‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 344 sur 657 · LOM · texte numérisé non relu

LOM

gat en Gaule, se laissa battre par les Germains et perdit l'aigle de la 5e légion. Accusé d'avoir vendu aux Parthes les plans des Romains, il en fut réduit à s'empoisonner, 3 ap. J.-C.

Lomag-ne, auc. pays de France, en Gascogne. Villes : Lectourè, Beaumont et Vic-de- Lomagne.

Lomazzo (Jean-Paul), peintre, né à Milan, 1538-1600, a écrit un Traité de la Peinture.

Lombard (Lambert), peintre et architecte, né à Liège, 1506-1565, entra dans l'atelier du Titien, et fut l'un des maîtres les plus estimés dans sa patrie.

Lombardi (At.fonso), sculpteur, né à Ferrare, 1487-1536, fut l'ami du Titien , ses principales œuvres sont à Bologne.

Lombardi (Giovanni-Domenicû), dit YOmino,

Î cintre de l'école florentine, né a Lucques, 1682- 752, a eu un talent inégal.

Lombardie, pays des Lombards, nom donné depuis le moyen âge à la partie sept, de l'Italie. Sous le roi Autharis, la Lombardie s'étendait des Alpes auVolturno; à partir de l'époque de Charlemagne, elle ne comprit que les bassins du Pô et de l'Adige. Plus tard, profitant de la lutte des papes et des césars germains, les villes de Milan, Lodi, Pavie, Mantoue, Vérone, etc., se constituèrent en républiques et formèrent entre elles, au xne s., la Ligue Lombarde. L'union les délivra des Allemands, la discorde les fit tomber sous la domination de familles puissantes.

Lombard-vénitien (Royaume), nom que portaient les provinces milanaises et vénitiennes sous la domination autrichienne. La Lombardie fut cédée par l'empereur d'Autriche,

Îiar le traité préliminaire de Villafrânca, le 1 juillet 1859, ratifié par le traité de Zurich, le 11 novembre 1859. La Vénitie fut cédée le 3 octobre 1866 et incorporée au royaume d'Italie. V. Italie.

Lombardo (Pietro), sculpteur et architecte vénitien, né dans la première moitié du xvi* s., mort de 1515 à 1530. Ses principaux ouvrages sont à Venise.

Lombards, Longobardi ou Langobardi (hommes à la longue lance ou à la longue barbe), peuple germanique, établi d'abord entre l'Elbe et l'Oder. Il descendit ensuite vers le Sud, et, au commencement du vie s. , s'empara de la Pannonie et du Nonque sur les Gépides. Leur chef, Alboin, envahit l'Italie, en 568, et s'empara, sur les Grecs, du Nord et d'ime partie des provinces centrales. Ils arrivèrent sous Autharis jusqu'à Bénévent et Capoue. Luitprand prit l'exarchat de Ravenne. Mais les papes, menacés

£ar les Lombards, appelèrent a leur secours harles Martel, qui arrêta Luitprand ; Pépin le Bref, qui vainquit Astolf ; et Charlemagne, qui, après la défaite de Didier, mit fin au royaume des Lombards, en 774. Le duché lombard de Bénévent resta seul indépendant.

Rois lombards :

Alboin, mort en

Cleph

Gouvernement des 30 ducs. .

Autharis

Agilulf

Adaloald

Ariovald ••..».

Rotharis 0 . .

Rodoald

Aribert Ier

Gondibert et Perlharite. . . .

Grimoald

Garibald

Pertharite (rétabli). . . . , .

Çunibert , , .

Luitpert 701

Ragimbert 701

Ariberl II 712

Ansprand. . > 712

Luitprand 744

Hildebrand. . 744

Ralchis. . . . *. 746

Astolf 756

Didier 774

Loiubart (Pieure), graveur, né à Paris, 1612- 1682, élève de Vouet, exerça la gravure a Londres, et excella dans les portraits.

