‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 465 sur 657 · POU · texte numérisé non relu

POU

PRA

Pouiaines, comm. du cant. de Saint-Christophe, arr. d'issoudun (Indre) ; 2.008 hab.

Pouidergat, comm. du cant. de Douarnenez, arr. de Quimper (Finistère) ; 2,552 hab.

Poulluin du Parc (AUGUSTIN-MARIE), jurisconsulte. 1703-1782. né à Rennes. On a de lui : Journal des audiences du parlement de Bretagne. in-4° ; Coutumes de Bretagne, in-4°; Principes du droit français suivant les maximes de Bretagne, in- 12.

Pouiian, comm. du cant. de Douarnenez.

arr. de Quimper (Finistère) , 3,749 hab.

Pouilaouen, comm. du cant. de Carhaix.

arr. et a 46 kil. N.-E. de Chàteaulin (Finistère). Plomb argentifère; 2.96b hab.

Poulie (L'abbé Nicolas-Louis), né à Avignon. 1703-1781. prédicateur du roi, a laissé un Panégyrique de saint Louis, 1748, et 11 Sermons.

Poulo-Condore. V. CoNDORE. [de.)l

Poujo.Penang. V. Ga.li.es (Ile du PrinceJ

Pouls. V. Pedls

Pouitier.Delmotte (FRANÇOIS-MARTIN), né

à Montreuil-sur-Mer, 1753-1826, soldat, acteur, professeur, prêtre, membre de la Convention, fut souvent envoyé en mission dans le Midi. Membre du Conseil des Anciens, il défendit le Directoire dans l'Ami des lois.

Pouuah, v de l'Hindoustan anglais (Rombav), dans la prov. et a 240 kil. S.- O. d'Aurengabad, sur le Rima; 120,000 hab. Ane. capitale des Mahrattes. [10,000 hab.]

Pounakka, capitale actuelle du RoulanJ

Pouqueville (FRANÇOIS - CHARLES - HUGUES-

Laurent). né à Merlerault (Orne), 1770-1838, signalé au gouvernement par un Voyage en Moréc et à Constantinople, publié en 1805, fut nomme consul a Janina auprès d'Ali-Pacha, et, en 1815. à Patras. Il donna, en 1820, un Voyage en Grèce, 5 vol. in -8°, et en 1824 une Histoire de la régénération de la Grèce, 4 vol. in-8°. qui lui ouvrirent l'Académie des Inscriptions, 1827. Il a encore écrit une Histoire de la Grèce, pour Y Univers pittoresque, 1835. etc.

Pourçain (Saint-), ch.-l. de cant., arr. et à 15 kil. N. de Gannat (Allier), au confluent du Limon et de la Sioule. Grand commerce de bestiaux; vins estimés ; 5,025 hab.

Pourha, v. du Kouhistan (Perse).

Pourons ou Purus, riv. de l'Amérique du Sud. naît dans les Andes et se jette dans l'Amazone, riv. dr. Cou. s de 8\)0 kil.

Pouriières, Campi putridi, comm. du Var, arr. et a 54 kil. N.-O. de Brignolles, sur l'Arc. C'est la que Marius livra aux Teutons la bataille, dite bataille d'Aix, 102 av. J.-C.

Pouschkine. V. POUCHKIN.

poussan, comm. du cant. de Mèze, arr. de Montpellier (Hérault) ; 2,261 hab.

Poussin (Nicolas), né à Villers, près le Grand-Andelvs,en 1593 ou 1594, eut pour premier maître Quentin Varîn : il mena pendant 10 ans une vie de travail et d'aventures avant de pouvoir se rendre en Italie, 1624, où il étudia beaucoup ; il modela des statues et des bas-reliefs antiques. Sa détresse, à cette époque, était si grande qu'il vendait ses tableaux à vil prix; et ce fut seulement vers 1630 que le grand artiste eut la certitude d'ôlre apprécié de ses contemporains. Il exécuta alors plusieurs tableaux qui figurent au Louvre; sa réputation se répandit en France; Louis XIII le nomma son premier peintre et l'appela a Paris, 1641. Poussin, dans un séjour de 21 mois, se trouva accablé des travaux les plus divers, fut exposé à la haine des peintres Vouët et Fouquières et de l'architecte Lemercier; il obtint de revenir à Rome (sept. 1642). A proprement parler il n'a point formé d'élèves. Il n'en doit pas moins être considéré comme chef de l'école française ; son Déluge et son Massacre des Innocents sont ses

[Koursk (Russie).] ej

chefs-d'œuvre.

Poutiwi, v de commerce' du gouvern. d'ej

Poutioye (La), anc. ch.-l. de cant., à 22 kil. N.-O. de Colmar (Haute-Alsace), sur la Weiss; 2 500 hab. [d'Annam.)]

P'ou-yen, port de la Cochinchine (Emp.J

Pouyastruc, ch.-l. de cant , arr. et à 10 kil. N.-E. de Tarbes (Hautes-Pyrénées); 586 hab.

Pouzauges.la.vnie, ch.-l. decant., arr. et à 36 kil. N. de Fonlenay-le-Comte (Vendée): 3,096 hab

Pouzin (i^e), comm. du cant. de Chomérac, arr. et à 16 kil. N. de Privas (Ardèche). Forges;

Pouzzoles, Dicœarchia, Puteoli, en italien Pozzuoli, port d'Italie, prov. et à 10 kil. O. de Naples, sur le golfe de Naplcs; 8,000 hab. Ses eaux minérales étaient vantées dans l'antiquité. Sous les empereurs elle fut le centre du commerce de !a "Méditerranée.

Poweii (Iles). V. Orcades australes.

Powis (Principauté de). V. Montgomery.

Pownaii (Thomas), administrateur anglais, né à Lincoln, 1722-1805, a écrit : Administration des colonies anglaises; Antiquités de la province romaine de Gaule, etc.

Poyas. V. OURALS.

Poyet (Guillaume), né aux Granges (Anjou), vers 1474-1548, commença sa fortune en soutenant le procès intenté par Louise de Savoie au connétable de Rourbon, 1521, devint avocat général, 1531, président a mortier, 1534, et chancelier de France, 1538. Il fit rendre la célèbre ordonnance de Villers-Colterets. 1539. Poursuivi par la duchesse d'Etampes. il fut mis à la Rastille, 1542. et dégradé de sa charge de chancelier, 1545.

Poznan, Poznanie. V. POSEN.

Pozo-Bianco, bourg d'Espagne, dans la province et à 72 kil. de Cordoue, au milieu de la Sierra Morena. Grosses étoffes de laine, teintureries ; 6,700 hab.

PoïseSa, v. de la Slavonie, au S.-O. d'Eszeg (Autriche) ; 5,000 hab.

Pozzo (Cassiano dai), né à Turin, 1584, mourut en 1657, à Rome, où il avait formé un riche cabinet.

pozzo (André), peintre italien, 1642-1709, né à Trente, appartenait a l'ordre des jésuites.

Pozzo «ii Borgo (Charles-André, comte), né à Alala près d'Ajaccio. 1764-1842, adversaire de la famille Ronaparte, représenta son pays à l'Assemblée législative, 1791. el fut proscrit, après la journée du 10 août 1792. 11 se réfugia en Russie, où il noua les troisième et quatrième coalitions contre la France, puis en Autriche et en Angleterre. Il fut ambassadeur de Russie en France, de 1824 a 1835, puis à Londres.

Pozzolo, village d'Italie, prov. et à 23 kil. N.-O. de Mantoue, sur le Mincio. Victoire de Rrune, 1800.

Pra ou rivière de Saint-Jean, tributaire du golfe de Guinée, passe à Coumassie dans le pays des Achantis.

Prachin, anc. ville deRohême, avec un château également en ruines, à 36 kil. E. de Pi-ek.

Pradel (PlERRE-MARlE-MlCHEL-EUGÈNE Cour-

tray de), né a Paris, 1787-1857, célèbre improvisateur, a publié : Orlando et Loretta, roman historique, 2 vol. in-8<>, des scènes, stances, poèmes, etc

Pradeiies, ch.-l. de cant., arr. et ;■ '5 kil. S. du Puy (Haute-Loire), sur l'Allier; 2,036 hab. Fromages, dits de Sangnes, renommés.

Prades 'Jean-Martin de), théologien, né à Custel-Sarrasin, 1720-1782, se signala en soutenant en Sorbonne une thèse qui l'obligea a fuir en Prusse, 1752. Il a donné *un abrège de V Histoire ecclésiastique de Fleury. 1767

r«ades, ch.-l. d'arrond. des Pyrénées-Orien-

PRA

PRA

talos, sur \e Têt, à 44 kil. S.-O. de Perpignan ; 3,856 hab.

Pradier (James), né à Genève, 1792-1852, d'une famille de réfugiés français, obtint le grand prix de sculpture à l'Ecole des beaux-arls île Paris, 1813. Correct de dessin, irréprochable dans l'dxecufion, il semble avoir uniquement rechereJié la grâce dans ses compositions. Pradier, admis en 1827 à l'Institut, a eu pour élèves Sinutrt, Lequesne, Guillaume, etc.

Prado (Blas dei), peintre espagnol, né à Tolède, 1544-1605 (?).

Prado, v. de la prov de Minho (Portugal), à 6 Cil. N.-O. de Braga; 6,000 hab.

Prado, v. de la prov. et à 55 kil. S.-O. de Madrid (Espagne) ; 4,000 hab.

Pradon (Nicolas), poète tragique, né à Rouen, 1632-1698, acquit quelque réputation par deux nièces, Pyrame et Thtsbé, 1674, et Tamerlan, 676. Aujourd'hui il est surtout connu par sa tragédie de Phèdre et Hippolyte, qui balança un moment le succès de la Phèdre de Racine, grâce aux intrigues d'une coterie. Outre ses tragédies, écrites d'un style très plat, Pradon a composé des poésies légères, et quelques ouvrages satiriques.

Pradt (Dominique Dufour, abbé de), né à Allanches (Auvergne), 1759-1837, député du clergé aux Etats généraux, émigra en Allemagne, où il écrivit l'Antidote au congrès de Rastadt, 1798, ei la Prusse eJt saneutralité. 11 devint, grâce a Duroe, son parent, aumônier de Napoléon 1er, évèque de Poitiers, 1805, et archevêque de Malmes, 1808. L'empereur le nomma, en 1812, ambassadeur à Varsovie, puis le renvoya dans son diocèse. De Pradt travailla, en 1814, à rétablir les Bourbons, et reçut le titre de grand chancelier de la Légion d'honneur. En 1816, il se démit de son archevêché de Malines. En 1827, il fut envoyé â la Chambre des députés par les électeurs de Clermont-Ferrand ; il siégea au côté gauche. De ses nombreux écrits, on ne cite guère que son Histoire de l'ambassade à Varsovie. 1815, in-8°, et les Quatre Concordats, 1818- 1820, 3 vol in-8o

Praet (JOSEPH - BASILE- BeR-NARD van), né à

Bruges, 1754-1837, eui de bonne heure la passion des livres, et se fit connaître à Paris, surtout en rédigeant le catalogue de la bibliothèque du duc de La Valli&re, 3 vol. in-8». Il fut attaché a la Bibliothèque royale, en 1784, et s.iuva un grand nombre de livres et de manuscrits II fut de l'Académie des Inscriptions en 1830 On lui doit : Catalogue des /ivres imprimés sur vélin avec date, de 1457 à 1472, in-fol., 1813; Catalogue des livres imprimés sur vélin de la Bibliothèque du roi. 5 vol. gr. in-8° ; Catalogue des livres imprimés sur vélin qui se trouvent dans des bibliothèques publiques ou particulières, 4 vol. in-8o, etc., etc.

Praga, faubourg fortifié de Varsovie, sur la rive droite de la Vistule, a été pris par Souwarof, 1794.

