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LUX

Lusitanio, prov. de l'anc. Espagne sous les Romains, correspondant au Portugal, moins les prov. de Minho et de Tras-os-Montes.

Lnssac, ch.-l. de canton, arr. et à 12 kil. E. de Libourne (Gironde); 1,832 hab.

Lussac-les-Chàteaux , Ch.-l. de canton,

arr. et à 12 kil. S.-O. de Montmorillon (Vienne); 1,737 hab.

Lussan (MARGUERITE de), née à Paris, 1682- 1758, peut-être fille naturelle de Thomas de Savoie, comte de Soissons. Par les conseils de son ami Huet, écrivit des romans d'une lecture agréable et instructive : Anecdotes de la cour de Philippe Auguste; Anecdotes de la cour de Childéric; — de François /" ; Annales galantes de la cour de Henri II; Vie du brave Grillon; Hist. du règne de Louis XI, etc.

Lussan, ch.-l. de canton de l'arr. et à 16 kil. N.-O. d'Uzès (Gard) ; 1,002 hab.

Lustre, Lustrum, espace de 5 ans chez les anciens Romains.

Lutèce. Luteria Farisiorum, v. de la Gaule, province de la Lyonnaise IIe, dans une île de la Seine; ch.-l. dés Parisii. Auj. Paris.

Luther (Martin), né à Eisleben (Saxe), le 10 novembre 1483, mort le 18 février 1546, était fils d'un pauvre bûcheron, qui parvint à acquérir des mines à Mansfeld. 11 étudia à Magdebourg, à Eisenach, à l'université d'Erfurt. Après une maladie, qui le jeta dans une sombre mélancolie, il résolut de se faire moine, et entra à Wittemberg dans le couvent des frères ermites de Saint-Augustin. Il fut consacré prêtre et obtint la chaire de philosophie à l'université nouvelle de Wittemberg, 1508. En 1510, chargé d'une mission à Rome, il revint, l'esprit troublé

Ear la vue du paganisme de la Renaissance, a prédication des indulgences donna à Luther l'occasion de commencer son rôle de réformateur ; le 31 octobre 1517, il afficha à la porte de l'église du château de Wittemberg 95 propositions contre les indulgences. Tetzel répondit Ear 110 contre-propositions ; les thèses furent rùlées de part et d'autre. Léon X n'avait d'abord vu dans cette dispute qu'une querelle de moines; Luther, invité à comparaître à Augsbourg devant le légat Cajetan, refusa de se soumettre; il voulait qu'on lui démontrât ses erreurs, 1518. fl en appela du pape mal informé au pape mieux informé ; bientôt entraîné par l'ardeur de la lutte, il en appela à un concile général ; il trouvait de nombreuses adhésions, en attaquant les richesses des prélats et en excitant la cupidité des nobles. Alors le pape l'excommunia solennellement, 1520. Luther, avec une audace inouïe, jeta la bulle au feu sur la place publique de Wittemberg. Charles-Quint le cita a comparaître à la diète de Worms, et lui donna un sauf-conduit pour vingt et un jours ; il refusa de se rétracter, comme il avait refusé de se rétracter devant le légat, 1521. Il fut mis au ban de l'Empire. A son retour, il fut enlevé par les ordres de l'électeur de Saxe et conduit au château de la Wartbourg. C'est là qu'il commença à traduire la Rible en langue vulgaire; c'est de son Patmos qu'il inondait l'Allemagne de ses pamphlets; il reparut à Wittemberg, mars 1522. Luther se maria, en 1525, à une religieuse, Catherine Bora. Ses opinions se répandaient dans une grande partie de l'Allemagne ; après avoir repoussé l'autorité du pape et celle de l'Eglise, il avait attaqué le célibat des prêtres, les vœux monastiques, puis les dogmes Principaux du catholicisme : s'appuyant sur Ecriture sainte librement interprétée, il rejetait tout ce qu'elle n'avait pas formellement institué. Les luthériens avaient refusé d'obéir aux décrets de la diète de Spire, 1529 ; l'Empereur demanda à Luther un exposé de leurs doctrines ; il fut rédigé par Luther, par Jonas,

Pommer et surtout Mélanchthon. Luther publia son manifeste aux Allemands, et vit se former l'union de Stnalkalde pour la défense de la liberté religieuse, 1531. Il mourut, accablé de travaux et de fatigues, à Eisleben. — Parmi ses œuvres, on cite principalement : le livre de la Captivité de l'Eglise, sa traduction de la Bible, qui a fixé la langue allemande, son Catéchisme, son traité de Servo arbitrio contre Erasme. L'édition la plus estimée est celle de Halle, 1737-1753,

24 vol. in -4°.

