MIE
derne, puis sa traduction ' de Vico. Il devint maître de conférences à l'école Normale ; fut nommé chef de la section historique aux archives du royaume, suppléant de M. Guizot à la Sorbonne, professeur d'histoire de la princesse Clémentine. Il commença dès lors la publication de son Histoire de France (1837-4867, 46 vol. in-8°). On lui doit encore : Histoire de la république romaine, 2 vol.; Introduction de l'histoire universelle ; Précis de l'histoire de France jusqu'à la révolution ; Origines du droit français ; traduction des Mémoires de Luther, 2 vol. ; le Procès des Templiers (dans la collection des documents inédits), 2 vol. in 4»; une Histoire de la Révolution française, 7 vol. in-8°; les Femmes de la Révolution, etc.
Professeur au Collège de France en 1838, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques, il écrivit trois pamphlets : les Jésuites, avec Quinet, 4843; le Prêtre, la Femme et la Famille, 4844; le Peuple, 4846. Son cours fut fermé en mars 4851. Vivant dans la retraite, il publia: Y Oiseau, 4856; YInsecte, 4857; Y Amour, 4858; la Femme, 4859; la Mer, 4861; la Sorcière, 1862; la Montagne, ,4868; et, de plus, quelques ouvrages de polémique, comme la Pologne martyre, 4863; la Bible de l'humanité, 4864, etc. Il avait réservé pour ses derniers jours la fin de son histoire de France; il n'a publié qu'un volume sur le Directoire et les Origines de la famille Bonaparte.
Micheii, ancienne famille de Venise à qui elle donna trois doges : Vitale I", 4096-4402; Dominique, 4447-4130; Vitale III, 1156-1173.
Micheiozzi (Michelozzû), architecte et sculpteur du xve siècle, né à Florence, et mort à 68 ans. Elève de Donatello, de Brunelleschi, il éleva le palais Ricardi; répara le Palais-Vieux, édifia le couvent de Saint-Marc, la chapelle Médicis de Santa-Croce, etc.
Michigan, lac des Etais-Unis, au N. ; long de 588 kil., large de 240 kil., profond de 260 mètres, il communique avec le lac Huron par le Michillimackinac.
Michigan, un des Etats-Unis de l'Amérique du Nord; il forme une presqu'île comprise entre le lac Michigan à l'O., le lac Huron au N. et au N.-E., les lacs Saint-Clair et Erié à l'E., et les Etats d'Ohio et d'Indiana au Sud. Sa superficie est de 152,584 kil. carrés, et sa popul.' de 1,636,937 hab., dont 5,000 Indiens. Au N., forêts de pins, et riches mines de fer, de cuivre et d'argent ; au S., plaines fertiles. Les villes sont Lansing, chef-lieu, Détroit, Mackinaw, etc. Territoire en 1805, et Etat en 1836.
Michillimackinac, grande tortue, nom du détroit qui unit les lacs Huron et Michigan.
Michoacan OU Mechoacan, prov. du Mexique, située au N.-O. de celle de Mexico, a pour ch.-l. Morelia (Valladolid). La popul. est d'environ 650,000 hab.
niichoi, fille de Saûl, femme de David.
siicîpsa, l'un des 3 fils de Masinissa, roi des Numides. 149-148 av. J.-C. ; il associa à ses deux fils, Adherbal et Hiempsal, son neveu, Jugurtha.
Mickiewiei (Adam), né à Nowogrodek (Lithuanie), 4788-1855, professeur au collège de Kowno, publia un recueil de Romances et ballades. Suspect de relations avec les sociétés secrètes, il fut interné à Odessa, où il composa sur la Crimée les premiers Somiets écrits en polonais. Rappelé à Saint-Pétersbourg, il y donna, 4828, son Konrad de Wallenrod; il put venir en France, où il occupa au Collège de France une chaire des littératures slaves, 4840- 1844; mais son cours fut suspendu par le gouvernement. Ses Poésies, et les Pèlerins polonais, ont été traduits. Son cours au Collège de France a paru sous ce titre : les Slaves, 5 vol. in-S°.
Hieon, peintre athénien, du v« s. av. J.-C, excellait à représenter les chevaux.
