LIT
Commerce de vins, huiles, vinaigres, citrons, oranges, liège, laines, etc., etc. La ville est défendue du côté de la mer par des forts. Colonie romaine sous le nom de Félicitas Julia, Lisbonne fut occupée par les Wisigoths et conquise par les Maures en 716. Alphonse I" la prit et en fit sa capitale. Patrie de saint Antoine de Padoue, patron du Portugal, et du Camcëns.
Lisbum, v. d'Irlande, sur le Lagan, dans le comté d'Antrim, à 12 kil. S.-O. de Belfast ; 5,000 hab.
Lisfranc (Jacqces), chirurgien, né à Saint- Paul-en-Jarrest (Loire), 1790-1847, membre de l'Académie de médecine, chirurgien à l'hôpital de la Pitié, eut une grande réputation comme chirurgien opérateur, et a laissé une Clinique chirurgicale, 3 vol. in-8°; un traité des Maladies de l'Utérus, et un Précis de Médecine opératoire.
Lisieux, ch.-l. d'arrondissement du Calvados, à 49 kil. E. de Caen, sur la Touques. Cathédrale remarquable. Fabr. importantes de draps, flanelles, molletons, toiles, cretonnes et fils à la mécanique ; filatures de coton, de laine et de lin; 16,040 hab.
Lisie (Claude de), né à Vaucouleurs, 1644- 1720, a laissé : Relation historique du royaume de Siam, 1684; Atlas historique et généalogique; Abrégé de l'histoire universelle; Introduction à la Géographie.
Liste Guillaume de), fils du précédent, né à Paris, 1674-1726, entra à l'Académie des Sciences en 1702, publia une centaine de cartes spéciales et particulières pour la géographie ancienne et moderne, et reçut le titre de premier géographe du roi, 1718.
Lisie (Joseph-Nicolas de), astronome, frère du précédent, né à Paris. 1688-1768, reçut les conseils de J. -Dominique Cassini, fonda à Saint- Pétersbourg une école d'astronomie, et revint en France, 1747. Il fut créé astronome général de la marine. On a de lui plusieurs mémoires et surtout : Mémoires pour servir à l'histoire et aux progrès de l'Astronomie, de la Géographie et de la Physique, Saint-Pétersbourg, 1738, in-4<>.
Lisle. V. ILE-D'ALBY.
Lismore, v. d'Irlande, dans les comtés de Waterford et de Cork, à 178 kil. S.-O. de Dublin, près du Blackwater; 3,000 hab. Magnifique château; patrie de Congrève.
Lismore, l'une des îles Hébrides, sur la côte O. de l'Ecosse, dans le golfe de Linnhe, fait partie du comté d'Argyle.
Lisoiii (François-Paul, baron de), né à Salins, 1613-1675, avocat à Besançon, -«e mit au service de Ferdinand III et de Léopold, écrivit contre Louis XIV plusieurs pamphlets, qui firent beaucoup de bruit : Bouclier d'Etat et de justice, 1667, in -12 ; Suite du Dialogue sur les droits de la reine, 1667 et 1668 ; La Sauce au verjus contre le négociateur français Verjus, 1674, etc.
Lissa, Issa, île de l'archipel illyrien, dans l'Adriatique, a l'O. de l'île de Lésina; 6,000 hab.; ch -1., Lissa, port sur la côte N.-O. Bataille navale do 1810, gagnée par les Français sur les Anglais ; bataille navale de 1866, gagnée par les Autrichiens sur les Italiens.
Lissa, v. de Prusse, dans la Posnanie, à 64 kil. S.-O. de Posen ; 9,000 hab. Patrie du roi Stanislas Leczinski.
Lissa, v. de Prusse. V. Leuthen.
