‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 48 sur 657 · ATT · texte numérisé non relu

ATT

Attaie il Philadelphe, fils du précédent, 457- 137 av. J.-C, vainquit Prusias de Bithynie, fut l'allié des Romains et fut empoisonné par son neveu, Attale III.

Attaie m Philométor , fils d'Eumène II , 137-432, fut un tyran sombre et cruel. Il légua ses biens au peuple romain.

Attale (Flavius Priscus), sénateur romain, né en Ionie, préfet de Rome sous Honorius, fut nommé empereur, puis déposé par Alaric, qui l'emmena en Gaule. Honorius le fit mutiler et le relégua à Lipari, 415.

Attale, lieutenant de Philippe de Macédoine, insulta le jeune Alexandre, puis Pausanias, qui tua le roi. Attale se révolta et fut tué par l'ordre d'Alexandre, en Asie Mineure.

Attalîa, v. de l'anc. Pamphylie, sur la côte.

Atterbom ( PlERRE-DANIEL- AmÉDÉE ) , poète

suédois, 1790-1855, admirateur de la littérature allemande, attaqua l'influence française dans deux journaux, le Phosphore et le Polyphème. 11 fut professeur à Upsal et a laissé des poésies, pleines de grâce et d'harmonie.

Atterbury (François), évèque de Rochester 1662-1732, chapelain de Guillaume III et de la reine Anne, fut accusé de conspirer en faveur du prétendant et exilé, 1723. Il a publié des Sermons et sa Correspondance.

Attichy, ch.-l. de canton, arr. de Compiègne (Oise) ; 837 hab.

Atticus (Titus Pomponius), chevalier romain, 110-33 av. J.-C, intime ami de Cicéron, bien avec tous les hommes politiques de son temps, immensément riche, vécut longtemps à Athènes. Il avait composé des Annales. Les lettres de Cicéron à Atticus sont célèbres. Il se laissa mourir de faim pour échapper aux douleurs d'une maladie.

Attigny, Attiniacum, ch.-l. de cant. de l'arr. et à 14 kil. N. de Vouziers (Ardennes), sur l'Aisne ; 1,879 hab.

Attila, surnommé le Fléau de Dieu, roi des Huns, partagea l'empire avec son frère Rléda en 434, le tua en 442, et régna seul. A la tète des barbares du nord, il ravagea l'empire d'Orient, soumit au tribut Théodose II, 447 ; puis, se dirigea du Danube vers le Rhin, détruisant en Gaule toutes les villes sur son passage. Arrêté par la résistance d'Orléans, il fut vaincu dans les Champs Catalauniques par Aétius, uni aux Wisigoths et aux barbares de la Gaule, 451. Pour se venger, il envahit l'Italie, détruisit la plupart des villes de la "Venétie, mais recula devant les prières de saint Léon. Une mort subite le frappa dans son camp de Pannonie, 453 ; et l'empire des Huns s'écroula.

Attîque, contrée de l'anc. Grèce centrale. C'est une presqu'île, terminée par le cap Sunium, entre la mer Egée, la mer de Myrtos et le golfe Saronique, aride, mais fertile eh oliviers et en figuiers, avec des collines, le Laurium, l'Hymète, le Pentélique. Elle fut habitée par les Pelages, puis par des Ioniens. La capit. était Athènes. — Le dép. d'Attique-et-Béotie (rov. de Grèce) a 6,306 kil. carr. et 185,000 hab. Le ch.-l. est Athènes.

Attock, Taxila (?), v. du Pendjab (Hindoustan), sur la rive gauche de l'Indus. Riches mines de houille.

Attuarii, anc. peuple germain, sur les bords du Rhin inférieur, fit partie de la Conf. des Franks.

Attwood (George), physicien anglais, 1745- 1807, professeur à Cambridge, a inventé un appareil ingénieux pour démontrer la loi de la chute des^corps et a écrit un Traité du mouvement rectiligne des corps, etc.

Attwood (Thomas) , compositeur anglais , 1767-1838. a écrit des opéras estimés et des morceaux de musique religieuse.

AUB

Aubagne, ch.-L de cant. de l'arr. et à 45 kil. E. de Marseille (Bouches-du-Rhône), sur rfluveaune ; 7,888 hab.

Auban (Saint-), ch.-l. de canton, arr. de Grasse (Alpes-Maritimes) ; 543 hab.

