‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 324 sur 657 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

tin. Olivier ve Dain fut condamné à être pendu par le parlement, 1484.

Ledbury, v. du comté et à 2-2 kil. S.-E. de Hcreford (Angleterre); 5,000 hab.

Lede, v. de la Flandre orientale (Belgique), à 12 kil. S.-O. de Termonde ; 3.500 hab.

Ledeghem , v. de la Flandre occidentale (Belgique), à 10 kil. N.-O. de Gourtrai. Toiles; 3,500 hab.

Lédcrgues, comm. du canton de Réquista, arr. de Rodez (Aveyron); 2,047 hab.

Ledesma (Alonso de), né à Ségovie, 4552- 16",3. eut de la réputation pour sos Concept os espirituales, petites pièces sur des sujets religieux.

Ledieu (François), né à Péronne, mort en 1713, ecclésiastique secrétaire de Bossuet depuis 1684, devint chanoine de l'église de Meaux et écrivit des Mémoires intéressants sur la vie et les ouvrages de l'évêque de Meaux; mais le Journal qu'il avait tenu de ses dernières années n'est souvent que l'œuvre d'un valet de chambre mécontent.

Lédignan, ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil. S. d'Alais (Gard); 625 hab.

Ledoux (Claude-Nicolas), architecte, né à Dormans, 1756-1806, élève de Blondel, construisit à Paris plusieurs beaux hôtels et surtout les Barrières de la capitale.

Ledru (Nicolas-Philippe), connu sous le nom de Cornus, physicien, né à Paris, 1731-1807, acquit une certaine célébrité en associant quelques tours d'adresse à des expériences de physique. Il composa des tables magnétiques, s'occupa de fantasmagorie, d'électricité, appliqua l'électricité au traitement de maladies nerveuses, et fut approuvé par l'Académie de médecine.

Ledru-Rollin (ALEXANDRE-AUGUSTE Ledru,

dit), né à Paris, 1807-1874, fils d'un médecin et petit-fils du physicien Nic.-Ph. Ledru, avocat, docteur en droit, défendit les journaux et les accusés républicains, publia le Journal du Palais de 1791 à 1837, 27 vol., et de 1837 à 4847, 17 vol.; en même temps il dirigeait la Jurisprudence française, 8 vol., 1843-1848, et la Jurisprudence administrative en matière contentieuse, de 4789 à 1831, 9 vol.; il était aussi rédacteur en chef du journal le Droit. Elu député du Mans, en 1841, il fut condamné pour sa profession de foi républicaine à 4 mois de prison, arrêt qui fut annulé par la Cour de cassation. Orateur véhément de l'extrême gauche, il ne cessa d'attaquer la monarchie constitutionnelle; abandonné par la presse, il fonda la Réforme, et il y développa ses vues politiques et ses théories socialistes. Dans la campagne des banquets réformistes, il se sépara avec éclat de l'opposition dynastique et donna comme le programme de la prochaine révolution. En février 1848, il s'opposa à la régence de la duchesse d'Orléans et fut l'un des premiers chefs du gouvernement provisoire. Il accepta la solidarité de tous les actes de ses collègues, et, souvent en refusant la dictature qu'on lui offrait, empêcha les excès de l'anarchie. Mais on lui reprocha, comme ministre de l'intérieur, ses circulaires et ses commissaires extraordinaires. Il perdit sa popularité même dans les masses, et fut élu avec assez de peine à l'Assemblée Constituante. Il fit partie de la Commission executive, mais grâce a l'intervention toute-puissante de Lamartine; la journée du 15 mai tourna contre lui, malgré ses efforts pour défendre le gouvernement légal. Après les journées de juin, redevenu simple représentant, il eut à se défendre contre des attaques incessantes, et montra un talent oratoire qui grandissait. 11 n'eut que 370,000 voix pour la présidence. Après l'élection du 10 décembre, dans l'Assemblée Législative, où il fut '

