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Lioyd (Henry), né dans le pays de Galles, 4729-1783, fit la guerre sur le continent. Ses Mémoires militaires ont été très étudiés : Introduction à Vhistoire de la guerre en Allemagne en 4756; De la Philosophie de la Guerre; Traité de la composition des différentes armées anciennes St modernes, 1801, in-8<>, etc.
Liojd, nom d'un négociant de Londres, qui fonda une sorte de succursale de la Bourse, où l'on s'occupait surtout d'assurances maritimes. Ce nom a été donné à divers établissements analogues dans d'autres pays; ainsi le Lloyd autrichien, fondé en 1836 par' M. de Bruck.
Liuchmayor, v. d'Espagne, prov. et à 25 kil S.-E. de Palma, dans l'île de Majorque; 4.000 h.
Le (Saint-), Briovera, ch.-l. du dép. de la Manche, sur la rive droite de la Vire, à 290 kil. O. de Paris. Fabr. de droguets, flanelles, coutils, dentelle, coutellerie. Comm. de chevaux, bestiaux, blé, beurre, volaille. Patrie du cardinal Du Perron; 10,121 hab.
Loanda (§aint>PauUde>)> V. de la CÔte
d'Angola, à l'ouest de l'Afrique; 5,000 hab. Ch.-l. des possessions portugaises du Congo.
Loango, petit Etat de la Guinée méridionale, depuis le cap Lopez jusqu'au Zaïre, sur 330 kil. de longueur; 500,000 hab. Capit., Loango ou Bouali. Le pays est partagé entre des chefs de tribus qui élisent le roi.
Loano, v. d'Italie, sur le golfe de Gênes, prov. et a 50 kil. S.-O. de Gênes; 4,000 hab. Victoire de Schérer, le 23 nov. 1795.
Lob om Lop.noor (Lac), lac de l'empire chinois, dans la petite Boukharie, reçoit le Tarîm.
Lobau, v. du roy. de Saxe, sur la Lobau; 3,000 hab. Eaux minérales, quartz, dit diamant de Lobau. -- V. de Prusse, prov. de Prusse : 5.000 hab. — Ile du Danube, à 10 kil. S.-E. de Vienne (Autriche). L'armée française s'y établit en 1809, après la prise de Vienne; s'y retira après la bataille d'Essling et en sortit de nouveau pour livrer la grande bataille de Wagram.
Lobau (comte de). V. Mouton.
Lobbes, v. de Belgique, sur la Sambre, à 16 kil. S.-O. de Charleroi (Hainaut); 2,500 hab.
Lobeck (Chrétien-Auguste) , né à Naumbourg, 1781-1859, professeur de littérature ancienne à Kœnigsberg. membre associé de l'Institut de France, a écrit Aglaophamus, seu de theologiœ mysticœ' Grœcorum causis; Paralipomena Grammatical Grœcœ, 4837, 2 vol. in-8<> ; etc.
Lobenstein, v. d'Allemagne, sur la Lemnitz, anc. capit. de la princip. de Beuss-Lobenstein; 4,500 hab.
Lobineau (Guy-Alexis), né à Bennes, 4666- 1727, bénédictin de la congrégation de Saint- Maur, a écrit Y Histoire de Bretagne, 4707, 2 vol. in-fol., avec preuves, pièces justificatives, glossaire. On a encore de 1). Lobineau : Hist. des deux conquêtes de l'Espagne par les Maures; Hist. des Saints de la province de Bretagne, 4723, 2 vol. in-fol. ; les 3 volumes de Preuves de Y Hist. de la ville de Paris, par M. Félibien, 4725; les Ruses de guerre de Polyen, trad. du grec ; etc.
Lobo (Francisco-Rodriguez), poète portugais, né à Leiria (Estrémadure), vers la fin du xvk s., mort noyé dans le Tage après 1629, eut une grande réputation par ses Romances, ses poèmes pastoraux, son poème épique, le Connétable de Portugal; par une pastorale, mêlée de prose et de vers, la Cour au village ou les Nuits d'hiver, 1619.
Lobo (Le P. Jéronimo), jésuite, né à Lisbonne, 1595-4678, a publié : Historia de Ethiopia, 1659, in-fol.