Lombers (Saint-Pierre de), commune dû i'arr. et à 14 kil. S. d'Albi (Tarn), jadis ville assez importante

Lombez, Lombaria, ch.-l. d'arrond., à 36 kil. S.-E. d'Auch, sur la Save (Gers); 1,688 hab.

Lombok, île de la Malaisie, dans l'archipel de la Sonde, séparée à l'O. de Bali par le détroit d'Alias. Les habitants, musulmans, sont imparfaitement soumis aux Hollandais.

Lomeiiine, anc. prov. du roy de Sardaigne, vers le confluent du Tessin et du PO ; ch.-l., Mortara.

Loménie ( Antoiise ke), seigneur de la Villeaux-Clercs, 1560-1638, fut ambassadeur extraordinaire en Angleterre, 1592, et exerça avec prudence, de 1606 à 1615, la charge de secrétaire d'Etat.

Loménie, COmte de Brienne (HeNRI-Au-

guste de), fils du précédent, né à Paris, 1595- 1666, succéda à son père, 1615, sut se maintenir aux affaires sous Richelieu et sous Mazarin, dirigea les affaires étrangères jusqu'en 1663, et fut remplacé par de Lionne. On a de lui des Mémoires jusqu'à la mort de Mazarin, des Observations sur les Mémoires de M. de la Châtre. Il avait été forcé de vendre au roi la belle collection de manuscrits, qui forme le Fonds Brienne de la Bibliothèque nationale, en 360 volumes in-fol.

Loménie, COmte de Brienne (HENRI-LOUIS

de), fils du précédent, né à Paris, 1635-1698, conseiller d'Etat, exerça les fonctions de secrétaire d'Etat avec son père jusqu'en 1663, se retira tout à coup chez les pères de l'Oratoire, donna des signes de folie, si bien que Louis XIV le fit renfermer jusqu'en 1692. On a de lui : Mémoires de 1643 à 1682, 2 vol. in-12 ; Mémoires inédits, publiés par Fr. Barrière, 1828. 2 vol. in-8<>, etc.

Loménie de Brienne (ETIENNE-CHARLES de),

né à Paris, 1727-1794, de la famille des précédents, entra dans les ordres, et resta en fort bons termes avec les philosophes. Il fut nommé évêque de Condom en 1760, archevêque de Toulouse en 1763, et fut de l'Académie française en 1770. Il fut bon administrateur et s'efforça longtemps d'arriver au ministère. Enfin, il remplaça Calonne, le«" mai 1787. Mais il montra dès lors beaucoup d'indécision et d'incapacité; le Parlement s'opposa aux édits de la subvention territoriale et du timbre, et fut exilé à Troyes, 15 août. Loménie de Brienne fut alors nommé ministre principal; il rappela le Parlement, et voulut lui faire enregistrer un emprunt de 420 millions qui serait réalisé en cinq ans. Le Parlement protesta, au moment où le ministre se faisait donner le riche archevêché de Sens. Dans un lit de justice tenu à Versailles, le Parlement reçut l'ordre d'enregistrer six edits qui réduisaient sa juridiction, réformaient la justice, abolissaient la torture et établissaient, pour l'enregistrement des lois, une cour plénière, 8 mai 1788. Partout l'on prolesta contre ces édits, le ministre, effrayé, annonça la réunion des Etats-généraux pour le 1er mai 1789 ; il fut forcé de donner sa démission le 25 août ; il fut nommé cardinal, 15 décembre. Il voyagea en Italie jus-

au'en 1790, prêta serment à la constitution civile u clergé, donna sa démission de cardinal ,

LON

LON

mais il fut arrêté à Sens, le 9 novembre 1793; il mourut d'apoplexie; d'autres disent qu'il s'empoisonna.

Loni (Ai-reuoï. peintre de l'école florentine, né à Pise, 1556-4622.