Aube, affl. de dr. de la beine, vient du plateau de Langres, arrose Arbois, Glairvaux, Bar, Arcis, a 180 kil. de cours. Ses affl. sont : l'Aujon et la Voire, à gauche.

Aube (Dép. de l'), au N.-E. delà France, formé de la Basse-Champagne, arrosé par la Seine et l'Aube, est très fertile au S.-E. en grains, vins, prairies. La superf. est de 600,i39hect. ;la popul. de 255,3-27 hab. Le ch.-l est Troyes; il a 5 arrond. : Troyes, Arcis, Bar-sur-Aube, Bar-sur-Seine, Nogent-sur-Seine. Il forme le diocèse de Troyes ; est du ressort de la Cour d'appel et de l'Académie de Dijon.

Aubenas, ch.-l. de cant. de l'arr. et à 20 kil. S.-O. de Privas (Ardèche) , sur l'Ardèche ;

Aubenton, ch.-l. de canton, arr. de Vervins (Aisne) ; 1,476 hab.

Auber (Daniel-François-Esprit) , compositeur, né à Caen, 1782 ou 1784-1871, avait déjà écrit des romances , des concertos, lorsqu'il se plaça sous la direction de Cbérubini. Il échoua d'abord, mais ses succès commencèrent avec la Bergère châtelaine, en 1820. Associé à Scribe et s'inspirant plus particulièrement de Rossini, il écrivit avec une facilité féconde un grand nombre d'opéras comiques, la Neige, le Maçon, Fra-Diavolo, le Cheval de bronze, l'Ambassadrice, le Domino noir, les Diamants de la couronne, la Part du Diable, la Sirène, etc., etc. Le succès de la Muette de Portiez à l'Opéra, en 1828, l'avait mis au premier rang des compositeurs. On lui doit aussi la musique de beaucoup de ballets. Membre de l'Institut en 1829, directeur du Conservatoire de musique en 1842, il a composé pour ainsi dire jusqu'à son dernier jour.

Auberive, ch.-l. de canton, arr. de Langres (Haute-Marne) ; 793 hab.

Aubert (Augustin), peintre, directeur du Musée des arts de Marseille, 1781-1832.

Aubert (L'abbé Jean-Louis), fabuliste et critique français, 1731-1814, a rédigé plusieurs journaux littéraires et professé la littérature française au Collège de France. Ses Fables et Œuvres diverses forment 2 vol., 1774.

Aubert du Bayet (JeAN-BâPTISTE-AnNIBAL),

gênerai français, né à la Louisiane, 1759-1797, se distingua sous Rochambeau, fut de l'Assemblée législative, contribua à la défense de Mayence, à la pacification de la Vendée et mourut ambassadeur à Conslantinople.

Aubert de la Chesnaye des Bois (FRAN-

çois-Alexàndre) , 1699-1784, a écrit beaucoup d'ouvrages, et surtout le Dictionnaire de la Noblesse, lo vol. in-4°.

Auberviiiiers, village de l'arr. de Saint- Denis (Seine), à 7 kil. N. de Paris ; pèlerinage fréquenté ; 19,435 hab.

Aubery (antoine), historien, 1616-1695, avocat au Parlement, a publié : Hist. générale des cardinaux, depuis le pontificat de Léon IX ; — Mémoires pour l'hist. de Richelieu; — Hist. de Richelieu ; — His,t. de Mazarin ; etc.

Aubery du Maurier (Louis), mort en 1687, a

laissé une Relation de l'exécution de Cabrières et de Mérindol, et des Mémoires pour servir à l'hist. de Hollande.

Aubespine (Claude de l'), d'une famille noble de Bourgogne, l'un des bons diplomates du xvie s., eut le titre de secrétaire d'Etat et mourut en 1567. — Son petit-fils, Charles, 1580- 4653, suivit aussi la carrière diplomatique, fut garde des sceaux, 1630-1633, puis en 1650.

Aubeterre, ch.-l. de canton, arr. de Barbezieux (Charente) ; 761 hab.

AUC

Aubiers (Les), bourg à 15 kil. de Bressuire (Deux-Sèvres). Toiles et mouchoirs ; 2,563 hab.

