétisme, etc. Ses Œuvres complètes ont été publiées par M. Barrai, 46 vol. in-8». On distingue ses nombreuses Aotices insérées dans l'Annuaire du Bureau des longitudes, et sez Eloges historiques des savants.

Aragon, affl. de gauche de l'Ebre, vient du col de Canfranc, reçoit l'Esca, l'Irati, l'Arga et a 140 kil. de cours.

Aragon (Canal d') ou impérial z il longe la rive dr. de l'Ebre, de Tudela a Saragosse.

Aragon, prov. de l'Espagne, au S. des Pyré-

ARA

nées, traversée par l'Ebre du N.-O. au S.-E., entourée de montagnes, a de belles vallées, mal cultivées, et des pâturages abondants. L'industrie et le commerce sont négligés. Los habitants sont tiers , sobres . opiniâtres. L'Aragon a forme 3 prov nouvelles : Saragosse, Huesca, Téruel.La capitale de la capitainerie générale est Saragosse. — Le comté d'Aragon, d'abord soumis au roy. de Navarre (cap. Jacca) , devint un royaume en 4035, s'agrandit par mariages et par conquêtes sur les Musulmans. Le mariage de Ferdinand d'Aragon avec Isabelle de Castfile, 1469, prépara l'unité de l'Espagne.

Aragon (Tullie d'), femme poète et musicienne du xvie siècle, née à Naples, de la famille royale d'Aragon, a laissé des poésies estimées, les' Rime, Il Meschïno, poème en 36 chants. etc.

Aragona, v. à 12 kil. N. de Girgenti (Sicile);

Araguan, riv. de la Guyane brésilienne.

Araguay, l'une des deux rivières qui forment le Tocantins (Brésil); 1,500 kil. de cours.

Arakan, prov. de l'Indo-Chine, enlevée par les Anglais aux Birmans en 1826. C'est une longue bande de terre entre les monts Youma-Dong et le golfe du Bengale. A la côte très découpée se rattachent les îles Ramri, Tchédouba, Foui, etc. Le pays produit beaucoup de riz. La capit. est Akvab*: les villes sont : Arakan, sur l'Arakan : 10,000 hab.; Islamabad; etc.

Aral (Mer d'), grand lac du Turkestan (Asie), séparé de la mer Caspienne par le plateau dénudé d'Oust-Ourt, large de 250 kil. Ce lac a environ 320 kil. du N. au S. et 160 de l'E. à l'O.; ses eaux diminuent progressivement; leur niveau est au-dessus de celui de la Caspienne; la profondeur n'est que de 70 met. Elles sont saumàtres. La navigation est assez dangereuse ; la mer d'Aral renferme plusieurs îles et est bordée de vastes marécages, couverts de roseaux. Elle reçoit l'Amou-Daria et le Syr-Daria.

Aram, 5* fils de Sem, donna son nom aux pays et aux peuples entre la Méditerranée et le Tigre. [ses-Pyrénées) ; 1,024 hab."]

Arauiits, ch.-l. de canton, air. d'Oloron (Bas-J

Aramoa, ch.-l. de canlon, arr. de Nîmes (Gard), sur la rive dr. du Bhône; 2,759 hab.

Aramont (Gabriel de Luitz, baron d'), ambassadeur à Constantinople, né a Nîmes, mort en 1553, fut envoyé par Henri II à Soliman et a écrit une relation de ses voyages en Syrie et en Egypte. [(Espagne), sur le Duero; 4,000 hab.]

Aranda de Duero, V. a 70 kil. S. de BurgOSJ Aranda (DON PEDRO-PABLO ABARACA Y BûLEA,

comte d'), homme d'Etat espagnol, 1718-1799, officier, ambassadeur en Pologne, capitaine général de Valence, fut président du conseil de Castille sous Charles III. Il poursuivit les abus, expulsa les jésuites. 1767; puis fut ambassadeur a Paris, contribua à l'alliance de l'Espagne avec la France. Il rentra un instant au ministère en

Aranjuez, v. de la prov. de Madrid (Espagne), sur la rive gauche du Tage, à 50 kil. S. de Madrid. Résidence royale avec un parc magnifique; 4,0U0 hab.

Aranyos, affl. de dr. du Maros, roule des paillettes d'or; cours de 150 kil.

Arapiies (Les), au S.-E. de Salamanque. Bataille du 12 juillet 1812.

Arar, anc. nom de la Saône.

Ararat, auj. Agri-Dagh. le plus haut sommet du plateau d'Arménie (5,155 m.), célèbre par les souvenirs bibliques de l'Arche de Noé.

Aras, Araxes, affl, de dr. du Kour, arrose la Russie du Caucase el a 670 kil. de cours.

Arator, poète latin, né en Ligurie, vers 490. mort vers 556 ou 560, a mis en" vers les Acte> des Apôtres. .

Aratus de Sycione, 271-213 av. J.-C., délivra

Page 1