‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 482 sur 657 · REM · texte numérisé non relu

REM

REN

dais. Comme graveur à l'eau- forte, il n'a point de rivaux.

Remedios, groupe de trois îles sur la côte de la province de Santa-Catarina (Brésil).

Remedios, ville de la Confédération Grenadine, dans l'Etat d'Antioquia.

Rémer (Jules-Auguste) . né à Brunswick, 1736-1S03, professeur d'histoire à l'Université d'Helmstaedt, a écrit, en allemand, un Aperçu de l'histoire générale par tableaux; Essai d'une histoire des constitutions de la France depuis l'entrée des Francs en Gaule; il a complété, en 1802, Y Histoire des principaux événements de l'Europe moderne, par Krause. [que 2e. V. Reims ]

Rémi, peuple de la Gaule, dans la Belgi-J

Rémi (ïsAiNT), Remigius, né à Cerny, près Laon (Aisne), en 437, mort en 533. Apôtre des Gaules et archevêque de Reims, il convertit Clovis à la religion chrétienne, et le baptisa en 496 Fête, le 1« octobre.

Rémi (Saint), archevêque de Lyon en 852, mort en 875, chapelain de l'empereur Loihaire et du roi Charles le Chauve.

Rémi OU Remy (Saint-), Glanum, ch.-'l. de cant., arrond et a 22 kil. N.-E. d'Arles (Bouchesdu-Rhône); 5,813 hab. Patrie de Nostradamus, Comm. d'huile d'olive.

Rémi OU Remj.sur.Durelle (Saint-),

ch.-l. de cant., arrond. et à 10 kil. de Thiers (Puy-de-Dôme). Fabr. de coutellerie; 5,561 hab

Remire, groupe d'îlots sur la côte de la Guyane française, à 6 kil. de l'île de Cayenne. Le "climat est sain et les côtes sont d'un accès facile aux navires.

Remiremont, en allemand Reimersberg, ch.-l d'arrond., à 24 kil. S.-E. d'Epinal (Vosges), sur la rive gauche de la Moselle. Ruines d'une anc. abbaye fondée en 620 par saint Romaric. Commerce de fromages de Géromé, de pâtés de truites, de kirschenwaser ; fabr. de tissus de coton, toiles de lin. papiers peints, etc. ; 8,126 hab.

Remo (San-) OU Saint - Remy, t'anum

Sancti Remidi, v. forte de l'Italie, dans la prov. de Porto-Mmrizio, avec port sur le golfe de Gênes; 10,000 hab. Commerce de vermicelle, d'huile, d'oranges, de citrons.

Rémois, Remensis ager, anc. petit pays de France en Champagne, auj. partie N.-O. du départ, de la Marne.

Rémond OU Rœmond (FlOR1MO>'D de), né à Agen, 1540-1602, a laissé : Erreur populaire de la papesse Jeanne ; VAnté- Christ ; Histoire delà naissance, progrès et décadence de l'hérésie de ce siècle.

Remontrances (Droit de), réclamations adressées au roi parles Parlements pour signaler les inconvénients d'un édit ou d'une ordonnance. Le Parlement de Paris s'empara, au xve siècle, de ce droit qui lui fut confirmé ou restreint à plusieurs reprises

Remontrants , nom donné aux disciples ô'Arminius.

Remorino (Jean-Pierre), né à Gênes, 1791- 1849, était chef d escadron en 1814, et colonel pendant les Cent-Jours. Il prit part aux révolutions d'Italie de 1821, de Pologne de 1831 En 1848, il offrit son épée a Charles-Albert, fut accusé de trahison a la journée de Novare, et condamné à mort par un conseil de guerre.

Remoucnamps, hameau voisin d'Aywaille, dans la prov. de Liège (Belgique), célèbre par ses grottes.

Remoulins, ch.-l. de cant., arrond. et à 20 kil. S.-E. d'Uzés (Gard), sur le Gardon et près du Pont du Gard; \,ill.

Remscheid, v. des Etats prussiens (prov. du Rhin), à 30 kil. E. de Dusseloorf. Fabrique importante d'ouvrages en fer et en acier; 30,000 hab.

Remus. V. KoMULUS.

Rémasat (Jean-Pierre-Abel), né à Paris 1788-1832, docteur en médecine en 1813, apprit seul le chinois, le tibétain, le mandchou, et publia un Essai sur la langue et la littérature chinoise. 11 fut professeur de chinois au Collège de France, 1814, membre de l'Académie des Inscriptions, 1815, et devint en 1818 un des rédacteurs du Journal des Savants. Ses principaux ouvrages sont : Plan d'un dictionnaire chinois; le Livre des récompenses et des peines, traduit du chinois ; l'invariable Milieu de Tséussé; Recherches sur les langues tartares; Eléments de la grammaire chinoise; Relations politiques des rois de France avec les empereurs mongols; les deux Cousines, roman chinois; etc.

Rémusat (CLAIRE - ELISABETH - JEANNE Gravier de Vergeunes, comtesse de), nièce du ministre Vergennes, née a Paris, 1780-1821, épousa a 16 ans (1796) le comte de Rémusat, qui fut préfet de plusieurs départements et chambellan de Napoléon 1er, elle fut elle-même dame du palais de l'impératrice Joséphine Elle a laissé plusieurs ouvrages en manuscrits ; un seul a été publié par son fils, Charles de Rémusat; c'est un Essai sur l'éducation des femmes.

Rémusat (Chari.es-Fb ançois-Marie, comte de), né à Paris, 1797-1875, d'abord avocat, publia, dès 1820, De la procédure par jurés en matière criminelle, collabora a plusieurs journaux libéraux et fut l'un des signataires de la protestalion contre les ordonnances de 1830. Député de Toulouse, il soutint pendant 6 ans la politique conservatrice, fut sous-secrélaire d'Etat au ministère de l'intérieur ; s'aliia à M. Thiers et fut minisire de l'intérieur dans le cabinet du 1er mars 1840 II fut l'un de ceux qui demandèrent avec le plus d'instance la réforme parlementaire, sans pouvoK 1 obtenir II fit partie des Assemblées constituante et législative, et, au coup d'Etat du 2 décembre, fut momentanément éloigné de France. Après la guerre de 1870-71, Rémusat, après avoir refuse l'ambassade de Vienne, fut ministre des affaires étrangères, 2 août 4871, il eut à s'occuper de toutes les questions relatives à l'évacuation graduelle des troupes allemandes. Au mois d'avril 1873, M. Barodet lui fut préféré par les électeurs de Paris; ce fut l'une des occasions saisies par les conservateurs monarchistes pour renverser M. Thiers. Un peu plus tard M. de Rémusat fut élu député de la Haute-Garonne. — Ecrivain distingué, il a été de l'Académie des Sciences morales et politiques, 1842, de l'Académie française, 1846. Il a été, dans le monde, le plus brillant représentant de la philosophie spiritualiste du xixe s. ; on lui doit de nombreux ouvrages : Du Paupérisme et de la Charité légale ; Essais de philosophie, 2 vol ; Abélard, 2 vol. ; de la Philosophie allemande ; Saint Anselme de Cantorbéry , l'Angleterre au xvine s. ; Racon, sa vie, son temps, etc. ; Politique libérale; Channing ; Philosophie religieuse; l'Angleterre au xvme siècle; etc. Il a collaboré aux principales revues.

Remuzat, ch.-l de canton d^ l'arrond. et à 48 kil. N.-E de Nyons (Drôme): 616 hab

Remy(Saint-). V. REMO (SAN-).

Remy-en-Bouzemont (Saint-), ch.-l. de

cant-, arrond. et a 18 kil. de Vitry-le-François (Marne); 798 hab

Renaix, en flamand Ronsse, v. de Belgique (Flandre orientale), à 12 kil. S. d'Oudenarde; 12.000 hab

Renan (Saint.), ch.-l. de canton, arrond. et à 15 kil. de Brest (Finistère), 1.567 hab.

Renan d'Eliçagaray (BERNARD), dit le Petit Renaît a oeiise de sa taille, né dans le Béarn (Basses-Pyrénées), (?) 1652-1719, inventa un nouveau mode de construction maritime, et fit faire, le premier, des gaiiotes à bombes, avec lesquelles il bombarda Alger en 1682, et ensuite

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Gênes. Après le désastre de la Hougue. il sauva 30 vaisseaux français réfugiés à Saint-Malo. Il a laissé : Théorie de la manœuvre des vaisseaux, Paris, 16S9, in-S°. Quand il mourut à Pougues; il était lieutenant général.

Renaud de Moutauban, lin des quatre fi 1 S

Aymon. paladin célèbre par l'Arioste.

Kenaudiu (Jean-François), né à Saint-Laurent du Gua (Sain'.ongej. 1750-1809, officier de marine au début de la Révolution, commandant du Vengeur au combat d'Ouessant, le Ie' juin 1794, lutta jusqu'au moment où le Vengeur sombra avec 4o6 hommes qui étaient restés a bord. Renaudin fut l'objet de l'admiration de nos ennemis. Revenu en France par échange, il fut promu au grade de contre-amiral, reçut le commandement d'une escadre, et obtint sa retraite en 1S00.

Renaudot ( Théophraste ) , né à Loudun (Vienne), 1584-1653 (?), fonda une maison de prêt, espèce de mont-de-piété; donna aux indigents des consultations, obtint, en -1631, le privilège de la Gazette de France, qu'il dirigea jusqu'à sa mort. On lui doit aussi la continuation du Mercure français en 1635.

Renaudot (Ecsèbe, l'abbé), petit-iils du précédent, né à Paris, -1648-1720. fut membre de l'Académie française et de celle des Inscriptions. Ce ne fut qu'a l'âge de 62 ans qu'il justifia par de savants ouvrages le choix de ces deux compagnies. On lui doit : Défense de la perpétuité de la foi contre Jean Aymon: Liturgiarum orientalium collectio ; Histoire des patriarches jacobites d'Alexandrie: Anciennes relations des Indes et de la Chine de deux voyageurs mahométans qui y allèrent dans le ixe siècle, trad. de l'arabe ; Jugement du public sur le dictionnaire de liavle.

Renchen, v. du Grand-duché de Bade (cercle de lunizig), sur le Rench, à 15 kil. N.-E. d'Offeubourg ; 3,000 hab.

ucudsbourg, v. du Holstein (Prusse), place forte, dans une île de l'fiyder, à 30 kil. O. de Kiel; 11.000 hab. Grand commerce de transit.

Rendu (Ambroise), né à Paris, 1778-1860, travailla au Mercure de France avec Fontanes, Delille et Chateaubriand. Fontanes le nomma inspecteur général en 1808, puis membre du conseil de l'instruction publique en 1820. Il donna les plus grands développements a l'instruction primaire et aux salles d'asile. Ses principaux ouvrages sont : Excerpta ou Morceaux choisis de Tacite; la Vie d'Agricola ; Essai sur V instruction publique, et spécialement sur l'instruction primaire.

Rendu (Jeanne-Marie), en religion sœur Rosalie, de l'ordre de Sainl-Vineent-de-Paul. parente du précédent, née à Comfort (Ain), 1787- 1856, se rendit célèbre par son inépuisable charité et son dévouement aux classes indigentes. On lui doit plusieurs fondations de charité qui lui ont survécu; l'Association de Notre- Dame de Bon-Conseil contre les dangers de l'apprentissage: et l'Asile Sainte-Rosalie, où les vieillards pauvres sont reçus a perpétuité.

René (Saint), évêque d'Angers au ve siècle et patron de la ville. Fête, le 12 novembre.

René d'Anjou, ne à Angers, 1409. mort à Aix (Provence), en 1480, 2e fils de Louis II d'Anjou, hérita du duché de Rar en 1430; fut dépossédé de la Lorraine, en 1431, par Antoine de Vaudcmout, qui, vainqueur au combat de Bulgnéville, le retint prisonnier. En 1434, à la mort de Louis III d'Anjou, son frère, René devint duc d'Anjou et de Provence. Quatre ans après, un testament de Jeanne II, reine de Naples, l'appela au Irône de ce pays, qu'il fut contraint de céder à son compétiteur, Alphonse d'Aragon, 1442. Il se retira à Aix, dans son comté de Provence, où il vécut en cultivant avec succès les lettres

et les arts. Ses œuvres, Mortifiement de vaine plaisance; Le Livre du cœur d'amour épris, roman allégorique en prose et en vers; Le Livre des Tournois; L'abusé en court: Poésies diverses, etc., ont été publiées par M. de Quatrebarbes. Ses qualités bienveillantes lui valurent le surnom du bon roi René.