Micronésie (petites iles), l'une des 4 divisions de l'Océanie, au N.-O. On la réunit ordinairement à la Polynésie, pour ne former qu'une division de l'Océanie.
Midas, fils de Gordius, roi de Pessinunte, en Phrygie, reçut de Bacchus la faculté de convertir en or tout ce qu'il toucherait; il fut heureux de perdre ce pouvoir en se baignant dans le Pactole. Il fut gratifié, par Apollon, d'oreilles d'âne, parce qu'il avait décidé contre lui dans son débat musical avec Pan.
Middeibourg, ch.-l. de la Zélande (Pavs- BasJ, au milieu de l'île de Walcheren, à 436 kil. S.-O. d'Amsterdam. De 4814 a 4844, elle a été le ch.-l. du départ, français des Bouches-de-V Escaut. Les Anglais la prirent en 4809 ; 46.000 hab.
Middiesborough, v. du comté d'York (North- Riding), à l'embouchure de la Tees, sert de port à Stockton. Houille ; 40,000 hab.
niiddiesex (Saxe du milieu), comté d'Angleterre, dans le bassin de la Tamise. Sol peu fertile. Jardins maraîchers, usines, parcs. Outre Londres, soû ch.-l., il renferme: Brentford, Hamptoncourt, Hampstead, Slington, Harrow, Enfield, etc.
Middieton (Conyers), né à Richmond (York), 4683-4750, se fit connaître par une vive polémique contre Bentley, et écrivit : Lettre sur Rome; Recherches sur les miracles, 4747. Son unique titre à la renommée est aujourd'hui une Vie de Cicéron, 4744, 2 vol. in-4°.
Middieton, v. d'Angleterre, à 7 kil. N. de Manchester (Lancastre) ; 46,000 hab.
Middietown, v. du Connecticut (Etats-Unis), à 24 kil. S. de Hartford, sur le Connecticut; 7,000 hab.
Midée, v. de l'ancienne Argolide (Grèce).
Midi ( Canal du). V. Languedoc.
Midi (Pic du), nom de deux montagnes des Pyrénées françaises. Le Pic du Midi de Bigorre (Hautes-Pyrénées), à 43 kil. S. de Bagnères, a 2.877 met. de hauteur. — Le Pic du Midi d'Ossau (Basses-Pyrénées), près du col de Canfranc, a 2,885 met.
JUidiah, Salmydessus, v. de la Roumélie (Turquie d'Europe), a 405 kil. N. de Constantinople; 6,000 hab.
Mid-Lothian, COlUté d'EcoSSC V. EDIMBOURG OU LOTHIAN.
Midouze, riv. de France (Landes), formée à Mont-de-Marsan par la réunion du Midou et de la Douze, passe à 'Fartas et se jette dans l'Adour.
Miécisias i", duc de Pologne, 962-992, introduisit le christianisme dans son pays, 965.
Miécisias il, roi de Pologne, 4025-4034, perdit Kiev, la Moravie et les pays a l'O. de l'Oder.
Miécisias m, roi de Pologne en 1173, fut chassé en 1177, puis rétabli, 119U-1201.
Miel (Jean), peintre. V. Meel.
Miéian, ch.-l. de cant., arrond. et à 14 kil. S.-O. de Mirande (Gers). Vins, moutons; 1,954 h.
Mieres-del-Camino (San JUAN - BAUTISTA),
v. de la prov. et à 14 kil. S.-E. d'Oviedo (Espagne). Fonderie de canons de fusils et de pistolets; aux environs mines de fer, de soufre, de houille ; 6,570 hab.
r«Iiereveld OU Mirvelt (MlCHEL Janson),
peintre, né à Delft, 1568-4641, s'adonna au genre du portrait, dans lequel il excella. Il a peint ausssi des bambochades, des intérieurs , des cuisines.
Mieris (François van), dit le Vieux, né et mort à Leyde, 1635-1681, fut élève de Gérard Dow, qu'il surpassa par le dessin et la fraîcheur de la couleur. Il excellait a reproduire les scènes de la vie privée; il rend admirablement les étoffes.
Mieris (Jean van), né à Leyde, 1660-1690. fils
MIH
MIL
aîné du précédent, peignit l'histoire et le portrait.
