PAT
PAU
Patinges, comm. du cant. de La Guerchcsur-1'Aubois. arr. de St-Amand (Cher); 2,313 habitants.
Patinho (Joseph), homme d'Etat espagnol, né à Milan, 1667-1736, jésuite, nrolégé par Albéroni, par Elisabeth Farnèse, fut ministre de la marine en 1726, puis des nuances, et devint tout-puissant après la disgrâce du marquis de Ja Paz, 1734.
Patkul (Jean-Reinhold de), noble livonien, né dans une prison de Stockholm, 1660, réclama en faveur des privilèges de la Livonie, 1689; condamné à mort, il se réfugia auprès d'Auguste II, roi de Pologne; fut ambassadeur de Pierre le Grand : Auguste vaincu dut livrer à Charles XII Patkul, qui fut écartelé, 1707.
Patmo. V. PATHMOS.
raina, v. de l'Hindoustân, capit. du Bahar, dans la présidence et à 600 kil. N.-O. de Calcutta, sur le Ganae. Commerce d'opium; tapis, étoffes de coton, orfèvrerie; 160,000 hab. (?)
Patos (Lac ou lagune de Los), lac des Oies, au S.-E. du Brésil, séparé par une longue langue de terre de l'Atlantique avec lequel il communique par le Rio-Grande-do-Sul.
jPatouiliet (Louis), jésuite, né a Dijon, 1699- A779, est connu par les attaques de Voltaire. Il a travaillé à 5 vol. des Lettres édifiantes, in-12, à une Histoire du pélagianisme; etc.
Patras, v. de Grèce (Achaïe), sur le golfe de son nom, au N.-O. de la Morée. Elle fut l'une des premières villes de la liy;ue achéenne ; c'est aujourd'hui le ch.-l. de lanomarchie d'Achaïeet-Elide. Rade excellente ; 25,000 hab.
Patras (Golfe de). Il est formé par la mer Ionienne, au N.-O. de la Morée et à l'entrée du golfe de Lépante.
Patria (Lac de), Literna palus, lac de l'Italie péninsulaire, à 25 kil. N.-O. de Naples.
Patriarche (en grec, chef de famille). — Dans l'antiquité, nom des personnages antérieurs à Moïse qui ont eu un caractère de sainteté. Depuis l'établissement du christianisme, il a indiqué soit les chefs des Eglises nationales, comme le patriarche grec de Constantinople depuis la consommation du schisme, 1054; — soit les métropolitains investis d'une primauté d'honneur, comme le patriarche de Lisbonne, les patriarches des Eglises d'Orient, etc.
Patrice OU Patrick (Saint), né en 372, en Ecosse, premier évêque d'Armagh, apôtre de l'Irlande, mourut vers 466. — Dans ses Œuvres, on remarque sa Confession, écrite dans un latin barbare. Fête le 17 mars.
Patrice, titre créé par Constantin le Grand. Celui qui en était revêtu était au premier rang dans l'Etat. On conféra aussi cette dignité à des barbares; Clovis en reçut les insignes d'Anastase, empereur d'Orient, 507. Le titre de patrice, confère par les papes a Pépin, puis à Charlemagne, désigna la souveraineté mal définie que ces deux rois gardaient sur Rome.
Patriciens, citoyens qui formaient, à Rome, le premier ordre de* l'Etal. Leur nom venait du mot patres (pères), qui, depuis Romulus, s'appliquait aux membres du sénat; leurs descendants, constituant une véritable noblesse héréditaire, occupèrent toutes les fonctions politiques et sacerdotales. Seuls ils composaient l'assemblée des curies. Dirigés par les tribuns, les plébéiens obtinrent 444 av. J.-C, que le mariage cesserait d'être interdit entre les familles des deux ordres ; en 366, ils arrivèrent au' consulat, puis à toutes les charges. Dès lors le mot de patricien ne lut plus qu'un titre, sans impliquer de privilège.
Patrimoine de Saint-Pierre, anc. Circonscription administrative des Etats de l'Eglise; le ch.-l. était Viterbe. Il correspondait aux légations de Civita-Vecchia et de Viterbe, et à une