Pragmatique sanction, terme emprunté

par les légistes du moyen âge au code Théodosien, et signifiant ordonnance sur les affaires Voici les principaux actes auxquels il a été appliqué : 1° En France, pragmatique sanction de saint Louis, mars 1269 ; on a révoqué en doute l'authenticité de cette pragmatique. — 2o En Allemagne, pragmatique sanction de Francfort, 1338. rédigée sous l'empereur Louis IV. 3» En France, pragmatique sanction de Bourges. rendue par Charles VII, avec l'assentiment du clergé français, réuni en concile national, juillet 1438, et d'après les décrets du concile général de Bàle. — 4° En Allemagne, pragmatique sanction de Mayence, adoptée par la diète germanique, 1439, d'après les décrets du concile de Bâle. — 5» Eu Autriche, pragmatique sanction rendue

par V empereur Charles 17, 1713, pour exclure de sa

succession les filles de Joseph 1er, son frère, et pour assurer les Etats autrichiens a sa fille Marie-Thérèse.

Prague, capitale de la Bohême (empire d'Autriche), sur la Moldau, à 327 kil. N.-O. de Vienne. Pop., 162,000 hab. Archevêché. Nombreux établissements scientifiques : Université fondée en 1348. Parmi ses monuments on cite l'hôtel de ville, dont la tour rappeJle la défenestration de 16I8. le Hradschin, palais royal achevé par Marie-Thérèse, le Dôme, ealhédrale gothique d'un beau style, etc. Toiles, cotonnades, verres, acide nitrique, chapellerie, etc. Prague a de nombreuses maisons de commerce, dont près de la moitié sont juives. — La vieille viile {Altstadt) remonte, dit-on, à 759; la nouvelle ville {iXeustadt) a été bâtie par Charles IV. En 1813, on y tint un congrès qui décida delà chute de Napoléon 1er En 1866, la paix de Prague exclut l'Autriche de l'Allemagne et brisa la Confédération germanique, établie en 1815.

Praguerie, nom donné 'à un soulèvement de l'aristocratie française contre Charles VII, par allusion à la révolle des Hussites à Prague, 1440-1441.

Prahecq, cb.-l. de canton de l'arr. etàlokil. S.-E. de Niort (Deux-Sèvres) ; 1,080 hab.

Prairial, 9« mois du calendrier républicain français (20 mai-18 juin).

Prairie du Chien, V. des Etats-Unis (Wis-

consin), au confluent du Mississipi et du Wisconsin.

Prairies (Région des) OU Far-VVest des

Américains, vaste région, large de plus de 1,000 kil., des monts Rocheux à l'O., jusqu'au lac Winnipeg et jusqu'à 120 kil. du Mississipi, à l'E. Ce sont des plaines ou savanes immenses , on y trouve de nombreux troupeaux de bisons, de chevaux sauvages, des cerfs, élans, écureuils, etc. Quelques tribus nomades, des trappeurs, des bandits, errent dans les Prairies.

Prangins, village de Suisse (Vaud), à 1 kil. N.-E. de Nyo'n, sur le lac Léman.

Prasapa. V. PHRAATA.

Prasiens, anc. peuple de l'Inde, sur le cours

moyen du Cange. Ch.-l. , Palibothra. [N -E 1

Prasies, anc. v. de Laconie (Cynurie), auj

Prasiin (César-Gabriel de Choiseui, duc

de), né ù. Paris, 1712-1785, remplaça son cousin, le duc de Choiseui. en 1758, a l'ambassade de Vienne, et, en 1760, au ministère des affaires étrangères. Il passa, en 1766, au département de la marine. 11 fut disgracié en 1770, avec Choiseui.

Prasiin (ChARLES-RàYUARD-LauRE-FÉLIX duc

de Choiseui-), petit-fils du précédent, né à Paris, 1778-1841, chambellan de Napoléon L", fut membre de la chambre des Pairs. — Son fils, Charles-Laure-Hogues-Théobald, né a Paris en 1805, fut nommé pair de France en 1845. Inculpé d'être l'auteur de l'assassinat commis sur s'a femme, Rosalba Sébastiani (août 1847), il fut transféré à la prison du. Luxembourg, et s'y empoisonna.

prasiin, beau port de l'île Sainte-Isabelle (archipel Salomon). — Port de la Nouvelle- Irlande.

Prasiin (Vanx-). V. MàINCY.

Prasum Pramontorium, nom anc. du cap Delgado, ou, selon d'autres, du cap Brava (Afrique).

Prat, comm. du cant. de La Roche-Demen, arr de Lannion (Côtes-du-Nord) , 2,059 hab.

Pratinas de Phlionte. poète dramatique grec du ve s av J.-C, sépara, le premier, la tragédie du chant satirique; il fut aussi poète dithyrambique.

Prato, v. d'Italie, prov. et à 18 kil. N.-O. de Florence, sur le Bisenzio ; 12,000 hab.

PRE

PRE

Prats-de-Moiio, ch.-l. de cant., arr. et à 30 kil. S.-O de Céret (Pyrénées-Orientales), sur le Tech; 2.458 hab. Place forte qui commande le col des Ayres.

Pratt (Charles), comte de Camden, magistrat anglais, 1713-1794, protégé par son ancien condisciple, Pitt. devint procureur général, 1757. membre de la Chambre des communes, président de la cour des plaids communs, enfin grand chancelier en 1766. Il mérita l'estime générale, et fut nommé président du conseil privé, en 1782. 11 reçut le titre de comte de Camden. en 1786.

Prauthoy ch.-l. de cant., arr. et à 25 kil. S. de Langres (Haute-Marne) ; 673 hab.

Pravadi ou Paravadi, v. de la Turquie d'Europe (Bulgarie), prov. et à 60 kil. 0. de Varna ; 5,000 hab.

Praxagoras, médecin grec du ive s. av.

J.-C, né à Cos, delà famille des Asclépiades.

Praxiiia, femme poète du v* s. av. J.-C, née à Sicyone.

Praxitèle, sculpteur grec du iv* s. av. J.-C, né à Athènes. Nous n'avons que quelques copies de ses nombreux ouvrages cités par les anciens. Fidèle à la tradition de l'école de Phidias, Praxitèle n'abandonne pas la recherche de l'idéal ; mais la grâce, la suavité des formes, la délicatesse des contours, une sorte de mollesse idéale caractérisent le génie de Praxitèle.

Pray (Georges), historiographe de Hongrie, né à Presbourg, 1724, mort en 1801, a écrit : Annales Hunnorum, Avarorum et Hungarorum (de 210 a 997) ; Annales regum Hungariœ (de 997 à 1564); Historia regum Hungariœ ,3 vol in-8°, etc.

Praya (Villa-de- ) OU Puerto-Praya, Ville de la plage, cap. de l'archipel du Cap-Vert, sur la côte S.-E. de l'île Santiago. — Port de l'île Terceira et le meilleur des Açores.

Praya-Grande, capit. de la prov. de Riode-Janeiro (Brésil), sur la côte E. de la baie de Rio-de- Janeiro, s'appelle auj. Nictheroy, V. Nictheroy.

Prayssac OU Preissac, COmm.' du cant. de

Puy-l'Evèque , arr. et à 30 kil. O. de Cahors (Lot), sur le Lot Patrie du maréchal Bessières , 2,030 hab.

prayssas, ch.-l. de canton de l'arr et à 47 kil. N.-O d'Agen (Lot-et-Garonne); 1,533 hab.

Préangers, l'un des plateaux les plus remarquables de Java, à l'O.

Pré.aux.ciers, anc. promenade de Paris, très fréquentée aux xiv«, xve et xvie siècles. C'était un pré, d'une longueur de plus d'un kilomètre, sur la rive gauche de la Seine, a l'O. de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés.

Préchac.'conim. du cant. de Villandraut.

arr. et à 18 kil. S.-O. de Bazas (Gironde). Résine ; 2,1 ï>8 hab.

Prêcheur (Le), v. maritime de la Martinique, à 10 kil. N.-O. de Saint-Pierre. Sucre , 5,000 hab.

Prêcheurs (Frères). V. Dominicains.

précigné, comm. du cant. de Sablé, arr. et à 24 kil. N.-O. de La Flèche (Sarthe). Eaux minérales. Draps; 2.862 hab.

Précy (Louis-François Perrin, comte de), né à Précy, près Semur. 1742-1820, était, en 1791. l'un des commandants de la garde constitutionnelle de Louis XVI. Investi du pouvoir militaire par les habitants de Lyon soulevée, il arrêta pendant 03 jours les troupes républicaines, et parvint ensuite (oct. 1793) à gagner la Suisse.

Précy.sous.Thil, ch.-l. de canton, arr. et à 13 kil. S. de Semur (Côte-d'Or), près du Serain; 822 hab.

Pré en.Paii, ch.-l. de canton de l'arr. et à 40 kil. de Mayenne (Mayenne), 3,255 hab.

Préfecture. On appela ainsi chez les Ro-

mains : 1° toute ville dépouillée par les Romains de ses privilèges de cité libre, et gouvernée par un préfet provincial, investi de l'autorité civile et militaire ; — 2« les 4 grandes divisions de l'empire romain au iv« siècle (Orient, Illyrie, Italie, Gaule), subdivisées en diocèses. 11 v avait, dans chaque préfecture, un préfet du prétoire (administration civile et justice), un maître de la milice (armée), un comte des largesses sacrées (finances).

Préfecture de département (France), circonscription territoriale administrée par un préfet. Les préfets ont été créés, févr. 1800, par le gouvernement consulaire, pour remplacer les Directoires de département.

Préfecture de police (France), administration créée par la loi du 17 février 1800, et chargée de la police municipale à Paris, dans le département de la Seine et dans quelques communes de Seine-et-Oise. Sous la haute direction du ministère de l'intérieur, le préfet de police a, dans ses attributions, la police générale dans toute la France.

Préfectures maritimes (France), divisions administratives du littoral, appelées aussi arrondissements et placées sous la direction d'un préfet maritime. Les ch.-l. de préfectures sont: Cherbourg, Brest, Lorient, Rochefort et Toulon.

Préfet de r.innone, prœfectus annonœ, fonctionnaire de l'anc. Rome chargé d'assurer l'approvisionnement de la ville en blé et autres denrées.

Préfet augustai, titre du préfet préposé, sous les Romains, au gouvernement de l'Egypte.

Préfet de la chambre sacrée, prœftctus ou prœpositus sacri cubiculi. sorte de grand chambellan, chargé, depuis Constantin et sous le Bas-Empire, de la surveillance du palais impérial.

Préfet du prétoire, prœfectus prœtorio, nom du commandant des cohortes prétoriennes dans les 3 premiers siècles de l'empire romain. Cette charge, créée par Auguste, 6 av. J.-C, fut sous lui partagée entre deux chefs. Tibère en revêtit Séjan et son père, puis Séjan seul. Sous ses successeurs le nombre des préfets du prétoire varia, mais leur puissance s'accrut sans cesse, surtout depuis Seplime-Sévère. Lors de l'établissement de la tétrarchie, il y eut 4 préfets du prétoire, comme il y avait 4 empereurs.

Préfet des Vigiles, prœfectus vigilum, chevalier placé par Auguste a la tête des 7 compagnies chargées de la police de Rome, 7 ap. J -C.

Préfet de la ville, prœfectus urbi, magistrat romain auquel les rois, et, jusqu'à l'institution de la préture, les consuls confiaient, en leur absence, le soin de rendre la justice et de pourvoir aux affaires urgentes.

Pregadi ou Priés (Conseil des), établi à Venise, au xne siècle, pour délibérer avec le doge, c'est-à-dire pour limiter son pouvoir.

Pregel, fleuve de la Prusse propre, formé, près d'inslerburg, par la réunion de l'Angerap, de la Goldap, de la Rominte et de l'Inster. Cours de 110 kil. à l'O., par Jaegerndorf, Wehlau et Kœnigsberg. Il finit dans le Frische-Haff. Il reçoit Y Aile.

Préhacq, comm. du cant. de Dax (Landes). Eaux sulfureuses.

Preignac, comm. du cant. de Podensac, arr. de Bordeaux (Gironde); 2,392 hab.

