NIO
clamé après l'assassinat de Pertinax. Septime- Sévère, vainqueur à Cyzique, le battit près de Nicée et sur le golfe d Issus, et le fit mettre à mort.
Nigridius Figuius (Publius), illustre savant romain, ami de Gicéron.
ivigritie ou pays des Noirs. On comprend souvent sous ce nom général et vague toute la partie de l'Afrique, entre le Sahara au N., l'Afrique australe au S., le bassin du Nil à TE., et l'océan Atlantique à Ï'O. La Nigritie occidentale correspond alors à la Sénégambie ; la Nigritie maritime, à la Guinée ; la Nigritie méridionale, au Congo ; la Nigritie proprement dite, au Soudan ou Takrour. V. ces mots.
ivijivr, bourg de la prov. et à 48 kilom. d'Almeria (Espagne) , près de la Méditerranée. Grains, vins, huile ; poteries, verreries ; 5,000 h.
Xijni..\ovogorod. V. Novogorod.
Xiklasberg OU ÏVicIclasbourg, bourg de
la Bohême, à 48 kil. N. d'Eger.
IN'ikolaïev. V. NlCOLAIEV.
niikoisbnrg, v. de la Moravie autrichienne, à 40 kil. S. de Briinn; 40,000 hab. Armistice du 26 juillet 4866, après Sadowa, entre la Prusse et l'Autriche.
\ikon, patriarche russe, 4605-4684, essaya de rendre l'Eglise russe à sa pureté primitive, fut dépouillé de sa diguité par un concile, rassemblé d'après l'ordre d'Alexis, en 4664-4667, et mourut en exil. — On lui a attribué, sans preuve suffisante, une Chronique, qui va jusqu'en 4630.
Xikopoli. V. NlCOPOLI.
Niksar, v. à 90 kil. N. de Sivas (Turquie d'Asie). Jadis Néo-Ce'sare'e.
Nil (Saint), écrivain religieux du ve s. a laissé des Conseils spirituels, un Manuel d'Epictète, arrangé à 1 usage des chrétiens, etc.
Nil, fleuve de l'Afrique du N.-E., est célèbre depuis la plus haute antiquité. Il est probable que plusieurs cours d'eau encore inconnus se réunissent pour former le véritable Nil; les Anglais Speke et Baker ont exploré la région des lacs Nyanza ou Victoria et Luta-Nzigé ou M'woutan (Albert-Nyanza) ; c'est de là que sort le Nil, d'abord sous les noms de Somerset-river et de Kart. Il arrose ensuite les immenses prairies du Madi, où il reçoit, à droite, l'Asua, traverse le pays des Bari, et forme une longue suite de rapides jusqu'à Gondokoro, vers le 5» lat. N. Il passe par le pays des Dinka, par le pays des Nouer, où il forme le lac marécageux Noo; coule de 1*0. à l'E., reçoit à gauche le Bahr-el-Arab et le Keilak, à droite le Sôbat; puis il prend le nom arabe de Bahr-el-Abiad (fleuve blanc), se dirige vers le nord, sépare le Sennaar, à droite, du pays des Schillouks, à gauche; reçoit à droite, a Khartoum, le Nil bleu ou Bahr-el-Azrek, grossi du Dender et du Bahad, puis l'Atbarah ou Tacazzé, qui forme, avec lui, la presqu'île de Méroë. Le Nil coule alors dans une vallée très étroite et entre des rives élevées qui l'encaissent complètement; son lit est souvent obstrué par des rochers, qui forment des rapides ou petites cataractes. A l'île de Philae, près d'Assouan, il entre en Egypte; sa vallée est encaissée entre deux chaînes de collines rocheuses, la chaîne Arabique, à l'E., la chaîne Libyque, à l'O.; au-dessous du Kaire, il se partage en deux branches, celle de Damiette. à l'E., et celle de Bosette, à l'O., entre lesquelles est compris le Delta, qui est arrosé par un grand nombre de canaux. Les anciens comptaient sept bouches du Nil : Pélusiaque ou Bubastique; Tanitique ou Saîtique; Mendésieune, auj. canal d'Achmoun , Bucolique ou Phatmétique, auj. branche de Damiette; Sebennytique, branche Bolbitine et branche Canopiqùe, auj. branche de Bosette.