Lobo (Gerardo), poète espagnol, né dans la Vieille-Castille, vécut au commencement du xvue siècle. Il fut du nombre des beaux esprits avec lesquels Philippe IV aimait à composer
des vers et à représenter des comédies ; il mourut en 1668. On a de lui des Odes, des Sonnets, des Dizains, des Redondilles; il excellait surtout dans le genre burlesque.
Lobos, groupe de petites lies, voisines du Pérou, vers le 7° lat. S. Elles renferment de riches dépôts de guano.
Locamo, v. de Suisse, l'un des 3 ch.-l. du canton du Tessin, à la pointe N. du lac Majeur, à 45 kil. S.-O. de Bellinzona; 3.000 hab.
Loch, lac ou marais en écossais.
Lochaber, canton montagneux de l'Ecosse, dominé par le Ben-Nevis, dans le comté d'Inverness.
Loches, ch.-l. d'arr. (Indre-et-Loire), à 40 kil. S.-E. de Tours, sur l'Indre. Fabriques de draps grossiers; commerce de grains, vin, laine et bestiaux. Tombeau d'Agnès Sorel ;
Lochwinnoch, bourg de l'Ecosse, voisin do Paisley, (Renfrew), sur la Calder; 5,000 hab.
Locke (John), né à Wringlon (Bristol). 4632- 1704, donna ses soins à l'éducation du fils de lord Ashley, depuis comte de Shaflesbury, et s'attacha si bien à la fortune de ce personnage qu'il l'accompagna dans son exil en Hollande, 1683. Il revint en Angleterre avec Guillaume d'Orange, refusa plusieurs missions diplomatiques, et mourut dans les meilleurs sentiments de piété chrétienne. — Locke a été l'un des philosophes et des publicistes les plus célèbres du xvne s. ; on en peut juger par ses ouvrages : L'Essai sur l'Entendement humain a été publié en 4690, in-fol ; il a été traduit dans presque toutes les langues. C'est un traité d'idéologie, divisé en 4 livres; il soutient que toutes nos idées viennent de l'expérience. Le style est parfaitement clair, quoique un peu diffus; Locke, malgré sa modération et son bon sens, a préparé le sensualisme de Condillac, et l'idéalisme sceptique de Berkeley et de Hume ; mais ce livre restera l'un des grands monuments de la philosophie moderne. — La Lettre sur la tolérance, publiée en 4784, est d'une morale élevée. — L'Essai sur le gouvernement civil, 4690, in-8°, est une véritable théorie politique, qui, à la royauté de droit divin, oppose la souveraineté de* la nation. — Dans les Considérations sur les suites de la diminution de l'impôt et de l'augmentation de la valeur des monnaies, 4694, Locke a écrit un vrai traité d'économie politique. — L'ouvrage de Y Education des Enfants, 1693, est moins paradoxal que l'Emile. — Le Christianisme raisonnable, 4695, a pour objet de prouver que le christianisme de l'Ecriture Sainte n'offre rien de contraire à la raison. On lui doit encore : Conduite de l'esprit dans la recherche de la vérité ; Examen de l'opinion du P. Malebranche, « que 7ious voyons tout en Dieu * ,• Discours sur les miracles; Mémoires pour servir à la vie du comte de Shaftesbury, etc.
Lockhart (John Gibson), né dans le comté de Lanark (Ecosse), 4794-4844, l'un des principaux collaborateurs du Blachwood Magazine, gendre de Walter Scott, 4820, écrivit une traduction des Ballades espagnoles, et des romans. Il composa une Vie de Burns, une Vie de Napoléon, et fit surtout la biographie de Walter Scott, en 7 volumes.
Lockport, v. des Etats-Unis (New-York), sur le canal Ené; 44.000 hab.
Locmau ou Lokman, auteur d'un recueil de fables arabes, dont la vie n'est pas connue; il est en grande estime en Orient. Le recueil de fables qu'on lui attribue a été publié au xvne s., en Hollande, par Erpenius ; la forme a fait croire que le livre avait été écrit par un chrétien, peut-être appelé BarSouifla, qui vivait en Egypte au xme siècle.
Locie (Le), y. de Suisse, canton et à 15 kil,
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N.-O. de Neuchàtel; 10.000 bab. Fab. importantes d'horlogerie et de dentelles.