Luthériens, Luthéranisme. Les partisans

de Luther formulèrent leurs doctrines dans la Confession d'Augsbourg de 1530, formèrent la confédération de Smalkalde pour les défendre, s'étendirent dans la plus grande partie de l'Allemagne septentrionale, et, par la paix d'Augsbourg de 1555, obtinrent la liberté religieuse dans l'Empire; les traités de Westphalie constituèrent définitivement l'état politique et religieux des Luthériens en Allemagne. — Le Luthéranisme fut introduit en Suède par Gustave Wasa ; les Etats de Westeras, 1527, et l'assemblée d'GErebro, 1529, fondèrent l'Eglise luthérienne. — En Danemark, sous Frédéric Ie"", les Etats d'Odensée, 1527, de Copenhague, 1536, établirent le luthéranisme, qui fut ensuite imposé à la Norvège et à l'Islande.

Luti (Benedetto), né à Florence, 1666-1724, eut un coloris brillant. Ses tableaux sont nombreux en Italie et dans plusieurs musées de l'Europe.

Lutter, bourg du duché de Brunswick, à

25 kil. S.-O. de Wolfenbùttel. Victoire de Tilly sur Christian IV, en 1626; 2,000 hab.

Lutterworth, v. d'Angleterre, dans le comté et à 22 kil. S.-O. de Leicester; 3,000 hab.

Lutzelburg , nom allemand de Luxembourg.

Lutzelburger ( Jean ) , surnommé Frank, excellent graveur sur bois, né à Luxembourg, grava à Bàle un grand nombre de sujets dans la première moitié du xvi* siècle.

Lutzen, v. de Prusse, arr. et à 14 kil. S.-E. de Mersebourg (Saxe) ; 2,000 hab. Vict. de Gustave-Adolphe, le 6 nov. 1632, et des Français, le 2 mai 1813.

Liïtzow (Louis -Adolphe-Guillaume, baron de), officier prussien, 1782-1834, se distingua surtout, de 1813 à 1815, à la tête du corps franc, les Chasseurs noirs de Ltitzow. Il fut colonel en 1815 et général-major en 1822.

Lux (Adam), né à Opeinbourg (électorat de Mayence), 1773-1793, vint à Paris pour demander la réunion de son pays à la France. Il osa manifester ses sympathies pour les Girondins proscrits et pour Charlotte Corday; il fut condamné à mort, le 5 novembre.

Luxembourg (Grand-duché de), ancien Etat de l'Empire germanique, dut son nom à la ville de Luciliburgum, Lutzelbourg ou Luxembourg. Comté en 963, duché en 1354. La maison de Luxembourg donna plusieurs empereurs à l'Allemagne, des rois à la Bohême, etc. Le duché appartint aux ducs de Bourgogne, 1448, puis à la maison d'Autriche, qui le garda jusqu'à la fin du xvme siècle. Il forma le département des Forêts, 1795. En 1815. les traités de Vienne le donnèrent au roi des Pays-Bas, en le faisant entrer dans la Confédération germanique. Le traité de Londres du 19 avril 1839 laissa au royaume de Belgique la partie N.-O. du grand-duché. Le reste, demeuré sous la souveraineté du roi des Pays-Bas, forme un Etat séparé, dont l'union avec la Hollande est toute personnelle ; le traité de Londres du 11 mars 1867 l'a déclaré neutre, sous la garantie des grandes puissances; les fortifications de Luxembourg ont été démolies. Le pouvoir législatif appartient à une assemblée des Etats, composés de 40 députés au plus, élus pour 6 ans et par moitié tous les trois ans. Le Luxembourg

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