envoyé par 5 départements, il n'avait pas cessé d'attaquer avec virulence la politique de la majorité. Enfin, le 13 juin 1849, poussé par quelques fougueux meneurs, le chef de la Montagne fit appel aux armes, mais échoua au Conservatoire des arts et métiers. 11 put se réfugier en Angleterre; la haute Cour nationale le condamna par coutumace à la déportation. Ledru-Roliin écrivit à Londres : Le 13 juin 1849; De la décadence de l'Angleterre, 2 vol.; la Loi anglaise, 2 vol.; etc. Il fit partie d'un fameux comité révolutionnaire, fut impliqué, en 1857, dans un obscur complot contre la vie de Napoléon III, fut de nouveau condamné à la déportation. Ce fut seulement en 1870, sous le ministère Olivier, qu'il put rentrer en France. Depuis lors, il a joué un rôle peu considérable; élu député en 1871 dans trois départements, quoiqu'il eût décliné toute candidature, il donna sa démission dès le 19 février. Réélu plus tard, il est mort peu de temps après.

Le Dnchat (Jean), avocat, né à Metz, 1658- 1735, se retira à Berlin, après la révocation de l'édit de Nantes. Il a donné des éditions estimées, avec Commentaires, de Rabelais, de la Satire Ménippée, de plusieurs écrits de d'Aubigné et de H. Estienne.

Lee (Nathaniel), poète dramatique anglais, né vers 1655, mort en 1691 ou 1692, a composé plusieurs tragédies qui eurent du succès; et a été le collaborateur de Dryden pour le duc de Guise et Œdipe.

Lee (Richard-Henri), né à Stratford (Virginie), 1732-1794, possesseur d'une grande fortune, fut l'un de ceux qui s'opposèrent avec le plus de vigueur aux prétentions de la métropole, dès 1764. Le premier, en 1776, il demanda une déclaration d'indépendance des colonies.

Lee (Arthur), né en Virginie, 1740-1792, médecin, écrivit de nombreuses brochures pour défendre les droits des colonies. En 1776, il fut adjoint par le congrès à Silas Dean et à Franklin, comme commissaire auprès de la cour de France; il était surtout chargé des missions secrètes.

Lee (Henri), né en Virginie, 1756-1818, se distingua dans la guerre de l'indépendance, fut gouverneur de la Virginie en 1792, et au consrès de 1799 fut chargé de prononcer l'éloge funèbre de Washington. Il écrivit en 1809 des Mémoires remarquables sur ses campagnes dans le Sud, 2 vol.

Lee (Sophie), née à Londres, vers 1751, morte en 1824, écrivit en 1780 une comédie, le Chapitre des accidents, qui fut jouée avec succès ; un roman, The Recess, 1785, 3 vol.; des poésies, la tragédie d'Almeyda, 1796, etc.

Lee (Robert-Edmond), 1808-1870, de la famille de Washington, fut élève de l'Ecole de Wesi- Point, dirigea le génie dans la guerre du Mexique de 1847, fut chargé d'aller, avec Mac-Clellan, étudier les opérations du siège de Sébastopol. En 1861, il se prononça pour les séparatistes; livra, en 1862, la bataille de Fair-Oaks, et fut mis à la tète de l'armée chargée de défendre Richmond. Il montra de grands talents militaires, gagna la victoire de Gaine's-Mill (27 juin 1862), mit en déroute l'armée du Potomac sur la ligne du Rappahannock et près de Manassas (août). 11 envahit à deux reprises le territoire fédéral, mais fut définitivement battu parMeade à Gettysburg (juillet 1863) Généralissime des armées du Sud, il se maintint énergiquement jusqu'à la fin de mars 1865 ; il capitula, le 9 avril, à des conditions honorables. Il se soumit au gouvernement de l'Union, et devint président du collège de Washington à Lexington (Virginie)'.

Leeds, v. d'Angleterre, à 35 kil. S.-O. d'York, dans le West-Riding du comté d'York, sur la rive g. de l'Ayr; 309,000 hab. Cette ville est le centre

LEF

LEG

de la fabrication des draps et des étoffes de fantaisie; de couvertures, tapis, toiles, cotonnades, produits chimiques; fonderies, usines, exploitation de houille et d'ardoises.

Leek, v. d'Angleterre, comté de Stafford. Fabr. de boutons , cotonnades et rubans ; 12,000 hab.

