‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 423 sur 657 · OLI · texte numérisé non relu

OLI

OLM

bouchure de la Seudre. et de la Charente ; et compte 20,000 hab. On y voit trois petites villes : Saint-Pierre d'Oleron , Saint-Georges d'Oleron, et le Château d'Oleron, ch.-l. de canton, port fortifié sur la côte S.-E. ; 3,211 hab. — Sol fertile ; marais salants. On cite les Rôles ou Jugements d'Oleron, recueil de coutumes maritimes qui ont longtemps été adoptées en France, en Angleterre, en Espagne, etc.

Olesa de Monserrat , bourg d'Espagne,

dans la province et à 40 kil. de Barcelone, près de la rive gauche du Llobregat. Etoffes de lame; source minérale de La Puda, à 3 kil. ; 3,200 hab.

Oletta, ch.-i. de cant., arr. et à 10 kil. S.-O. de Bastia (Corse); 1,218 hab.

oiette, ch.-l. de cant., arr. et à 14 kil. S.-O. de Prades (Pyrénées-Orientales), sur le Têt. Eaux minérale's; 1,017 hab.

Olga (Sainte), épouse d'Igor, grand-duc de Russie, fils de Rurik, vengea le meurtre de son époux, 945, tué par les Drevliens, et gouverna, avec vigueur, au nom de son fils, Sviatoslaf I«r. Baptisée à Constantinople, sous le nom d'Hélène, elle tenta, mais en vain, de convertir son fils. Elle mourut à Kiev en 969. Fête, le 11 juillet.

oigierd ou oignerd, grand-duc de Lithuanie. fils de Gédimyn, 1330-1377, livra de rudes combats à l'Ordre Teutonique, et, par trois fois, envahit la Russie. Il est le père de Jagailo ou Jagellon.

oiid ou oiî (Cristoval de), lieutenant de Cortez, 1492-1524, aida puissamment à la prise de Mexico (1521), et, pour avoir voulu se rendre indépendant, fut saisi, sur l'ordre de Cortez, et décapité.

oiier (Jean-Jacques), né à Paris, 4608-1657. Curé de Saint-Sulpice,i-1 fit construire et l'église de ce nom et le séminaire qui l'avoisine. Sa congrégation ayant prospéré, Olier l'étendit de Pans à la province, et même jusqu'au Nouveau Monde, dans le Canada. Il a laissé des lettres spirituelles, une Introduction à la vie et aux vertus chrétiennes, etc.

Oliergues OU OLLiergues, ch.-l. de Cant.,

arr. et à 17 kil. N.-O. d'Ambert (Puy-de-Dôme), sur la Dore. Toiles; 1,964 hab.

Olimpia Psunfili, née Itlaldaelxini, née à

Viterbe, 1594-1656, parvint à faire nommer son beau-frère nonce en Espagne, cardinal, enfin pape en 1644, sous le nom d'Innocent X. Dès lors elle gouverna l'Eglise ; à la mort du pape, 4655, elle fit élire Alexandre VII, qui la relégua à Orvieto ; on commença son procès, on constata ses exactions ; mais elle mourut de la peste.

oiinda, v. de la prov. de Pernambouc (Brésil), sur l'Atlantique ; 8,000 hab.

oiisippo, nom primitif de Lisbonne.

oiite, v. d'Espagne, dans la Navarre, à 49 kil. S. de Pampelune, sur le Lidacos. C'est une ville ancienne, qui fut la première résidence des rois de Navarre. Tuileries, fours à chaux ; source minérale aux environs; 2,000 hab.

oiiva, v. de la prov. et à 60 kil. S.-E. de Valence (Espagne), près de la Méditerranée ; 5,500 hab. [(Estrémadure) ; 4,800 hab.l

oiiva, v. d'Espagne, à 6 kil. O. de XérèsJ

oiiva. village de Prusse, à 8 kil. N.-O. de Dantzig, fameux traité qui y fut signé, en 4660, entre la Pologne et la Suède victorieuse.

oiiva (Fernand Perez de), né à Cordoue, 4492-1530, composa, en castillan, dans un style ferme et pur, un Dialogue sur la dignité de l'homme.

ouvarès, nom de trois villes d'Espagne : l'une située à 17 kil. N.-O. de SéMlle; l'autre, à 40 kil. de Cuença, et la troisième, bourg plutôt

3ue ville, à 26 kil. de Valladolid ; c'est de ce emier pays que sont sortis les comtes d'Olivarès.

oiivarès (Gaspard de Guzman, 3« comte d'), né à Rome, 1587-164$, minisire du roi d'Espagne, Philippe IV, mourut dans l'exil, à Toro. Sous son ministère eurent lieu, et la guerre contre les Provinces-Unies et cette terrible lutte avec la France (1635-59), qui se termina par la paix des Pvrénées. C'est encore sous son ministère, en 1640, que le Portugal se détacha de l'Espagne.

