‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 480 sur 657 · RED · texte numérisé non relu

RED

REG

à 27 kil. S.-E. de Châtillon-sur-Seine (Côted'Or) ; 957 hab.

Réchabites, secte juive ainsi nommée de Réchab, son fondateur, sous le règne de Jéhu. Ils prétendaient suivre rigoureusement la loi de Moïse, s'abstenaient de boire du vin, vivaient sous détentes.

Réclucourt>le-Château, anc. ch.-l. de

cant. de l'an-, et à 20 kil. S.-O. de Sarrebourg (Lorraine) Ancien comté.

Kechuitz, en hongrois, Rohoncz, v. de Hongrie (Eisenburg), à 12 kil. S.-O. de Guntz; 3,800 hab.

Recht, v. de Perse, capit. du Ghilân, à 200 k. N.-E. de Téhéran, a 8 kil. de la mer Caspienne. Le port est à Enselli. Elle a 20,000 hab. Fabriques de soieries et d'étoffes de coton.

Reckem, v. de Belgique (Flandre occidentale), a 12 kil. S.-O. de Courtray, sur la frontière de France; 2.200 hab. Bureaux" de douanes aux hameaux de Risquons-Tout et de Bronkaert.

Reckenitz, riv. d'Allemagne, affluent de la Baltique; cours de 150 kil.

Reckliughausen, v. des Etats prussiens (Westphalie). a 48 kil. S.-O. de Munster, sur la Lippe; 5,600 hab.

Récollets (Recollecii, recueillis), frères mineurs de l'ordre de Saint-François, qui s'établirent d'abord en Espagne, en Italie, et furent introduits en France, à Nevers, en 1592, et à Paris, en 1603.

Recorder, magistrat chargé en Angleterre de veiller à l'observation des lois, dans les villes où siège une court of record (cour à registre).

Recteur. Ce mot désigna surtout le chef de l'ancienne Université de Paris. Il était élu par les membres de l'Université, dans la Faculté des arts (lettres). Choisi d'abord pour un mois, il fut élu pour trois mois en 1278. Il avait droit de juridiction sur les membres et suppôts de l'Université, sur une partie des quartiers de la rive gauche de la Seine. — On nomme recteurs, dans l'Université moderne, les chefs des Académies; ils sont assistés d'inspecteurs et président Je conseil académique.

Recuiet, l'un des sommets les plus élevés du Jura, haut de 1,717 met.

Redditch , v. d'Angleterre (Worcester), à 176 kil. N.-O. de Londres; 5.000 hab.

Rédemption (Ordre de la). V Tributaires.

Rédemptoristes. V. LlGUORI.

Reden ( FrÉDÉRIC-GuJLLAUME-OtTON-LodIS,

baron de), né dans la principauté de Lippe- Detmold, 1804-1857, docteur en droit, administrateur, professeur, député à Francfort, s'est occupé' de statistique pendant de longues années. On lui doit : le Commerce des céréales et des Farines en Allemagne; le Commerce de toile et de fil de l'Allemagne septentrionale; les Chemins de fer d'Allemagne, 11 vol.; Statistique de l 'empire de Russie; du Paupérisme, de ses causes et de ses remèdes; Statistique comparée des grandes puissances de l'Europe, 2 vol.; les Finances et les forces militaires françaises sous les quatre derniers gouvernements; etc., etc.

Rédi (François), né a Arezzo, 1626-1698, reçut le diplôme de docteur en médecine et en philosophie. Il est surtout connu par ses Observations sur les vipères; ses Expériences sur la génération des insectes, et par ses Observations sur les animaux vivants qui se trouvent dans les animaux vivants.

Rednitz, riv. de Bavière, reçoit le Roth à droite et la Rézat à gauche, coule au N., reçoit encore la Pegnitz, prend alors le nom de Piegnitz, et se jette dans le Main, après un cours de 100 kil.

Redon, Roto, ch.-l. d'arrond., à 65 kil. S.-O. de Rennes (Ille-et-Vilaine), sur la rive droite de la Vilaine, où elle a un port accessible a la

marée haute; 6,533 hab. — Construction de navires; commerce de bois, de sel, de châtaignes; jadis abbaye célèbre de bénédictins.

