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PIT

A l'abri des montagnes du Taurus, les Pisidiens gardèrent leur indépendance, et Alexandre dut emporter de vive force leur ville de Sagalassos. La Pisidie forma, au ive s. de J.-C, une prov. de l'empire d'Orient (Antwche de Pisidie, ch.-l.).

Pisistrate, né vers 612 av. J.-C, était parent de Solon. Il flatta la multitude afin d'arriver au pouvoir suprême; se fit voter par le peuple une garde pour sa sûreté personnelle ; s'empara de la citadelle, et y installa ouvertement la tyrannie, 560. Chassé, en 554, puis en 547, il rentra par force, en 537. Il rendit Athènes prospère, bâtit un temple à Jupiter Olympien, et recueillit les œuvres d'Homère II mourut en 527.

Pison (Lucius Calpurnius), consul en 58 av. J.-C, par l'appui de César, son gendre, contribua à l'exil de Cicéron. Proconsul en Macédoine, 57, il se signala par des rapines que Cicéron flétrit dans son discours : In Pisonem, 55.

Pison (Lucres Calpdrnics), fils du précédent, né en 48 av. J.-C, mort en 32 ap. J.-C, fut préfet de Rome. Horace adressa à ses fils son Art poétique.

Pison (Cneius Calpcrsius), gouverneur de Syrie (48 ap. J.-C), fut chargé, par Tibère, de surveiller Germanicus. Accusé, à son retour à Rome, d'avoir empoisonné ce dernier, il fut trouvé, un matin, frappé de sa propre épée.

Pison (Cneitjs Calftjrnics), chef de la conspiration, formée en 65, contre Néron, se fit ouvrir les veines.

pison (Lucius Calpurnius Licinianus) entra, par adoption, dans la famille des Pisons. Choisi par Galba comme son successeur, il fut. quelques jours après, massacré par les prétoriens, 69 ap. J.-C

Pisseleu (Anne de). V. Etampesi Duchesse d').

Pissos, ch.-l. de canton, arr. et à 54 kil. N.-O. de Mont-de-Marsan (Landes) ; 4,711 hab.

Pistes ou Pitres, commune du dép. de l'Eure, sur la Seine, près de Pont-de-1'Arche, dans l'arr. et à 20 kil. N. de Louviers. Célèbre édit de Charles le Chauve, en 864.

Pistoia, jadis Pistoria, v. d'Italie, dans la

Erov. et à 30 kil. N.-O. de Florence, sur l'Omrone de Pistoia ; 51,000 hab. Chapeaux de paille, quincaillerie, armes. Célèbre défaite de Catilina, 63 av. J.-C. Patrie de Clément XIII.

Pistoia (Léonard de), peintre italien, né à Pistoia, employé par Raphaèl au Vatican. '

Pistorius (Jean), né à Nidda (Hesse), 1544- 1607. a laissé : Rerum Polonicarum scriptores, in-fol. ; Rerum Germanicarum scriptores, 3 vol. in-fol ,• Artis cabalisticœ scriptores.

Pisuerga, Pisoraca, jriv. d'Espagne, coule au S.-O. par Torquemada, Valladolid et Simancas (Léon), et se jette dans le Douro. Cours de 240 kil. Elle reçoit à droite l'Arlanza, et à gauche le Carrion.

Pitane, l'une des 12 villes de l'anc. Eolide (Lydie). Patrie d'Arcésilaûs. Auj. Tchanderli.

Pitau (Nicolas), graveur, 1634-1676 , né à Anvers, établi en France, 1656, fut l'un des maîtres de Gérard Edelinck.

Piteairn (lie), île de l'Océanie (Polynésie), au S.-E. des îles Gambier ; colonisée, en 1790, par les marins révoltés du navire anglais Bounty, qui s'unirent à des femmes taïtiennes.

Pitea, fl. et v. de Suède. — Le fleuve coule au S.-E., sur la limite des deux Bothnie; cours de 350 kil. — La ville, située à l'embouchure, est à 950 kil. N.-E. de Stockholm. Ch.-l. de la Bothnie septentrionale, elle a 1,500 hab.

Piteschti, v. de la Valachie, sur l'Ardjisch.

Pitnecnsa, auj. Ischia, île dugolfedeNaples, s'appela aussi ^Enaria.

