‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 490 sur 657 · V. Appenzell · texte numérisé non relu

V. Appenzell

Rhodes (Alexandre de) , né à Avignon , 1591-1660, jésuite, missionnaire dans l'extrême Orient; a donné des détails exacts sur les pays qu'il a visités; on lui doit un Dictionarictm a'nnamiticum, lusitanum et latinum. in-4°; etc., etc

Rhodex ou Rodez, Segodunum, Civitas Ruthenorum, ch.-l. du dép. de l'Aveyron, près de l'Avevron. anc capitale du Roueriue, à 607 kil. de PaYis . 15,333 hab Evêché suffragant d'Albi; belle cathédrale gothique. — Fabriques de serges, tricots, fromages, etc. Patrie du théologien J. de Serres, de Delrieu, auteur dramatique ; l'abbé Raynal et l'abbé Frayssinous naquirent dans les environs de Rodez.

Rhodogast. V. RADAGAISE.

Rhodomann (Laurent) , né à Saxswerfen, dans le comté de Hohenstein, 154(3-1606, fut l'un des restaurateurs de la langue grecque en Allemagne. Admirateur passionné de Luther , il composa en son honneur un poème en vers grecs, Vie de Luther.

Rhodope, auj. bespoto-Dagh, chaîne de montagnes de la Thrace , se détache de l'Hémus (Balkan). et se prolonge au S.-O. jusqu'à la mer. Sous l'empire romain, il donna son nom à une province du diocèse de Thrace, dont le chef-lieu était Abdère.

Rhodope, célèbre courtisane grecque originaire de Thrace, vers le vi« siècle av J.-C, compagne d'esclavage du fabuliste Esope, s'établit ensuite à Naucratis, en Egypte, et y amassa de si grandes richesses qu'elle "put, dit-on, bâtir à ses fiais une pyramide

Rhon OU Rhœn (Monts), Rhon Gebir^e,

chaîne de montagnes, qui se détache du Frankenwald et sépare les bassins du Rhin et du Weser; eile se prolonge jusqu'au confluent de la \Verra et de la Fulda.

Rhône, Rhodanus, fleuve de France qui prend sa source en Suisse dans le Saint-Goihard, à

24 kil. S.-O de celle du Rhin, entre les monts l'urca et Grimsel, coule rapidement dans le Valais, surtout jusqu'à Brieg, tourne au N.-O.. forme en partie le lac. de Genève, entre en France, coule au S.-O. jusqu'à Lyon, y reçoit la Saône, et tourne directement au S. jusqu'à la mer Méditerranée, où il se perd par deux branches principales qui forment un delta qu'on appelle l'île de la Camargue. Le Grand-Rhône, à ITË., se divise, près de Saint-Trophin, en deux bras, le Grand-Rhône et la branche sinueuse qu'on appelle Canal du Japon, Bras-de-fer et Vieux- Rhône; à l'O., c'est le Petit-Rhône, qui se divise, a Silvereal, en Petit-Rhône et Rhône-mort . Lès embouchures ensablées sont appelées Gras. Le cours total est de 845 kil., dont 5i'0 en France, navigables, quoique son cours soit très rapide. Ses affluents sont, a droite : le London, la Valserine, le Seran, l'Ain, la Saône, le Gier, l'Ardèche et le Gard ; a gauche : la Dranse, l'Arve, le Fier, le Guiers, l'Isère, la Drôme, l'Aigues, la Sorgues, la Durance. Les villes les plus importantes qu'il baigne sont : en Suisse, Sion et Genève; en France, Lyon, Givors, Vienne, Tournon. Valence, Montéîimai , Viviers. Ponl-Saint- Kspril, Avignon, Tarascon, Beaucaire et Arles Il déborde fréquemment.

Rhône (département du), à l'E. de la France, dans 1« vallée du Rhône, d'où son nom, il est formé des anc. provinces du Lyonnais et du Beaujolais, superficie, 279,039 hect. pop 741,470 hab. 11 est traversé a l'O. par les montagnes des Cévennes et arrosé par le Bhône et la Saône. Soi peu fertile en céréales, mais abondant en vins, dont quelques-uns sont très estimés. Industrie très importante et très active, surtout pour la fabrique des étoffes de soie. Il comprend deux arrondissements : Lyon et Villefranche, 29 cantons et 264 communes. Il dépend de l'archevêché, de la Cour d'appel et de l'Académie de Lyon , 13* région miiit. (Lyon).