Olive (Pierre-Jean), né à Sérignan dans le diocèse de Béziers. 1247-1298, cordelier, se signala en prêchant la pauvreté aux moines ; après sa mort, il fut déclaré hérétique ; son corps, déterré, fut livré aux flammes. Son Panégyrique de la Vierge Marie fut condamné par Nicolas IV, comme tendant à diviniser la Mère de Jésus.

oiiveDoa, bourg du Brésil, dans la province de Bahia, à 8 kil. de l'Atlantique, entre les embouchures de deux petites rivières. Commerce assez actif ; 4,000 hab.

oiiveuza, v. forte d'Espacne (Estrémadure"), sur le Guadiana, à 25 kil. S. de Badajoz, longtemps disputée par les Portugais et les Espagnols ; 10,000 hab.

Olivet (Saint-ÎMartîn d'), COmm. du cant.,

de l'arrond. et à 6 kil. S. d'Orléans (Loiret). Vins, fromages renommés ; 3,723 hab.

Olivet (FABRE d'). V. FABRE.

oiivet (Pierre-Joseph Thoulier, abbé d'), né à Salins, 1682-1768, a donné des traductions, une prosodie, une grammaire, et a travaillé avec ardeur au Dictionnaire de l'Académie, dont il faisait partie. On lui doit une Histoire de l'Académie française, 2 vol. in-12.

Olive tains, ou Frères du mont Olivet, ordre religieux, fondé en 1319, par un noble Siennois. Bernard Ptolomée.

oiivétan (Pierre-Robert), né à Noyon, était parent de Calvin, propagea la réforme en Suisse, traduisit la Bible en français, et mourut à Ferrare en 1538.

oiiveto, v. de la Basilicale (Italie), à 50 kil. E. de Salerne; 7,000 hab.

Olivier (François), né à Paris, 1497-1560, parvint à la dignité de chancelier sous les rois François 1", Henri II et François II. Parmi ses sages ordonnances, celles qui sévirent contre le luxe (lois somptuaires) déplurent tellement à Diane de Poitiers, qu'elle obtint de Henri II la disgrâce du chancelier.

Olivier (GUILLAUME- ANTOINE), né aux Arcs

près Toulon, 1756-1814, explora le Levant en naturaliste, publia son Entomologie, 6 vol., avec planches coloriées ; et le récit de son Voyage dans l'empire Ottoman, l'Egypte et la Perse,

Oliviers (Mont des), à l'E. de Jérusalem, dont il est séparé par le torrent du Cédron et la vallée de Josaphat.

oiieria, bourg d'Espagne, dans la province et à 60 kil. de Valence. Etoffes communes de chanvre et de lin ; eaux-de-vie, verreries. Aux environs, carrières de plâtre et de sable à verrerie. Commerce de chevaux ; 4,000 hab.

oiirëuies, ch.-l. de cant., arr. et à 8 kil. N.-O de Toulon (Var). Gorge pittoresque, dite Vaux d'OlliotUes. Vins, huile, fruits; 3,480 hab.

oimedo, bourg d'Espagne, dans la provinoe et à 44 kil. de Valladolid. Ëaux-de-vie, toiles, briqueteries, poterie. Commerce d'huile et de bétail. Les Oortès s'y sont plusieurs fois réunies jadis; 2,300 hab.

oimeto, ch.-l. de cant., arr. et à 18 kil N.-O. de Sartène (Corse). Bains sulfureux; 1,877 hab.

oimi-e. Cappella, ch.-l. de cant., arr. et à 35 kil. E. de Calvi (Corse) ; 866 hab.

oixdo (Joseph-Vincent4) , archéologue espagno-1, né à Valence, 1611-1696, a laissé une relation très curieuse de l'auto-da-fé de 1680, en présence du roi Charles II et de la reine. On lui