Pitniviers, dit aussi Piviers, et autrefois pluviers, ch.-l. d'arrond. du Loiret, sur l'Œuf, affluent de l'Essonne, à 42 kil. N.-E. d'Orléans. Pâtés aux alouettes : gâteaux aux amandes.

Safran du Gatinais. Patrie du géomètre Poisson; 5.181 hab.

Pitnom, anc. v. d'Egypte. V. Heroopolis.

Pithon, un des généraux d'Alexandre, devint, après la mort du conquérant, satrape de Médie, 323 av. J.-C. Après 1 assassinat de Perdiccas. il reçut le titre de régent qu'il résigna bientôt. Antigone tua Pithon et s'empara de la Médie, 315.

pithou (Pierre), né à Troyes, 1539-4596, élève de Cujas, avocat en 1560, se retira à Sedan, où il rédigea la Coutume de ce petit Etat, puis à Bàle. Converti au catholicisme, 1573, procureur général en Guienne, il prit part à la rédaction de la Satire Ménippée. On a de lui : Libertés de V Eglise gallicane, 1594 ; Observationes ad Codicem et ad Novellas Justiniani, in-fol.

Pithou (François), frève du précédent, né à Troyes, 1543-1621, se convertit au catholicisme, vers 1578, et devint avocat au parlement de Paris. On a de lui : Glossarium obscurorum verborum quœ in lege salica habentur, in-fol.. etc. Il a annoté les Formules de Marculfe.

Pitic OU Hecniosillo, V. dll MexiaUC vSo-

nora), à 180 kil. S.-O. d'Arispe, sur la Sonora: 12,000 hab.

Pitinum, v. de l'Italie anc. (Ombrie), sur le Pisaurus ; — v. du Samnium, chez les Vestins. Auj. Torre^di-Pitino.

Piton des Carnets, l'un des points culminants de la Martinique, haut de 1,350 met.

Piton de Fournaise, montagne volcanique

de la Réunion, haute de 2,625 mèL

Piton des neiges, l'un des sommets culminants de la Réunion, haut de 3,069 met.

Pitot (Henri), né a Aramon, près d'Uzès, 1695-1771, ingénieur en chef en Languedoc, a écrit : Théorie de la manœuvre des vaisseaux. 1731, in-4o.

Pitt (William), lord Chatham, né à Boconnoc (Cornouailles), 1708-1778, 2* fils d'un simple écuyer, entra au parlement, comme représentant le bourg pourri d'Old Sarum, 1735. 11 fit de l'opposition à Walpole; fut payeur général des troupes, 1746; il se démit de cet emploi en 1754, à cause d'un dissentiment avec le ministère du duc de Newcastle Un instant ministre des affaires étrangères, Pitt rentra au pouvoir, porté par le vœu irrésistible de l'opinion publique. Il imprima alors aux opérations de la guerre de Sept-Ans une vigueur et une audace qui coûtèrent à la France sa domination dans l'Hindoustan, le Canada, le Sénégal, etc. N'ayant pu, lorsque le Pacte de Famille fut signé, faire déclarer la guerre à l'Espagne, il se retira des affaires, 1761. Plus tard il défendit les droits du parlement; signala les dangers qu'amènerait l'établissement des taxes dont on frappait les colonies de l'Amérique du Nord. Il entra dans la Chambre haute, 1766, sous le nom de lord Chatham ; accablé d'infirmités, 1768, il quitta définitivement le pouvoir. Il reparut à la Chambre pour protester contre une proposition qut tendait à reconnaître l'indépendance des Etats-Unis d'Amérique.