List (Frédéric), né à Reutlingen, 1789-1846, enseigna l'économie politique à Tubingue, 1817, et, à propos d'une pétition malsonnante, fut condamné en 1822 à dix ans de réclusion. Il se relira aux Etats-Unis, composa un ouvrage contre le libre échange, et eut. l'un des premiers, l'idée du Zollverein. Il a écrit : Sur un Réseau de chemins de fer à construire en Saxe pour servir de base à un réseau embrassant toute l'Allemagne,
1833 ; Système national d'Economie politique,
Lista y Aragon (Alberto), écrivain et mathématicien espagnol, né à Séville 1775-1848, eut une vie très agitée, fut plusieurs fois forcé de quitter l'Espagne ; dirigea plusieurs journaux. Son Tratado de matematicas puras y mixtas est devenu un livre classique en Espagne. Il a publié : Poesias; Madrid, 1822; — Lecciones de literatura espahola, 1839; — Ensayos litererios y criticos ; Séville, 1844, 2 vol., etc.
Listrac, comm. du cant. de Castelnau, arr. de Bordeaux (Gironde) ; 2,335 hab.
Lit de Justice. On appelait ainsi, dans l'ancienne monarchie, une séance solennelle du Parlement où le roi siégeait sur un trône, qu'on appelait lit dans le vieux langage, entouré des grands dû royaume et des ducs et pairs. On parle déjà des lits de justice sous Charles V et même sous Philippe VI ; plus tard, lorsque le Parlement eut certaines attributions politiques qui lui permettaient de résister aux édits royaux, le roi tenait une séance royale, pour faire enregistrer les édits sans discussion. Ces lits de justice étaient Regardés comme des espèces de coups d'Etat.
Litana (Forêt), dans l'Italie ancienne, sur les frontières de la Ligurie et de l'Etrurie. Les Gaulois Cisalpins y battirent deux fois les Romains, en 21o et en 193 av. J.-C.
Litchfieid, v. des Etats-Unis, à 53 kil. N. de New-Haven (Connecticut) ; 7,000 hab.
Litemum, petite ville de l'Italie anc. près de l'embouchure du Liris et de Minturnes, en Campanie. Scipion l'Africain y possédait une villa, où il mourut.
Lithuanie, en allemand Lithauen, région au S.-E. de la mer Baltique, forma d'abord un grand duché indépendant, qui fut ensuite uni à la Pologne. Elle est aujourd'hui partagée entre la Prusse et la Russie, qui a la plus grand part. Sol plat, couvert de forêts et de marécages, arrosé par la Duna, le Niémen, le Bug, le Pripet et le Dnieper. Pâturages excellents, nombreuse race de chevaux, bœufs et moutons ; récoltes abondantes de seigle, orge, froment, avoine et blé sarrasin ; grandes forêts de pins résineux, de chênes, de tilleuls et d'ormes. Jagellon, grandduc de Lithuanie, épousa Hedwige, fille et héritière de Louis, roi de Pologne et de Hongrie, en 1386, et se fit baptiser. En 1413, la Lithuanie fut réunie à la Pologne par un acte de la Diète de Vilna ; mais la noblesse seule prit les mœurs et le langage des Polonais; aussi les Lithuaniens ont-ils été assez disposés à se séparerd'une nation avec laquelle ils ne s'étaient pas confondus. Aujourd'hui la Lithuanie comprend en Russie les six gouvernements de Kowno, Vilna, Vitepsk, Mohilev, Minsk et Grodno.
Littawa, ruisseau marécageux, affh de la Schwarza, qui passe à Austerlitz (Moravie).
Little-Rock OU Arkopolis, V. des Etâts-
Unis, sur l'Arkansas. capit. de l'Etat d'Arkansas, à 1,725 kil. S.-O. de Washington; 10,000 hab.
Littieton (Francis), né à Frankley (Worcester), à la fin du xve siècle, mort en 1481. est auteur d'un excellent traité sur les tenures ou mouvances des fiefs, que l'on regarde comme la base des lois qui régissent la propriété en Angleterre.
Littoral autrichien, province de l'empire Austro-Honsrois. qui comprend l'Istrie, le comté de Gôritz od Gœrtz, Gradiska et Trieste. Elle a 7,989 kil. carrés de superficie et 600,000 habitants. Le chef-lieu est Trieste; les v. princip. sont : Gôrilz, Gradiska, Adelsberg. Pola d'istria.