Rhône.et-Loire, déparlement formé en 179U de l'anc. Lyonnais; il fut divisé sous l'Empire en deux départements : celui du Rhône et celui de la Loire.

Rhône au Rhin (Canal du), OU Canal de VEst, précédemment Canal de Monsieur, canal qui fait communiquer le Rhône avec le Rhin par l'intermédiaire de la Saône. Il commence à saint-Symphorien, et finit dans la rivière d'Ill, près de Strasbourg. Sa longueur est de 349 kil. Commencé en 1784, il n'a élé complètement achevé qu'en 1833.

Rhyndacus ou Lycos, riv. de l'Asie Mineure, se jetant dans la Propontide.

Riadh, la eapit des Wahabites, dans le Nedjed (Arabie); 30.000 hab.

Riaiiié. ch.-l. de cant., air et à 22 kil. N.-O. d'Ancenis (Loire-Inférieure), sur l'Erdre. Forges, hauts fourneaux. Source d'eau minérale . 2,380 hab.

Kians, ch.-l. de cant., arr et à 45 kil N.-O. de Brignoles (Var) ; 2,387 hab.

Riantec, comm. du cant. de Port-Louis, arr. de Lorient (Morbihan). Salaisons, commerce de sardines ; 4,974 hab.

Rianzarès (FeRAÀSDO-MuNOZ, duc DE), né à

Tarançon (prov. de Cuença) en Espagne. 1S10- 1873, garde du corps, inspira une profonde passion à Christine, veuve de Ferdinand VII, qui l'épousa secrètement le 28 décembre 1833 ; mais ce mariage ne put êlre ratifié publiquement que le 13 octobre 1844. Créé duc de Rianzarès. grand d'Espagne de première classe, chevalier de la Toison d'or, il reçut de Louis-Philippe en 1847, le titre de duc de Montmorot.

Riario (Jérôme), frère du cardinal Pierre, neveu de Sixte IV, né à Savone, 1443-1488, hérita de la principauté d'Imola, entra dans la conjuration des Pazzi contre les Médicis, s'era-

RIB

RIC

para de la principauté de Forli, enleva plusieurs forteresses aux Colonna, et périt assassiné.

Riazan ou Rjasan» anc. Périaslàvl-Riazanskoï, v. de la Russie d'Europe, capit. du gouv. de Riazan, sur le Troubasch, bras de l'Oka, à 190 kil. S.-E. de Moscou; 20,000 hab. Forges, draps, toiles, aiguilles, verreries. — A 50 kil. S.-E. est le Vieux Riazan, sur l'Oka, ch.-l. d'un duché souverain de la Russie, détruit par les Talars en 1568. — Le gouvern. de Riazan a 1,653,000 hab.

Ribadavia (Santa-Maria-de>01eivera-

de-), ville d'Espagne, dans la prov. d'Orense, près de l'A via. C'est une ville ancienne; 2,400 h.

Ribadeneira (Pedro), né à Tolède, 1527- 1611, fut un des premiers compagnons d'Ignace de Loyola, dont il propagea l'institut. On a de lui : Flos Sanctorum; Vies de saint Ignace, de Lainez, de Salmeron, de saint François de Borgia; Histoire du schisme d Angleterre.

Ribadeo, ville d'Espagne, dans la province de Lugo, près de la rivière du même nom ; 3,000 hab.

Riba»or/a, petite contrée d'Espagne (Aragon), bornée à l'E. par la Catalogne et au N. par la frontière de France; réunie a Sobrarbe, elle formait autrefois un comté ; ch.-l. Benaverre.

Ribaita (François), peintre espagnol, né à Castellon de la Plana, 1551-1628, a laissé beaucoup d'œuvres distinguées.

Ribaita (Jean), fils du précédent, né à Valence, 1597-1628, a composé beaucoup de tableaux avec son père.

Ribauds, sorte de milice irrégulière instituée, di!-on, par Philippe Auguste, pour le garder, vers 1191, et dont le chef portait le titre de Roi des Ribauds ; au xme siècle le nom de Ribauds était devenu une injure pour désigner les gens perdus de crimes et de débauches ; aussi furent-ils supprimés.