Pitt ( William), fils du précédent, né à Hayes (Kenl), 1759-1806, fut envoyé à la Chambre des communes par le bourg d'Àppleby, 1781. Adversaire des ministères North et Rockingham, il fit partie du cabinet Shelburne comme chancelier de l'échiquier. 17B2. En 1783, George III le chargea de former un ministère qui devait gouverner l'Angleterre pendant 17 ans. Il conclut un traité de commerce avec la France, 1786, et intervint avec la Prusse en Hollande pour y soutenir le stathouder, 1787. Il se déclara contre la révolution française ; il dépensa des sommes énormes à soudoyer les coalitions continentales., à soutenir les révoltes également impuissantes de la Vendée et des chouans. A l'intérieur, il

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établissait un régime de rigueur contre toute tentative d'insubordination. Il rejeta les premières ouvertures pacifiques de Bonaparte, 1S00. Il obtint la réunion du parlement irlandais au

f>ariement anglais, à la condition que les cathoiques seraient relevés des incapacités qui les frappaient Sur le refus du roi de consentir à cette concession, Pltt abandonna le pouvoir au ministère Addington, 1801. Revenu aux affaires en 1804, il fut atteint par les succès de Napoléon à Ulm et à Austerlitz. Il mourut accablé de soucis. Ses principaux Discours ont été publiés et traduits en français, avec ceux de Fox, 12 vol. in-8o.

Pittacus, un des sept sages de la Grèce, né à Mitylène vers 652 av. J.-C, fut revêtu delà dictature, avec le titre d'Asymnète, 589, abdiqua au bout de 10 ans, et mourut vers 569.

Pittsbourg', v. des Etats-Unis (Pennsylvanie), au confluent de l'Alleghany et de la Monongahela ; 156,000 hab., et avec les annexes, 235,000. Grande industrie, fer, machines, canons, quincaillerie, poterie, verre, tissus, etc. La ville a été bâtie sur l'emplacement du fort Duquesne.

PittsEeld, v. du Massachusetts (Etats-Unis), à 200 kil. O. de Boston ; 6,000 hab.

Pityonte, Pityus, anc. v. maritime du Pont- Euxin, à l'extrémité O. du Caucase (Lazique).

Pityuses (Iles), nom donné par les anciens aux deux plus occidentales des Baléares, Ebusîis et Ophiusa, à cause des pins qui les couvraient.

Piura, ch.-l. de la prov. maritime de son nom (Pérou), à 900 kil. N.-O. de Lima ; 40,000 h.

PWiejrs. V. PiTHIVIERS.

Pixérecourt (RENÉ- CHARLES GnUbert de),

né à Nancy, 4773-1844, fit jouer sur les théâtres secondaires un grand nombre de drames et mélodrames, qui eurent beaucoup de succès et lui valurent le surnom de Shakspeare des boulevards, comme les Mystères d'Udolphe, Cœlina ou l'Enfant du Mystère, Tékéti, le Chien de Montargis, etc.

PUarre (FrançoiS), né à Truxillo (Estrémadure), 1475-1541, fils naturel d'un gentilhomme, gardeur de pourceaux, s'embarqua pour le Nouveau Monde. En 1524, il s'associa à Almagro et à F. de Luque pour une expédition contre le Pérou qui ne réussit pas; dans une seconde expédition, il prit à Caxamalca l'un des Incas du Pérou, Atahualpa, qu'il fit mettre à mort, 1533. Il fonda ensuite Lima, 1535, et ordonna le supplice de son ancien allié Almagro, 1538. Le fils de ce dernier vengea son père par l'assassinat de Pizarre. 1541.

Pizarre (Gonzalès), frère du précédent, né en 1502, aida François Pizarre à vaincre les Péruviens, puis Almagro. Il fut vaincu à Cuzco par l'inquisiteur P. de La Gasca que Charles- Quint envoyait au Pérou, et décapité, 1548.

Pfcrarg-hettone, pi. forte du roy. d'Italie, dans la province et à 24 kil. N.-O. de Crémone, au confluent du Serio et de l'Adda , 4,000 hab.

Pizzo, petit port du roy. d'Italie, dans la prov. et à 60 kil. S.-O. de Catanzaro, sur le golfe de Sainte-Euphémie, 6,000 hab. Murât y débarqua et y fut pris et fusillé, en oct. 1815.

PLahennec, ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil. N.-E. de Brest (Finistère) ; 3,656 hab.

Piaccius (Vincent), né à Hambourg, 4642- 4699. On cite de lui : Theatrum artonymorum et pseudonymorum, 2 vol. in-fol., 1708.

Piacentia, nom de Plaisance en latin.

piacentinus, jurisconsulte, né à Plaisance, fonda l'école de droit de MontDellier, où il mourut en 1192.