Léepe (Jean-Antoine van den). né à Bruxelles, 1644-1719 ou 1720, fut surtout célèbre comme peintre de paysages et de marines.

Leer, v. de Prusse (Hanovre), sur la Leda, affl. de l'Ems; 7,000 hab.

Leers, commune du canton de Lannoy, arr. de Lille (Nord). Brasseries, distilleries de genièvre; 3,459 hab. [né à Anvers, 1600-1065.~|

Leenw (GUILLAUME van der), graveur belge, J

Leenw (Gabriel van der), peintre hollandais, né à Dort, 1643-1688, a surtout représenté des troupeaux de bœufs ou de moutons.

Leeuwarden, v. de Hollande, capit. de la prov. de la Frise à 104 kil. N.-E. d'Amsterdam, sur l'Ee; 29,000 hab. Fabr. de toiles et de papier ; commerce de chevaux.

Leeuwen (SlMON van), jurisconsulte, né à

Leyde, 1625-1682, a écrit : Totius juris civilis romani metfiodica Collatio, 2 vol. in-fol.; Description de la ville et de V Université de Leyde, 1672 ; Batavia illustrata, 1685, in-fol., etc.

Leeuwin (Terre de), côte S.-O. de l'Australie, découverte en 1622.

Lefebvre (Tanwegoy), philologue, né à Gaen, 1615-1672, fut professeur à l'Académie protestante de Saumur, 1651-1670. L'un des érudits les plus célèbres de France, il fut le père de M«>c Dacier. On lui doit des éditions estimées d'auteurs grecs.

Lefebvre (Claude), né à Fontainebleau, 1633- 1675, élève de Le Sueur et de Le Brun, se distingua par ses portraits, et fut de l'Académie de peinture, en 1663.

Lefebvre (FRANÇOIS-JOSEPH), duc de Dantxig, né à Rouffach (Haut-Rhin), 1755-4820. Fils d'un ancien hussard, il s'enrôla dans les gardesfrançaises, devint capitaine dans un régiment d'infanterie légère, 1792; il était général de brigade à la tin de 1793, général de division le 10 janvier 1794. Commandant de la division militaire de Paris, il seconda Bonaparte au 18 brumaire, et entra au Sénat, 1800. 11 fut nommé maréchal en 1804; chargé du siège de Dantzig, 1807, il mérita le titre de duc de Dantzig. Il commanda la garde impériale en 1812 ; dans la campagne de France, il dirigeait l'aile uauche de l'armée. Créé pair de France en 1814, il siégea dans la Chambre des Pairs des Ceut-Jours, fut éliminé en 1815 , et n'y fut rappelé qu'en 1819. **

Lefebvre-Desnouettes (CHARLES, COmte),

né a Paris, 1773-1822, fils d'un marchand de draps, s'engagea dans la légion allobroge, fut sous-heutenani de dragons en 1793, et général de division en 1808. Il commanda les chasseurs de la garde en 1809, accompagna l'Empereur en Russie, en Saxe, en France. A la nouvelle du retour de l'île d'Elbe, il souleva son régiment, mais échoua, et fut force de se cacher. Napoléon le nomma pair de France. Il combattit a Flcurus et à Waterloo Condamné à mort par contumace, mai 1S16, il trouva un refuge aux Etats-Unis: il pé^it dans un naufrage.

Lefebvre i A r*îand-Edoi;ard), né en Hollande, 1807-1864, employé supérieur au ministère des affaires étrangères, conseiller d'Etat, en 1852, et membre de l'Académie des Sciences morales et politiques, en 1855, a écrit : Histoire des cabinets de l'Europe pendant le Consulat et l'Empire, etc.

Le Féron (Jean), né à Gompiègne, 1504-1570, a laissé : De la primitive institution des roys, hérauits et poursuivans d'armes; Catalogue des

connestables de France, chanceliers et prévôts de Paris.

Le Ferron (Arnoul), né à Bordeaux, 1515- 1563, a écrit une suite de l'histoire de Paul Emile, qui eut du succès, De liebus gestis Galloru m libri IX, 1554, in-fol.