Ribaut (Jean), navigateur de Dieppe, né vers 1520, zélé protestant, fut chargé par Coligny, en 1562, de conduire une colonie de 5 ou 600 huguenots en Amérique. En 1566, lui et son compagnon, Laudonnière, furent massacrés par les Espagnols.

Ribe, en allemand Ripen, v. de Danemark (Jutland), à 230 kil. N.-O. de Copenhague; 2,500 hab. Anc. ville, ruinée par les incendies et les inondations.

Ribeauviiié, en allemand RappoLtsweiler, anc. ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil. N.-O. de Colmar (H. -Alsace), sur la Liepvrette, un des affluents du Fecht ; 7,000 hab. On y remarque l'église de Saint-Grégoire et l'hôtel de ville. Filatures et manufactures de coton, teintureries, fonderies de cloches.

Ribecourt, ch.-l. de cant., arr. et à 17 kil. N.-E. de Compiègne (Oise), sur l'Oise; 739 hab.

Ribeira-Grande, ville de Saint-Michel, dans les Açores. Toiles; source thermale aux environs ; 3,000 hab.

Ribeiro (Bernardin), né à Torrâo (Alemtejo), vivait au xvie s. Ses poésies sont très estimées; on cite surtout le poème charmant, intitulé : Historia de Menina e Moça.

Ribemont, ch.-l. de cant., arr. et à 15 kil. S.-E. de Saint-Quentin (Aisne). Tissus de laine, toiles, calicots, feutres. Patrie de Condorcet ;

Ribera (Joseph), dit YEspagnolet, né à San- Felipe (Valence), 1588-1656, fut à Naples l'élève du Caravage, dont il emprunta la touche un peu rude et l'àpreté de ion. 11 produisit une foule de tableaux qui grandirent sa réputation à un tel point qu'il ne pouvait suffire aux commandes qui lui venaient de toutes parts. Ce qui caractérise ce peintre, c'est sa prédilection pour les sujets terribles.

Ribera.dei.Fresno.bourg d'Espagne dans

la province de Badajoz, près de la petite rivière du même nom ; 2.400 hab.

Ribérac, ch.-l. d'arr. de la Dordogne, à 37 k. N.-O. de Péngueux; 3,856 hab. Commerce de grains, bétail, toiles.

Ribîers, ch.-l. de cant,, arr. et à 50 kil. S.-O. de Gap (Hautes-Alpes), sur le Buech ; 1,094 hab.

Riboutté (Charles-Henri), né à Commercy, 1708-1740, a composé beaucoup de chansons qui sont restées populaires.

Riboutté (François-Lodis), né à Lyon, 4770- 1834, a donné au Théâtre-Français plusieurs comédies en vers et en 5 actes.

Ricamarie (La), comin. du cant. du Chambon, arr. de Saint-Etienne (Loire). Houille, fer, grains, vins, 6,773 hab.

Ricard (Dominique), né à Toulouse, 1741-1803, fut de la congrégation des doctrinaires, professeur de rhétorique à Auxerre, et a donné une traduction complète des Œuvres de Plutarque.

Ricardi, petite riv, d'Italie, dans le territoire de Bologne.

Ricardo (David), né à Londres, 1772-1823, fils d'un juif portugais, courtier de change, amassa une fortune considérable, se convertit a la religion anglicane, et fut élu, en 1817, membre de la Chambre des communes. Il a composé plusieurs ouvrages d'économie politique; Principes de l'économie politique et de l'impôt ; Essais sur l'influence du bas prix du blé sur les profits ou le cours des fonds publics; Sur les prohibitions en agriculture, eic.

Ricardos «Antonio, comte de), né en Catalogne, 1727-1794, fils d'un colonel irlandais et de la fille du duc de Montemar, fonda une école de cavalerie à Ocana ; eut le gouvernement du Guipuzcoa, en 1789, de la Catalogne, en 1793; il fut créé capitaine général, en 1794, et mourut, peut-être empoisonné.

Ricaut (Sir Paul), né à Londres, 1628-1790, séjourna à Constantinople, fut consul à Smvrne, etc. Ses ouvrages estimés sont : The présent state of the ottoman empire ; History of the Turks, from 1623 to 1677; History of the Turks, front 1679 to 1699.