Preissier ou Preisier, famille de peintres, et, en dernier lieu, de graveurs allemands, nés presque tous à Nuremberg, au xvme s.

Preiier (Louis), né à Hambourg, 1809 1861, élève de Bœckh et d'Ottfr Mùiler, a écrit plusieurs ouvrages estimés et surtout : Historia philosophiœ grœcœ et romanœ ; Mythologie grecque; Mythologie romaine.

PRE

PRE

Prémare (Joseph-Hesri), missionnaire jésuite, né en Normandie, mourut à Pékin vers 1735 — On a de lui le discours préliminaire de la traduction du Chou-King, par le P. Gaubii, intitulé , Recherches sur les temps antérieurs à ceux dont parle le Chou-King, 1770, in-4».

Premery, ch.-l de cant., air. et à 50 kil. S -E, de Cosne (Nièvre), sur la Nièvre , 2,301 h.

îTemethi, ville de l'Albanie (Turquie), sur Je Yoïoussa.

Premnis ou Priniis, v. d Ethiopie, sur le Nii . auj. Ibrim.

Prémoniré, village de France, de l'arr. et à 17 kil. 0 de Laon, a reçu son nom d'un monastère de chanoines réguliers fondé, en 11:22, . par saint Norbert L'ordre, supprime en France en 1790, a repris naissance, en 1856. Grande verrerie.

Prenelay (Mont), l'un des sommets de la chaîne du Morvan, haut de SCS met.

Préneste, anc. v. du Latium, à 33 kil. S.-E. de Rome, sur le penchant d'une colline, près du Trerus, Temple célèbre de la Fortune où l'on tirait les sorts. Auj. Palestrina.

Prenner (AXTOI>"E-JûSEPH de), peintre et

graveur allemand, né à Wallerstein, 1683-1743.

Prenner (GeûRGES-GàSPARD de) , graveur,

neveu du précédent, né à Wallerstein, 1708- 1706. fit beaucoup de tableaux en Italie, en Russie.

Preasiow, v. du roy. de Prusse (Brandebourg^, sur lUcker, à 112 kil. N.-E. de Potsdam; 14,000 hab

Prérau, v de l'empire d'Autriche (Moravie), à 25 kil. S.-E. d'Olmutz , 3,500 hab.

Prés-Saint-Gervais (Les») , Commune de

6,396 h., arr. de Saint-Denis (Seine), au N.-E. de Paris.

Presbourg, en hongrois Posony, v. de Hongrie, sur le Danube, à la naissance de la grande île de Schutt, a 240 kil. N.-O. de Bude ; 47.000 h. Résidence de l'archevêque primat de Gran; ville de commerce et d'enseignement, Presbourg l'ut autrefois la capit. de la Hongrie. Traité du 14 déc. 1805.

Presb-ytériens, nom des membres de l'une des Eglises du protestantisme Ils ont pour auteur Jean Knox, qui apporta en Ecosse les doctrines de Calvin, et, en 1560, fit décider que le gouvernement de son Eglise appartiendrait à des prêtres (presbyteri) égaux entre eux, comme dans l'Eglise de Genève. Le presbytérianisme est la religion officielle de l'Ecosse.

Prescott, v. d'Angleterre (Lancashire) , à 60 kil. S. de Lancastre, 7,000 hab.

Prescott , ch,-l. du Territoire d'Arizona (Etats-Unis).

Prescott (Wilt.iam-Hickling), né à Salem Massachusetts), 1796-1859, visita l'Europe pendant 20 ans ; donna des articles sur des sujets littéraires à la Revue de V Amérique du Nord, puis se tourna vers l'histoire. 11 publia l'Histoire de Ferdinand et d'Isabelle, 1833. la Conquête du Mexique, 1843, et la Conquête du Pérou, 1847. Il mourut avant d'avoir terminé son Histoire de Philippe H. On lui doit encore une édition, avee notes, de l'Histoire de Charles-Quint, par Robertson.

Présides d'Afrique, en espagnol Presidios (garnisons), possessions espagnoles sur la côte méditerranéenne du Maroc. Elles se composent de Ceuta. Penon de Vêlez, Alhucemas, Melilla et des îles Zaf farines.

Présides de Toscane, anc. principauté

située sur la côte S.-O. de Toscane, entre l'Ombrone et la frontière des Etats-Romains. Elle se composait d'Orbitello , ch.-l., Porto-Ercole , Monte-Filippo, Monte - Argentaro , Porto-San- Stefano et Telamone. Ces villes furent gardées par Philippe II, et réunies par lui, sous le nom

d'Etat des présides, à son royaume de Naples, dont elles suivirent les destinées, 1558-1801. On y rattachait encore la principauté de Piombino.

Présidial,Présidia«x.,lribunaux de France, inférieurs aux parlements, créés par Henri II, 1552, et investis d'une juridiction civile et criminelle.

Presies- (Raoul de), légiste, né vers 1270, dans le diocèse de Laon, fut attaché, en 1310, à Philippe le Bel, fut poursuivi sous Louis X, et devint conseiller au parlement en 1319.

Presies (Raoul de), fils du précédent, né à Paris vers 1314. mort en 1383, fut maître des requêtes sous Charles V, qui le chargea de traduire en français la Cité de Dieu, de saint Augustin.

Pressigay-le.Grand. V. GraND-PreSSJGNY

(Le). [de Galles).]

Presteîgn, ch.-l. du comté de Radnor (PaysJ

Preston, v. d'Angleterre (Lancashire), à 35 k.

S. de Lancastre, sur la Ribble ; 96,000 hab.

Patrie d'Arkwright.

Preston-Pans, bourg d'Ecosse, dans le comté et a 10 kil. O. d'Haddington. sur le golfe du Forth, 2,000 hab. Bataille de 1745.

Préteur, prœtor, titre du principal magistrat des villes latines, prœtor latinus. A Rome, on donnait d'abord ce nom au dictateur ou au consul qui avait les faisceaux. En 366 av. J.-C, on établit un nréteur annuel, pour l'administration de la justice. Plus tard, les rapports de Rome avec les alliés multipliant les affaires judiciaires, on institua un préteur chargé des causes étrangères, prœtor peregrinus. L'ancien préteur prit dès lors le nom de Préteur urbain, ou celui de prœtor major. La création des tribunaux permanents, 149-145. fit porter le nombre des préteurs à 6, et même, sous SyLla, à 8. — On ht administrer les provinces par des Préteurs provinciaux, élus pour un an : les deux premiers furent ceux de Sicile et de Sardaigne, 227. Au pouvoir judiciaire ils ne tardèrent pas à joindre l'autorité militaire. Les Propréteors furent les préteurs qui, le temps de leur magistrature à Rome expiré, allaient administrer les conquêtes du peuple romain, 145 av. J.-C.

Préteurs du Trésor, magistrats annuels établis, en 28 av. J.-C, à Rome, par Auguste, pour la garde du trésor public. On les appelait aussi Préfets du trésor.

Prétextât (Saint), évêque de Rouen depuis 555, bénit, en 576, le mariage de Rrunehaut avec Merovée, neveu de cette reine ; fut déposé par le concile de Paris, 577, et exilé à Jersey. Il fut assassiné au pied des autels par un agent de Frédégonde. Fête, le 24 février.

Preti (Mattia), dit le Calabrese, peintre de l'école napolitaine, 1613-1699, né à Taverna (Calabre), eut pour maîtres Lanfranc, puis le Guerchin.

Preto (Rio) OU Tapa j os. V. TAPAJûS.

Pretoria, l'une des plus jolies villes de l'Etat de Transvaal (Afrique australe).

Prétoriens (Gardes prétoriennes Ou). On nommait ainsi, à Rome, les cohortes formant la garde de l'empereur. Leur préfet Séjan les réunit, sous Tibère, dans un seul quartier, entre les portes Viminale et Esquiline.

Prètre-Jean, nom donné à tort : i« au grand lama du Thibet , 2<> au négus d'Abyssinie. — Le véritable Prêtre-Jean a été le chef de la tribu mongole des Kéraïtes, Togrul-Oùng-Khàn. qui habitait le pays actuel des Khalkhas. Il avait reçu le nom de Prêtre-Jean des nestoriens qui l'avaient converti au christianisme.

Prétutienx, anc. peuple du Picenum

Preuiiiy, ch.-l. de cant., arrond. et à 36 kil. S. de Loches (Indre-et-Loire), sur la Claise; 2,039 hab.

Preuschen (AUGUSTIN - ThÉOPHILB), né à

PRE

PRI

Diethardt (Hesse), 4734-1803, a inventé la typométrie ou art d'imprimer des plans et des cartes au moyen de types mobiles.

Preùss (JeÂn-David-Erdmann), né à Landsberg (Prusse), mort en 1868, fut historiographe de la maison de Brandebourg. On a de lui : les Arts de V éloquence en Allemagne ; Biographie de Frédéric le Grand, 4 vol., avec 5 vol. de pièces justificatives; Frédéric le Grand écrivain ; Frédéric le Grand avec ses parents et ses amis ; etc., etc.

Prévai (Claude-Antoine, vicomte de>, né à Salins, 1776-1853, général de brigade en 1806, fut surtout cbargé de services administratifs a l'intérieur. Plus tard, il seconda Gouvion-Saint- Cvr. comme lieutenant général détat-major, 1818. Ecrivain militaire distingué, il a donné : Projet de règlement de service pour les armées françaises, 1827; Règlement sur le service intérieur des troupes à cheval, 1816, etc.

Prévalaye OU Prévalais (La), commune

d'Ule-et- Vilaine, dans l'arrond. et à 4 kil. S.-O. de Rennes, sur la Vilaine. Beurre renommé.

Prévaiitane, prov. de l'empire d'Orient, située dans le diocèse de Dacie, au S.-O. ; cli.-l. Scodra. Elle correspond à la Haute-Albanie, au Monténégro et à l'Herzégovine.

Prévesa, port de la Turquie d'Europe (Basse- Albanie), a 50 kil. S.-O d'Arta ; 5.000 hab. Commerce important avec Tneste. Bataille navale de 1538 gagnée par Kaïr-Eddin sur André Doria. Aux environs, ruines d'Actium et de Aicopolis.

Préville (PIERRE-LOUIS Dubus, dit), COmé-

dien. né a Paris, 1721-1799, dirigeait le tbéàtre de Lyon quand on l'appela à la Comédie-Française'de Paris, 1752. 11 a laissé des notes d'après lesquelles on a rédigé ses Mémoires

Prévost d'Exilés (ANTOINE-FRANÇOIS), né à

Hesdin (Pas-de-Calais), 1697-1763, jésuite, soldat, bénédictin, travaillait, à l'abbaye de Saint- Germain-des-Prés, a la Gallia christiana; puis s'enfuit en Hollande, 1727. Il y acheva ses Mémoires d'un homme de qualité; se rendit ensuite en Angleterre, 1733, et y écrivit Manon Lescaut, le seul de ses livres qui lui ait survécu. On cite encore Cleveland. le Doyen de Killerine, etc. Rentré en France, 1734, il composa force romans, traduisit Hume et Richardson, et commença YHistoire générale des voyages. 21 vol. in-4<> ou 80 vol. in-12. Ses Œuvres complètes forment 170 vol. in-12, et ses Œuvres choisies, 39 vol. in-8o, 1781-1785.

Prévost (Pierre), peintre, né à Montigny près de Chàteaudun, 1764-1823, eut l'idée d'introduire en France le Panorama déjà inventé en Allemagne.

Prévost (Louis-Constant), né à Paris, 1787- 4856, étudia spécialement le bassin géologique parisien. Professeur à la Sorbonne en 1831, membre de l'Institut en 1848, il a laissé : Constitution géologique du bassin de Vienne en Autriche. 1820; Composition des falaises de Normandie. 1821 : Formation des terrains des environs de Paris, 1825-1827; Notes sur l'île Julia, 1835, Classification chronologique des terrains, 1845 , etc.

