KAN
KAP
Kanagawa, v. considérable de l'île Nippon (Japon), a 260 kil. N.-O. do Yédo. Le port a été ouvert aux Européens. -108,000 hab.
Kanaks, nom donné aux indigènes de plusieurs îles de la Polynésie.
Kanara, anc. province de l'Hindoustan (Dekkan méridional), faisant partie, depuis 1799, de la présidence anglaise de Madras Ch-1. Mangalore.
Kanaric (Constantin), nié à Psara (Grèce), 4792-1860, capitaine de la marine marchande, fut l'un des premiers à combattre les Turks, alla brûler dans la rade de Chio les vaisseaux du capitan-pacha, de concert avec Miaoulis, 4822, et contribua au triomphe des Grecs. Il devint amiral et sénateur. Il fut plusieurs fois ministre de la marine.
Kandahar , une des principales villes de l'Afghanistan, dans une plaine fertile et bien cultivée, dans le bassin de l'Argandâb. Elle fut la capit. du roy. de Kaboul, de 1747 à 1774. Industrie active et variée ; comm. de transit ; 60,000 hab., la plupart Afghans.
Kandeisch, Y. CANDEISCH.
Kander, affl. de la Simmen, riv. de Suisse.
Kane (Elisah-Kent), voyageur américain, né à Philadelphie, 1822-1855. Après avoir accompagné, comme médecin, une ambassade que les Etats-Unis envoyaient en Chine, il se fit attacher comme chirurgien à l'expédition qu'un généreux américain, M. Greenel, envoyait a ses frais à la recherche de Franklin, 1850-1851. Sur ses instances une seconde expédition fut organisée aux frais de MM. Greenel et Peabody, pour découvrir la route vers le pôle nord; Kane en eut le commandement et reconnut que le canal Kennedy aboutit au delà du 80° 20' lat. N. à un vaste bassin entièrement libre de glaces. Epuisé de fatigues, Kane alla mourir à La Havane. 11 a laissé une relation de son premier voyage, intitulée : United States, Greenel expédition, in search of sir John Franklin ; le récit de la seconde expédition a. paru sous le titre de Arctic Explorations in the years 1853, 1854 et 1855.
Kanem, province du Bornou (Soudan), au N. du lac Tchad, maintenant dévastée par les Tibbous du Sahara. V. princ. Mao.
Kang-Hi ou Kiang-Hi , empereur de la Chine, 1654-1722, fils de Choun-Tchi, auquel il succéda en 1666, se distingua par sa barbarie sauvage ; mais il a sa place parmi les plus grands empereurs qu'ait eus la Chine, dont il étendit considérablement le territoire. Il protégea les jésuites et toléra la prédication et le culte de la religion chrétienne. Enfin, il donna à l'industrie chinoise une impulsion inconnue jusqu'à lui, encouragea et cultiva les lettres.
Kangourous OU Kangarons (Ile des), sur
la côte de l'Australie, en face du golfe Saint-Vincent, au S. de la presqu'île d'York. Elle a 140 kil. sur 30. Flinders la découvrit en 1808. Elle est inhabitée.
Kangrah OU Nagorkote, v. de l'Hindoustan
anglais à 140 kil. N.-E. de Lahore (Pendjab) ; 30,000 hab.
Kanisa (Alt OU L'ngrisch.), V. de Hongrie,
à 80 kil. N.-E. de Zambor ; commerce de grains; 9,000 hab.
Kanisa (Xagy OU Grosz), V. de Hongrie.
Grandes foires de bestiaux ; 8,500 hab.
Kan.Kiaug, riv. de la Chine, se jette dans le lac Poyung. Cours de 600 kil.
Kang.kao OU Ha-tiên, ch.-l. de la prov. de ce nom (Cochinchine française), port sur le golfe de Siam.
Kano, v. de l'Afrique centrale, à l'O. du Soudan, capit. du Haoussa. Entrepôt du commerce de toute l'Afrique centrale ; teintureries, tanneries . cotonnades, échurpés; fabr. d'armes; 30,000 hab.