René h, 1451-1508. fils de Ferry II, comte de Vaudemont et d'Yolande, fille du roi René, duc de Lorraine, en 1473, du chef de sa mère, fut chassé par Charles le Téméraire, et se réfugia en Suisse. René vint revendiquer la Lorraine les armes à la main, et défit Charles à la bataille de Nancy, où ce prince fut tué, 1*77.

Renée de France, 2e fille de Lûliis XII Cl

d'Anne de Rretagne, née à Blois en 1510, morte a Montargis, en 1576, épousa en 1528 Hercule d'Esté, duc de Ferrare, et lui apporta en dot les duchés de Chartres et de Montargis. Elle cultiva les lettres et les sciences et protégea une foule d'hommes distingués ; retirée à Montargis, elle fit publiquement profession de protestantisme.

Renée (Amkdék), né à Caen, 1808-1859, rédacteur en chef du Journal de V Instruction publique, bibliothécaire du château de Meudon, puis de la Sorbonne; fut député en 1857. Gendre de Sismondi, il compléta l'Histoire des Français, en rédigeant le 30e volume. Ses autres ouvrages sont : l'Histoire de Cent ans, trad. de i'italien de Cantù ; Les Aièces de Mazarin ; Madame de Montmorency ; La Grande Italienne.

Renfrew, v. d'Ecosse, ch.-l. du comté de ce nom, a 80 kil. O. d'Edimbourg, à 9 kil. N.-O. de Glasgow; 3.000 hab. — Le comté de Renfrew, jadis Strath-gryfe, l'un des plus petits d'Ecosse, produit de la houille, de la chaux et des pierres de taille.

Réni, v. de Bulgarie (Turquie), au confluent du Danube et du Pruth; 8,000 hab. [de (Le).]

Reni (GuiDO), peintre célèbre d'Italie V. Gui-J

Rennel (Le major James), né à Chudleigh (Devonshire), 1742-1830, entra au service de la Compagnie des Indes, 1766, comme capitaine du génie, et ensuite comme surveyor gênerai (arpenteur général) du Bengale et du Bahar. Outre un excellent Atlas du Bengale, il a donné : Mémoire sur la géographie de l'Indoustan; Explication du système géographique d'Hérodote; Eclaircissements sur l'expédition du jeune Cyrus et la retraite des dix mille, 1816, in-4°; etc.

Rennequin-Suaiem, en flamand Swalin Renkin, fils d'un charpentier de Lièee, né en 1644, mort en 1708, construisit, par l'ordre de Louis XIV, la fameuse machine hydraulique de Mari y. de 1675 à 1682.

Rennes, Condate Redones, ch.-l. du département d'Ille-et-Vilaine, au confluent des deux rivières de ce nom, à 402 kil. S.-O. de Paris; 60,974 hab. Archevêché, Cour d'appel ; Académie universitaire, Facultés de droit, des lettres et des sciences. Ecole d'artillerie et de pyrotechnie. On y remarque le palais de justice* la promenade du Thabor. Tanneries, commerce de toile, lins, papiers, amidon, volailles de Janzé, beurre de la Prévalaye. Patrie de la Chalotais, de Lamotte-Piquet, de Sainte-Foix, Lobineau, de Tournemine, de Lanjuinais, de Guinguené, Alexandre et Amaury Duval. Carré, de Kératry, etc. Elle devint *la capitale du duché de Bretagne.

Rennes-ies-Bains, commune de l'arr. et à 22 kil. de Limoux (Aude), sur la Sais. Eaux minérales.

Renneville (RENÉ-AUGUSTE-CONSTANTIN de),

né a Caen, 1650-1723. accusé d'être un espion de la Hollande, fut enfermé à la Rastille, et y resta 11 ans; puis, exilé, il se retira en Angleterre, où il publia une Histoire de la Bastille, 2 vol. in-12, 1715.

Renneville (SOPHIE de Senneterre, Mm«

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