Prévost(Z.\CHÉE),graveur,»éà Paris, 1797-1861.

Prévost-Paradoï (LUCIEN-ANATOLE), né à

Paris, 1829-1870, fils de madame Prévost-Paradol. sociétaire de la Comédie-Française, élève de l'Ecole normale, obtint en 1851 ie prix d'éloquence a l'Académie, pour Y Eloge de Bernardin de Saint- Pierre. Docteur es lettres en 1855, rédacteur du Journal des Débats et du Courrier du Dimanche, il écrivit une Revue de l'histoire universelle; Du rôle de la famille dans l'éducation; De la liberté des cultes en France; Essais de politique et de littérature ; Etudes sur les moralistes français; La France nouvelle; etc. Il avait échoué deux fois aux élections législa-

tives. Il fut nommé membre de l'Académie française. Sous le cabinet du 2 janvier 1870, il accepta tout à coup du gouvernement, qu'il avait depuis si longtemps poursuivi, le poste do ministre de France aux Etats-Unis. Mais, à peine arrivé à Washington, aux premières nouvelles de la guerre déclarée à la Prusse, il se donna la mort.

Prévôt, terme dérivé du latin proepositus (placé au dessus), qui s'appliquait : 1<> aux administrateurs des circonscriptions du domaine royal qu'on appelait Prévôtés; 2» à des officiers de police rurale qui jugeaient les causes portées au tribunal de leur seigneur et veillaient au maintien de ses droits: 3<> au pnmicier ou doyen d'un chapitre, etc.

Prévôt de France (Grand), OU encore

Prévôt de l'Hôtel, officier qui jugeait les caetses des personnes et des marchands privilégiés attachés à la cour, ainsi que les crimes et délits commis à 10 lieues à ronde.

Prévôt de la Connétablie (Grand), officier dont les fonctions furent séparées de ceile de Prévôt de l'Hôtel par Louis XI, en 1475 C'était, avant tout, un juge militaire, à la suite du connétable ou des maréchaux.

Prévôt des marchands, nom du chef de

l'administration municipale à Pans et a Lyon avant 1789 A Paris, il eut d'abord les pouvoirs les plus étendus chef de la hanse parisienne ou des marchands de l'eau, il avait la police de la navigation de la Seine, il jugeait les procès de commerce, il exerçait la police municipale, etc. Sous Louis XIV, l'élection du prévôt des marchands, par les délégués des bourgeois, devint une pure formalité.

Prévôts des maréchaux, juges d'épée créés par François 1er pour faire la police des grands chemins, arrêter les gens sans aveu et les déserteurs, réprimer les excès commis par les gens de guerre, ie crime de fausse monnaie, etc. Sous leurs ordres était la maréchaussée, remplacée, eu 1789, par la gendarmerie.

Prévôt de Paris, administrateur de la ville, vicomte et prévôté de Pans, investi d'attributions militaires, financières et judiciaires. Son tribunal était le Chàtelet. La charge de prévôt de Paris, vénale avant Louis IX, fut rachetée, 1254, par ce roi, qui y nomma Etienne Boileau. Les progrès de l'administration amoindrirent peu à peu cette magistrature. Dépouilié de ses prérogatives judiciaires au profil de ses lieutenants, civil, criminel et de police, le prévôt de Paris était, en 1789, réduit a des droits purement honorifiques.

Prévôtés, circonscriptions terri taria les de l'anc. France administrées par des prévôts, investis, à l'origine, de fonctions civiles, mililaires et judiciaires. Au-dessus de ces prévôts (appelés encore vicomtes dans le Nord, et vtguiers dans le Midi), étaient des baillis et des sénéchaux. Les fonctions des prévôts se réduisaient, a l'époque de leur suppression, sous Louis XV, 1749, au jugement en première instance de certains procès entre roturiers. ' Prexaspe, noble de Perse, tua en secret, sur l'ordre de Cambyse, Smerdis, frère de ce roi. Lâche courtisan, Prexaspe, après la mort de Cambyse, se déclara l'assassin du vrai Smerdis.

Prez-en-Pail. V. PrÉ-EN-Pa1L.

Priam, roi de Troie et fils de Laomédon, s'appelait d'abord Podarcès II épousa Hecube, qui lui donna 19 enfants ; il redemanda à Achille le corps d'Hector. 11 fut tué par Pyrrhus

Priape était fils de Jupuer et de Venus, ou, selon d'autres, de Bacchus et d'une naïade. Renié par Vénus, il fut élevé par des bergers Il était honoré surtout à Lampsaque.

Priapus, anc. v. de Mysie, sur la Propontide, à l'E. de Lampsaaue.

PRI

PRI

Pribiioff(Iles), archipel de la merde Behring (territoire d'Alaska).

Prichaid (J AMES-C0WLES\ Tlé à ROSS (HCPC-

ford), 1785-18*8. médecin a Bristol, est surtout connu par ses Researches into the physical history of mankmd.

Prideaux (Humphrey), archéologue et historien anglais, né a Padstow (Cornouaille), 1648- 1724, a écrit : Marmora oxomensia... cum commentario, in-1'ol. ; Vie de Mahomet, m-So ; Histoire des juifs et des peuples voisins, 6 vol. in-8°.

Prie (Agnes Bertheiot de Piéneuf, marquise de), née à Paris en 1698, épousa en 1713, le marquis de Prie, nommé ambassadeur a Turin. Elle prit un ascendant extrême sur le duc de Bourbon, au nom duquel elle gouverna pendant 3 ans. 17-23-1726. Exilée en Normandie, elle s'y empoisonna, 1727.

Priegnitz (Marche de), l'une des anc. divisions de l'électorat du Brandebourg, au N.-O , sur la rive droite de l'Elbe. Les villes étaient Perleberg, ch.-l. Kiritz. Havelberg, etc.

Priego, ville d'Espagne (Nouvelle-Castille), dans la province et a 36 kil. N.-O. de Guença, sur le Guadiela. — V. d'Espagne (Andalousie), prov. et a 75 kil S.-E. de Cordoue; 17,000 hab.

Priène, l'une des 12 villes de l'anc lonie, en Asie Mineure, au N.-O. de l'embouchure du Méandre. Patrie de Bias.

Prières (Les), divinités allégoriques, filles de Jupiter. Homère les représente boiteuses et ridées.

Priessnitz (Vincent), fondateur de l'hydrothérapie, né à Graefenberg (Silésie autrichienne), 1790-1851.

Prîest (saint-), comm. du cant. de Saint- Symphorien-d'Ozon, arr. de Vienne (Isère); 8,41 » hab.

Priestiey (Joseph), né à Fieldhead, près Leeds, 1733-1804, ministre de plusieurs congrégations dissidentes, mêla aux travaux théologiques l'étude des lettres et des sciences. Il donna une Histoire de l'électricité, 1767 ; des Expériences sur les différentes espèces d'air, 1774-1777. On lui doit la découverte du bioxyde d'azote, et surtout celle de l'oxygène, 1774, qu'il nomme air déphlogistiqué. 11 écrivit une Réponse célèbre aux Reflexions de Burke sur la Révolution française, 1791. Ce fut l'occasion d'une émeute dans laquelle la populace de Birmingham saccagea et brûla la maison du savant.

Prieur (Barthélemi), sculpteur du xvie siècle, mort en 1611.

Prieur, de la Marne, né à Châlons-sur-Marne, 1760-1827, était avocat, député aux Etats généraux, à la Convention, entra au Comité de^salut public, mais fut presque toujours en mission dans le Nord ou dans l'Ouest. Il fut banni par la loi d'amnistie, 1816.

Prieur - Duvernois, dit de la Côte-d'Or,

(Claude-Antoine), né à Auxonne, 1763-1832, officier du génie, député à l'Assemblée législative, a la Convention et au Conseil des Cinq- Cenls, seconda Carnot au Comité de salut public.

Prieurs des arts, magistrats créés a Florence en 1282, pour exercer le pouvoir exécutif, lis étaient au nombre de six, élus pour deux mois et formaient la seigneurie, avec le capitaine de la liberté, leur président.

Prim (don Juan), comte de Recs, marquis de Los Castillejos. né à Reus, 1814-187U, soutint la régente Marie-Christine, et devint colonel dès 1837. Il conspira contre Espartero, fut député aux Cortès, en 1843, s'unit aux progressistes, et, après la chute d'Espartero, fut nommé général, comte de Reus et gouverneur de Madrid. De nouvelles intrigues qui le compromirent le forcèrent a se rendre en Turquie, pour combattre les Russes, 1853. Rappelé en Espagne, il •ouUnt la royauté, prit une part brillante à la

guerre du Maroc, 1859-60, reçut le titre de marquis de Castillejos et fut nommé grand d'Espagne, 1861. Il contribua beaucoup à décider une expédition contre le Mexique, puis se- sépara complètement de la politique française, a la fin d'avril 1862. Ses intrigues politiques le forcèrent à quitter l'Espagne, en 1864, en 1866. en 1867 ; il fut l'un des principaux chefs de l'insurrection de septembre 1868, qui renversa le trône d'Isabelle 11. Membre du gouvernement provisoire, capitaine général de l'armée, ministre de la guerre, souvent président du conseil, il eut une part très-active dans toutes les combinaisons tentées pour faire un nouveau roi d'Espagne, dans la candidature du prince de Hohenzollern, et plus tard dans l'élection du duc d'Aoste. Le 27 décembre 1870, il fut grièvement blessé par des assassins, en rentrant chez lui, et mourut, le 30.

Primat, titre ecclésiastique qui confère au prélat qui en est revêtu une supériorité, le plus souvent honorifique, sur un certain nombre de sièges épiscopaux.

Primatice (FRANCESCO Primaticcio OU

Primadicçio, dit le), peintre, sculpteur et architecte, ne à Bologne, 1496-1570, fut appelé en France, 1531. François Ier lui fit exécuter à Fontainebleau des fresques, puis l'envoya en Italie mouler des sculptures antiques. Le Primatice a été le chef de l'école de Fontainebleau.

Priniauguet. V. HERVÉ Ct PORTZMOGUER.

Primero, rivière de l'Amérique du Sud, arrose la Confédération de La Plata, del'O à l'E , et finit dans un lac marécageux après 220 kil. de cours.

Piimoiano, bourg d'Italie (Vicence), à 35 kil N. de Bassano, sur la Brenta. Victoire de Bonaparte, 7 sept. 1796.

Prince du sénat, princeps sénat us, titre déféré, à l'origine, au plus ancien des sénateurs romains qui avaient exercé la censure, et, depuis la deuxième guerre punique, au plus illustre des patriciens. 11 était ordinairement accordé à vie, et donnait à celui qui le portait le droit d'opiner le premier dans les délibérations, du sénat.

Prince (Ile du), située sur la côte O. d'Afrique, dans le golfe de Guinée. Possession des Portugais, montueuse, fertile, mais d'un climat malsain.

Prince.Aibert (Terre du), l'une des lies arctiques, séparée, au N.-O., de la terre de Baring, par lu détroit du Prince-de-Galles

Prince-Edouard (Ile du). V. EDOUARD (ILE-

du-Prince-). [Prince-de-).]

Prince-de-Galles (Ile du). V. GALLES (Ile duj Prince. de-Galles (Archipel du/, Sllué au

N.-O. de l'Amérique du N., et sur l'Océan Pacifique.

Prince-de-Galles (Cap du), au N.-O. de

l'Amérique du N., sur le détroit de Behring, en face du cap Oriental qui est en Asie.

Prince-de-Galles (Terre du), l'une des Terres arctiques, entre les détroits de Melville au N.-O., de Barrow au N.,de Franklin à l'E., et de Mac-Clinctock au S.-O.

Prince-de-Galles (Détroit du), entre la terre de Baring et la terre du Prince-Albert.

Prince-Régent (Détroit du), conduisant du golfe de Boothia au détroit de Barrow.

Prince- Guillaume (Terre dll), l'une des

terres arctiques, vers l'Est.