Redonda, petite île. située entre Nevis et Montserral, dans les Petites Antilles.

Redondeia, bourg d'Espagne, dans la province et à 18 kil. de Pontevedra, à l'embouchure de la Redondeia dans la baie de Vigo. Bon port de pêche et de cabotage. Tuiles et briques; 2,500 hab.

Redondo (O-), bourg du Portugal, dans la province d'Alemtejo, à 34 kil. E. d'Evora. Manufactures de draps et d'étoffes de laine: 2,500 hab.

Redones, peuple de la Lyonnaise IIP*, dans la Gaule occidentale, qui avait pour ville principale Condate Redonum (Rennes).

Redouté (Pierre-Joseph), né en Belgique, à Saint-Hubert (prov. de Liège), 1759-1840, peignit d'abord des tableaux d'église et des portraits; ma:s la vue des fleurs admirables du célèbre Van Huysum décida sa vocation pour ce genre de peinïure. Il vint à Paris en 1784, et eut des emplois importants; en 1822, il fut professeur d'iconographie végétale au Jardin des Plantes. Il a publié un très grand nombre de collections, entre autres : les Liliacées, la Flora atlantica de Desfontaines; la Flora borealis americana; les Plantes de la Malmaison, etc., etc.

RedoutKaieh, port et forteresse russe ("gouvern. de Koutaïs), sur la mer Noire, à l'embouchure du Kopi.

Red. River {Rivière Rouge), dite aussi Natchicoches, sort de la Sierra del Saeramento, dans le Nouveau-Mexique, sépare le territoire Indien et l'Arkansas du Texas, entre dans la Louisiane, se jette dans le Mississipi, au-dessous de Natchez; cours de 2,400 kil.

Red-River ou Xegracka, riv. de l'Amérique du Nord, affluent de l'Arkansas; cours de 400 kil. — Une 3c Red-River, dans le Haut-Canada, se jette dans le lac Supérieur. — Une 4e, dans l'Amérique anglaise, se réunit à l'Ottawa, a 100 kil. de Montréal.

Redruth, v. d'Angleterre (Cornouailles), à 16 kil. de Truro; 9,000 hab. Riches mines de cuivre et d'étain dans les environs.

Rees (Abraham), né près de Montgomery (pays de Galles), 1743-1825, professeur de mathématiques, de sciences naturelles, s'adonna surtout aux fonctions de ministre de i'Eulise dissidente. Il donna une nouvelle édition de l'Encyclopédie de Chambers; puis il entreprit, sur un plan beaucoup plus vaste : the Aew Cyclopedia, dictionnaire universel des arts, des sciences et de la littérature, Londres, 18J2-1820, 45 vol. in-4°.

Réforme, Réformés, noms consacrés pour désigner la révolution religieuse qui fut opérée au XVIe siècle, et qui sépara de l'Eglise romaine plusieurs peuples de l'Europe. La Réforme compte plus de 60 millions de partisans sur la surface du globe, divisés en une infinité de sectes : zwingliens, luthériens, calvinistes, presbytériens, anglicans, quakers, méthodistes, anabaptistes, etc.

Rega, riv. qui arrose la Poméranie (Prusse). Elle se jette dans la mer Baltique, et a 110 kil. de cours.

Régale, droit qu'exerçait le roi de France de percevoir les revenus des évêchés et de pourvoir, pendant la vacance, aux bénéfices ou revenus conférés par l'évêque a des ecclésiastiques.

Regen, riv. de Bavière, sort du Bœhmerwald, coule au S.-O. et se jette dans le Danube, en face de Ratisbonne. Cours de 170 kil.

Régences-Rarbaresques. On désigne

quelquefois sous ce nom les Etats de l'Afrique septentrionale : Tunis, Tripoli et Alger, avant sa conquête par les Français.

REG

REG

Regensbur», nom allemand de Ratïsbonne.