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doit encore : Lithologia; in-4» ; Nueva description del orbe de la tierra.

oimsted, né à East-Hartford (Etats-Unis), dans le Connecticut, 1791-1859, professeur de chimie, de physique et d'astronomie, a écrit : Introduction to natural philosophy ; Lettres sur Vastronomie adressées à une dame ; et Rudiments of natural philosophy and astronomy, 1843, ouvrage qui a eu un immense succès.

oimùtz, v. de Moravie (Etals autrichiens), YHolomauc des Moraves, sur la March, à 65 kil. N.-E. de Brûnn. Ville fortifiée, anc. capitale de la Moravie ; 20,000 hab.

Olof. V. Olaf.

oiona, riv. de l'Italie, affluent de gauche du Pô, traverse Milan, ville qui, sous l'empire français, fut le chef-lieu du département italien d'Olona.

Olonetz ou Olonèze, v. de la Russie d'Europe, sur l'Olonka, à 160 kil. S. de Petrozavodsk; 8,000 hab. — Le gouvern. d'Olonetz a pour chef-lieu Petrozavodsk. Il a 148,761 kil. carrés, et environ 314,000 hab. Région froide, peu fertile, marécageuse et boisée.

Olonnais (JEAN-DAVID IVau, dit 1/), le plus

fameux et le plus intrépide de nos flibustiers, né aux Sables-d'Olonne, 1630-1671. De l'île de la Tortue, il se lança sur les Espagnols, dont il devint la terreur et le fléau.

Olonne, comm. du cant., de l'arr. et à 5 kil. N. des Sables-d'Olonne ^Vendée). Toiles pour voiles ; 2,629 hab. [lonne (Les).]

Olonne (Les Sables-d). V. SaRLES-d'O-J

Olunzac, ch.-l. de cant., arrond. et à 32 kil. S. de Saint-Pons (Hérault; 2,502 hab.

Oloron, Iluro, Civitas EUoronensium, ch.-l. d'arr. des Basses-Pyrénées, à 32 kil. S.-O. de Pau, au confluent des Gaves d'Ossau et d'Aspe, qui forment le gave d'Oloron. Filatures de laines, bonneterie de Béarn, commerce de peaux de moutons et de chevaux; 9.117 hab.

Olot, v. d Espagne (Catalogne), à 60 kil. N.-O. de Gérone. Bonneterie; 15,000 hab.

oiozaga (don Salustiano), né à Logrono, 1803-1873, avocat, fut forcé de se réfugier en Fran«e. Député aux Gortès pendant la régence de Christine, il devint le chef de l'opposition monarchique, en 1836, et prit une part considérable à la constitution de 1837. Il fit ombrage à Espartero, et fut nommé ambassadeur en France, 1840-4843. Après la majorité d'Isabelle II, il forma un ministère nouveau; mais dut fuir en Portugal, puis en Angleterre. Rappelé en Espagne, en 1847, il se mit à la tête du parti progressiste ; en 1854, Espartero lui rendit l'ambassade de France ; il fut le principal auteur de la constitution de 1855 ; mais la contre-révolution de juillet 1856 le relégua au second plan. Il adhéra à la révolution de 1868, fut de nouveau ambassadeur à Paris, et prit une part active aux résolutions qui donnèrent le trône au roi Amédée. Il resta ambassadeur en France jusqu'aux dernières révolutions d'Espagne el est mort à Enghien, près de Paris.

oiten, anc. Ultùium, v. de Suisse, dans le canton et à 36 kil. N.-E. de Soleure, sur l'Aar; 1,700 hab. [de Bukharest.i

oitenitza, bourg de Valachie, à 50 kil. S.-E.J

oitis, nom ancien du Lot.

oivera, Ripa, v. d'Espagne (Andalousie), à 80 kil. N.-E. de Cadix; 6,000 hab.

©îybrius(ANicius), général incapable et plein de jactance, fut empereur romain, en 472, grâce au patrice Ricimer. Ricimer, après lui avoir donné la pourpre, prit Rome et mit à mort l'empereur Antnénaius. Olybrius mourut quelques mois plus tard.