Mieris (Gcillaume van), frère du précédent, né et mort à Leyde, 4662-1747, fut élève de son père, auquel il emprunta le soin extrême des détails, mais sans l'égaler. Ses tableaux ont été popularisés par la gravure.
Mieris (François van), dit le Jeune, né et mort à Leyde, 4689-1763, était fils et élève du précédent. Ses tableaux sont rares. Comme érudit il :i laissé : Sceaux et monnaies des évèques aYUtrecht ; Histoire des Provinces-Unies, 6 vol. iu-fol.; Histoire des princes des Pays-Bas, 3 vol. in-fol. ; etc.
Miers, village de l'arrond. et à 36 kil. N.-E. de Gourdon (Lot). Eaux minérales.
Mies ou Silberstad, v. de Bohême (Empire d'Autriche), à 25 kil. 0. de Pilsen; 3,000 hab.
Mieussy, comm. du cant. de Taninges, arr. de Bonneville (Haute-Savoie); £,106 hab.
Mignard (Nicolas), peintre, né à Troyes en 1605 ou 1608-1668, étudia son art d'après les maîtres italiens qui avaient décoré Fontainebleau, et fut appelé d'Avignon à Paris par Louis XIV.
.tiignard (Pierre), frère de Nicolas, né à Troyes, 1610-1695, élève de Vouet, résida 22 ans en Italie. Il fonda sa réputation par un portrait de Louis XIV, qui le chargea de décorer la coupole du Val-de-Grâce, 1658-1664. Rival de Le Brun, il fut après lui directeur de l'Académie de peinture, 1690. Mignard a surtout exécuté des portraits, qui se distinguent par une affectation qu'on a appelée mignardise.
Migné. comm. du cant., de l'arrond. de Poitiers (Vienne). Colonie agricole; 2,949 hab.
mignon (Abraham), peintre, né à Francfortsur-le-Main, 1639-1679, fils d'un réfugié français, excella dans la peinture des fleurs, des fruits, des insectes, du gibier, etc.
Mignot (Etienne), né à Paris, 1698-1771, entra, en 1761, à l'Académie des Inscriptions. On a de lui : Traité des droits de l'Etat sur les biens du clergé; Histoire de la réception du Concile de Trente dans les Etats catholiques ; Traité des prêts du commerce, etc.
Mignot (Vincent), né à Paris, 1725-1791, neveu de Voltaire, entra dans les ordres, mais sans recevoir la prêtrise ; il obtint l'abbaye de Scellières. On cite de lui : Histoire de l'Empire Ottoman jusqu'à la paix de Belgrade, 1740.
Miguel (San-), la plus grande des Açores. Elle a 75 kil. sur 25. Très volcanique, elle est fertile; miel; 80,000 hab. La capit. est Ponta- Delgada.
Miguel (San-), v. de l'Etat de San-Salvador (Amérique centrale), à 144 kil. E. de San-Salvador: 6,000 hab.
Miguel (San-), rivière de la Confédération Argentine, arrose l'Etat de Buenos-Ayres et se jette dans le Bio Dulce, après 220 kil. de cours.
Miguel (San-), rivière de la Bolivie, qui se jette, par la rive gauche, dans le Baures; on l'appelle encore Bio Branco, dans sa partie inférieure. Son cours est de 660 kil.
Miguel (San-), v. de la prov. d'Alto-Amazonas (Brésil), sur le Bio-Branco. La navigation est facile jusqu'à cet endroit, près de la Guyane anglaise.
Miguel (San-), golfe du Grand Océan, partie orientale de la vaste baie de Panama, sur la côte de l'Etat de l'Isthme (Confédération Grenadine). Il reçoit le Tuyra et le Chucunaque.
Miguel (San-), l'un des principaux volcans des Andes de Guatemala, dans l'Etat de San- Salvador, à l'E. de San-Salvador.
Migueitnrra, bourg de la prov. et à 4 kil. S.-E. de Ciudad-Beal (Espagne). Eau- de-vie, cuirs, briques; étoffes de laine; 6.000 hab.
Mihiel (Saint-), ch.-l. de cant,, sur la Meuse, à 18 kil, tf.-O. de Cowmercy (Meuse).