Princes (lies des), Demonesos, îlots situés dans la mer de Marmara, au 6.-E. du Bosphore, et près de la côte d'Asie.

Princesse - Royale (Ile de la), dans les

Terres arctiques (Amérique du Nord), à l'O. de l'île Melville.

Princeton, t. des Etats-Unis (New-Jersey), à 15 kil.N.-tt. de Trenton. Séminaire presbytérien.

PRO

PRO

Principat, mot qui sert à désigner la première période de l'empire romain, 30 av. J.-C 192 ao., où l'autorité des empereurs se déguisait sous 1a dignité de prince du sénat.

Principauté citérieure, — ultérieure,

nom de deux prov. de l'anc. roy. de Naples, qui forment auj. dans le roy. d'Italie, les prov. de Salerne et d'AvELLmo.

Principautés. Unies, nom officiel des principautés de Valaehic et de Moldavie, depuis que, à la suite du congrès de Paris, 1856, leur réunion a été prononcée. V. Roumanie.

Prlngie (Sir John), médecin, 1707-1782, né en Ecosse, à Stichell-House (Roxburgh), étudia à Leyde, sous Boerhaave. On lui doit un ouvrage alors sans modèle, traduit, sous ce titre, Observations sur les maladies dans les camps et dans les garnisons.

Printemps sacré, ver sacrum, nom donné, chez les tribus sabelliennes, à un printemps dont on avait voué au dieu Mamers le lflOe de tout ce qui y naîtrait, fruits, animaux, enfants. Sacrifiés à 'l'origine, ces derniers furent, plus tard, condamnes à l'émigration, dès qu'ils avaient 20 ans.

Prior (Matthieu), né à Wimborne (Dorset) ou à Londres, 1664-1721. neveu d'un cabaretier. entra dans la diplomatie après la révolution de 1688. Prior fut chargé d'entamer, à Paris, des négociations qui, continuées dans sa maison à Londres, aboutirent au congrès d'Utrecht, 1711- 1713. On a de lui des poésies burlesques, quelques pièces lyriques et des contes en vers.

Pripet (île) OU Pripecz, riv. de Russie,

naît dans les collines de Pologne, traverse les marais de Pinsk (Minsk), et se jette dans le Dnieper (Kiev). Cours de 550 kilom.

Priscien, grammairien latin du ve siècle, né à Césarée, a écrit : Commentaria grammaticorum, en 17 liv , ouvrage qui a servi de base a l'enseignement du latin jusqu'au xve siècle.

Prisciiiien, hérésiarque espagnol, né près de Cordoue, adopta les doctrines des gnostiques et des manichéens. Condamné par un concile de Saragosse, 380, il se fit sacrer évêque d'Avila. Apres l'usurpation de Maxime, l'affaire fut reprise et Prisciiiien, conduit à Trêves, y fut décapité, malgré les instances de saint Martin, 385.

Priscus, historien grec du ve s., fit partie de l'ambassade envoyée par Théodose II à Attila, 445. On a de lui" un fragment, curieux pour l'histoire d'Attila.

Prisrendi, v. de Turquie d'Europe. V, Perserin.

Pristina, v. de la Turquie d'Europe (Macédoine), près de l'Ibar, au N.-O. d'Uskup ; 10,000 h.

Privas, ch.-l. du département de l'Ardèche, à 608 kil. S.-E. de Paris, sur une colline près de TOuvèze. Soie.; fer; produits agricoles; 7,921 hab.

Privât (Saint-), ch.-l. de canton, arr. et à 50 kil. de Tulle (Corrèze); 1,225 hab.

Privernum, cité des Volsques, entre les marais Pontins et le Trerus. Auj. Piperno Vecchio.

Priziac, comm. du cant. du Faouët, arr. de Pontivy (Morbihan); 2,415 hab.

Pi-obus (Marcus Aurelius), empereur romain, 276-282, né en 232 a Sirmium, porté au trône par les légions de Syrie, 276, expulsa les Germains de la Gaule, dicta la paix aux Goths et aux Perses, et fit dessécher les marais de Sirmium par les soldats. Ceux-ci irrités l'assassinèrent.

Probus (Valerids), grammairien latin du ne s., né à Béryle en Syrie. On a sous son nom deux traités": Institutionum grammaticarum libri duo et De interpretandis nous Romanorum.

Procaccinî, nom d'une petite famille de peintres bolonais. Ekcole l'ancien, 1520-1591,

] eut trois fils : Camillo, 1545-1627, rival de Louis Carrache; Giulio-Cesare, 1548-1626, imitateur du Corrège,et Carlo-Antonio, peintre de Heurs et de fruits. — Le fils de ce dernier, Ercole le jeune, 1596-1676, né a Milan, imita son oncle Giulio-Cesare.

Procaccini (Andréa), peintre 1671-1734, né a Rome, élevé de Maratta, travailla beaucoup en Espagne.

Procas, 13e roi d'Albe-la-Longue et père d'Amuiius et de Numitor.

Procida (Je\n de), né à Salerne, vers 1225, médecin, exilé, en 1268, par Charles d'Anjou, se retira en Aragon, auprès de Pierre III, gendre de Manfred. 11 prépara en 1282, le massacre des Vêpres siciliennes, garda la confiance de Pierre III et de ses deux fils, Jacques et Frédéric. Il mourut, après 1302, en Sicile.

Procida, Prochyta, île d'Italie, dans la prov. et à 25 kil. S.-O. de Naples ; 15,000 hab. Le ch.-l. est Procida.

Prociès, roi de Sparte, fils d'Aristodèrne et frère d'Eurysthène, auteur de la branche des Proclides, que l'on appelle aussi Eurypontides.

Procius, né à Constantinople, 412-485, étudia à Alexandrie, puis à Athènes, où il succéda à son maître Syrianus. 11 disait que le philosophe . devait être l'hiérophante du monde entier, et non s'attacher à un culte unique. Procius fut un adversaire déclaré du christianisme, et, à cause de cela, fut pour quelque temps banni d'Athènes. Ses œuvres se composent, en partie, de commentaires sur Platon, dont il a étudié, avant tout, les doctrines spiritualistes et mystiques ; l'ouvrage le plus important est une Institution théologique. On a encore de lui un excellent Traité de la sphère.

Procius (Saint), patriarche de Constantinople, en 434, mort en 446. Ses Œuvres ont été traduites en français. Fête, le 24 octobre.

Proconèse, île de la Propontido, au N.-E. de la péninsule de Cyzique.Auj. Marmara

Proconsulat, magistrature romaine créée en 327 av. J.-C, en faveur du consul plébéien Publilius Philo, afin qu'il pût achever le siège de Palépolis. Les consuls, a la fin de leurs fonctions, se rendaient, avec le titre de proconsuls, pro consule, dans une province qu'ils administraient avec des pouvoirs en quelque sorte illimités. — Sous l'Empire, le titre de proconsul fut réservé aux gouverneurs des provinces sénatoriales, mais sans qu'ils eussent le pouvoir militaire.

Procope, né à Césarée (Palestine), mort, en 565, rhéteur, secrétaire de Bélisaire, préfet de Constantinople, en 562. On a de lui : Histoire, en 8 livres, ou récit des guerres de Justmien jusqu'en 553, Des édifices, énumération des monuments dus à Justmien; Anecdotes ou Histoire secrète, chronique scandaleuse de la cour de Constantinople, de 549 à 553.

Procope, parent de Julien, se révolta contre Valent, fut défait et mis à mort, 365-366.

Procope de Gaza, théologien grec du VIe S.

Procope, nom de deux chefs Hussites qui succédèrent à Ziska en 1424 Procope le Rasé ou le Grand, chef des Thabonles, fut tué, avec Procope le Petit, à Bœhmischbroda, 1434.

Procope-Couteau (MlCHEL Coltelli, dit),

médecin, né a Paris, 1684-1753. a composé des poésies et des pièces de théâtre. Son père, noble Sicilien, avait ouvert à Paris (rue de l'Ancienne-Comédie) le café Procope, qui fut, au xviue s ,un lieu de réunion pour les littérateurs.

Proctorsviiie, v. de Ta Louisiane (Etats- Unis), au S. du lac Pontchartrain.

Proculus, jurisconsulte romain, élève de Labéon, florissait au temps de Néron.

Procuradores, députés des villes dans les anc. cortès des royaumes de l'Espagne.

PRO

PRO

Procurateur, fonctionnaire de l'empire romain, chargé, dans les provinces impénales, de la perception de toirs les revenus, et, dans les provinces sénatoriales, de cell-e des impôts autres que les tributs Dans les petites provinces, ils avaient souvent l'autorité civile et militai re, à titre de Lieutenants de l'empereur

Procureurs, officiers publics chargés , en France, avant la Révolution, d'instruire les procès civils, au nom des particuliers, et de les soutenir devant les tribunaux. Ils ont été remplacés, sous le Consulat, par les avoués.

Procuste, ou plutôt Procruste, brigand de l'Attique, fut mis à mort par Thésée.

Prodictateur, titre sous lequel la dictature, après la bataille de Trasimène, fut conférée, par le peuple romain, à Fabius Cunctator, 217 av. J.-C.

Prodicus, né à Julis, dans l'île de Céos, est rangé, d'ordinaire, paimi les sophistes.il enseigna a Athènes, vers 430 av. J -G. 11 écrivit sur la Physique, la Rhétorique et la Morale. Accusé d'athéisme, Prodicus mourut de la ciguë.

Prœresius, rhéteur arménien, enseigna à Athènes, fut envoyé par Constance, en Gaule, puis a Rome, où où lui éleva une statue.

PiœUis, roi d'Argos, tils d'Abas, fut dépouillé de ses Etats par son frère, Acrisius. Rétabli, il bâtit Tiryntho.

Piogné ou Procné, femme de Térée, roi de Thrace* tille de Pandion II, roi d'Athènes, vengea sur Térée sa sœur Philomèle outragée. Les dieux changèrent Progné en hirondelle, Philomèle en rossignol, et Térée en épervier.

Prome, v. de l'Indo-Chine anglaise, dans la prov. et a 240 kil. N.-O. de Pégu, sur lTraouaddy: 30.000 hab.

Pioiuéihée, l'un des Titans, fils de Japet et de l'Océanide Climène ou de Thémis , frère d'Epuneihée, père de Deucalion, servit Jupiter dans sa lutte contre les Géants Chassé du ciel par Jupiier jaloux, il l'irrita en lui enlevant l'étincelle éthérée pour anime-r un homme d'argile, ou en ravissant au ciel le feu qu'il communiqua aux hommes. Jupiter le fit clouer, par Vulcam, sur le mont Caucase, où un vautour devait lui dévorer le foie pendant 30,000 ans. Proméihee fut délivré par Hercule au bout de 30 ans.

Promontore (Cap), cap de l'empire d'Autriche, sur l'Adriatique, à la pointe S. de l'Istrie.

Pronectus, v. de Bithynie, sur la Propontide. Auj. Karamoussai.

Prony (GaSPAUD-ClAIR-FRAKÇOIS-MaP.IE Riche de), né a Chamelet (Rhône), 1755-1839, ingénieur des ponts-et-chaussées, directeur du cadastre, en 1791, membre de l'Institut dès l'origine, professeur à l'Ecole polytechnique, fut nommé directeur de l'Ecole des ponts-etchaussées, 1798 Napoléon I" le chargea, en 1810, d'étudier la question du desséeliement des marais Pontins. On cite de Prony : Architecture hydraulique , Leçons de mécanique analytique ; Description hydrographique et statistique des marais Pontins; Cours de mécanique, etc.

Propaganile (Congrégation de la), établie à Rome par Grégoire XV, pour la conversion des infidèles, 162-2.

Properce (SEXTUS AURELIUS PROPERTIUS), né

en Oinbric, peut-être à Mevania, vers 51 av. J-C, obtint 1 amitié de Mécène. On a de lui trois livres d'élégies personnelles, et un quatrième, où il essaie de mettre en vers les vieilles légendes de Rome Properce mourut vers 15 av. J -c.

