MIR
chrétien de ce nom repousse les attaques du païen Cecilius Natalis. son ami.
Minueius Rufus (M.), consul romain, en 221 av. J -C, maître de la cavalerie sous Fabius Cunctator, sans l'arrivée du dictateur, eût été défait par Annibal, 217. Il fut tué à la bataille de Cannes, 216.
Minyens, nom des habitants d'Iolcos (Thessalie) et d'Orchomène (Béolie).
Miozocchi (Francesco), peintre de l'école bolonaise, né à Forli, 1500-1574.
Miœsen, lac de Norvège (Aggerhuus), a 120 kil. de long sur 20 de large, et s'écoule dans le Vermenelf.
Mioiiis (Sextius-Alexandre-François), né à Aix, 1759-1828, engagé en 1772, devint général de brigade, en 1794. Gouverneur de Rome de 1807 à 1814, il fut chargé d'exécuter les ordres rigoureux de Napoléon à l'égard de Pie Vil, en 1809.
Mionnet (Théodore-Edme), né à Paris, 1770- 1842, conservateur du cabinet des médailles, a écrit : Description des médailles antiques, 8 vol. avec un Supplément, 6 vol. ; De la rareté et du prix des médailles romaines, 2 vol. ; Poids des médailles grecques du Cabinet de France, etc.
Mios, comm. du canton d'Audenge, arrond. de Bordeaux (Gironde), 2,685 hab.
Mïot (André-François), comte de Mélito, né à Versailles, 1762-1841, attaché au ministère des affaires étrangères, remplit des missions en Toscane, à Rome, en Corse, à Turin et en Hollande, 1795-1799. Il fut ensuite tribun, conseiller d'Etat et administrateur de la Corse, jusqu'au moment où Joseph Bonaparte l'emmena à Naples, 1806, et en Espagne, 1808. Il composa, dans la retraite, des traductions d'Hérodote, 1822, et de Diodore de Sicile, 1835-1838, qui le firent entrer à l'Institut, 1835. On a publié, en 1858, ses Mémoires, curieux et intéressants.
Miqueion (Grande et Petite), îles françaises de l'Amérique du Nord, à 30 kil. S. de Terre- Neuve. Elles font partie du groupe Saint-Pierreet-Miquelon. Leur superficie totale est de 235 k. carrés; population, 5,200 hab.
Mirabaud (Jean-Baptiste de), né à Paris, 1675-1760. Sa traduction de la Jérusalem délivrée, 1724, lui ouvrit l'Académie française, 1726; il en fut le secrétaire perpétuel. Il a donné encore une traduction du Roland furieux, 1741.
Mirabeau (VICTOR Riquetti, marquis DE),
né à Pertuis (Provence), d'une famille originaire de Florence, 1716-1789, se consacra à propager les doctrines de Quesnay, dans une foule de livres obscurs et bizarres de style. On cite de lui : l'Ami des hommes ou traité de la population, 1756, 3 vol. in-4°; Théorie de l'impôt; Philosophie rurale, les Economiques, Instruction populaire, etc.
Mirabeau ( HONORÉ-GABRIEL Riquetti, comte
de), fils du précédent, né au Bignon près de Nemours, 1749-1791, élevé durement par sou père, enfermé dans le fort de l'île de Ré, y écrivit l'Essai sur le despotisme. Il fut capitaine de dragons; marié en 1772, il s'endetta, et, par l'ordre de son père, fut enfermé de nouveau au château d'If, puis au fort de Joux ; il s'échappa, se réfugia avec M^e de Monnier en Suisse et en Hollande; il fut repris et subit, à Vincennes, une captivité de 42 mois, 1777-1780, entretenant avec M">e de Monnier une correspondance, publiée plus tard sous ce titre : Lettres originales de Mirabeau, 4 vol. in-8°, 1792, et écrivant Essai sur les lettres de cachet. Il voyagea en Angleterre, où il publia ses Considérations sur l'ordre de Cincinnatus, 1784, et en Allemagne, où il rassembla les matériaux de son livre intitulé : la Monarchie prussienne, 1788. Répudié par la noblesse de Provence, en 1789, il se fit élire député du tiers état à Aix. Dès l'origine, il publia le Courrier de Provence, résumé des dé-
bats de l'Assemblée, 1789-1791. et prit son rang dans la fameuse séance du 23 juin. Le 26 septembre, il prononça son fameux Discours contre la banqueroute ; éloquent organe de la Révolution, mais en même temps homme d'Etat, il défendit la prérogative royale dans la question du veto, et dans celle du droit de guerre et de paix. Depuis le mois de mai 1790, il était devenu le conseiller secret, mais indépendant, de Louis XVI, qu'il servait à sa manière et selon ses vues propres, bien qu'il en reçût 6,000 livres par mois. Il mourut épuisé par tous les genres d'excès, le 2 avril 1791. — On a édité ses Œuvres, 1825- 1827, 9 vol. in-8o, mais l'édition est incomplète.
Mirabeau (ANDRÉ-BonIFACE-LoCIS Riquetti, vicomte de), frère puîné de l'orateur, né au Bignon, 1754-1792, se distingua dans la guerred'Amérique, fut député aux Etats-généraux ; etc. Champion déclaré de l'aristocratie, il émigra, leva,au delà du Rhin,une légion, dite de Mirabeau.
Mirabella, v. de la prov. d'Avellino (Italie) à 14 kil. S.-O. d'Ariano; 5,500 hab.
Mirabeiio, village à 3 kil. N. de Pavie (Italie), où se livra la bataille dite de Pavie, en 1525.
Miraca, pet. v. de l'Elide (Grèce), sur les ruines d'Olympie.
Miradoux, ch.-l. de canton, arr. et à 14 kil. N.-E. de Lectoure (Gers); 1,390 hab.
Mirambeau, ch.-l. de canton, arr. et à 15 k. S.-O. de Jonzac (Charente-Inférieure). Mulets 2489 hab.
Miramion (MARIE Bonneau, M™8 de), née à Paris, 1629-1696, veuve, établit les maisons du Refuge et de Sainte-Pélagie pour les femmes ou filles repentantes; créa, sous le nom de Sainte famille, une communauté de 12 filles chargées de tenir les écoles des campagnes et de soigner les malades, etc.
Miranon (Migdel), né à Mexico, 1833-1866, d'une famille française du Béarn, commanda les forces du parti conservateur, fut nommé président provisoire, Ie» janvier 1859; eut à lutter contre le gouvernement rival de Juarez, et fit vainement le siège de la Vera-Cruz. Il vint en France et contribua à décider l'expédition du Mexique ; nommé par l'empereur Maximilien grand maréchal, envoyé en ambassade à Berlin, 1864, il fut l'un des derniers défenseurs de Maximilien, fut pris, et mis à mort avec l'empereur et le général Mejia.
Miramont, comm. du cant. de Lauzun, arr. de Marmande (Lot-et-Garonne); 2,045 hab.
Miranda (DON JUAN Garcia de), né à Madrid, 1677-1749, égala son maître Juan Delgado, et devint peintre de Philippe V. Né sans main droite, il peignait de la gauche avec la plus ~rande finesse.
Miranda (François), né à Caracas, 1750-1816, fut l'un des lieutenants de Dumouriez, fut arrêté deux fois en 1793, et condamné deux fois à la déportation sous le Directoire. Il revint dans sa patrie, lutta contre les Espagnols, et au mépris d'une capitulation fut envoyé à Cadix.
Miranda-de-Corvo, v.'de la prov. de Beira (Portugal), à 20 kil. S.-E. de Coïrabre; 4.000 hab.
Miranda-de - Duero, V. forte de Tras-OS-
Montes (Portugal), sur le Duero, à 55 kil. S.-E. de Bragance; 1,500 hab.
Hiranda.de-Ebro, V. de la DTOV. et à 80 k.
N.-E. de Burgos (Espagne), sur l'Ebre; 2.500 h.
Mirande, ch.-l. d'arrond. à 21 kil. S.-O, d'Auch (Gers), sur la Baïse. Pâtisserie; tanneries. Ane. capitale du comté d'Astarac ; 3,748 h.
Mirandoi, comm. du cant. de Pampelonne, arr. d'Albi (Tarn) ; 2,450 hab.
Mirandoie (La), v. de la prov et à 28 kil, N.-E. de Modène (Italie), sur la Burana; 8,000 h. Patrie de Pic de la Mirandoie. Ane. capitale du duché de la Mirandoie, réuni à celui de Modène en 1711.