Reggio deil' Emiii», Rhegium Lepidi, v.

forte d'Italie, sur le Tassone, à 25 kil. N.-O. de Modène ; -50,000 hab. Ch.-l. de la prov. de Reggio delV Emilia. Evèehé, école des beaux-arts; patrie de l'Arioste. — Ville très ancienne de la Gaule Cisalpine, chez les Boïens ; elle fut une des républiques lombardes, puis tomba sous la domination des princes de la maison d'Esle. Napoléon en fit le ch.-l. du dép. du Crosioîo (roy, d'Italie), et donna au maréchal Oudinot le titre de duc de Reggio. — La prov. de Reggio a 8,272 kil. carrés et 240,000 hab.

Reggio, OU Santa-Agatha délia Gallina, l'anc Rhegium Juin, ch.-l. de la Calabrc Ultérieure lre (Italie), sur le détroit de Messine; 39.500 hab. Archevêché. Soieries, damas, parfumerie ; commerce de fruits, huiles, grains. — L'anc. Rhegium, colonie de Chalcis en Eubée, ruinée par un tremblement de terre, fut relevée par Jules-César, qui lui donna son nom de Rhegium Julii. — La prov a 3.924 kil. carr. et 354, UUU hab [talla . 5,500 hab.]

Reggiolo, v d'Italie, à J2 kil. E. de Guas-J

Résilie, Regillum, pet ville de l'Italie anc. chez les Sabins, auprès de laquelle était le petit lac Regille. Victoire du dictateur Posthumius sur les Latins, 496 av J.-C

Rétinien, Q Nonus Regillianies, un des 30 tyrans de l'empire romain. Dace d'origine, il servit dans les troupes romaines sous Valérien, et parvint aux plus hauts grades militaires. Il prit la pourpre en Mœsie (261) ; fut tué dans un combat contre Gallien, ou assassiné par ses soldats

Reginon, abbé de Prum en 891, mort en 915, a écrit une Chronique en deux livres; le second, de 741 a 908, renferme beaucoup de faits intéressants,

Regiomontaniis (JEAN Millier, dit)^ né en

Franconie, près de Kœnigsberg, 1436-1476, enseigna avec un grand succès l'astronomie à Padoue, 1463, et fut appelé à Bude par le roi de Hongrie, Mathias Corvin. De retour en Allemagne.'il fonda à Nuremberg, 1471, une imprimerie d'où sont sortis de nombreux ouvrages scientifiques. Ce savant, un des régénérnteurs de l'astronomie, a beaucoup écrit ; ses principales productions sont : Ephémérides astronomiques ; Nouveau Calendrier ; Abrégé, en langue latine, de VAlmageste de Ptolémée ; des Triangles planes et sphériques, etc

Régis (Saint Jean-François), né au village de Fun-Couverte, arr. de Narbonne (Aude), 1597-1640, ecclésiastique célèbre par sa piété et son inépuisable charité. Clément Xll le canonisa, le 16 juin 1737, jour où l'on célèbre sa fête.

Régis (Pierre- Silvain Leroy, dit), né à Salvetat de Rlanquefort (Lot-et-Garonne), 1632- 4707, enseigna avec succès la philosophie de Descartes, et a publié : Système de philosophie ; l'Usage de la raison et de la foi ; Discours sur l'histoire de la philosophie antique et moderne.

Regius (HENRI Leroy OU Duroi, dit), né à Utrecht (Hollande), 1598-1679. Professeur de médecine, il fut un des premiers à soutenir la circulation du sang. Ses principaux ouvrages, écrits en latin, sont ; Physiologia ; Fundamenta physices; Explicatio mentis humanœ; Philosophai naturalis.

Regnard (Jean-François), né à Paris, 1655- 1709. Maître d'une fortune considérable, il se livra a son goût pour les voyages et les plaisirs. Il visita d'abord l'Italie ; il fut pris par des pirates et vendu comme esclave à Alger. Après deux ans de captivité, Regnard fut racheté, et revint en France. Ensuite il parcourut la Hollande, le Danemark, la Suède, et pénétra jusqu'en Laponie. De retour à Paris, il acheta une charge de trésorier de France, et composa

des pièces de théâtre. Il travailla d'abord pour le Théâtre-Italien ; puis il donna au Théâtre- Français 10 comédies dont les meilleures sont : le Joueur, 1696, le Distrait, 1697; Démocrite, 1700; le Retour imprévu ; les Folies amoureuses ; les Ménechmes; le Légataire universel, 1708. On a encore de lui des relations de ses vovages en Hollande, en Danemark, en Suède, en Laponie; ce dernier est le plus curieux de tous ; une espèce de roman, la Provençale et des Poésies diverses.