Lomi (Orazio). dit Gentileschi, frère du précédent, peintre, né à Pise, 1563-1646, s'établit en Angleterre.

Lomi (Artemisia), dite Gentilescha, fille du précédent, née à Pise, 1590-1042, élève de son père et du Guide, se distingua par son mérite autant que par sa beauté.

Lomme, coium. du canton de Haubourdin, arr. de Lille (Nord); 4,364 hab.

i.omond (Lac), lac de l'Ecosse, dans les cointés de Stirling et de Dumbarton; 48 kil. sur 10; rempli d'îles, surtout au S.

Lomonosof (Michel- Vasiliévitch). né à Denisovka (gouvernement d'Arkhangeî), 1711-1765, fils d'un pêcheur, s'enthousiasma à la lecture des psaumes, et devint poète et savant distingué. Jl fut professeur de chimie à Saint-Pétersbourg, directeur de l'université, conseiller d'Etat. Lomonosof a écrit avec pureté et élégance : Hist. de Russie jusqu'à la mort d'Iaroslaf; Grammaire russe, Rhétorique russe; Eloge de Pierre le Grand; Dissertations sur la chimie, l'électricité, l'astronomie, etc. Parmi ses œuvres en vers on cite : la Pétréaùe, deux tragédies, des Odes, une Idylle, etc.

Lomof (Xijni-), v. de la Russie d'Europe, dans le gouv. et à 100 kil. de Penza; 8,000 hab.

Louato, v. d'Italie, près du lac de Garde, prov. et à 20 kil. E. de Brescia,- 7,000 hab. Victoire de Bonaparte le 3 août 1796.

Loiidinières, ch.-l. de canton, arr. et à 16 kil. N. de Neufchàtel (Seine-Inférieure); 1,116 hab.

Londiuum, nom latin de Londres.

Locdon, Londres, en anglais.

Loudon, v. du H. -Canada, sur la Thames, dans la presqu'île formée par les lacs Huron, Erié et Ontario; 19,000 hab.

London (New-), v. des Etats-Unis, à l'embouchure de la Thames, à 61 kil. E. de New- Haven (Gonnecticut) ; 7,000 hab. Port de commerce et de pêche.

Londonderry, v. d'Irlande, capit. du comté du même nom, sur la Foyle, à 195 kil. N.-O. de Dublin; 13,000 hab. Commerce de céréales. — Le comté de Londonderry, au N. de l'Irlande, possède des mines de fer.

Londonderry (Lord). V. CASTLEREAGH.

Londonderry (CHARLES-WILLIAM, comte Va-

ne, marquis i>e), frère consanguin du précédent, né à Dublin, 1778-1854, fut élevé à la pairie sous le nom de lord Stewart, et devint ambassadeur en Autriche, et l'un des plénipotentiaires au congrès de Vienne. Il se distingua par son torysme fougueux. Il a écrit : Histoire de la guerre' de la Péninsule; Hist. de la guerre de\8\'àetde 1814 en Allemagne et en France; Souvenirs d'un voyage dans le nord de l'Europe. Londres, Augusta Trinobantium, Londinium ou Londinum, en anglais London (de Lon-din, la ville des vaisseaux, ou de llyn-dinas, la colline de l'étang), capitale du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et de l'Irlande, ch.-l. du comté de Middlesex, à 88 kil. de la mer, par 51» 30' 49" lat. N. et 2<> 26' 12» long. O. ; 3,815.000 hab. La ville est divisée en deux parties par la Tamise : celle du N. appartient au comté de Middlesex, et, par quelques faubourgs, à celui d'Essex ; celle du S. est dans le comté de Surrey, et appartient, par les faubourgs de Deplford, Greenwich, etc., à celui de Kent. Elle comprend la Cité sur la rive gauche, la cité de Westminster, sur la même rive à l'O. Les autres quartiers entourent ces deux quartiers primitifs sur la rive gauche et sur la rive droite.