Littoral, province nouvelle de la Sibérie orientale. Elle comprend la Mandehourie orientale, l'île de Tarrakaï, le district d'Okhotsk, le Kamtchatka et les Kouriles. Le chef-lieu est
Mcolaïef; villes : Alexandrovsk, Constantinovsk, Bolchéretsk; Petropavlosk est le principal établissement du Kamtchatka. — La province du Littoral a, dit-on, L890,000 kil. earr. de superf.
Littry, comm. du canton de Balleroy, arr. de Baveux (Calvados); 2,059 hab.
Liuva Ier, roi des Wisigoths d'Espagne, successeur d'Athanagilde , 567-572, s'établit à Narbonne.
Liuva il, roi des Wisigoths, 601-603, fut assassiné par Witeric.
Livadie, nom de la Grèce continentale sous la domination turque. Elle s'étendait au S. d'une ligne tirée du golfe d'Arta au golfe de Volo, jusqu'au golfe de Patras et à l'isthme de Corinthe.
Livadie, Lebadea, ville de Grèce, à 86 kil. N.-O. d'Athènes, dans le nome d'Attique-et- Béotie; 10,000 hab. Le lac Topolias ou de Livadie (lac Copaïs) y reçoit la riv. Livadie (Hercyna).
Livah, nom donné par les Turcs aux subdivisions des vilayets ou pachaliks. Les livahs, appelés aussi sandjakats, sont administrés par des begs ou beys.
Livarot, ch.-l. de canton, arr. et à 22 kil. S.- O. de Lisieux (Calvados), sur la Vie. Fromages renommés ; 1.842 hab.
Livensa, Liquentia, riv. d'Italie, passe à Sacile et se jette dans l'Adriatique à Santa-Margarita, après un cours de 75 kil.
Liverdun, comm. du cant. de Domèvre, arr. et à 20 kil. N. de Toul (Meurthe-et-Moselle); 1,200 hab. Place jadis fortifiée.
Livernon, ch.-l. de cant., arr. et à 18 kil. N.- O. de Figeac (Lot); 783 hab.
Liverpooi, v. d'Angleterre, dans le comté de Lancastre, à 59 kil. O. de Manchester, à 313 k. N.-O. de Londres, sur la rive droite de la Mersey et près de son embouchure dans la mer d'Irlande. Liverpool est le centre des relations entre l'Angleterre et les Etats-Unis, et le port d'importation des cotons de l'Inde, de l'Egypte, de la Chine, de la Turquie, du Brésil et des Etats- Unis. C'est par là que s'exportent les produits de l'industrie de Manchester et du comté de Lancastre. C'est là que s'embarquent pour les Etats-Unis la plupart des émigrants anglais, irlandais et allemands. Liverpool est aussi une immense usine ; on y fabrique des machines à vapeur; il y a des fonderies de fer, des forges, des raffineries de sucre et de très-importantes savonneries. Liverpool n'était au xve siècle qu'un petit bours, et ne comptait, en 1700, que 5,000 hab. ; elle en a plus de 550,000.
Liverpool, v. de la Nouvelle-Ecosse (Amérique anglaise), au S.-O. d'Halifax. — V. de ^Australie, à l'O. de Sydney.
Liverpool (CHARLES Jenkinson, baron
Hawkesbury, comte de), né dans le comté d'Oxford, 1727-1808, entra à la Chambre des communes, 1761, et devint sous-secrétaire d'Etat, puis secrétaire de la trésorerie. Il fit partie du ministère de Pitt, fut chancelier du duché de Lancastre, 1786, et fut élevé à la pairie. Il fut toujours dévoué à la personne du roi. On a de lui : Collection de traités de 1648 à 1783, 3 vol.
Liverpool (ROBERT Banks.Jenkinson,
comte de), fils du précédent, 1770-1828, fut nommé a la Chambre des communes dès 1791. Il se plaça au premier rang des conservateurs, devint secrétaire d'Etat pour les affaires étrangères dans le cabinet d'Addington; il avait alors le titre de lord Hawkesbury; il sigua le traité d'Amiens, mais refusa de rendre Malte, ce fut l'occasion d'une nouvelle lutte, 1803. Il fut ministre de l'intérieur dans le cabinet de Pitt, et premier ministre en 1812. Il resta au pouvoir jusqu'en 1827, et soutint jusqu'à la fin son rôle de ministre conservateur intelligent et relativement modéré.
