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et paraît avoir appelé le conquérant Nadir- Chah, pour se rendre indépendant dans son gouvern. du Dekkan.

Nizâmî, né à Ghendjé, province d'Arran, •1100-1180, vécut à la cour des princes Seldjoucides. 11 a laissé un Divan, recueil de poésies lyriques, en 20,000 vers; cinq poèmes remarquables, réunis sous le titre arabe de Khamseh (Le cinq) ; le Makhsen {Magasin des secrets), poème didactique ; le Khosrou et Khirin, poème sur les amours de Khosrou le Grand avec la chrétienne Irène; Leila et Medjnoun; Heft-Peigher, qui rappelle le Décaméron de Boccace; enfin VIskender-Nameh ou histoire fabuleuse d'Alexandre.

Nizza, nom italien de Nice.

Xoah. V. NOÉ.

Noaiiian, comm. du cant. de Villandraut, arrond. et à 44 kil. N.-O. de Bazas (Gironde) ; 2,056 hab.

Noailles, ch.-l. de cant, arrond. et à 45 ki1 S.-E. de Beauvais (Oise), sur le Sillet; 4,465 h.

Noailles, comm. du cant., de l'arrond. et à

10 kil. S. de Brive (Corrèze). Duché-pairie, 4663 ; 700 hab.

Aoaiiies, nom d'une ilustre maison originaire du Limousin, qui dès le xie siècle possédait la terre de Noailles, près de Brive.

Noailles (Antoine de), amiral et diplomate français, 4504-4562, fut amiral des mers de Guienne, combattit à Cérisoles, devint amiral de France, en 4547 ; et négocia la trêve de Vaucelles, 4556.

Noailles (François de), frète du précédent, diplomate français, 1549-4585, évêque de Dax. Ses Négociations ont été imprimées avec celles de son frère, 4763, 3 vol. in-12.

Noailles (Anne, comte, puis duc de). Son comté d'Ayen fut érigé en duché-pairie, 4663.

11 mourut en '4678.

Noailles (Anne-Jdles, duc de), né à Paris, 4650-4708, aide de camp de Louis XIV, 4673, gouverneur du Languedoc , se vit contraint d'exécuter les ordres cruels de Louvois contre les protestants. Il obtint, en 4693, le bâton de maréchal, fut vainqueur sur le Ter et prit une partie de la Catalogne, 1694.

Noailles (Adrien-Maurice, duc de), fils du précédent, né à Paris, 1678-1766, d'abord comte d'Ayen, épousa, en 4698, Françoise d'Aubigné, nièce de M«»e de Maintenon. Il fut lieutenant général en 4706, et eut le commandement de l'armée, dite du Boussillon; il repoussa les Anglais, 4740. Il contribua à la victoire de Villa- Viciosa, 4740, qui lui valut la grandesse d'Espagne. Membre du conseil de régence, il dirigea celui des finances. Sous le ministère de Fleury, il fut nommé maréchal, 1734, et négocia la paix. En 4743, il ne sut pas vaincre à Dettingen ; mais il donna de bons conseils à Louis XV, dirigea, en grande partie, les affaires étrangères, et devint ministre d'Etat jusqu'à sa mort. L'abbé Millot, en 4677, a tiré de ses nombreux mémoires 6 vol. in-42.

Noailles (Louis-Antoine de), oncle du précédent, né près d'Aurillac, 4651-4729, fut évêque de Cahors, de Cbâlons-sur-Marne, puis archevêque de Paris, 1695. Il fut en lutte continuelle avec les jésuites, qu'il ne voulait pas seconder dans leur guerre contre les jansénistes. Quoique nommé cardinal en 4700, il eut beaucoup à souffrir. Il ne voulut pas accepter la bulle Unigenitus, 4743, et fut disgracié par Louis XIV. A la mort du roi, il fut mis à la tête du conseil de conscience. La paix ne fut définitivement rétablie qu'en 4728, lorsqu'il accepta purement et simplement la bulle.

Noailles (Louis, duc de), fils d'Adrien-Maurice, d'abord duc d'Ayen, 1713-4793, devint lieutenant général en 4748, et reçut le bâton de maréchal en 4775.