La cité de Londres forme une ville particulière qui a son administration composée d'un lord-maire, de 28 aldermen, de 2 shérifs, de 209 conseillers municipaux et d'un recorder. Londres comprend 4 parties dont chacune a sa physionomie : au Centre, la Cité, centre des affaires; à l'O., le West-End, quartier du luxe, de la richesse et de la mode; à l'E., YEast-End, séjour du grand commerce, occupé par les magasins et les docks ; au S., le Borough ou Southwark, rempli par les fabriques et les manufactures.

Londres possède peu de monuments remarquables. Citons la cathédrale de Saint-Paul, l'abbaye de Westminster, les parais royaux : Saint-James, White-Hall, Buckingham-palace, résidence de la reine; Kensington-palace; le nouveau palais de Westminster ou palais du Parlement, et a pour annexe l'ancienne salle du palais des rois d'Angleterre à Westminster, ou Westminster-hall. La Tour de Londres se compose de plusieurs édifices sur la Tamise; Mansion-house est l'hôtel du lord-maire; Somerset-house, œuvre de Puget, renferme les bureaux de l'amirauté, du timbre, de l'accise, du revenu intérieur, de la taxe des pauvres Le Monument est une colonne de 66 mètres, élevée en mémoire du grand incendie de 1666. Londres possède un grand nombre de places carrées ou squares ; les plus belles promenades sont : Saint-James- Park, Green-Park, Hyde-Park, Begent's-Park. Sept grands ponts 'traversent la Tamise, entre autres le pont de Waterloo en granit, le pont de Southwark en fer, le pont suspendu de Charing-Cross ; enfin, sous la Tamise, entre Wapping et Botherhithe, est le tunnel construit par l'ingénieur français Brunel.

Londres a 15 théâtres, 170 hôpitaux ou hospices, le collège de l'Université, le King's-Collége, 16 écoles de médecine, 16 écoles de droit, 5 de théologie, les collèges de Saint-Paul, de Westminster, de Charter-house, et une multitude d'écoles pratiques. Les principales sociélés littéraires et scientifiques sont : la Société royale de Londres, l'Académie royale des arts, les Académies de médecine et de" chirurgie, la Société linnéenne, la Société asiatique, la Société biblique; il y a 18 bibliothèques publiques, dont la lre est le British- Muséum.

L'industrie et le commerce de Londres sont très variés. On trouve des fabriques de soieries, des ateliers de construction de machines et de navires, des fabriques de coutellerie, carrosserie, orfèvrerie, horlogerie, armes de luxe, produits chimiques, brasseries, etc. Londres est la première place de commerce du monde; c'est le siège de la banque d'Angleterre et de toutes les grandes compagnies. Londres communique avec toutes les parties de la Grande-Bretagne par des lignes de chemins de fer.

C'est la patrie des poètes Chaucer, Milton, Cowley, Glower, Spenser, Pope et Shaftesbury; des hommes d'Etat Chesterfield, Whitelocke, Thomas Morus, François Bacon, William Temple, Pitt et Fox; de l'astronome Halley, des peintres Wright et Hogarlh, etc.

Longeau, ch.-l. de cant., arr. et à 14 kil. S. de Langres (Haute-Marne); 417 hab.

Longepierre (HlLAIRE-BERNARD de Reque-

îeyne, baron de), né à Dijon, 1659-1721, précepteur du comte de Toulouse et du duc de Chartres. On a de lui des traductions en vers &'Anacréon, de Sapho, de Bion, de Moschus, de Théocrite; des Idylles; une tragédie de Médée, etc.

Longet (François-Achille), né à Saint-Germain-en-Laye, 1811 1872, membre de l'Académie de médecine, dès 1844, a écrit : Traité d'anç^tomie et de physiologie du système nerveux de

LON

LON

l'homme et des animaux vertébrés, 1842 ; Traite complet de physiologie, 1850-1859, etc.

Longet (Mont), point culminant des Alpes Maritimes, haut de 3,153 met.