Tribunal de Ira instance et cour d'assises du départ. Forges, filatures de coton, dentelles, papeterie, vins. Dans l'église Saint-Etienne, groupe du Christ au tombeau dû au sculpteur Licier Bichier ; 4,2So hab.
Mîjares, Uduba, petit fl. d'Espagne, naît dans l'Aragon (Teruel), coule au S.-E. et se jette dans la Méditerranée, après un cours de 110 kil.
Mijas, v. de la prov. de Malaga (Espagne); 6,500 hab.
Milah, ililea Colonia, v. de la prov. et à 35 kil. N.-O. de Constantine (Algérie), près du Rummel ; 3,000 hab.
Milan, en latin Mediolanum, en italien Milano, v. d'Italie, sur l'Olona, ch.-l. de la prov. de son nom et siège d'un archevêché, elle a 220,000 hab. et avec Corpi Sa-nti, son faubourg, près de 320,000. On y admire la cathédrale ou Dôme, la basilique Saint-Ambroise, etc., et l'ancien couvent Sainte-Marie-des-Grdces ; le vaste théâtre de la Scala, etc. Elle possède la bibliothèque de Brera (200,000 vol.) et la bibliothèque Ambroisienne (100,000 vol. et 10,000 manuscrits). L'industrie consiste en carrosserie, velours, soies, tapis, bronzes dorés, cristaux, glaces, instruments de mathématiques et de physique, impressions typographiques et faïence imitant la porcelaine anglaise; c'est l'entrepôt du commerce de l'Italie du nord. Valère-Maxime, Ferrari, A. Alciat, J.-P. Alciati, B. Cavalieri, M. -G. Agnesi, Pie IV, Urbain III et Beccaria y sont nés. — La province actuelle de Milan (Italie) a 2,993 kil. carrés et 1.010,000 hab.
Milan (Gouvernement de), l'une des deux divisions du royaume Lombard-Vénitien de 1815 à 1859, renfermait 9 provinces. La paix de Zurich, 1859, l'a cédé au Piémont.
Milanais (Le), ancien Etat de l'Italie du Nord, dont les limites ont varié, mais compris, en général, entre la Suisse au N., le Piémont à l'O., le Pô au S., Mantoue et le territoire vénitien à l'E. Capit. f Milan. Seigneurie sous les Torriani, 1247-1276; érigé en duché, 1395, au profit des Visconti, 1276-1447; possédé par les Sforza, 1447-1535; acquis par Charles-Qumt, 1535, il fut enlevé à l'Espagne, 1706, par l'Autriche qui le garda jusqu'en 1796.
Milanèse (t,e). V. FERRARI.
Miiani (Aurelio ou Aureliano), peintre italien, né à Bologne, 1675-1749, imitateur des Carrache.
Milazzo (Mylse), bon port fortifié sur la côte N. de la Sicile.
Milbert (Jacques-Gérard), peintre et naturaliste, né à Paris, 1766-1840, fit partie de l'expédition de Baudin aux terres australes, 1800, puis fut chargé en 1815 d'explorer l'Amérique du Nord. On a de lui : Voyage pittoresque à l'Ile de France, au Cap et à nie de Ténériffe; Itinéraire pittoresque du fleuve Hudson, etc.
Mile (Francisque), né à Anvers, 1644-1680. élève des Frank, se fixa à Paris. Il excellait dans le paysage.
Milet, anc. v. des Ioniens, sur la côte O. de Carie (Asie Mineure), à 15 kil. S. de l'embouchure du Méandre. Au temps de sa grandeur (vme-vie siècle), elle avait eu, dit-on, jusqu'à 300 colonies sur le Pont-Euxin ou la Propontide; elle faisait tout le commerce du Nord en blé, poissons secs, esclaves et pelleteries. Patrie de Thaïes, d'Anaximandre, d'Anaximène, d'Hécatée. d'Aspasie, d'Eschine, etc. Elle fut le siège de l'école philosophique d'Ionie.
Milet ou Millet (Jacques), 1425-1466, a composé vers 1452 La Destruction de Troye la grant, ouvrage célèbre au xve siècle.