Placentios (JEAN-LÉON) OU Le Plaisant,

né à Saint-Trond (Limbourg), dominicain au xvie siècle, est surtout connu par un poome en vers latins, dont tous les mots commencent par un P : Pugna Poroomm.

Piacidie (Gaî.la), née vers 388, était fille de Théodose le Grand et sœur d'Honorius et d'Arcadius. Captive d'Alaric, 410, elle épousa, 414, son successeur Ataulf; puis le général Constance, 417. Elle gouverna l'empire d'Occident au nom de son fils, Vaientinien III, de 423 à 450. V. AÉTIDS.

Plaine (La), l'un des 3 partis de la Convention, 1792-1795, tirait son nom de ce qu'il occupait les bas gradins de l'Assemblée, au-dessous de la Montagne.

Piaineram, commune rurale de la prov.

et à 20 kil. de Liège (Belgique), près de TOurthc.

piainfaing, comm. du cant. de Fraize, arr. de Saint-Dié (Vosges). Filatures de coton, papeteries ; 4,224 hab.

Piaintel, comm. du cant. de Ploeuc, arr. de Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord); 2,769 hab.

Plaisance, Piacentia, en iialien Piacenza, ch.-l. de la prov. de son nom (Italie), sur la rive droite du Pô et à TE. de l'embouchure de la Trébie, 35,000 hab. Son importance consiste dans ses fortifications, et dans sa position qui commande le passage du Pô. Anc. capit. des Anamans, Plaisance fut colonisée par les Romains en 218 et en 191 av. J.-C. Dans les environs, Annibal gagna la bataille dite de la Trébie, 217. Au rv* s. de J.-C, Plaisance fut le ch.-l. de l'Emilie. En 1095, Urbain H, dans un concile, y prêcha la première croisade. Elle fut soumise aux ducs de Milan, 4332, qui, en 1513, et définitivement en 1521, la cédèrent au pape Léon X. Paul III la donna, 1545, à son fils Paul-Louis Farnèse, à titre de duché héréditaire, avec Parme dont elle suivit désormais l'histoire. En 1746, les Autrichiens gagnèrent sous ses murs une victoire complète sur les Franco- Espagnols. Bonaparte en fit un ch.-l. d'arr. du départ, du Taro, 1802, et donna à Lebrun le titre de duc de Plaisance.— La prov. de Plaisance (Emilie) a 226,000 hab. et une superficie de 2,500 kil. carrés.

Plaisance, ch.-L de canton, arr et à 34 kil. N.-O. de Mirande (Gers); 2,096 hab.

Plaisance (DUC DE). V. LEBRUN.

Plaisant (Le). V. PLACENTIDS.

Planard (FraNÇOIS-ANTOINE-EugÈNE de), né

à Milan, 1783-4855, chef de division dans les bureaux du Conseil d'Etat, a écrit quelques comédies et donné à l'Opéra- Comique plusieurs poèmes, coupés avec art pour la musique.

Pianasia, nom anc. de Pianosa et de l'île Saint-Honorat.

Plan-Carpin (Dm). V. CARPIN.

Planche (Joseph), né à Ladinhac (Cantal), 1762-1853, fut directeur de Sainte-Barbe, et bibliothécaire de la Sorbonne. On a de lui ; Dictionnaire grec-français; Dictionnaire françaisgrec; Cours de littérature grecque; Ephémérides politiques, littéraires et religieuses, 1803, 12 vol.

Planche (Jean-Baptiste-Gustave), né à Paris, 1808-1857, débuta par un compte rendu du Salon de 1831 ; passa 7 ans en Italie à étudier les chefs-d'œuvre de l'art. Il revint ensuite prendre sa place de critique à la Revue des Deux Mondes. On a de lui : Portraits littéraires, 4 vol. in-8°; Portraits d'artistes, 2 vol. in-8<> ; Etudes sur l'école française de 1831 à 1852; Etudes sur les arts, etc. Il a été un critique utile, sans complaisance, et toujours indépendant.

Plancher (Urbain), savant bénédictin, né à Chenus en Anjou, 1667-1750, a laissé une Histoire du duché de Bourgogne, 3 vol. in-fol.

Plancher-Bas, comm. du cant. de Champagney, arr. de Lure (Haute-Saône) ; 2,348 habitants.

planches (Les), ch.-l. de canton, arr. et à 35 kil. S.-E. de Poligny (Jura); 238 hab.