Rcgnaudia OU Regnauldin (THOMAS),

sculpteur, né à Moulins. 1627- 17u6, a travaillé au Louvre, à Versailles et aux Tuileries.

Regnault (Jean-Raptiste), né à Paris, 1754- 1831, d'abord simple mousse, put, en Italie, se livrer à l'étude des grands modèles. Il obtint le grand prix à l'Académie de peinture, dont il fut élu membre en 1783. Ses œuvres, en général, brillent plus par la grâce que par la vigueur du pinceau.

Regnault (Michel-Louis-Etienne), dit de Saint-Jean d'Angely, né a Saint-Fargeau (Yonne), 1702-1819. Député aux Etats généraux de 1789 par le tiers état de Saint-Jean d'Angely (Charente-Inférieure), doù son surnom, il défendit la royauté. Il seconda fionaparte au 18 brumaire, fut conseiller d'Etat, président de la section de l'intérieur, procureur général près de la haute cour impériale, grand officier de la Légion d'honneur, comte de l'Empire, etc. 11 soutint les droits de Napoléon II a l'empire. Il fut proscrit et se retira en Amérique. Il ne rentra en France qu'en 1819.

Regnault de Saint-Jean-d'Angely (AU- GUSTE - Michel - Marie - Etienne, comte), tils du précédent, né à Paris, 1794-1870, fit les dernières campagnes de l'empire; alla combattre en Grèce avec le colonel Fabvier, rentra dans l'armée française en 1829, et était maréchal de camp en 1848. Il fut alors nommé général de division, et fit partie de l'Assemblée législative. Il entra au Sénat, en 1852, commanda la garde impériale, gagna le bâton de maréchal à Magenta, 1859, et devint vice-président du Sénat en 1862,

Regnault (EliAS-GeORGES-SoCLANGE-OliVA),

né a Londres, 1801-1868, avocat à la Cour royale de Paris, a écrit une Histoire d'Irlande, une Histoire d'Angleterre. 1846, 2 vol. in 18 ; une Histoire de Napoléon, 1846-47, 4 vol. in -18; l'Histoire du gouvernement provisoire, 1849, in-8°; Histoire de Huit ans pour faire suite au livre de M. L. Rlanc, 1851, 3 vol. in-8» ; Histoire des Principautés danubiennes, 1855, in-8<>, etc., elc.

Régneviiie, comm. du cant. de Montmartin, arrond. et à 10 kil de Coutances (Manche). Port encore assez fréquenté sur la Manche ; 2,000 h.

Régnier (Mathcrin), né à Chartres, 1573- 1613, était neveu par sa mère du poète Desportes. H fit deux voyages à Rome; il obtint en 1604 une abbaye de 5,000 livres de rente, et en 1606 Henri IV lui accorda une pension de 2,000 livres. Désormais il se livra à son goût pour la poésie et surtout pour les plaisirs. Il a composé des Satires, des Epîtres, des Elégies et des Poésies diverses; mais c'est surtout dans le genre satirique qu'il a réussi, à une époque où la langue poétique n'était pas encore formée chez nous. Son style énergique, imagé, plein de saillies, est bien supérieur à celui de tous ses devanciers.

Réguier.DesiQarais (FRANÇOIS- SÉRAPHIN),

né a Paris, 1632-1713. 11 suivit â Rome, comme secrétaire d'ambassade, le duc de Créqui, composa des poésies qui furent admirées des Italiens eux-mêmes. Il fut pourvu du prieuré de Grammont, reçu à l'Académie française en 1670, et en devint secrétaire, 1684. Il publia la 1" édition du Dictionnaire de l'Académie, 1694, 2 vol.

REI

REI

in-fol. On a encore de lui une Grammaire française, des traductions assez peu exactes; une Histoire des démêlés de la cour de France avec celle de Rome au sujet de l'affaire des Corses.

Régnier (Claude-Amdroise), duc de Massa, né a Blamont (Meurt lie), 1736-1814 , avocat a Nancy, député aux Etats généraux, membre au conseil des Anciens, 1795-99, favorisa le coup d'Etat du 18 brumaire. Nommé grand juse ou ministre de la justice en 1802, directeur de la police générale, il devint duc de Massa en 1809. En 1813, il reçut le titre de président du Corps législatif, quoiqu'il ne fût pas membre de cette assemblée.

Regnitz. V. llEDNITZ.

Reguius (M. Attilius), consul en 267 av. J.-C, s'empara de Brindes (Brundusium) ; consul pour la seconde fois, en 256, il remporta une victoire navale à Ecnome ; débarqua son armée à Glypea, sur la côte d'Afrique, prit Tunis et s'empara de tout le pays autour de Garlhage. Les Carthaginois rejetèrent les dures conditions qu'il leur imposait; et Regulus fut battu et pris par le Lacédémonien Xantippe. Envoyé à Rome, pour négocier un échange de prisonniers, il conseilla au sénat de le refuser, et retourna à Cuthage. Les historiens latins ont raconté que les Carthaginois, irrités de sa conduite, l'avaient fait périr dans les supplices avec un raffinement de cruauté; ce qui n'est nullement prouvé.

Regulus Serranus (ATTILICS), Consul en 227 et 217 av. J.-C, remporta une victoire navale sur les Carthaginois près des îles Lipari. Censeur deux ans après, il nota d'infamie ceux qui, après la bataille de Cannes, avaient voulu abandonner la République.

Reicha (Axtoine), né à Prague, 1770-1836, vécut à Hambourg, à Vienne, à Paris, où il obtint, comme professeur, une réputation méritée. Il publia un Traité de mélodie, un Cours de composition musicale, un Traité de haute composition. Ses compositions de musique instrumentale ont réussi, mais ses opéras ont échoué.

Reichard (HeNRI-AuGUSTE-OtTOCAR), né à

Gotha, 1751-1828, dirigea longtemps le théâtre de Gotha, composa plusieurs comédies, publia Y Almanach des théâtres, le Journal des théâtres, et fut surtout connu par son Guide des voyageurs en Europe, Weimar, 1793, 2 vol. in-8°.

Reichardt (Jean-Frédéric), né a ivœnigsberg, 4752-1814, fut un littérateur facile et un compositeur qui savait imiter et arrangea avec goût.

Reichenau, petite île du lac de Zell (Grandduché de Bade), à 6 kil. N.-O. de Constance ; elle a 5 kil. sur 3; 1,750 hab. Célèbre abbaye de bénédictins.

Reichenau, village de Suisse (Grisons), à 10 kil. de Coire, sur le Rhin.

Reichenbach, v. forte des Etats Prussiens .'Silésie), sur la Peile, affluent du Weislritz, à 7U kil. S.-O. de Breslau ; 6,000 hab. En 1790, un traité de paix y fut conclu enlre l'Autriche et la Prusse.

Reichenbach, v. du cercle de Zwickau (roy. de Saxe). Lainages et cotonnades ; 10,000 h.

Reichenbach (CHARLES, baron DE), né a

Stuttgart, 1788-1869, docteur en philosophie, fonda en Moravie une foule d'établissements industriels qui lui donnèrent une fortune considérable. Comme savant, il a écrit : Recherches géologiques en Moravie, 1834 , il a découvert la puniffine, la créosote, etc. En étudiant le magnétisme animal, il a cru trouver dans la nature une nouvelle force qu il appelle Od, qui ne peut être reconnue que par les personne» sensitives; il a écrit plusieurs ouvrages pour soutenir ces idées bizarres.

Reicheuberg, en tchèque Liberk% v. de Bo-

hême, à 62 kil. N.-E. d'Jung-Bunzlau; 28,000 h. 1 ndubtrie très active, construction de machines. Fabriques d'étoffes de laine, de toiles ; teintureries.

Rekhenhaii, pet. v. du roy. de Bavière (Isar), à 14 kil. S.-O. de Salzbourg; 3,500 hab. Aux environs, riches mines de sel.

Reichshofen, bourg de la Basse-Alsace, près de Niederbronn. Combat en août 1870.

Reicbstadt, v. des Etats Autrichiens (Bohême), à 52 kil. d'Jung-Bunzlau ; 2.200 hab Ch.-l. d'une ancienne seigneurie érigée en duché, en 1818, par l'empereur d'Autriche, François I", on laveur de son petit-fils, Napoléon II.

Reid (Thomas), né à Strachan (Kincardineï, 1710-1796, pasteur de la paroisse de Machar, près Aberdeen, professeur de philosophie et de mathématiques à l'université d'Aberdeen, 1752, professeur de philosophie morale à Glasgow, 1763. Il publia alors son premier ouvrage : Recherches sur Ventendemenl humain d'après les principes du sens commun; en 1787, il donna ses Essais sur les facultés intellectuelles de l'homme; et, en 1789, Essais sur les facultés actives de l'homme On lui doit encore une Analyse de la logique d'Aristote ; Examen des opinions de Priestley sur la matière et l'esprit; Observations sur /' Utopie de Thomas Morus; et des Réflexions physiologiques sur le mouvement musculaire.

Reiffenberg (ErÉDÉRIC-AuGCSTE-FeRDINAND-

Thumas, baron de), ne à Mons, 1795-1850, professeur à Anvers, a Bruxelles, à l'université de Louvain, 1822, et membre de l'Académie royale de Bruxelles. Enfin, il devint conservateur de la Bibliothèque royale de Belgique. 11 a beaucoup écrit ou édité : Archives philosophiques; Archives pour l'histoire civile et littéraire des Pays-Bas; Histoire de l'ordre de la Toison-d'Or ; 1830, in-4o ; Annuaire de la Bibliothèque royale de Belgique, 11 vol. in-18, etc. Il a fondé le Bulletin du bibliophile belgz.

Reignac, connu, du cant. de St-Ciers-la- Lande, arr. de Blaye (Gironde); 2,192 hab.

Reignier, ch.-l. de cant. de l'arr. de Saint- Julien ^Haute-Savoie); 1.888 hab.

Reii, petit peuple de la Gaule (Narbonnauell*1, chez les Albiœci ; ch.-l., Reii, auj. Riez.

Reikiavik, capit. de l'Islande, sur la cote O. de cette île, sur le nord (golfe,i de Faxe ou Fale. Port sûr et commerçant.

Reii (Jean-Chrétien), né à Randen (Ost- Frise), 1758-1813, professeur de médecine à l'université de Berlin, est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages qui ont de l'autorité en médecine : Memorabilia clinica medico-practica ; ArclUves de physiologie , de Structura nervorum.

Reilianne, ch.-l. de cant., air. et à 19 kil. S.-O. de Forcalquier (Basses-Alpes) ; 1,356 hab.

Reiile (HONORÉ - CHARLES - MiCHEL - JOSEPH,

comte), né à Antibes, 1775-1860. Entré au service, simple grenadier, il se distingua dans toutes les campagnes de l'époque, à Gênes surtout, fut nommé général de brigade à 28 ans, et en 1837 général de division. Il reçut le commandement de l'armée de Portugal en 1812, et • combattit avec Soult à Toulouse, 1814. Pendant les Cent-Jours, il repoussa les Prussiens sur Marchiennes, combattit à Waterloo, et suivit l'armée derrière la Loire, ce qui le fit mettre a la demi-solde. En 1847, il fut nommé le dernier des maréchaux du règne de Louis-Philippe. Il fit partie du Sénat en"l852.

Reimams (Hermann-Samuel). né à Hambourg, 1694-1765, gendre de J.-Alb. Fabricius, donna une bonne édition de Dion Cassius. Les principales vérités de la religion naturelle, Considérations sur les instincts des animaux; Vie et écrits de J.-Alb. Fabricius. On lui attribue à juste titre l'ouvrage connu sous le titre de Fragments d'un inconnu tirés de la bibliothèque

REI

Page 1