Le fleuve commence à croître en Egypte vers la fin de juin et s'élève jusqu'à la fin de septem-
bre; il reste alors stationnaire pendant quelques jours; puis l'eau baisse et se retire en octobre et novembre. Après l'inondation, on laboure, on ensemence, le sol se couvre de verdure et de récoltes, grâce au gras limon que charrie le fleuve. Méhémet-Ali a fait construire, à la pointe d'amont du Delta, le grand barrage, pour assurer et régler les inondations du fleuve.
Nilgherris, Neilgherries (Monts), OU Montagnes bleues, au S. de l'Hindoustan, entre les Ghattes occidentales et les Ghattes orientales. Le point culminant, le Mouchourti-Bet, a 2,682 met. d'élévation. Elles sont célèbres par l'extrême salubrité de leur climat.
iVimègne, Nimwegen, Nymegen, v. de la Gueldre (Pays-Bas), à 64 kil. S.-E. d'Amsterdam, sur le Wahal; 26,000 hab. Place forte; cathédrale et hôtel de ville remarquables. Bière blanche renommée, raffineries de sel, commerce de céréales et de laine. Elle fit partie de la Hanse teutonique, et entra dans l'union des Provinces-Unies, en 4579. La France y a signé les traités de 4678 et 4679.
.vîmes, anc. Nemausus, ch.-l. du département du Gard, à 743 kil. S.-E. de Paris. Evêché; Cour d'appel; église consistoriale calviniste. Cathédrale gothique, palais de justice, théâtre, hôpilal, etc.; mais surtout antiquités romaines : Arènes, Maison carrée, chef-d'œuvre d'architecture, où l'on a placé le musée ; tour Magne, reste de l'enceinte fortifiée; débris d'un temple de Dianet etc., etc. Nîmes est l'entrepôt des soies du midi, châles, foulards ; eaux-de-vie et vins du Languedoc; etc.. — Colonie marseillaise, capitale dés Volces Arécomiques, Nîmes fut florissante sous la domination romaine; fit partie du comté de Toulouse, appartint aux rois d'Aragon, qui la rendirent à la France par le traité de Corbeil, 4259. Nîmes fut le théâtre des plus violentes dissensions religieuses; en 4793 et 4845, il y eut des luttes malheureuses entre protestants et catholiques. Patrie de l'empereur Antonin, de Nicot, Babaut-Saint-Etienne, Court de Gébelin, Guizot, etc. La population est de 63,552 hab.
iving-po, v. de la prov. de Tché-Kiang (Chine), sur le Yung-Kiang, près de la mer Orientale. Commerce considérable en soieries, broderies sur satin, objets en jade, peaux, nattes, meubles, etc. Ning-po est un port ouvert au commerce européen ; 260,000 hab.
Ninians (sai^t-j, paroisse du comté et à 4 kil. S. de Stirling (Ecosse). La paroisse, peuplée de 40,000 hab., comprend Bannockburn, où les Anglais furent vaincus par les Ecossais,
Ninfve, capit. des empires de Ninive et d'Assyrie, au N.-O. de Babylone, sur le Tigre, fut fondée par Assur et portée par Ninus à un haut degré de splendeur. Prise, en 759 av J,-C., par Arbacès et Bélesis, elle fut détruite, en 625, par Cyaxare 1er et Nabopolassar.
Ninive (Empire de). V. Assyrie.
Aino de Gnavara (Don Juan), peintre espagnol, né à Madrid, 4632-4698, est resté, par la fraîcheur et la grâce de ses compositions, un des meilleurs représentants de l'école hispano-flamande.
Ninon de Lenclos. Y- LeNCLOS.
Ninove.v. de la Flandre orientale (Belgique), à 34 kil. E. d'Oudenarde, sur la Dendre; 5,000 habit.
Ninus, fils de Bélus et fondateur de l'empire assyrien, vers 2,000 av. J.-C, soumit la Babylonie, rendit l'Arménie tributaire, et étendit sa domination jusqu'à la Bactriane. Il périt, assassiné par l'ordre de sa femme Sémiramis. — Son fils, Ninus II ou Ninyas. fit périr, disent les traditions, sa mère Sémiramis, pour venger le meurtre de son père.
rvto, l'une des Cyclades, dans la nomarchie