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l'iancine, femme de Gn. Pison, dut à l'intervention de Livie de ne pas être condamnée comme complice de l'empoisonnement de Germanious. Tibère la fit cependant périr en 35.

Planck (Gottueb-Jacob), 1751-1833, né à Nuitingen (Wurtemberg), enseigna à Gœttingue. On cite de lui : Histoire de la formation des doctrines protestantes; Origine et développement de l'Eglise chrétienne jusqu'au vue siècle ; etc.

Piancoët, ch.-l; de canton, arrondissement et à 18 kilom. N.-O. de Dinan (Gôtes-du-Nord); sur l'Arguenon ; 2,126 hab.

Piancus (Lucius Munatius) fut légat de César en Gaule, 54 et 53, préfet de Rome, gouverneur de la Gaule Transalpine, uù il fonda les deux colonies de Lyon et de Rauraca (Augst). Il s'attacha à Antoine, commit de grandes exactions dans la province de Syrie, puis abandonna Antoine pour devenir le vil courtisan d'Octave. Il fut censeur en 22.

pianitza. nom moderne de Vlnachus.

Planque (François) médeci», 1606-1765, né à Amiens, a laissé : Chirurgie complète, 1757, in-8«> ; Bibliothèque choisie de médecine, 10 val. in-4°, et 31 vol. in-12.

Planta (Martin de), physicien et mathématicien, né à Sues (Grisons), 1727-1772, a inventé la machine électrique à plateaux, et conçut l'idée d'employer la vapeur d'eau comme force motrice.

piantade (Charles-Henri), né à Paris, 1764, 4830, professeur au Conservatoire de Paris, directeur de la chapelle royale en Hollande, puis en France, excella dans la romance.

piantagenets, dynastie de rois d'Angleterre, d'origine française, 1154-1485. Son fondateur, Henri II, était fils de Geoffroi V, comte d'Anjou, qui portait à son casque une branche de genêt.

Piantin (Christophe), né à Saint- Avertin près de Tours, 1514-1580, fonda, en 1550, à Anvers, le plus important établissement typographique des Pays-Bas. On a de lui : Trésor du langage bas-alman, dict ftamang, 1574.

pianude (Maxime), moine grec, né à Nicomédie, mort en 1353, a été le dernier éditeur de V Anthologie grecque; il est aussi l'auteur d'un recueil de Fables ésopiques, d'une Vie d'Esope; de traités sur la grammaire, d'une traduction grecque des Métamorphoses d'Ovide.

piasencîa, v. d'Espagne (Estrémadure),dans la prov. et à 80 kil. N.-E^ de Cacerès; 7,000 hab. Aux environs était le monastère de Saint- Yuste.

Plasencia, v. d'Espagne (Guipuzcoa), sur la Deva, à 36 kil. S.-O. de Saint-Sébastien ; 1,800 h.

Plasschaert (Joseph), né à Bruxelles, 1761- 4821, a écrit : Esquisses historiques sur les langues; Essai sur la noblesse, les titres et la féodalité, 1818,

Piassey, v. de l'Hindoustan angVais (Bengale), à 150 kil. N. de Calcutta, près de l'Houêlv. Célèbre victoire de Clive sur Souradjahowlah, 1757.

Plata (Rio de la), fleuve de l'Amérique du Sud, formé par la réunion du Parana et de l'Uruguay, et tributaire de l'Océan Atlantique. Il constitue un véritable bras de mer, long de 300 kil. et large de 45 à 240 kil. Il baigne Buénos-Ayres (rive droite), et Montevideo (rive gauche).