Longford, v. d'Irlande, sur le Camlin, capit. du comté du même nom; 4,000 hab. Commerce de grains et de beurre. — Le comté de Longford est dans le Leinster.

Longhi (Ll'ca), peintre de l'école bolonaise, né a Ravenne, 1507-1580, composa des portraits et des tableaux pour les églises.

Longhi (Giuseppe), graveur italien , né à Monza, 1766-1831, fut l'un des premiers artistes de l'Italie.

Longin ou Cassias Longinus, né au commencement du me s., peut-être en Syrie, à Emèse, professa, à Athènes, la philosophie et la critique. Il fut attiré, on ne sait comment, à la cour brillante des princes de Palmyre et fut le secrétaire de la fameuse Zénobie. Après la prise de Palmyre, il fut livré à l'empereur Aurélien, qui le fit périr. Il est surtout célèbre par le Traité du Sublime, qu'on lui a généralement attribué, mais qui est peut-être l'œuvre d'autres rhéteurs, Denys d'Halicarnasse ou même Plutarque. Ce livre, dont nous n'avons que les deux tiers, est l'un des plus beaux ouvrages de la critique ancienne. — Il a été publié en grec par Robertelh en 1554, et souvent depuis réimprimé.

Longin, nom de deux saints, l'un honoré dans l'Eglise grecque, le 16 octobre, aurait été le centeiïier qui commandait les soldats romains à l'époque de la Passion ; — l'autre, honoré le 15 mars par l'Eglise latine, aurait été le soldat qui frappa de sa lance Jésus-Christ.

Longin (Flavius) fut envoyé, comme exarque, en Italie, après la disgrâce de Narsès, 568. Il ne put empêcher les conquêtes d'Alboin, roi des Lombards; il fut remplacé en 584.

Long.isiand, ou Ile Longue, île de l'Océan Atlantique, en face de New-York, longue de 160 kil. sur 15 a 30. Un chemin de fer la traverse de l'E. à l'O. Villes : Brooklin, Williamsbourg, Astoria.et Jamaïea.

Longitude, terme géographique. C'est la distance d'un lieu quelconque a un méridien déterminé. On la mesure par l'arc de l'équateur, compris entre ce méridien etceluidulieu.il y a 180 degrés de longilude à l'E. et 180 degrés a l'O. du méridien convenu : chaque degré se divise en 60 minutes, chaque minute en 60 secondes.

Longjumeau OU Lon jumeau, ch.-l. de canl. de l'arr. et à 20 kil. NvO. de Corbeil, sur l'Yvette (Seine-et-Oise). Marché de bestiaux, grains, légumes. Traite de 1568 entre les catholiques et les protestants; 2,585 hab.

Longny, ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil. E. de Mortagne (Orne), sur l'Huisne ; 2,145 hab.

Longobardi (Nicolas), jésuite, né à Calatagirone (Sicile), 1565-1643, fit beaucoup de conversions en Chine. On lui doit des Lettres écrites de Ctune; et de Confucio ejusque doctrina tractatus.

Longobncco, v. d'Italie, province et à 34 kil. N.-E. de Cosenza; 7,000 hab. Mines de plomb.

Longomontan (Chrjstian-Séverin), astronome danois, 1562-1647, élève de Tycho-Brahé, fut l'un des meilleurs astronomes de son temps, mais croyait a l'astrologie On a de lui : Cyclometria e Lunulis reciproce demonstrata ; de Eclipsibus; Introductio in Theatrum astronomicum, in-4«, etc.

Longpré [Alexandre de), auteur dramatique français, 1796-1856, a composé plusieurs pièces qui eurent du succès.

Longue, ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil. S. de Baugé (Maine-et-Loire). Fabr. de toiles et de

sabots ; commerce de sangsues ; 4,298 habitants- Longueil (Richard-Olivier de), né vers 1410. mort en 1470, évêque de Coutances en 1453, fut l'un des commissaires chargés de réviser le procès de la Pucelle. Il devint premier président de la Chambre des comptes et cardinal, 1456; il mourut évêque de Porto.