Prophète (en grec, qui prédit l'avenir, en hébreu, nabi). Ce mot a désigné chez les anc. Israélites : 1<> une classe d'hommes inspirés de Dieu, vivant dans la retraite, et n'en sortant que pour avertir le peuple juif dans ses égare-

ments (Elie, Elisée, etc.) ; 2<> seize auteurs de livres de l'Ancien Testament divisés en grands prophètes (Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, Daniel), et petits prophètes (Osée, Joël, Amos, Abdias, Miellée, Jonas, Nahum, Abacuc, Sophorne, Aggée, Zacharie et Malachie).

Prophthasie, capit. de l'anc. Drangiane, au N. et près de l'Etymander.

Propontide (en avant du Pont), auj. mer de Marmara, communiquant au N.-E. aveclePont- Euxin par le Rosphore de Thrace, et au S.-O. avec la mer Egée par l'Hellespont Elle baignait au N. la Thrace (Dyzance, Sélymbrie, Périnthe, etc.); en Asie, au N.-E. la Bithynie (Chalcédoine), et au S. la Phrygie de FHellespont (ville et presqu'île de Cyzique, Priapos, Parium, etc.).

Propréteurs, nom donné à Rome : 1° aux préteurs qui , ayant, exercé leurs fonctions judiciaires dans la ville, allaient gouverner les provinces, depuis 145 av. J.-C. ; 2<> a certains gouverneurs des provinces impériales depuis Auguste.

Propylées (en avant des portes), portique ou vestibule de l'Acropole d'Athènes. Ils furent construits par l'architecte Mnésiclès, 437-432 av. J.-C.

Proquesteur, agent nommé chez les anc.

Romains par un gouverneur de province à la place de son questeur mort dans l'exercice de ses fonctions.

Proserpiue, Persephonè en grec, reine des Enfers, fille de Jupiter et de Cérès, cueillait des narcisses, quand elle fut enlevée par Plutou. On convint qu'elle passerait 6 mois sur terre, G mois en enfer auprès de son époux On la représentait assise sur un trône d'ebène, tenant à la main un pavot, ou sur un char à côté de son époux. Eleusis et la Sicile étaient les cen-] très de son culte. [Wartha. Cours de 180 kil.J

Prosna , riv. de Pologne, affluent de la

Prosnitz, v. de l'empire d'Autriche (Moravie), a 16 kil. S.-O d'Olmùtz; 11,000 hab.

Prosper d'Aquitaine (SAINT), né près de

Bordeaux, en 403,- était a Marseille quand s'engagea la lutte de saint Augustin contre les Pélagiens. Il écrivit alors son Poème contre les ingrats (ou adversaires de la doctrine de la grâce ), 430. Il mourut après 463. On a aussi de lui une Chronique célèbre, 379-455. Fête, le 25 juin.

Prosper Xyro, écrivain gaulois, contemporain du précédent ; on a de lui un poème et une Chronique.

Protade (Saint), évêque de Besançon, mort avant 625. Fête, le 10 février.

Protagoias, sophiste grec, né vers 490 av. J.-C, a Abdère, reçut les leçons de Démocrite, et enseigna la grammaire à Athènes, 444, en Sicile, uans la Grande-Grèce, où il donna des lois à Thurium. Il fut accusé d'impiété, et expulsé d'Athènes, 420. — Il ne reste rien de ses écrits.

Protais (SAINT). V. GERVAIS (SAINT).

Proté, l'une des îles Stœchades, auj. Porquerolles.

Protecteur, titre donné en Angleterrre à Richard d'York et à Richard, duc de Glocester, qui prirent la régence, le premier au nom de Henri VI, 1455, et le second, au nom d'Edouard V, 1483. — Cromwell et son fils Richard s'appelèrent aussi protecteurs, 1653-59.

Protée, dieu marin, tils de Neptune et de la nymphe Phénice, ou de l'Océan et de Téthys. Il savait l'avenir, mais il ne le révélait qu'a ceux qui l'y contraignaient, malgré les formes qu'il prenait pour leur échapper.

Protésilas, fils d'iphiclus, quitta Philace (Thessalie), pour se rendre au siège de Troie. Il débarqua le premier et fut tué par Hector.

PRO

PRO

Protestants, nom donné à toutes les sectes religieuses qui se sont séparées de l'Eglise catholique depuis le commencement du xvi* s. Il ne s'appliqua d'abord qu'aux seuls luthériens, à cause de la Protestation lancée par eux contie la décision de la dièle de Spire, qui leur interdisait toute propagation de leurs doctrines en Allemagne, 15-29.

Protêt (Auguste-Léopold), 1808-1862, élève de l'Ecole de marine d'Augoulême, était capitaine de frégate en 1846. Contre-amiral en 1861, il se joignit a l'amiral anglais Hope, pour combattre l'insurrection des Taepings. Il fut tué au combat de Na-Kio.

Proti. V. Princes (Iles des).

Protogène, peintre grec, né à Caunus (Carie), vers 360 av. J -C, résida presque toujours a Rhodes. Protogène travaillait très lentement; Démétrius Poliorcète, pendant le siège de Rhodes, ordonna d'épargner le quartier où était son atelier. Il mourut vers 300.

Proudhon (J-B -Victor), né à Chanans Doubs), 175S-1838. fit un cours de législation à Besançon, et, à partir de 1806, a la Faculté de droit de Dijon. On cite de lui : Cours de législation et de jurisprudence française sur Vétat des personnes ; Cours de droit français sur l'état des personnes ; Traité des droits d'usufruit, d'usage, d'habitation et de superficie, 9 vol. m-8° ; etc.

Proudhon (Pierre-Joseph), né à Besançon, 1809-1805, fils d'un tonnelier, imprimeur, s'instruisit lui même. Il publia une défense delà Célébration du dimanche, 1839, et un mémoire : Qu'est-ce que la propriété? 1840, qui d'abord passa inaperçu 11 présenta un système d'économie sociale dans ses Contradictions économiques, 1840. Devenu, après la révolution de lévrier 1848, rédacteur du journal le Représentant du peuple, membre de l'Assemblée constituante, il étonna par ses propositions de réformes économiques, essaya d'arriver à la gratuite du crédit en créant une Banque du peuple, 1849. Frappé d'une détention de deux ans a Sainte- Pélagie, 1850-1852, pour délit de presse, il écrivit divers ouvrages; en 1858, il donna le Manuel du spéculateur a la Bourse, et, en 1858, De la justice dans la Révolution et dans l'Eglise. Condamné a trois ans de prison pour ce dernier livre, il se retira en Belgique On a publié sa Correspondance

Proust (Louis-Joseph), chimiste, 1754-1826, découvrit le sucre de raisin. 1799; il entra a l'Académie des Sciences, 1816. Ses travaux ont établi la théorie des équivalents

Provéditeurs, agents chargés du gouvernement des territoires soumis a la république de

Provence, Provincia, province et gouvernement de l'anc France, au S,-E ; capit., Aix. — On la divisait en Haute-Provence au N.-E. (sénéchaussées de Forcalquier, Digne, Sisteron et Cas!.ellane, vallée de Barcelonnette), et Basse- Provence au S. (sénéchaussées de Crasse, Draguignan, Hvères, Toulon, Brigiloles, Aix, Marseille, Arles). — En 1790, la Provence a forme les départements des Bouches-du-Rhône, des Basses-Alpes et du Var, et une partie du département de Vaucluse. En 1800, on a détache du départ, du Var l'arrond de Crasse, pour le rattacher au départ, des Alpes-Maritimes.

Dans l'antiquité, les peuplades Ligures des Salves, des Oxybes, des Deceates, etc., habitaient l'intérieur du pays dont Marseille et ses colonies bordaient le rivage. Appelés au secours de Marseille contre les indigènes, 154 av J.-C, les Romains s'v établirent par la fondation d'Aix, 122, et donnèrent a leurs premières conquêtes en Gaule le nom de Provincia ou de Aarbonnaise. Au ive siècle, on retrouve la Provence actuelle dans la Narbonnaise 11e i elle appartint aux YVisigoths, aux Bourguignons,

aux Ostrogoths, aux Francs. Au ix« s., elle fit partie du royaume de Provence, du royaume d'Arles: elle 'eut des comtes, qui l'unirent au comté de Barcelone, mais le marquisat de Provence, au N de la Durance, passa aux comtes de Toulouse. Un mariage la porta a un frère de saint Louis, Charles d'Anjou, qui dompta les républiques de Provence, Marseille, Arles, Aix, Avignon, et l'unit, en 1266, à son rôvaume des Deux-Siciles En 1382, elle passa aux 'princes de Ja seconde maison d'Anjou, 1382-1481, et enfin à la France, sous Louis XI, qui, comme tous sog successeurs, jusqu'en 1786, prit le titre de comte de Provence.

Proverbes, un des In res de la Bible, dont l'auteur est Salomon.

Providence, port des Etats-Unis, l'une des deux capitales de l'Etat de Rhode-Island, au fond de la baie de Narraganselt, et a l'embouchure de la rivière Providence, à 700 kiL N.-E. de Washington : 105,0C0 hab.

Providence, l'une des îles Lucayes, au S. du canal de son nom, et au N.-E. du grand banc de Bahama. Elle renferme Nassau, capitale des Lucayes.

Providence (Canal de la), détroit des îles Lucayes, entre le petit banc de Bahama au N., et le grand banc au S.

Province (Rome), terme appliqué, à l'origine, par les anc. Romains, a tout territoire conquis en dehors des limites de 1 Italie péninsulaire, et soumis directement à la République. — Sous la République, chaque année, arrivait de Rome, dans les provinces, un gouverneur désigné le plus souvent par le sort, et appelé proconsul, préteur ou propréteur, investi de la plénitude de Tautonlé civile et militaire II rendait un édit, indiquant les principes qu'il suivrait dans les cas non prévus par les lois. Les provinciaux n'avaient nulle garantie contre le despotisme et l'avidité des gouverneurs, que protégeaient soit leurs alliances a Rome, soit leur connivence avec les publicains Auguste partagea les provinces entre le sénat et 1 empereur Les provinces sénatoriales avaient des proconsuls annuels, les provinces impériales avaient des garnisons, et, par suite., étaient soumises a des lieutenants de 1 empereur, legati {propréteurs, préfets ou présidents). Dans les unes et dans les autres, il y avait des procurateurs Adrien rendit l'Edit perpétuel pour servir de modèle aux édits des prêteurs, 131 Caracalla lui-même se signala en achevant l'unité de l'empire par la diffusion du droit de cité. L'organisation des provinces reçut une troisième et dernière modification au ive s de J -C.

Province OU Province romaine, nom primitif du territoire qui, en 27 av J.-C, s'appela

Narbon>"aise.

Provinces-Unies, nom que prirent, en 1579, par l'union d'Utrecht, les provinces septentrionales des Pays-Bas, soulevées contré Philippe II. Elles étaient d'abord au nombre de 5 : Hollande, Zélande, Utrecht. Cueldre et Frise : Over-Yssel accéda à l'union en 1580, et Croningue en 1594.

Provins, ch.-I d'arr de Seine-et-Marne, sur

la Voulzie et le Duretain, à 48 kil. E. de Mclun,

7,728 hab. Eaux minérales ferrugineuses. Cuirs.

chaux, laine. Farines pour l'approvisionnement

de Paris; roses dites de Provins, etc. [Unis;.]

Provo, pet. v. du territoire d'Utah (Elals-J

Proyart (l.'abbé Liévin-Bonaventure), né à

Arras, 1743-1808, principal au collège du Puy,

chanoine d'Arras, émigré, fut détenu à Bicêlre

pour avoir écrit une Histoire de Louis XVI,

5 vol in-8", 1805. On a encore de lui Vie du

dauphin, père de Louis XVI, Vie du dauphin,

père de Louis XV, Histoire de Stanislas, roi de

1 Pologne; Vie de Marie Leczinskat etc.

PRU

PRU

Prudence (Aurelius Pbcdentius Clemens), né près de Tarragone, 348-406, avocat, juge, gouverneur de cité, soldat, a laissé un grand nombre de poésies qui se ressentent de la décadence littéraire.