Milford-ha-ven, port d'Angleterre (Galles), dans le comté de Pembroke, à 10 kil. N.-O. du ch.-l.; 6.000 hab.
aiilhau ou Millau , /Emilianum castrum,
MIL
MIM
ch.-l. d'arr. à 74 kil. S.-E. de Rodez (Aveyron), sur le Tarn. Eaux minérales; houille. Gants de peau, draps, laines, crin, fromage de Roquefort. Patrie de Ronald ; 46,628 hab.
Miiianah, ch.-l. d'arr. et de subdivision militaire, à 418 kil. S.-O. d'Alger (départ. d'Alger), près du Chéliff ; 8,000 hab.
niiiizia (François), architecte italien, né à Oria (Terre d'Otrante), 4725-1798, a laissé : Principes d'architecture civile; Vies des plus célèbres Architectes, -l'Art de voir dans les Beaux- Arts, etc.
Mili (James), né à Montrose, 1773-4836, est surtout connu par son Histoire de l'Inde, 4806- 4848, 5 vol. in-8o. On lui doit encore : Eléments d'économie politique; Analyse des phénomènes de l'Esprit humain, etc.
Mill (John-Stuart), né à Londres, 4806-4873, fils de James Mill, écrivit dans les journaux et dans les revues une foule d'articles d'un libéralisme avancé, et dirigea de 1835 à 4840 le London and Westminster Review, organe du parti radical. Son premier ouvrage fut System of Logic nationative and inductive; dès lors il voulut appliquer à l'étude des phénomènes moraux le9 méthodes des sciences positives, comme le fait l'école positiviste française, et déploya un esprit original, étendu, vigoureux, systématique. On lui doit : Essays of some unsettled questions of political Economy, 4844, in-8<>; — Principes of political Economy, 4848, 2 vol. in-8°; — Sur la liberté, 4859, in-8<> ; — Le gouvernement représentatif ; — Auguste Comte et le positivisme, etc. Il fut député de Londres, en 4867, et correspondant de l'Académie des Sciences morales de France, 4860.
M m lus, ch.-l. de cant.,arr.et à 16 kil. O. de Perpignan (Pyrénées-Orientales), sur le Têt ; 2,279 hab.
Millau. Y. Milhau.
vaille-îles, espèce de lac formé par le Saint- Laurent, à l'endroit où il sort du lac Ontario.
jiiiiedgeviiie, capit. de la Géorgie (Etats- Unis), sur l'Oconee, à 4,027 kil. S.-E. de Washington ; 5,000 hab.
Millénaires, sectaires qui, au ne et au me s., promettaient aux élus mille ans de félicité sur la terre avant le Jugement dernier.
Miller (Jean-Martin), poète et romancier allemand, né à Ulm, 4750-4844, a composé des élégies, des romans et des chants {lieder), qui sont restés populaires.
Miliesimo, village du Piémont (Italie), sur la Rormida, à 22 kil. N.-O. de Savone. Victoire de Ronaparte, 14 avril 4796.
Milievacne, plateau considérable des monts du Limousin.
Miiievoye (Charles-Hubert), né à Abbeville, 478-2-4846, couronné par l'Académie de Lyon, 4804, et, à plusieurs reprises, par l'Académie française; il excella dans la poésie élégiaque. Charlemagne à Pavie et Alfred sont des épopées médiocres; il traduisit en vers l'Iliade, les Rucoliques, etc.
Miiiin (Aubin-Louis), né à Paris, 4759-4848, devint, en 4795, conservateur du cabinet des antiques et médailles à la fiibliothèque nationale. Parmi ses nombreux écrits on cite : Minéralogie homérique; Antiquités nationales; Monuments antiques inédits; Nouveau Dictionnaire des Beaux-Arts, 3 vol. in-8° ; Histoire métallique de la Révolution française; Voyage dans le Midi de la France, 5 vol. in-8»; Voyage en Savoie, en Piémont, etc., 2 vol. in-8° ; Voyage dans le Milanais, 2 vol. in-8» ; Peintures des vases antiques appelés étrusques, 2 vol. in-fol. ; Galerie mythologique; etc.
Miiiingen (Jacques), antiquaire anglais, né à Londres, 4774-4845. On cite parmi ses ouvrages estimés : Peintures de vases grecs; Anciennes monnaies de la Grèce; Numismatique de Vancienne Italie ; etc.