Aubignac (FRANÇOIS HÉDELIN, abbé D'), lé

à Paris, 1604-1676, petit-fils d'Ambr. Paré, s'érigea en régent de la littérature, soutint les trois unités d'Aristote, dans sa Pratique du théâtre, fut un des ennemis de Corneille ; mais a composé beaucoup d'ouvrages médiocres.

Aubigné (Théodore-Agrippa d'), né à Saint- Maury (baintonge), 1550-1630, voua sa vie à la cause des protestants, fut l'un des plus fidèles serviteurs du roi de Navarre, tout en lui adressant les reproches les plus énergiques ; il fut vice-amiral de Guyenne et de Bretagne. Dans sa retraite de Maillezais, il publia son Histoire universelle, 3 vol. in-fol., qui fut condamnée au feu par le Parlement. Il se réfugia à Genève. — Il avait écrit précédemment les Tragiques, poème satirique en 7 parties ; les Aventures du baron de Fœneste, la Confession catholique du baron de Sancy, etc. On lui doit encore une Hist. secrète de lui-même adressée à ses enfants, etc.

Aubi^ny-sur-JVère, ch.-l. de cant. de l'arr. et a 36 kil. N.-O. de Sancerre (Cher), sur la Nère. Commerce de laines ; 2,603 hab.

Aubigny, ch.-l. de canton, arr. de Saint-Pol (Pas-de-Calais) ; 653 hab.

Aubigny (ROBERT STEVvART , Seigneur D'),

d'une famille écossaise établie en France au xve s., fut l'un de nos meilleurs capitaines dans les guerres d'Italie, devint maréchal de France en 1514, et mourut en 1544.

Aubin, ch.-l. de cant., à 30 kil. N.-E. de Villefranche (Aveyron). Houillères ; grandes usines : 9,312 hab.

Aubin dAubigné (Saint-), ch.-l. de canton, arr. de Rennes (Ille-et-Vilaine) ; 1,849 hab.

Aubin-du-Cormier (SAINT-), Cll.-l. de Cant.

à 18 kil. S.-O. de Fougères (Ille-et-Vilaine). Miel, cire. Bat. de 1488 ; 2,074 hab.

Aublet(jEAN-BAPTISTE-CHRISTOPHE-FuSÉE),bO-

taniste français, 1720-1778, a publié les Plantes de la Guyane française, 4 vol. in-4<>.

Aubonne, v. du cant. de Vaud (Suisse), à

18 kil. S.-O. de Lausanne, près du lac. Bons vins. Aubrac, collines entre la Truyère et le Lot,

dans l'Aveyron ; — le village d'Aubmc, a

19 kil. N.-E." d'Espalion (Aveyron}, possède les ruines de la Domerie, maison hospitalière fondée en 1028 ou 1031, pour le service des voyageurs. ■

Aubriet (Claude), peintre d'histoire naturelle, né à Chàlons-sur-Marne, 1665-1742.

Aubriot (Hugues), né a Dijon, prévôt de Paris sous Charles V, fit bâtir la Bastille, le Petit Châtelet, des ponts ; fut accusé d'hérésie, emprisonné ; puis, délivré par les Maillotins , alla mourir en Bourgogne, 1382.

Aubry (François), né à Paris, 1750-1802, membre de la Convention, du Comité de salut public, des Cinq-Cents, fut déporté a Cayenne, après le 18 frutidor, et s'enfuit en Angleterre.

Aubry, peintre de miniatures, né a Paris, 1770.

Auburn, v. de l'Etat de New-York (Etats- Unis), sur le lac Owasco. Pénitentiaire célèbre ; 22,000 hab.

Aubusson, ch.-l. d'arr. de la Creuse, sur la Creuse, à 30 kil. S.-E. de Guéret. Tapis et moquettes ; 6,777 hab.

Aubusson (Pierre d'), né dans la Marche, 1423-1503, chevalier de Rhodes, devint grandmaître en 1476, et soutint une lutte Héroïque contre Mahomet II, 1480. Il protégea Zizime contre son frère Bajazet et l'envoya en France. Innocent VIII le nomma cardinal légat, en 1489.

Aucb, Elimberis, Augusta Ausciorum, ch.-l. du Gers, à la gauche du Gers, à 683 kil. S.-O. de Paris. Archevêché ; commerce de laines, vins, eaux-de-vie ; 14,187 hab.

Auckland, v. au N. de la plus sept, des îles de la Nouvelle-Zélande, fondée en 1841, a deux

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