Prudence (Saint), évèque de Troyes vers 840, mort en 861. On a de lui un Traité de la prédestination contre Scott Erigène. Fête, le 6 avril

Prudhomme (Lotos-Marie), né à Lyon, 1752- 1830. relieur, auteur de hardis pamphlets, publia un journal, les Révolutions de Paris, 1789-1794, dans lequel il attaquait les vieilles institutions avec violence. On cite de lui : Histoire impartiale de la révolution; Dictionnaire universel de la France , Géographie de la République française, 1795. etc.

Prudhon (Pierre), peintre, né à Cluny (Saône-et-Loire), 1756-1823, était le 13e enfant d'un tailleur de pierre. Protégé par les Etats de Bourgogne, il put se rendre a Rome, où il passa cinq ans. 1784-1789 Malgré le succès de son tabieau représentant la Sagesse et la Vertu descendant sur la terre, il n'obtint qu'en 1816 d'être admis a l'institut La grâce de son pinceau l'a fait appeler le Corrège français.

Prum ou Pruym, v de Prusse (prov. du Rhin), sur la Prum, dans l'arrond. et a 50 kil N.-O de Trêves; 3,000 hab.

Prunelli'di-Fiumorbo, ctl.-l. de Canton,

arrêt a 51 kil. S.-E de Gorte (Corse) ; 740 hab

Prusa, nom de deux villes de l'anc. Bilhynie, bâties par Prusias 1er, qui ieur donna son nom ■ 1° Prusa ad Olympum, fondée au pied de l'Olympe, auj Brousse; 2° Prusa ad Hypium, à l'E

Prusias, nom de deux rois de Bilhvnie Prusias 1" le Boiteux, 228-179 (?) av. J.-C, vainquit les Galates, 216, s'allia aux Romains, 190. et ne refusa point de livrer Annibal a Flamininus. — Prusias II le Chasseur, 179-149, fils du précédent, se signala par ses basses adulations à l'égard des Romains ; il ordonna de tuer son propre fils, Nicomède, ce qui amena un soulèvement des Bithyniens, dans lequel Prusias II périt.

Prusse propre, province du royaume de Prusse, bornée au N. par la Baltique, à l'O. par la Poméranie, au S. par Posen et la Pologne russe, à l'E. par la Pologne russe et la Russie. Elle est aujourd'hui divisée en deux provinces : la Prusse orientale et la Prusse occidentalf.

La côte maritime présente les lagunes dites Frisehcs-Haffei Cvrisches-Haff. L'intérieur, marécageux, sablonneux et couvert de bois, est peu fertile: sur les côtes on tiouve de l'ambre jaune. — La Prusse orientale comprend les 2 districts de Kœnigsberg aGumbinnen (1,934,0*30 hab). — La Prusse occidentale comprend les 2 districts de Dantzig et de Marieniverder (1.406,000 hab.).

Les Prussiens, peuple d'origine slave, apparaissent dans l'histoire vers la fin du x" s., ou saint Adalbert de Prague et le moine saint Bruno leur portèrent l'Evangile. Ils ne furent convertis que parles chevaliers Teutoniques, conquérants du pays, qui bâtirent Thorn, Marienwerder. Elbing, Maricnbourg Le grand-maître. Albert de Brandebourg, embrassa la Réforme, et sécularisa la Prusse à son profit, il en fit un duché héréditaire relevant de la Pologne, 1525. La Prusse passa à Jean-Sigismond , électeur de Brandebonig, 1618, et, sous cette dvnastie, finit par s'affranchir de toute suzeraineté, 1657.

Prusse Rhénane. V. RHIN (Province du).

Prusse (Royaume de), en allemand Preussen, en latin Bomssia, l'un oes grands Etats européens, au N. de l'Empire d'Allemagne.

Le royaume de Prusse comprend^ prov., qui se divisent elles-mêmes en districts ou arrondissements. On peut les classer ainsi : I. Akc. provinces de l'Est : les 2 Prusses ; grand-du-

ché de Posen ; Brandebourg ; Poméranie ; Silésie ; Saxe. II. Anc. provinces de l'Ouest : Westphalie; province du Rhin (et, en outre, principautés de Hohenzollern et port de Jahde). III. Provinces récemment annexées : Slesvig-Holstem; — Hanovre, — Besse-et-Nassau (comprenant, de plus, Hesse-Hombourg, Francfortsur-le-Main, et une partie de la Franconie bavaroise). Le Lauenbourg n'est rattaché a la Prusse que par un lien personnel. La superficie est de 348.253 kil. carr. ; la popu.ation, de 27,279,000 hab.

Les côtes, baignées par la mer du Nord, sont basses, sablonneuses, découpées par les embouchures de l'Ems, du Weser, de l'Elbe et de l'Eyder. La plupart des îles se rattachent au Slésvig-llolstein. — Les côtes de la Baltique, plates et basses à l'Est, y présentent trois lagunes (Pomersches-Haffou Stettiner-Haff.Frisches-Haff. (Curisches-flaff), le golfe de Dantzig, les îles de Poméranie. A l'Ouest, on trouve les îles deFehmarn et d'Alsen, et la rade profonde de Kiel. — Le versant de la mer du INord est an-osé par le Rhin, l'Ems, le Weser, l'Elbe. l'Eviter et leurs affluents. Le versant de la Baltique, "région plate, souvent marécageuse et boisée, est arrosé par l'Oder, la Vistule, la Passarge, la Prégel et le Niémen.

Le climat, froid partout, est humide dans le Nord La Prusse propre, malgré ses marécages, le Brandebourg, malgré ses sables, donnent" un excédant de grains On cultive le lin. le chanvre, le houblon et la betterave. La vigne croît dans quelques cantons de la Silésie 3t dans les provinces du Rhin II y a de vastes forêts, surtout dans la Prusse "propre, la Silésie et la Westphalie. Elevage considérable de besuaux. Chevaux renommes du Slesvig-Holstein, du Hanovre, de la Saxe, de la Silésie et de la Prusse propre. La Silésie, la Saxe, le Hanovre et la province du Rhin, sont au premier rang poulies produits métallurgiques

L'industrie prussienne est importante. On cite les toiles (Silésie, Westphalie, Prusse propre, Hanovre, etc.) les lainages, les cotonnades, les armes, les produits métallurgiques et les cuirs de la province Rhénane, les articles en fer et en cuivre de la Silésie, les draps fins de la Saxe, les produits chimiques de la Westphalie, de la Saxe et du Brandebourg les soieries, les glaces, le papier, le tabac, les sucres, les farines

Il y a environ 9' millions de catholiques, 364.000 Israélites, les autres sont protestants. L'allemand est la langue la plus répandue. L'instruction est obligatoire.

Les revenus publics s'élèvent (recettes nettes) à 515 millions de mars (le marc â 1 fr. 25 c). La dette est de 1,975 millions en capital. — Les Prussiens forment la plus forte partie de l'armée de l'empire d'Allemagne; il en est de même de la flotte.

La Prussu est une monarchie constitutionnelle. Le roi partage le pouvoir avec la Chambre des seigneurs et avec la Chambre des députés , celle-ci dérive d'une élection à deux degrés.

L'histoire du royaume de Prusse n'est guère que ta suite des agrandissements de la maison de Hohenzollern Frédéric VI, burgrave de Nuremberg, établit sa famille dans 1 eiectorat de Brandebourg, qui devint comme le berceau et le centre de la future monarchie, 1417. Joachim II, en 1539, la rattacha a la Réforme. Au x\iie si-ecle, elle fit des progrès continuels. Jean Sigismond marqua, en quelque sorte. ia limite extrême des accroissements de sa maison, en héritant : a l'O . de Clèves, la Marck et Ravensberg, 1614, et, au N -E., du duché tic Prusse, 1618. Son successeur, le grand électeur, Fié-

PRU

PSK

«iéric-Guillaume , s'affermit , au centre , par l'acquisition de la Poméranie ultérieure, de l'archevêché de Magdebourg, des évôehés de Halberstadt, Minden et Camin, et du comté de Hohenstein, 1648. Adversaire déjà redoutable de Louis XIV, il accueillit les protestants français bannis par la révocation de redit de Nantes. Sous le règne suivant, la maison de Hoheuzollern acquit Nordhausen el Quedlimbourg, en Saxe ; Teekiembourg, en Westphalie ; Meurs près du Rhin, et même, en Suisse, Neuchàtei et Valengin. L'électeur Frédéric III donna encore à sa famille la consécration de la dignité royale; en 1701, il prit solennellement à Kœmgsbèrg le titre de roi de Prusse, avec le nom "de Frédéric Ier.

Au xvin8 siècle, les princes de Brandebourg s'agrandirent encore plus ; Frédéric - Guillaume 1" acquit, à ro., la Haute-Gueldre, 1714, et enleva à la Suède Stettin, avec la moitié de la Poméranie cilérieure et les îles d'Usedom et de Wollin, 1720. Frédéric II, 1740-1786, hérita à i'O. d'une petite province isolée, l'Oslfrise. 1743, mais à TE., il mettait Ja main sur la Silésie, 1741. C'est lui qui lit de la Prusse une grande pui-ssance militaire. Il unit son duché de Prusse à la Poméranie et au Brandebourg. par les acquisitions qu'il ht, lors du premier démembrement de la Pologne (Prusse polonaise presque en entier. Posen, etc.). Son successeur. Frédéric-Guillaume II, aux démembrements de 1793 et de 179o, reçut la plupart des territoires qui composèrent le grand-duché de Varsovie, en 1807.

La Révolution française faillit être fatale à la monarchie prussienne; mais elle se reconstitua, plus forte qu'auparavant, en 1814 et 1815. Si Frédéric-Guillaume III ne recouvra que Posen, il se dédommagea en occupant les deux tiers de la Saxe, la Poméranie suédoise, et, dans l'Allemagne occidentale, les territoires dont on a formé les provinces de Westphalie el du Rhin. Pendant les 50 années suivantes, la Prusse n'a acquis que les deux principautés de Hohenzollern, 1850. et Je port de Jahde, 1854, et en revanche, elle a abandonné toute prétention sur Neuchàtei, 1857.

C'est en 1864, que la Prusse est rentrée dans sa voie d aurandissements rapides. La guerre contre ie D a n e mark, puis la guerre de 1866 contre l'Autriche ont livré presque toute l'Allemagne du Nord a la Prusse, qui s'empara du Siesvig-Holstein. du Hanovre, de la Hesse-Cassel, de Nassau, de la Hesse-Hombourg. de Francfort-sur-le-Main, et d'une partie de la Franconie bavaroise La guerre de 1870-71 contre la France a confirmé toutes les conquêtes de la Prusse, el lui a donné l'Empire d'Allemagne.

Electeurs de Brandebourg et rois de Prusse de lu maison de Hohenzollem.

Frédéric I«. ...

Frédéric II, Dent de fer. .....

Albert l'Achille. . v -..»«.. .

Jean le Cicéron.

Joachim I" le Nestor. .......

Joachim II l'Hector. ... .....

Jean-Georges. ..........

Joachim-Frédéric. ........

Jean-Sigismond.. . . . . 'i . . . •.

Georges-Guillaume. -

Frédéric-Guillaume , . . .

Frédéric 111 (électeur), 1688, et roi en. ...... - .. . .

Rots.

Frédéric 1er

Frédéric-Guillaume I".

Frédéric II le Grand, . ,

Frédéric-Guillaume II.

Frédéric-Guillaume III.

Frédéric-Guillaume IV.

Guillaume 1"

Pruth, Poras, Hierasus, naît au mont Czerna dans les Karpathes, arrose Koîomea (Galicie), et Czernowilz (Bukowine), sépare la Russie de la Moldavie, jusqu'à Katamori, traverse la Moldavie et finit dans le Danube à Reni. Cours de 820 kil.