Le Fèvre de Saint-Remy (JEAN), né près

d'Abbeville, 1394-1468, fut hérault des ducs de Bourgogne, puis roi d'armes de l'ordre de la Toison d'or. 11 écrivit des Mémoires, allant de 1407 à 1460.

Lefèvre dEtaples (JACQUES) OU FABRI, en lat. Faber Stapulensis, né à Etaples, 1455-1537, protégé par Louis XII, fit surtout une étude approfondie de la Bible. Il fut l'un de ceux qui secondèrent Briçonnet, devenu évêque de Meaux, dans son œuvre de réforme; il fut plusieurs fois défendu par François Ier et par sa sœur, Marguerite de Valois. De ses nombreux ouvrages on cite : Psalterium gallicum, romanum, hebraicum, vêtus et concilia fum; Commentarii initiatorii in IV Evangelia, 1521, in-fol. ; le Aouveau Testament nouvellement traduit en françois, 1524 et 1525; la Sainte Bible en françois, 153U, in-fol.; c'est la première version française de la Bible, etc.

Lefèvre (Nicolas), chimiste français, mort en 1674, a écrit un traité de Chymie théorique et pratique, 1660, 2 vol. in-12.

Lefèvre (PIERRE-FRANÇOIS- ALEXANDRE), né à

Paris, 1741-1813, a compose des tragédies ; Cosroès, Florinde, Zuma, Elisabeth de France ou Don Carlos, etc. Il fut professeur au Prvtanée de la Flèche, en 1804.

Lefèvre (Robert), né à Bagneux, 1756-1830, élève de Regnault en 1784, se distingua comme peintre de portraits. Il mit fin à ses jours dans un accès d'aliénation mentale.

Lefèvre.Deumier (JULES), né vers 1804, mort en 1857, débuta, en 1823, par quelques volumes de poésie, et, en 1849. fut bibliothécaire particulier du prince Louis-Napoléon. Citons parmi ses œuvres : les Œuvres d'un désœuvré; les Vespres de l'abbaye du Val; Célébrités d'autrefois; QEhlenschlœger, le poète national du Danemark; etc.

Le Fort (François), né à Genève, 1636-1699, d'une famille originaire d'Ecosse, après avoir servi en France et en Hollande, s'établit en Russie, prit une part active au coup d'Etat qui donna le pouvoir à Pierre le Grand, et bientôt obtint le premier rang dans la faveur du tzar. Il lui confia le soin de former ses troupes à l'européenne, le nomma amiral de l'empire ; Le Fort dirigea l'ambassade extraordinaire dont fit partie le tzar, 1697; il l'aida a comprimer la révolte des Strélitz.

Le Franc OU Franc (MARTIN), né à Aumale ou a Arras, mort à Rome vers 1460, chanoine à Lausanne, écrivit, pour combattre le Roman de la Rose, un livre rare et curieux, le Champion des dames, en 24,000 vers de huit syllabes.

Leganes, bourg de la prov. et à 20 kil. S.-O. de Madrid (Espagne). Savon, chocolat; 3,000 h.

Légat, legatus, envoyé, lieutenant. Chez les Romains, on donnait ce'nom aux ambassadeurs, aux lieutenants des consuls, proconsuls ou préteurs, même aux chefs des légions. Sous les empereurs, on appelait ainsi tous les délégués civils ou militaires de l'empereur.

Légats du pape, envoyés du souverain pontife; les légats a latere* choisis parmi les cardinaux, sont chargés soit de gouverner les légations, soit de missions extraordinaires, avec des pouvoirs très étendus, pour présider les conciles ou traiter avec les princes étrangers.

Legazpi (D. Miguel-Lopez de), né dans le bourg de Zubarraja, d'une famille noble du Guipuzcoa, mort en 1572, exerça des fonctions importantes au Mexique, occupa les îles Marian-

LEG

LEG

nés, en 1564, puis commença la conquête des Philippines; il fonda Manille en 1570, et mourut, regretté.

Lège, bourg de Tarr. et à 50 kil. 0. de Bordeaux, tout près des dunes de la côle. La mer et le sable onl détruit trois lois son église.