Livertad ou Libertad, le plus septentrional des départ, du Pérou. Ch.-l., Trujillo ; v. pr. Cajamarca, Payta.
Livie, Livia Drusilla, née en 56 av. J.-C, morte en 29 ap. J.-C, fille de Livius Drusus Claudianus , qui se tua pour échapper aux triumvirs, épousa Tibérius Néron. Elle était déjà mère de Tibère, et enceinte de Drusus, lorsque Octave força Tibérius à la lui donner comme femme. Dès lors l'histoire de Livie se confond avec celle d'Auguste; elle exerça sur lui l'ascendant d'une baute raison et le charme d'une humeur facile, égale et complaisante. Elle prépara l'avènement de Tibère, et voulut dominer son fils, qui préféra s'éloigner de Rome.
Livie, Livia Livilla, fille du premier Drusus, sœur de Germanicus, née 10 av. J.-C., morte 31 ap. J.-C., épousa le fils de Tibère, Drusus. Séduite par Séjan, elle empoisonna son mari, en 23; elle fut mise à mort par l'ordre de l'empereur.
Livingston (William), né à Albany (Etats- Unis), 1723-1790, fut délégué au congrès de 1774, et siégea à la Convention fédérale, en 1787. On lui doit : Revue des opérations militaires au nord de l'Amérique de 1753 à 1758.
Livingston (Robert), de la famille du précédent, né à New-York, 1746-1813, d'abord avocat, fut membre du congrès de Philadelphie; secrétaire des affaires étrangères ; négocia, à Paris, en 1802, l'acquisition de la Louisiane, et aida Fulton de sa bourse et de son crédit. On a de lui : Examen du gouvernement d' Angleterre , comparé aux institutions des Etats-Unis.
Liviugston (Edouard), frère du précédent né dans l'état de New-York, 1764-1836, membre du congrès en 1794, fut l'un des soutiens de Jefferson. Il contribua à la défense de la Nouvelle-Orléans contre les Anglais, en 1814, et fut chargé, en 1821, de rédiger les lois de la Louisiane. Membre du sénat, en 1829, il fut secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, sous la présidence de Jackson, puis envoyé en Franc» comme ministre plénipotentiaire, 1833.
Livingstone (David), né en 1816, à Blantyre (Ecosse), d'une famille noble, mais ruinée, de highlanders, s'instruisit lui-même et se prépara à être missionnaire dans les pays lointains. En 1839, il partit pour la colonie du Cap, puis résolut de pénétrer, vers le nord, dans les régions inconnues de l'Afrique intérieure ; en 1849. il atteignit les bords du lac N'gami ; en 1851-1853, il découvrit une contrée fertile, bien arrosée, se dirigea hardiment vers le N.-O., par la haute vallée du Zambèze, et arriva, le 31 mai 1854, à la station portugaise de Saint-Paul de Loanda. Après une longue maladie, il se remit en marche, suivant à peu près le cours du Zambèze et traversa la partie australe de l'Afrique. A son retour en Europe, il publia ses Voyages et recherches d'un missionnaire dans l'Afrique méridionale, Londres, 1857. Sans prendre de repos, il reparut à 1 embouchure du Zambèze, découvrit et remonta son affluent de gauche, le Chiré, reconnut le lac Chirwah et surtout le grand lac Nyassa; il a donné la Relation de l'exploration du Zambèze et de ses affluents, Londres, 1865. Plus tard, abandonnant le bassin du Zambèze, il se mit à la recherche des contrées situées au S.-O. de la région des Grands Lacs, afin de trouver les véritables sources du Nil. Livingstone, tout en faisant de nouvelles découvertes géographiques, poursuivait toujours avec ténacité la recherche des moyens les meilleurs pour mettre un terme aux horreurs de la traite. En 1873, il a succombé aux suites d'une dysenterie contractée dans cette périlleuse expédition; l'Angleterre s'est honorée par les témoignages publics d'admiration qu'elle a donnés à ce grand J voyageur.