Rîoci (Mathieu), ne à Macerata, 1552-1610, jésuite, alla terminer ses études à Goa, puis se rendit à Macao, y apprit le chinois II parvint, avec beaucoup de difficultés, à se rendre à Péking, et eut la permission de se fixer à Banking. 11 eut une grande réputation ; il évitait de choquer les usages, les traditions, les préjugés des Chinois; mais il fut accusé, par ies dominicains, de lâche complaisance. Il a publié en chinois : Dialogue sur l'Amitié, Traité de la véritable doctrine de Dieu, les Six premiers livres d'Euclide, Arithmétique, Géométrie.

Ricci (Laurent), né a Florence, 1703-1775, général des jésuites en 1758, se refusa à toute modification dans leurs institutions. L'ordre fut supprimé en 1773, par le pape Clément XIV, qui fit enfermer Ricci au château Saint-Ange, où il mourut.

Ricci (Scipion), neveu de Laurent Ricci, né à Florence, 1741-1810, évêque de Pistoja dès 1780, seconda le grand-duc de Toscane, Leopold, dans ses tentatives de réforme. Une partie du clergé et du peuple se souleva contre lui ; en 1805, au passage de Pie VII à Florence, il rétracta formellement ses opinions jansénistes.

Ricci (Sébastien), peintre de l'école vénitienne, né à Bellune, 1659-1734, se fixa â Venise, où il peignit ses principaux tableaux. Ses figures sont fort belles; son dessin est correct et son coloris a de l'éclat.

Riccia, v. d'Italie, à 15 kil. S.-E. de Campo- Basso ; 4,500 hab. Source sulfureuse.

Riccia (La), bourg à 19 kil. O. de Velletri (Italie), près de l'endroit où était située l'anc, Aricie.

RIC

RIC

Ricciarelli (Daniele), dit Daniel de Volterre, peintre et sculpteur de l'école florentine, né à Volterra, 1509-1506, fut le fervent disciple de Michel-Ange. Il a formé beaucoup d'élèves.

Riccio (Domenico); dit le Brusasorci, peintre de l'école vénitienne, né à Vérone, 1494-1567, étudia avec succès les œuvres de Giorgione et du Titien.

Riccoboni (Louis), né à Modène vers 1674 ou 1677, mort en 1753, fit partie de la seconde troupe italienne qui commença ses représentations en Fiance, 1716; il y joua les amoureux sous le nom de Lélio. On lui doit : Histoire du Théâtre Italien; Observations sur la comédie et sur le génie dt Mo!/ère.

Riccoboni (MaRJK-JeAKNE de Hernies de Laboras, Mme). née à Pans, 1713-179:2, d'abord comédienne, épouse d'Antoine Riccoboni, auteur et acteur médiocre, fils du précédent, se retira du théâtre en 1761. Elle publia plusieurs ouvrages qui lui ont valu un rang distingué parmi les romanciers du xvme s.

Riceys (Les), ch.-l. de cant., arr. et à 15 kil. S de Bar- sur- Seine (Aube), sur la Laigne; 2.725 hab.

Richard 1er, i\n Cœur de Lion, roi d'Angleterre, né a Oxford, en 1157, mort en 1199, fils de Henri 11 et d'Eléonore de Guyenne, prit trois fois les armes contre son père. Devenu roi. en 1189. ii s'allia avec Philippe Auguste et Frédéric Barberousse, empereur d'Allemagne, et entreprit avec eux la 3e croissade. Richard, en Sicile, se brouilla avec Philippe, il enleva l'île de Chypre au tyran grec, lsaac Comnène, et la vendit à Guy de Lusignan. Au siège de Saint- Jeand'Acre, il insulta Léopold, duc d'Autriche, et fit égorger 2,500 Sarrasins, ses prisonniers. Richard se signala par de nouveaux exploits, mais dut conclure un traité avec Saladin. A son retour en Europe, il fut arrêté et emprisonné par l'ordre du duc d'Autriche, puis vendu à l'empereur Henri VI. qui ne lui rendit la liberté que moyennant une rançon de 150.000 marcs d'argent" Richard força Sun frère, Jean, à la soumission, ne songea qu'à se procurer de l'argent pour faire la guerre au roi de France, le battit à Gisors, ■1194 , puis assiégea le château de Chalus, en Limousin ; il périt, devant cette place, d'un coup de flèche, en 1199.