Plata (Etats-Unis du Rio de la), OU République Argentine, confédération de

l'Amérique du Sud, bornée par la Bolivie au N., les Andes qui la séparent du Chili à l'O., le Paraguay, ïe Brésil, et l'Uruguay à l'E., l'Atlantique au S.-E., et la Patagonie au S. Sup., 2,836,000 kil. carrés, en comptant la partie de la Patagonie annexée en 1881: 2,540,000 hab. — l<a eaoitale est Buenos-Ayres. Située sur le

versant E. des Andes; elle est arrosée parle Parana, l'Uruguay, le Paraguay, qui forment le Rio de la Plata, le Pilcomavo, le Vermcjo, le Rio Colorado, le Rio Negro, etc. Dans l'intérieur sont des rivières qui se jettent dans des lacs : le Rio Dulce, le Rio Desaguadero, le Rio Salado, etc. L'Ouest est formé de hautes terrasses, bien arrosées et fertiles, excepté le Désert dans la province de Jujuy. Au N.-E. est le pays bas et souvent inondé du Gran-Chaco Au centre est le désert appelé las Salifias; au Sud, dans les Pampas, sont des troupeaux de bœufs et de chevaux à demi-sauvages que gardent les Gauchos. Le commerce consiste en exportation de viande salée, de cuirs, de laines, etc ; et l'industrie, dans l'exploitation des mines d'or, d'argent, de fer, de plomb, de zinc, de mercure, de houille, de sel gemme, etc.

Ce territoire dépendit de la vice-royauté du Pérou, et, depuis 1776, de celle de Buenos-Ayres. Soulevé en 1810 contre l'Espagne, il constitua une confédération de 14 provinces, 1817.

Les 14 Etats de la Confédération Argentine sont les suivants : au N. Jujuy et Salta, à l'O. Rioja, San-Juan et Mendoza; a l'E Corrientes, Santa Fé et Entre-Rios ; au S.-E. Buenos-Ayres; et à l'intérieur, Tucuman, Catamarca, Santiago del Estero, Cordova et San-Luis. Il v a de plus les Territoires de Gran-Chaco, des Missions, des Pampas et de Patagonie. [saca.1

Plata (La), capit. de La Bolivie. V. Chuqdi-J

Platani ou Platanelia, anc. Camicus, riv. de Sicile, affluent de la Méditerranée. Cours au S.-O. de 110 kil. à travers les provinces de Caltanisetta et de Girgenti.

Platée ou Platées, anc. v. de la Grèce (Béotie), à 12 kil. S.-O. de Thèbes, près de l'Asopus et sur le versant N. du Cithéron. Célèbre victoire d'Aristide et de Pausanias sur le Perse Mardonius, 22 sept. 479 av. J.-C. Ses ruines sont près du village de Kokla.

Piater (Emilie, comtesse), né à Wilna, d'une ancienne famille originaire' de Westphalie, 1806, joua un rôle chevaleresque dans l'insurrection polonaise de 1830, combattit à la tête d'un corps de chasseurs, et mourut de fatigues, en déc. 1831.

Platina (BARTHÉLÉMY de' Sacchi, dit), né

à Piadena près de Crémone, 4421-1481, bibliothécaire du Vatican, a écrit : In vitas summorum pontificum opus, 1479, in-fol. , Historia inclytœ, urbis JUantuœ, 1675, in -4<\ etc.

piatner (Ernest), médecin et philosophe, né à Leipzig, 1744-1818, combattit Kant On cite de lui : Aphorismes philosophiques; Anthropologie ; Traité de logique et de métaphysique.

piatoCf ou Piatow (Comte), attaman des Cosaques du Don, né vers 1765, se signala surtout en 1812, où, à la tète de 20 régiments, il assaillit les Français après leur départ de Moscou. Il mourut en 1818.

Platon, poète comique athénien, contemporain d'Aristophane, compte parmi les meilleurs poètes de l'ancienne comédie.

Platon, né à Athènes ou à Egine, 429-347 av. J.-C, descendait, dit-on, de Codrus par son père, et de Solon par sa mère. Il s'appelait d'abord Aristoclès, mais, plus tard, Socrate le surnomma Platon, à cause de la largeur de son front ou de ses épaules. Ayant, à 20 ans, connu Socrate, il se consacra tout entier à la philosophie. Il alla à Mégare, en Italie, à Cyrène, passa en Sicile où Denys l'Ancien, choqué de ses reproches, le vendit à un Lacédémonien qui l'emmena à Egine. Racheté par Dion, il fonda à Athènes une école sous les ombrages de l'Académie, 388 : il y enseigna 20 ans. 11 fit encore deux voyages en Sicile, pour obtenir le rappel de Dion et revint mourir à Athènes.

La forme des écrits de Platon est le dialogue; les caractères des personnages y sont tracés

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