Kanobin, bourg au S -E. de Tripoli de Syrie (Turquie d'Asie). Il renferme un monastère où réside le patriarche des Maronites.
Kanodje, v. de l'Hindoustan anglais, prov. d'Agrah, jadis l'une des plus florissantes de l'Inde, auj. ruinée.
Kansas, riv. des Etats-Unis, qui, des plateaux entre l'Arkansas et la Platte, se jette, après un cours de plus de 1,800 kil., dans le Missouri, rive droite.
Kansas, l'un des Etats de la Confédération Américaine, arrosé par le Kansas fct l'Arkansas. La partie occidentale est encore une sorte de désert, mais l'Est est couvert de plaines fertiles. La superficie est de 212,518 kil. carrés; la population est de 996,000 hab. Il forme un Etat depuis 1854-1858. Kansas-city a 56,000 hab.
Kansou-ei-Gouri, le 25e et l'avant-dernicr des sultans-mamelucks-bordjites d'Egvpte. Sous Touman-bey, la milice révoltée le proclama sultan malgré lui, 1501. Il gouverna l'Egypte durant 14 ans assez paisiblement; mais attaqué par Selim 1er, sultan de Constantinople, il fut vaincu et périt dans la fuite, 1516.
Kan-Sou, une des 18 prov. de la Chine, au N., dans le bassin supérieur de Hoang-ho. Ch.-l., Lan-tchéou.
Kanstadt. V. CANNSTADT.
Kant (Emmanuel), né à Kœnigsberg, 1724-1804. Fils d'un pauvre sellier, il fut d'abord précepteur, puis ne quitta plus sa ville natale. Il se consacra entièrement a l'étude des mathématiques et de la philosophie. Les principes de sa philosophie, épars et développés dans ses autres écrits, se trouvent comme condensés dans l*ouvrage intitulé : la Critique de la raison pure, que Kant a senti le besoin d'expliquer plus tard dans un ouvrage postérieur : la Critique du jugement. Suivant lui, l'homme ne connaît pas les choses en soi,- mais « telles qu'elles lui apparaissent d'après les principes de son organisation comme être sentant et pensant. » Donc il ne lui est pas possible, à l'aide de la raison pure, de s'élever à la connaissance de ce qu'il lui importe le plus de connaître : Dieu, l'immortalité de Vâme et la liberté. Mais dans la Critique de la raison pratique, après avoir établi l'existence de la volonté et des lois qui la dirigent, il en déduit l'existence des hautes vérités que Je dogmatisme spéculatif ne lui permet pas de connaître, et arrive ainsi à affirmer Dieu, la liberté morale et l'immortalité de l'âme. Parmi ses nombreux ouvrages, outre la Critique de la raison pure et la Critique de la raison pratique, nous citerons encore : Progrès de la métaphysique depuis Leibnitz et Wolf ; La Critique du jugement ; Histoire naturelle du Ciel ; Fragments relatifs à la philosophie de V histoire ; etc., etc.
Kaolack, comptoir français, sur le Saloum, dans le Saloum, pays vassal de la France, dans la Sénégambie.
Kaomba, montagne du Congo, d'où vient la Liba, l'une des sources du Zambèze.
Kapeiie (Jean van), peintre hollandais du xvne s., renommé pour son coloris plein de chaleur et d'harmonie.
Kapila ou Capila , philosophe indien qui vivait, croit-on, entre le ixe et le xne s. de notre ère. Il fonda une secte qui, niant l'existence de Dieu, croyait le monde éternel et l'œuvre de la nature.
Kappouas, fl. de Bornéo, à l'O.
Kapsaii, ch.-l. de l'île de Cérigo, sur la côte S. (Iles Ioniennes); 5,000 hab.
Kaptchak, nom que portait le pays situé entre l'Oural et l'Aluta, où les Mongols fondèrent, au xme s., un vaste empire nommé la Horde d'Or.
Kapunda, v. de l'Australie méridionale, près de riches mines de cuivre.