Richard il, roi d'Angleterre, fils du célèbre Edouard, dit le Prince noir, naquit à Bordeaux, en 1366. 11 succéda a son grand-père, Edouard III, en 1377, sous la tutelle de ses oncles, les ducs de Lancastre, d'York et de Glocester. Le peuple se souleva, conduit par le forgeron, YVat-Tyler; l'Angleterre continua à être troublée par les prédications de Wiclef et de ses disciples. Ensuite Richard se livra à d'indignes favoris, en s'adonnant au faste et au plaisir Henri de Lancastre, son cousin, le fit déposer et fut couronné sous le nom de Henri IV. Richard périt assassiné, dit-on, par l'ordre de son cousin, au château de Poniefract, 1399-1400.

Richard ni, roi d'Angleterre, né à Fotheringay (Northatnpton), en 1452, mort en 1485, 4e fils de Richard, duc d'York, porta d'abord le titre de duc de Glot ester Pendant la guerre des Deux-Roses, il poignarda, dit-on, après la bataille de Tewkesbury, 1471, le jeune prince de Galles, fils de Henri VI, Il épousa la deuxième fille du comte de Warwick, et ne fut pas étranger à la mort de son frère, le duc de Glarence. A la mort d'Edouard IV, 1483, il se fit nommer régent et protecteur du royaume, au nom d'Edouard V, son neveu; fit étouffer le jeune roi et son frère Richard d'York dans la Tour de Londres, et régna en tyran. Henri Tudor, comte de Richmomf, se déclara contre lui , a Bosworth, li85, Richard, fui vaincu et tué, Avec lui finit la guerre des Deux Roses ]

Richard de Cornouailie, empereur d'Allemagne, fils de Jean sans Terre, né a Winchester, 1209-1273, se rendit en Palestine en 1240; en 1257, il fut proclamé empereur d'Allemagne par quatre électeurs; il ne fut jamais couronné, et fut sans puissance. 11 était revenu en Angleterre pour soutenir son frère. Henri 111, contre les barons, lorsqu'il fut fait prisonnier par Simon de Montfort et subit une captivité de quatorze mois.

Richard i", dit sans Peur, duc de Normandie, de 943 à 996, était fils de Guillaume Longue- Epée; successeur de son père à l'âge de 10 ans, il eut à lutter contre Louis d'Outre-mer, roi de France. 11 contribua à l'élévation au trône de Hugues Gapet. son beau-frère.

Richard il, dit le Bon, fils du précédent, duc de Normandie, 990-1027, réprima une îévolte de paysans avec une sauvage énergie, 996; et accueillit, en 1012, son beau-frere , Ethelred, chassé d'Angleterre.

Richard ier, comte d'Aversa, succéda à son oncle Rainulf en 1059, reçut de Nicolas II l'investiture de la principauté de Capoue, aida Robert Guiscard dans la conquête de Salerne, et mourut en 1078.

Richard il, comte d'Aversa et prince de Capoue, 1091-1105. petit-fils de Richard I" , se reconnut vassal de Roger Ier, grand comte de Sicile.

Richard de Cireneester, bénédictin du monastère de Saint-Pierre a Westminster, né vers 1330, mort en 1401, est l'auteur d'un livre intitulé : Etat ancien de la Grande-Bretagne.

Richard ( Louis-Claude-Marie ). né à Versailles, 1754-1824, botaniste et voyageur en Amérique, a écrit : Analyse du fruit, Paris. 1808, in-8°, a donné une nouvelle édition du Dictionnaire élémentaire de botanique de Bulliard. — Son fils, Richard (Achille), né a Paris, 1794-1 852, botaniste distingué et membre de l'Institut, 1834, est l'auteur des Eléments de botanique et de physiologie végétale.

Richard.Lenoir (François Richard, dit) né au Trélet (Calvados), 1765-1839, d'abord simple porte-balle, s'associa, en 1797, à un négociant de Paris, Lenoir, et fonda avec lui la fameuse manufacture connue sous le nom de Richard- Lenoir, pour la fabrkation des basins. Après la mort de Lenoir, 1806, Richard apporta de nouveaux perfectionnements au filage et au tissage du coton. