‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 38 sur 657 · ARN · texte numérisé non relu

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contre lui une expédition; il fut pris en 4443,

mais obtint des lettres de rémission en 4445.

Armagnac (Jean V. comte d'), son fils, 4420- 4473, encore plus pervers, épousa sa sœur, fut excommunié, tut condamné au bannissement sous' Charles VII, trahit plusieurs fois Louis XI, qui lui avait fait grâce, et fut enfin tué dans Leetoure. Son frère Charles fut jeté à la Bastille. Telle fut la fin de la maison d'Armagnac.

Armançon, affl. de dr. de l'Yonne, arrose Semur, Tonnerre et finit à La Roche, après 200 kil. de cours.

Arménie, contrée distincte de l'Asie occid., habitée par une population particulère, qui, malgré ses malheurs „a conservé sa nationalité. C'est en général le pays des hauts plateaux qui comprennent les bassins supérieurs de FAraxe, de l'Euphrate, du Tigre et du Tchorok; là est le plateau d'Arménie, couronné par le mont Ararat. Le climat est froid dans le pays haut, plus doux dans les vallées fertiles. — Lès Arméniens prétendent descendre d'Haïg, petit-fils de Noé ; leur langue appartient à la famille des langues aryennes ; chrétiens depuis le 4e s., ils se sont séparés de bonne heure de l'Eglise latine et de l'Eglise grecque ; leurs patriarches, catholiques, résident a Etchémiadzin et dans l'île Akh-Thamar du lac de Van. L'Arménie est partagée entre la Russie et la Turquie ; les princ. villes de l'Arménie russe sont : Erivan, Etchémiadzin, Nakhtchivan, Ourdabad ; l'Arménie turque forme le vilayet d'Erzeroum. — Au temps des Romains, il y avait la Grande Arménie, au N. et au N.-O , et la Petite Arménie à l'O. de l'Euphrate, qui, réduite en prov. par Adrien, forma au 4e s. l'Arménie 4re} métr. Sébaste, et l'Arménie 2e, métr. Mélitène.

Armengaud (JeAN-GeRMAIN-DÉSIRÉ) , né à

Castres, 4797-4869, a publié : Hist. des peintres de toutes les écoles depuis la Renaissance jusqu'à nos jours, 4849, in-4° ; — Galeries publiques de l'Europe (Rome), 4856 ; — les Chefs-d'œuvre de l'art chrétien, 4858; — les Trésors de l'Art, 4859; — les Chefs-d'œuvre de Rubens à la cathédrale d'Anvers, 4859, etc.

Armentières, ch.-l. de canton de l'arr. et à 40 kil. N.-O. de Lille (Nord). Linge de table, calicots ; 25,085 hab.

Arminius OU Hermann, chef des ChéruS-

ques. né vers 48 av. J.-C, élevé à Rome où il fut nommé chevalier, s'entendit avec les principaux chefs germains pour exterminer les trois légions de Varus, 9 ap. J.-C. Tibère et Germanicus réparèrent cette défaite. Arminius eut à lutter contre son beau-père Ségeste, son frère Flavius, son oncle Inguiomar. Il fut tué par les Germains, en 20.

Arminius OU Harmensen (JACQUES), théologien protestant, né à Oudewater (Hollande), 4560-4609, professeur de théologie à l'université de Leyde, attaqua la doctrine de la prédestination et devint le chef de la secte des Arminiens. Son collègue, Gomar, se prononça contre lui ; les Provinces-Unies furent longtemps troublées par la lutte des Gomaristes, que soutenait Maurice d'Orange et des Arminiens, qui étaient favorisés par les républicains, Grotius, Barnevelt, etc. Les écrits d'Arminius ont été réunis en un vol. à Leyde, 4629.

Armorique, Armoricanus trac tus, nom des côtes de l'anc. Gaule de l'emb. de la Seine a celle de la Loire. Les tribus armoricaines essayèrent, au ve s., de former une confédération indépendante. Plus tard le nom d'Armorique fut donné particulièrement a la Bretagne.

ArnacPompadour, village a 40 kil. N.-O.

de Brives (Corrèze). Château, haras célèbre jusqu'en 4789.

Arnaud de Brescia, hérétique du XIIe S.,

disciple d'Abailard, voulut, en Italie, réformer

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