RAN
tous écrits en français, sont remarquables par une pureté de style rare dans un étranger.
Ramsay (Allan), né dans le comté de Lanark, 1685-1758, d'abord garçon coiffeur, composa des Poésies pastorales en idiome écossais, 3 ui obtinrent beaucoup de succès. On lui doit eux recueils de poèmes et de ballades éoossaises, qui l'ont fait surnommer le Théocnt-e écossais.
Ramsay (David), né en 1740, médecin à Charlestown (Amérique d<u Nord), membre du Congrès des Etats-Unis de 1782 à 1785, fut assassiné en 1815. On a de lui : Histoire de la révolution d'Amérique ; Histoire de la révolution dans la Caroline du Sud; Vie de G. Wasfungton; Histoire des Etats-Unis jusqu'en 1808; Hisjtoire universelle, 12 vol. in-8<>.
Ramsbury, bourg d'Angleterre (Wilts), à 48 kil. N. de Salisbury ; 3,400 hab.
Ramsey, v. du comté et à 16 kil. N.-E. d'Huntingdon (Angleterre) ; 3,000 hab.
Ramsgate, v. d'Angleterre (Kent), dans l'île de Thanet , à 24 kil. N.-E. de Cantorbéry ; 42,000 hab. Beau port à l'embouchure de la Tamise, bains de mer.
Ramas (PiERRE de la Ramée, dit), né
vers 1515, dan» le Vermandois, fut réduit à entrer comme domestique au collège de Navarre; mais il écoutait les leçons des professeurs et passait les nuits à étudier; au bout de trois ans et demi, il fut reçu maître es arts dans l'Université. Ramus osa attaquer Aristote et signaler les erreurs de sa dialectique dans deux livres publiés en 1543 : Dialecttcœ partitiones, et Animadversiones in dialecticam Aristotelis. Ramus fut traité d'impie; ses livres furent interdits et son enseignement supprimé par la Sorbonne. Cependant, par la protection du cardinal de Lorraine, il devint professeur de philosophie et d'éloquence au Collège de France. Il embrassa le calvinisme, se retira à Fontainebleau, puis à Vincennes, et reprit sa chaire en 1563. Il fut une des victimes du massacre de la Saint-Barthélémy, 1572, et assassiné dans son logement du collège de Presles. On accusa Charpentier, son rival jaloux, d'avoir dirigé les meurtriers. Outre les deux ouvrages ci-dessus mentionnés, il a écrit : Rhetoricœ distinctipnes ; Arithmeticœ libri III; Ciceronianus (Vie de Cicéron) ; Dialectique; Grammaticœ lib. IV; Scholarum physicarum lib. VIII; Scholarum metaphystcarum lib. XIV; G&ometriœ lib. XXVII; Scholarum mathematicarum lib. XXXI; Opticce lib. IV, etc., etc. Il proclama la raison comme le critérium suprême de la vérité; il a réformé la logique, il a amélioré la rhétorique, il a été excellent mathématicien.
Ramusto OU Rannnsio (JEAN-BAPTISTE), né à Venise, 1485-1557, fut secrétaire du Conseil des Dix, à Venise On lui doit! Baccolta délie navigaziani e viaggi (Recueil des navigations et voyages), Venise, 1550-56-59, 3 vol. in-fol.
Ranaï, une des îles Sandwich (Polynésie), dans l'archipel d'Havaii.
Ranavala-Manjoka, 1800-1861, épouse de
Radama, roi des Hovas, fut soupçonnée d'avoir empoisonné son mari. Reconnue reine en 1828, elle soumit presque toutes les tribus de Madagascar. Elle fut célèbre par ses cruautés et par sa haine contre tous les étrangers.
Ranc, nom de deux peintres estimables:
Antoine, né à Montpellier, imita Van Dyck; i! vivait encore en 1715, — Jean, son fils, 1674-1735. élève de Rigaud, peintre de Phitipe V
Rancagua, v. de la prov. de Vaiparaiso (Chili), au S.
Rance. nv. de France, a sa source dans le départ, des Côles-du-Nord, traverse le départ. d'Ille-et- Vilaine, arrose Dinan, Saint-Servan et Samt-Maio, et se jette dans la Manche. Elle
communique avec la Vilaine par le canal d'illeet-Bance.