Légé, ch.-l. de canton, arr. de Nantes (Loire- Inférieure) ; 4,448 hab.

Legendre (LOUIS), né à Rouen, 16oo-I /33, ÎUt

chanoine de Notre-Dame et abbé de Claire-Fontaine. On lui doit : Essai du règne de Louis le Grand jusqu'à la paix de 1697 ; Hist . de France, contenant le règne des rois des deux premières races; les Mœurs et Coutumes des Français dans les premiers temps de la monarchie; Nouvelle histoire de la monarchie jusqu'à la mort de Louis XIII; Vie du cardinal d'Amboise; on a récemment publié ses Mémoires.

Legendre (Nicolas), sculpteur, né a Etampes, 1619-1671, membre de l'Académie en 166*.

Legendre (ADRIEN-MARIE), né à Toulouse,

4752-1833, eut une chaire de mathématiques a l'école militaire de Paris. Il entra a l'Académie des sciences en 1783, fut membre du bureau des longitudes et conseiller de l'Université. Ses Eléments de géométrie, 4794, in-8o, ont rendu son nom populaire. On lui doit de savants ouvrages : sur le calcul intégral ; Traité des fonctions elliptiques et des intégrales eulériennes ; la Théorie des nombres ; etc. «,,„„« v

Legendre (Louis), né à Paris, 47oo-l (91, boucher au commencement de la Révolution, prit part aux événements considérables de ces temps, et fut l'un des acteurs du 20 juin et du 40 août 1792. Membre de la Convention, il attaqua les Girondins, essaya de défendre Danton, puis se rétracta, poursuivit les terroristes avec une sorte de fureur, mais ne s'opposa pas avec moins de violence à la réaction royaliste.

Legentil de la Galaisière (GuiLLAUME-JO-

seph-Hyacinthe-Jean-Baptiste), né à Coutances, 1725-1792, élève de J.-N. Delisie et de Cassini, entra à l'Académie des Sciences en 1753. Il resta huit ans dans la mer des Indes, pour observer le passage de Vénus sur le Soleil, l/bl-4/b9, sans pouvoir y parvenir. On a de lui : Voyage dans la mer de Vlnde à Voccasion du passage de Vénus sur le disque du Soleil, 2 vol. m-4o

Léser (Saint), né vers 616, mort en 6/8, eveque d'Autun en 659, se déclara contre Ebroin, contribua au succès de Childéric II, et gouverna d'abord au nom de ce prince. Il fut arrête et conduit au monastère de Luxeuil, ou se trouvait Ebroïn, prisonnier. A la nouvelle du meurtre de Childéric, 673, tous deux sortirent de prison, mais Léger, suivant les traditions religieuses, fut la victime d'Ebroïn, qui le fit périr. Fête le 2 oct

Léger (Jean), né à Villesèche, 4615-1670, pasteur protestant dans les vallées du Piémont, habitées par les Vaudois. Il s'efforça d intéresser, en leur faveur, Louis XIV, le duc de Savoie, et surtout Gromwell ; et écrivit une Histoire générale des Eglises évangéliques des vallées du Piémont ou vaudoises, Leyde, 4bb9, în-tot.

Léger-sons-Beuvray (Saint-), Ch.-l. de

canton, arr. et à 46 kil. O. d'Autun (Saone-et- Loire); 4,823 hab.

Léger-sur-d'Heuac (Saint-) , commune

du cant. de Chagny. arr. de Chàlon (Saone-et- Loire). Carrières de plâtre; 2,454 hab

Légion d'Honneur (Ordre de la). Il a cte institué, le 49 mai 4802, par le I« consul Bonaparte, pour récompenser les services militaires et civils. —La croix est suspendue a un ruban rouge de soie moirée : les chevaliers ont une croix d'argent; les officiers une croix d or, et une rosette sur le ruban; les commandeurs portent la croix en sautoir: les grands-officiers ont une plaque en argent sur le côte droit de 1 ha-

bit ; les grand'croix ont la plaque à gauche, avec un large ruban qui se porte en écharpe et au bas duquel est suspendu l'aigle de la Légion. — Napoléon 1er décréta, le 45 décembre 1805, l'établissement d'une maison d'éducation pour les filles des membres de la Légion d'honneur. Elle fut établie à Ecouen, en 1806. Une seconde maison fut créée à Saint-Denis, 4809-48M.