Locmariaker, comm, du eant. d Auray.
arr et a Go kil. S.-E. de Lorient (Morbihan), sur le golfe du Morbihan. Ant. druidiques; 2,184 bab.
Locminé, cb.-l. de cant. de l'arr. et à 28 kil . S. dePontivv (Morbihan); 1,941 bab.
Locoaioieudon, comm. du canton de Belz, arr. de Lorient (Morbihan) ; 2,175 hab.
Locré de Roissy (JEAN-GciLLADME, baron),
né à Leipzig, de parents français, 1758-1840. avocat au parlement de Paris, juge de paix en 1791, fut secrétaire -général du Conseil d'Etat en 1800. On a de lui : Législation française ; Procès-verbaux du Conseil d'Etat ; Esprit du Code Napoléon; — du Code de Commerce, — du Code de Procédure ; Législation civile, commerciale et criminelle de la France, 1827-32. 31 vol. in-8J. etc.
Locres, Locri Epizephyrii, v. de l'Italie ancienne, sur la côte E. du Bruttium. Elle eut Zaleucus pour législateur et fut la patrie de Timée.
Locride, nom de deux pays de l'ancienne Grèce, l'un sur le canal d'Eubée, l'autre sur le golfe de Corinihe. La première comprenait la Locride Opontienne à l'O.; v. princ, Oponte, Cynos, Alope, Daphnonte ; la Locride Epicnémidienne, c'est-à-dire au pied du mont Cnémis, à l'E. ; v. princ, Cnémides, Scarphia, Nicée. Ce pays forme aujourd'hui une partie du nome de Phthiotide-et-Phocide. La seconde, à l'O. du Parnasse, avait pour villes principales, Amphissa et Naupacte. Les habitants s'appelaient Locriens Ozoles. Les Locriens n'ont joué aucun rôle dans l'histoire.
Locuste ou Lucusta, célèbre empoisonneuse de Rome, longtemps instrument de gouvernement, fit périr Claude, Britannicus, et fut mise a mort sous le règne de Galba, 68.
Lodève, Luteva, ch.-l, d'aiTond., à 52 kil. N.-O. de Montpellier (Hérault), dans une vallée traversée par l'Ergue et la Salondre. Fabriques de draps; commerce de savons, d'huile d'olive, d'amandes et d'eau-de-vie. Patrie du cardinal Fleury , 10,185 bab.
Lodge ^ Edmond), biographe anglais, 1756-1839, a écrit : Illustrations of British History ; Portraits of illustrions Personages of Great-Britain, 4 vol. m-fol ou 12 vol. in-8», etc.
Lodi, v. d'Italie, sur l'Adda, province et à 34 kil. S.-E. de Milan ; 26,000 hab. Evêché ; grand commerce de fromages. Victoire de Bonaparte, lu mai 1796.
Lodiana OU Loudiana, Vs de l'HindûUStan,
sur le Sutledje, dans le Pendjab, à 200 kil. N.-O. de Delhi; 20.000 hab. Position militaire importante , fabr. de toiles grossières et de cbàles de cachemire communs.
Lodomérie OU Lodomirie (pour Wladimirie), pavs sur le versant N. des Karpathes au N. de la Galicie et à l'E. de la Pologne. Son nom vient de Wladimir le Grand, prince de Kiev, qui la conquit au x« siècle; elle échut à l'Autriche, lors des partages de la Pologne. Aujourd'hui elle est comprise dans la Galicie, sauf le nord qui appartient a l'empire russe.
Lodosa, v. de la prov. de Navarre (Espagne), à 66 kil. de Pampelune, sur la rive gauche de l'Ebre. Grains, vins, eaux-de-vie, huile ; 3.000 h.
Lodz, au S. de Varsovie (Pologne russe). Grande industrie des draps, lainages, cotonnades ; 57,000 hab.
Lœssnitz, v. du roy. de Saxe, sur la Lœssnitz ; 4.5ÛU hab. Fabr. de tissus de laine et de coton.
Loève-Veimars (FRAXÇOIS-ÀDOLPHE, baron),
né à Paris, 18U1-1854, de parents allemands d'origine, habita Hambourg, écrivit dans les Revues et géra plusieurs consulats. Parmi ses nombreux ouvrages, on remarque ; Précis de