Pruym. V. PlVUM.

Prynne (Wïlliam), né à Swainswick, près Bath, 1600-1669, attaqua, sous Charles 1er, l'Eglise anglicane; fut condamné au pilori, à la mutilation des oreilles et à une prison perpétuelle, élu député au Long Parlement, 1641. il se déclara contre le parti des Indépendants, fut emprisonné sans jugement par Cromwell, et rentra au parlement, en 1660, pour voter le rappel de Charles II.

Prytane, nom du premier magistrat de Rhodes et d'autres villes de la Grèce. — A Athènes, les prytanes étaient les 50 membres de la section du sénat qui administrait, à son tour, la République pendant un dixième de l'année (espace appelé prytanie). Ils étaient répartis en 5 commissions, dont chacune, pendant 7 jours, avait la présidence du sénat.

Prytanée, édifice public où résidaient, dans certaines villes de la Grèce, les magistrats appelés prytanes.

Pr/emysi, v. de l'empire d'Autriche (Galicie), à 90 kil. G. de Lemberg , sur le Sav ; 12,008 hab.

Przémysi ou Prémislas, nom de deux rois de Pologne, Przémysl I«r, 750-804 ; — Przémysl II, 1290-1296, d'abord duc de Gnesne et de Posen, qui périt assassiné.

Przémysl, duc de Bohême, 632-676. Fils d'un paysan, il dut à un hasard le trône et son mariage avec la princesse Libussa. Il fonda la première dynastie héréditaire des ducs de Bohême.

Przibram, v. de l'empire d'Autriche (Bohème), sur la Littawka, à 32 kil. S.-O. de Prague; 5,600 hab

Psalmanazar (GEORGES), nom supposé d'un

aventurier, né en 1679 dans le midi de la France. Après bien des supercheries, il revint au bien, vers l'âge de 32 ans, et mena une vie édifiante jusqu'à sa mort, 1763. On a ses Mémoires. Il a travaillé à YHistoire universelle, publiée en Angleterre, en 58 vol. in-8<>

Psamiuénite, roi d'Egypte, 526-525 av. .1 -C, assiégé et pris dans Memp'his par Cambyse, fut mis à" mort à Suse.

Psammis, roi d'Egypte, 601-595 av. J.-C, fils et successeur de Néchao

Psammiticus, roi d'Egypte, 671-617 av. J,-C, ne fut, pendant 19 ans, que l'un des douze rois qui se partagèrent le pays à la mort de Sethos. 11 résidait a Sais, 11 dépouilla ses collègues à l'aide de mercenaires Cariens et Ioniens, 652 II établit ces étrangers à Bubaslis , ouvrit l'Egypte aux autres nations, et créa la classe des interprètes. Il assiégea Azoth pendant 29 ans, dit-on.

Psari. V Il>SARA.

Psaumes (Les). David en a composé 72 sur 150 lis forment l'un des livres canoniques de l'Ancien Testament

Pseicis ou Pseiciiis, anc. v d'Ethiopie, sur le Nil, à 90 kii. S. de Syène; auj. Dek/ceh en Nubie.

Psiiority (jadis mont Ida), massif de montagnes, à l'O. de la Crète, haut de 2,331 met.

Ps.'iof OU Pskov OU Pleskdw, ch.-l. du

gouv de son nom (Russie), sur le lac Peypus et à l'embouchure de la Velikaia, à 300 kil S.-O. de Saint-Pétersbourg; 6,000 hab Capitale, au

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moven âge, d'une république slave, rivale de Novgorod, elle fut asservie par le tzar Vasili IV, 4509. — Le gouvernement de Pskov, a 44,208 k. carrés e! 883,000 hab. Cuirs.

Psophis, anc. v. de l'Areadîe (Grèce), au N.- O., près de la source de la riv. Eryinanthe.

Psyché, jeune princesse qui exeila par sa beauté la jalousie de Venus. Exposée, d'après l'ordre d'un oracle, sur une montagne ou elle devait épouser un monstre, elle lut, pendant son sommeil, transportée dans un palais magnifique. L'Amour (c'était Je monstre annonce par l'oracle) l'aima, et après de nouvelles épreuves imposées par Vénus, obtint entin de Jupiter de pouvoir épouser celle qu'il aimait ; Psyché fut admise dans l'Olvmpe.

Psylies, anc. "tribu de l'Afrique (Libye), à laquelle les anciens attribuaient la faculté de manier impunément les serpents les plus dangereux.

Psyra, anc. nom d'IPSARA.

ptéiée, anc. v. de Thessalie (Phthiotide), sur Ja côte O. du golfe Pagasetique.

Ptérie, anc. canton de la Gappadoce, à l'embouchure de l'Balys.

îMoiémaïs, nom de plusieurs villes fondées ou agrandies par les Ptoiémées : 1° en Egypte, Ptolemaïs, v. de la Moyenne-Egypte, non loin de Grocodilopolis ou Arsmoë , et Ptolemaïs d'Hermias (Thébaïde), sur le Nil, auparavant K.soi; 2° en Ethiophie, Ptolemaïs Epitheras, sur une petite presqu'île de la mer Rouge; 3° en Cykénaïqoe, Ptolemaïs, port de Barcé, sur la Méditerranée; 4<> en Palestine, Ptolemaïs, appelée autrefois Aco et auj. Saint-Jean d'Acre; oo en Pamphylie, une sixième Ptolemaïs, sur la frontière 0 de Cihcie.

Ptolémée Ier, Soter (sauveur), ou Lagus (du nom de son père), roi d Egypte, né en Macédoine, 367 av. J.-G., l'un des généraux d'Alexandre, eut pour sa part l'Egypte, qu'il défendit centre Perdiccas, 320, et pendant 14 ans contre Antigone; à l'exemple de son rival, il prit le titre de roi, 306. Il gagna son surnom de Sot-er en secourant les Rhodiens, 304 ; et après la bataille d'Ipsus, resta maître de l'Egypte, de la Palestine, de la Célésyrie et de la Gyrénaïque. 30-1. 11 abdiqua en faveur de son troisième tiis, Ptolemee Phiiadelphe, 285, et mourut en 283. 11 a crée la prospérité d'Alexandrie, où il commença le Mu^ee, la Bibliothèque, le Phare et le Sérapion, ii protégea les littérateurs.

Ptolémée il , Phiiadelphe (qui aime ses frères), roi d'Egvpie, 285-247, né a Cos en 309, était fils du précédent. Prince pacifique, il contint cependant la révolte de Cyrène, combattit Antigone Gonatas, et s'allia aux Romains. 11 acheva les établissements de Ptolémée l", et en 275, ordonna la traduction grecque de la Bible.

Ptolémée m, Evergète{\e bienfaisant), roi d'Egvpte, 247--222 av. J.-G., fils du précédent, mérita son surnom en rapportant en Egypte les statues des dieux enlevées naguère par Gambyse, 241. Adversaire de la Macédoine, il secourut contre elle Aratus, puis Cléomène, roi de Sparte.

ptolémée iv, Philopator (ami de son père), roi d'Egypte, 222-205, était fils du précédent. Il est douièux qu'il ait empoisonné son père ; mais il a tué sa mère, Bérénice, son frère, Magas, son oncle, Lysimaque, le roi fugitif de Sparte, Cléomène. et sa propre femme, Arsinoé. Antiochus le Grand lui enleva la Célésyrie et la Phénicie ; niais il les reprit par la victoire de Raphia, 216.

Ptolémée V, Epiphane (illustre), roi d'Egypte, 205-181. succéda, a 5 ans, à son père, PLolémée IV. Sun règne fut troublé par des révoltes et par une attaque d'Antiochus le Grand. La décadence des Lagides se précipita sous ce prince, qui ne garda plus que l'Egypte, Cyrène et Chypre.

ptolémée vi, Philométor (qui aime sa mère), roi d'Egypte, 181-146, régna sous la tutelle de sa mère, Gléopâtre, jusqu'en 173. Il lutta contre les rois de Syrie, Antiochus IV, Alexandre Bala, et périt d'une chute de cheval.

Ptolémée Eupator. V. PTOLÉMÉE VIL

Ptolémée VII, Evergète II ou Physcon (ventru), roi d'Egypte, 140-117, frère de Ptolémée VI réclama la tutelle de son neveu, Ptolémée Eupatoh. qu'il fit périr. Elevé du critique Aristarque, il mérita le surnom de Philologue.

ptolémée VIII, Soter II ou Lathyre (pois chiche), roi d'Egypte, fils du précédent, régna 40 ans, 117-107, fut forcé de fuir dans l'île de Chypre et régna de nouveau, en Egypte, 89-81.

ptolémée IX, Alexandre Ie', roi d'Egypte, 107-89, frère du précédent, le remplaça par les intrigues de sa mère ; expulsé par ses sujets indignés, il périt dans un combat naval.

Ptolémée x, Alexandre //, roi d'Egypte en 80, fils du précédent, obtint de Svlla la couronne d'Egypte a la mort de Ptolémée VIII. Il fut tué par les Alexandrins. Avec lui finit la descendance légitime des Lagides.

Ptolémée xi, Aulète (joueur de flûte), roi d'Egypte, 80-52 av. J.-G., était fils naturel de Ptolémée V11I Lathyre. Ses sujets le chassèrent, 58, mais il fut rétabli par Gabinius, 55.

ptolémée xn, Dionysus (Bacchus), roi d'Egypte, 52-48, fils aîné du précédent, partagea, a l'âge de 13 ans, le trône avec sa sœur, Gleopàtre, qu'il dépouilla en 49. Après la bataille de Pharsale, 48, il fit mettre a mort Pompée.. Il prit les armes contre César, défait près du Nil, le jeune roi se noya dans le tleuve.

ptolémée xiii, roi d'Egypte, 48-44, frère du précèdent, n'avait que 12 ans quand César le donna pour époux a Cléopàtre. Celle-ci le fit périr en 44.

Ptolémée, Apion (le maigre), roi de Cyrène, 117-96 av. J.-C, fils illégitime de Ptolémée VII, légua son royaume à Rome, qui ne l'occupa qu'en 56.

ptolémée, roi de Chypre. 80-58, fils illégitime de Ptolémée VIII, Lathyre, s'empoisonna.

ptolémée, roi de Mauritanie, 17-40 ap. J.-C , était fils de Juba ii et de Cléopàtre, fille du triumvir Antoine et de la célèbre Cléopàtre. Il fut mis a mort par Cahgula.

Ptolémée, oncle maternel du précédent, reçut de son père, Antoine, la Syrie, la Phénicie et la Gilicie, 32 av. J.-C. Après la bataille d'Actium, il suivit sa sœur Cléopàtre, mariée à Juba II, roi de Mauritanie.

ptolémée Ier, AloriU , roi de Macédoine, 368-364, av. J.-C, fils naturel d'Amyntas IV, conspira contre lui et contre son successeur, Alexandre.il paraît avoir été assassiné par Perdiccas III, dont il avait usurpe le trône, 364,

Ptolémée il, Céraunus (le foudre), roi de Macédoine, 280 av. J.-C., était fils aîné de Ptolémée 1er Soter, roi d'Egypte. Il assassina Séleucus Ier, roi de Syrie, fut reconnu roi de Macédoine et de Thrace, mais succomba sous les coups des Gaulois.

Ptolémée (Cladde), astronome et géographe de la première moitié du îie s. ap. J.-C, n'est connu que par ses ouvrages : le principal, Composition mathématique, en 13 livres, porte encore le. nom à'Almageste (très grand), qui lui vient des Arabes. Il expose le système dans lequel la terre est le centre des mouvements du soleil et des planètes. Malgré de graves erreurs, l'Almagesle donne de précieuses indications dont la science moderne a tiré parti. On a de lui: Hypothèses, Apparition des fixes; Traité d'harmonie ou de musique; Tetrabiblon, véritable traité d'astrologie en 4 livres , etc. La Géographie de Ptolémée, en 8 livres, est le plus souvent une énumération de noms de lieux suivis de leur

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