Le Glay (ANDRÉ - JOSEPH - GHISLAIN), né à

Arleux (Nord), 1785-1863, archiviste du département du Nord et correspondant de l'Académie des Inscriptions, a publié Catalogue des manuscrits de la bibliothèque de Cambrai; Mélanges historiques et littéraires ; Analectes historiques ; Maximilien Ier et Marguerite d'Autriche ; Négociations diplomatiques entre la France et V Autriche ; Archives des églises et des maisons ^ religieuses, etc., etc.

Legnago OU Porto-Legnago, V. forte de

l'Italie sur l'Adige, à 35 kil. S.-E. de Vérone ; 10,000 hab.

Legnano, v. de la prov. et à 24 kil. N.-O. de Milan (Italie), sur l'Olona. Frédéric Barberousse v fut vaincu, en 1176; 3,000 hab.

Legobien (Charles), né à Saint-Malo, 4653- 1708, jésuite, a écrit : Lettres sur les progrès de la religion à la Chine, 1697 ; Eclaircissements sur les honneurs que les Chinois rendent à Confucius et aux morts, 1698 ; Hist. des lies Mariannes,

Le Gonidec (JEAN-FRANÇOIS-MARIE), ne au Conquet, 1775-1838, échappa à la mort par ?niracle, en 1793, servit dans l'armée vendéenne, apprit à fond l'idiome des paysans bretons, fut le véritable régénérateur de la langue bretonne. On lui doit : Grammaire celto -bretonne ; Dictionnaire breton- français, 1821 ; Y Ancien et le Nouveau Testament, en breton.

Legote (Paulo), peintre espagnol, 1600-16/0, eut un beau coloris et beaucoup de naturel. Il a composé des sujets religieux; plus tard, à Cadix, il peignit à l'aquarelle des étendards pour la marine.

Legouvé OU t-e Couvé (GABRIEL-MARIE-

Jean-Baptiste), né à Paris, 4764-4842, publia avec Laya les Essais de Deux Amis; fit représenter la mort d'Abel, Epicharis et Néron, 1793, Quintus Fabius, 1795, Laurence, 1798, Eteocle, 1799. Il réussit dans ses Elégies et dans le Mérite des femmes, 1800. Admis à l'Institut dès 1798, il donna en 1806 la Mort de Henri IV; il fut suppléant de Delille au Collège de France.

Le Gouz de la Boullaye (FRANÇOIS), voyageur, né à Baugé (Anjou), 1610-1669, publia en 1653 les Voyages et observations du sieur de la Boullaye le Gouz, in-4o. Il mourut à Ispahan.

Legrain OU Legrin (JEAN-BAPTISTE), né a

Paris. 1565-1642, a laissé : Décade contenant l'Histoire de Henri le Grand; Décade, commençant l'histoire de Louis XIII, depuis l'an 4610 jusqu'en

Legrand (Joachim), né à Saint-Lô, 1653-1733, s'occupa pendant la plus grande partie de sa vie d'une Histoire de Louis XI, avec preuves, qui n'a pas été publiée. On lui doit : Histoire du divorce d'Henry VIII, roi d'Angleterre, et de Catherine d'Aragon; Mémoire touchant la succession à la couronne d'Espagne, 1711, etc.

Legrand (Marc-Antoine), né à Pans, lb/3- 1728, fut acteur et donna un assez grand nombre de comédies gaies, bien conduites, mais ou l'on trouve trop de licence. Cartouche ou les voleurs, comédie en 3 actes, eut beaucoup de succès en 1721.

Legrand (Jacqdes-Gdilladme) , architecte, né à Paris, 1743-1807, a élevé plusieurs monuments, et a publié : Parallèle de l'architecture ancienne et moderne, in-4<>; le texte des Antiquités de la France de Clérisseau, 2 vol. in-iol. ; Essai sur Vhistoire générale de V architecture, \u-\.

Page 1