Rancé (AhMAND-jEAN le Boutheillier de),
né à Paris, 1627-1700, d'une famille illustre de Bretagne, prêtre et abbé commendataire de la Trappe, mena une vie très dissipée, puis, renonçant à tous les plaisirs, à l'âge de 31 ans, mena dès lors une vie d'austérités et de pénitence. 11 força lesTrappistes a l'observation rigoureuse des règles de l'ordre de Cîteaux, et en donna lui-même l'exemple. Il a laissé : la Règle de Saint-Benoist , traduite du latin et expliquée, 2 vol. in-4<>; de la Sainteté et des devoirs de la vie monastique ; Règlement pour l'abbaye de la Trappe, 1701, etc.
Randan.jussat, ch.-l. de canton, arr. et à 22 kil. N.-E. de Riom (Puy-de-Dôme). Bois, céréales, pâturages. Château restauré par la princesse Adélaïde d'Orléans; 1,768 hab.
Randazzo, v. de Sicile, au pied du mont Etna, à 80 kil. S.-O. de Messine: 5,300 hab. — C'est l'anc. Tissa.
Randers, v. de Danemark (Jutland), à 33 kil. N.-O d'Aarhuus, près du Randers-L îord, bras de mer du Kattégat • 8,000 hab Commerce de gants, dits de Suède, de bonneterie, de saumons fumés et salés, etc.
Randolph (John), né à Cawson, en Virginie (Etats-Unis), 1773-1833, fils d'un riche planteur, soutint la politique de Jefferson, mais s'opposa à la guerre de 1812 contre l'Angleterre Membre du sénat, il eut un duel célèbre avec Henry Clay, et se réconcilia généreusement avec lui. Il fut ministre des Etats-Unis en Russie, 1830-
Randolph, v. des Etats-Unis (Massachusetts), à 24 kil. S. de Boston, 3,300 hab. — Bourg de l'Etat de Yermont, à 45 kil. S. de Montpellier; 2,700 hab.
Randon. V. ChATEATJNEUF-DE-RaNDON.
Randon (JACQUES-LOU IS-CÉSAR- ALEXANDRE),
comte), né à Grenoble, 1795-1870, fut blessé à Lulzen, et ne devint chef d'escadron qu'en 1830. Il gagna, par ses services en Afrique, le grade de lieutenant général. Il fut ministre de la guerre en 1851 ^gouverneur de 1 Algérie, sénateur (1852), maréchal (1856), il assura la soumission de la Kabylie en 1857. Major général de l'armée des Alpes, il fut ministre de la guerre, 1859-1867.
Rangoun, v. forte de l'Indo-Chine, anc. capitale de l'empire Birman, sur un bras de l'Iraouaddy, à 50 kil. de son embouchure , auj. capitale de la Birmanie anglaise; 132,000 hab. Chantiers de construction. Commerce considérable en ivoire, laque, coton , cachou, cire, piment, métaux et pierres précieuses
Rangpour, v. de l'Inde transgangénque , anc capitale du roy. d'Assam, à 1,000 kil N.-E. de Calcutta. — V. du Bengale, à 475 kii. N -E de Calcutta.
Ransart, commune rurale du Hainaut (Belgique), à 9 kil. de Charleroi. Houille; clouterie; 2,800 hab
Rantzan (Jean, comte de), né dans ie Holstein, 1492-1565, soumit à Frédéric Ier toutes les villes qui refusaient de le reconnaître, et fut, pendant tout son règne, son conseiller intime.
Rantzau (Henri de), fils du précédent, général et écrivain danois, 1526-1598, cultiva et protégea les lettres On lui doit : Histoire de la guerre des Dithmarses ; Catalogus imperatorum, regum et principum qui artem astrologicam amarunt, etc.
Rantzau (Josias, comte de), né dans le Holstein, 1609-1650, servit d'abord dans l'armée suédoise, puis vint en France, en 1635, et fut nommé maréchal de camp par Louis XIII II se distingua en Franche-Comté, 1636, força le général autrichien Gallas à lever le siège de