Miiiot (Claude-François-Xavier), né à Ornans (Doubs), 4726-4785, dut quitter, en 4757, l'ordre des Jésuites, pour avoir composé un éloge de Montesquieu. Il enseigna l'histoire à Parme ; de retour en France, il entra à l'Académie française, 4777. Ses ouvrages d'histoire sont écrits d'un style simple et clair, mais secs et froids. On cite : Eléments de l'histoire de France; — de l'histoire d'Angleterre; — de V histoire générale ; Histoire des Troubadours; Mémoires pour servir à l'histoire de Louis XIV et de Louis XV, 6 vol. in-42»; etc.
Mills (Charles), historien anglais, né près de Greenwich, 1788-4825, a laissé : Histoire du Mahométisme ; Histoire des Croisades; Histoire de la Chevalerie ; etc.
Miiiy, ch.-l. de cant., arrond. et à 24 kil. E. d'Etampes (Seine-et-Oise); 2,280 hab.
Milo, anc. Melos, île de l'Archipel (Cyclades). Sources minérales et chaudes ; soufre ; exploitation de pierre meulière; 8,000 hab. Sur la côte E. est le ch.-l. Milo, qui a 5,000 hab. On y a trouvé les vestiges de murs cyclopéens, d'un amphithéâtre, etc. et la célèbre statue dite Vénus de Milo.
Milon, de Crotone, athlète fameux, fut six fois vainqueur aux Jeux Olympiques et aux Jeux Pythiques. Il commanda l'armée Grotoniate qui battit les Sybarites au Grathis, 544 av. J.-G. Milon (T. Annius Papianus), de Lanuvium, avait épousé Fausta, tille de Sylla. Tribun du peuple en 57 av. J.-G., il contribua au rappel de Gicéron. Adversaire de Clodius, il le tua en 52. Mal défendu par Gicéron, il s'exila à Marseille ; il revint en Italie, rassembla quelques bandits dans la Grande-Grèce et fut tué devant Compsa, 48.
Miloradovitscn (Michel, comte], général russe, né à Saint-Pétersbourg, 1770-4825, se distingua dans toutes les guerres de 4796 à 4845. Nommé gouverneur de Saint-Pétersbourg, 4819, il fut tué d'un coup de pistolet, au début de l'insurrection qui inaugura le règne de Nicolas 1er.
Miltiade, fils de Gimon, fut d'abord gouverneur d'une colonie dans la Ghersonèse de Thrace; fut emmené par Darius Ier dans son expédition contre les Scythes; conquit Lemnos et Imbros et rentra à Athènes. Il décida du gain de la bataille de Marathon, 490 av. J.-G. ; il échoua devant Paros, et fut condamné à 50 talents de dommages-intérêts. Il mourut d'une blessure reçue au siège de Paros, vers 489. Miltiade (Saint), pape. V. Melchiade.
Milton (Jean), né à Londres, 4608-4674, fils d'un notaire, composa de petits poèmes en latin et en anglais {VAllegro, le Penseroso, le Cornus), et voyagea en France et en Italie. 11 défendit la liberté religieuse dans ses pamphlets : De VEpiscopat, Défense de l'Eglise presbytérienne, etc. 11 devint secrétaire latin du conseil d'Etat, puis de Cromwell ; après la mort du protecteur, il combattit violemment, mais sans succès, la restauration des Stuarts. Aveugle depuis 1652, marié, pour la troisième fois, il écrivit alors le poème en 42 chants qui a consacré son nom, le Paradis perdu; puis le Paradis retrouvé, en 4 chants. On doit encore à Milton un Abrégé de V Histoire d'Angleterre (jusqu'au xie siècle), un Dictionnaire latin, la tragédie de Samson, un traité de logique, etc.
Miivius (Pont), pont sur le Tibre, à 2 kil. N.-O. de Rome.
niîiwaukie, v. du Wisconsin (Etats-Unis), à 75 kil. E. de Madison, sur la rive O. du lac Michigan, à l'embouchure de la Milwaukie. Pop., 115,000 hab.
Mimizan, ch.-l. de cant., arrond. et a 74 kil. N.-O. de Mont-de-Marsan (Landes); 4,428 hab. Port comblé par les sables.