Olympe, auj. Lâcha, montagne de Grèce, entre la Macédoine et la Thessahe; sur l'un de ses sommets, haut de 2,906 mètres, les Grecs

plaçaient la demeure des dieux. — Un autre Olympe était en Asie Mineure, entre la Phrygie et la Mysie.

Olympiade OU Olympe (SAINTE), dont la

fête est célébrée le 17 décembre, vécut de 368 à 419. On célèbre aussi, le 12 janvier, la fête d'une autre sainte Olympe.

Olympiade , date chronologique chez les Grecs, équivalant à 4 de nos années. L'Olympiade s'ouvrait et se fermait par les jeux Olympiques : de là son nom. La première olympiade remonte à 776 av. J.-C, et commençait au solstice d'été , c'est celle où Chorebus fut vainqueur à la course du stade. La dernière, la 293e, va jusqu'à l'an 392 ap. J.-C.

oiympias, fille de Néoptolème II, roi d*Epire, épouse de Philippe, roi de Macédoine, et mère d'Alexandre, dit le Grand, fut répudiée par Philippe, qui épousa Cléopâtre. A la mort du roi à laquelle on soupçonne qu'elle contribua, elle quitta l'Epire, où elle s'était retirée; elle fit périr Cléopâtre. Du vivant d'Alexandre, elle agita la Macédoine et intrigua contre le régent Antipater ; six ans après la mort de son fils, son ambition la poussa à faire assassiner Philippe Arrhidée et sa femme Eurydice. Mais bientôt Cassandre l'assiégea dans Pydna, et la laissa égorger par les parents de ses victimes, 316 av. J.-C.

Olympie, auj. Miraka, près de Pise (Elide), sur l'Alphée, où se tenaient les Jeux olympiques, en l'honneur de Zeus (Jupiter) olympien.

oiympiodore, philosophe grec, de l'école néoplatonicienne d'Alexandrie, vécut au vi« s. Il a laissé une Vie de Platon et des Commentaires sur le 1er Alcibiade, sur le Phédon, sur le Gorgias, sur le Philèbe.

Olympiques (Jeux), fêtes nationales des Grecs, célébrées à Olympie, instituées, dit-on, par Hercule, reprises sous Pélops, puis sous le législateur Iphitus (d'Elide), 884 av. J.-C, enfin définitivement constituées en 776. Ces jeux étaient célébrés de 4 ans en 4 ans et duraient 5 jours, pendant lesquels avaient lieu les courses de chevaux et de chars, les luttes du pancrace et du pentathle. Tous les Grecs y étaient admis, à l'exclusion des étrangers. Les Eléens en avaient l'administration.

Olympus, célèbre musicien, d'origine phrygienne, vécut, dit-on, dans le vu* s. av. J.-C.

Olynthe, ville de Chalcidique, sur le golfe Toronaïque, colonisée par les Athéniens, 430 av. J.-C. et devenue la métropole de 30 villes environnantes. Les trois harangues de Démosthène, dites Olynthiennes, avaient pour but de déterminer les Athéniens à secourir cette ville contre Philippe. Elle avait pour port Myciberna.

Om, riv. de la Sibérie dans le gouvern. de Tomsk, se jette dans l'irtysch à Omsk; 850 kil.

Omaha, v. du Nébraska (Etats-Unis); 30,000 h.

Oman, région au S.-E. de l'Arabie, entre les caps Raz-el-Hâd et Raz-Mocendon, touchant au golfe Persique et à la mer d'Oman. L'intérieur est une région montueuse, fertile et peuplée, Elle renferme plusieurs Etats, entre autre? l'Imanat de Mascate ou royaume d'Oman, qu' comprend l'Oman proprement dit, le Katar, lef îles Bahrein ; une partie du littoral de la Perse les îles de Kischm et d'Ormuz ; la partie occi dentale des côtes du Beloutchistân. Les v. princ sont : Mascate, Matrah, Oman ou Sohar, Shar jah, Nezveh, Rostak.

Oman ou Sonar, v. d'Arabie, qui donne son nom à la région, est à 220 kil. N.-E. de Mascate. Port fréquenté sur la mer d'Oman.

Oman (Mer d'), nom que prend la mer des Indes sur les côtes de l'Arabie.

Omar (ÀBOU-HAFSSAH-iBN-AL-KHATTAB), SUC-

cesscur d'Abou-Bekr et deuxième khalife des Musulmans, régna de 634 à 644. Homme austère,

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