Noailles (Jean-Padl-François, duc de), fils du précédent, né à Paris, 4739-4824, servit dan* les armées jusqu'en 1762, fut admis à l'Académie des Sciences en 1777. Après avoir défendu Louis XVI jusqu'au 10 août, il se réfugia en Suisse. Il fut membre de la chambre des Pairs en 4844. On lui doit la bonne carie d'Allemagne, connue sous le nom de Chauchard.

Noailles (Emmandel-Marie-Locis, marquis de), frère du précédent, né à Paris, 4743-4822, se distingua comme diplomate, fut emprisonné pendant la Terreur; puis s'occupa d'embellir le château de Maintenon, qui appartient encore à son petit-fils, le duc de Noailles.

Noailles (Lodis-Marie, vicomte de), né à Paris, 4756-4804, 2e fils du maréchal de Mouchy, cousin des précédents, combattit pour l'indépendance américaine. Député de la noblesse aux Etats généraux, il proposa, dans la nuit du 4 août, l'abolition des privilèges nobiliaires, des droits féodaux; fut attaché a l'armée du Nord, en 1792; puis s'éloigna de France. Rentré plus tard au service de la France comme général de brigade, il se distingua à Saint-Domingue, 1803, se retira vers la Havane, enleva à l'abordage une corvette anglaise, mais fut blessé mortellement, 1804.

Noailles (Loois-Joseph-Alexis, comte de), fils du précédent, né à Paris, 4783-4835, parcourut l'Europe au service des ennemis de Napoléon ; assista, dans les rangs de la coalition, à la campagne de 1813 et à celle de 4844, figura au congrès de Vienne, et, à la rentrée des Bourbons, fut élu à la Chambre des députés.

Noanagor, v. du Guikowar (Hindoustan), à 120 kil. N.-O. de Djounagor, dans l'anc. Goudjérate.

Nobates, anc. peuple de l'Ethiopie (Afrique).

Nobili (Le P. BOBERTO de) OU de Nobilibns,

missionnaire toscan , né à Monte - Pulciano , 1577-4656, convertit un grand nombre d'indigènes aux Indes, et a écrit plusieurs ouvrages de religion dans les diverses langues indiennes qu'il connaissait si bien.

Noce, ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil. S.-E. de Mortagne (Orne); 1,420 hab.

Nocera, iïuceria Camellaria, v. à 32 kil. E. de Pérouse (Italie). Bains d'eaux minérales froides. Sources thermales ; 2,500 hab.

Noeera-de'-Pagrani, iïuceria Alfaterna, v. de la Principauté Citérieure (Italie), à 44 kilomètres N.-O. de Salerne, sur le Sarno. Frédéric II y établit 40,000 Sarrasins, pour lutter plus facilement contre les papes : de là le surnom de la ville; 7,500 hab.

Nocret (Jean), né à Nancy, 4612-4672, travailla, sous la direction de Poussin, à Rome, eut de la réputation, en France, comme peintre de portraits, et fut nommé peintre du roi en 4649.

Nod (Terre de), contrée où Caïn, après avoir tué son frère, se retira; on la place dans l'Hyrcanie.

Nodier (Charles), né à Besançon, 4783-1844, fut mêlé, dans sa jeunesse, aux mouvements révolutionnaires les plus avancés ; se fit connaître à Paris par des romans, des articles de journaux, etc. A la Restauration, il écrivit dans les Débats et la Quotidienne, et fut nommé bibliothécaire à l'Arsenal, 4823. Ce fut là qu'il composa ses jolis contes, et qu'il protégea par une bienveillance encourageante le Romantisme naissant. Il était entré à l'Académie française en 1832. — Parmi ses ouvrages on cite : Dictionnaire raisonné des onomatopées; Bibliothèque sacrée grecque-latine ; — le Peintre de Salzbourg, Hella, Jean Sbogar, Thérèse Aubert, Adèle, Smarra, Trilby, Histoire du roi de Bohême, la Fée aux miettes, etc. — Il a laissé aussi des Souvenirs sur la Révolution et V Empire; des Souvenirs de jeunesse; le Banquet des Girondins,-

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