Longueil (Christophe de), né à Malines, 1490-1522, l'un des plus habiles Cicéroniens de l'époque, fut professeur de droit a Poitiers, et conseiller au parlement de Paris. On a de lui : Perduellionis rei Defensiones duœ, Venise, 1518,

Longuerue (LOUIS Du Four, abbé DE), né

à Charleville, 1652-1733, a publié un grand nombre d'écrits, d'une solide critique : Dissertation touchant les Antiquités des Chaldéens et des Egyptiens; Description historique et géographique de la France ancienne et moderne, 1719, in-fol. ; Annales Arsacidarum, 1732; Recueil de pièces intéressantes pour servir à l'histoire de France, 1766, 2 vol. in-12.

Longnevai (Jacqces), né près de Péronne, 1680-1735, jésuite, est surtout connu par son Histoire de VEglise gallicane, 1730-1749, 18 vol. in-So.

Longue-ville, ch.-l. de canton de l'arr. et à 20 kil. S. de Dieppe (Seine-Inférieure). Elève de- moutons mérinos. Erigé en comté, 1452, et en duché 1505 ; 697 hab.

Longue ville (FRANÇOIS I" d'Orléans, COmte

de Dunois et de), fils de Dunois, gouverneur de Normandie, s'attacha au duc d'Orléans et l'entraîna en Bretagne. 11 y mourut en 1491.

Longue ville (FRANÇOIS II d'Orléans, COmte,

puis duc de), obtint que son comté fût érigé en duché, 1505 ; il mourut en 1512.

Longueville (LOUIS 1er d'Orléans, dllC DE),

frère du précédent, combattit courageusement à Agnadel et à Marignan, et négocia le mariage de Louis XII avec Marie d'Angleterre. Il mourut en 1516.

Longueville (HENRI II d'Orléans, due DE),

de la même famille, 1595-1663, prit part aux luttes contre Concini, se tint à i'écart des complots sous Richelieu, et se distingua, comme général, 1637-1640. Il épousa, en 1642, Anne-Geneviève de Bourbon, fille du prince de Condé ; fut chef de la députation envoyée à Munster, en 1645 ; mais, entraîné par sa femme, il prit part aux troubles de la Fronde, devint l'un des chefs des Petits-Maîtres, avec ses deux beaux-frères, Condé et Conti, et partagea leur captivité en 1658. Quand il fut libre, il se retira en Normandie.

Longue-ville (ANNE-GENEVIÈVE de Bourbon, duchesse de), femme du précédent, née au château de Vincennes, en 1619, épousa, en 1642, le duc de Longueville, qui avait 47 ans, et qui la négligea pour madame de Montbazon. Elle était encensée par les familiers de l'hôtel de Rambouillet, lorsque son mari l'appela à Munster, peut-être pour la soustraire a l'influence du prince de Marsillac. Elle revint à Paris au moment où les troubles de la Fronde allaient amener la guerre. Entraînée par Marsillac, plus politique qu'amoureux, elle attira dans la révolte son mari et son jeune frère, le prince de Conti. Elle s'établit à l'Hôtel de Ville avec la duchesse de Bouillon, et fut l'âme de la première guerre de la Fronde. Lorsque son mari et ses frères furent arrêtés, 1650, elle s'enfuit en Normandie, puis â Rotterdam ; elle entraîna Turenne dans le parti des princes; plus tard elle se retira à Bordeaux avec Condé, Marsillac, Nemours, Conti, décida son frère aîné à s'unir aux Espagnols, et fut comprise dans l'amnistie générale de 1653. Elle se repentit alors de ses erreurs, rejoignit son mari en Normandie, et s'imposa de longues et dures pénitences. Elle *

Page 1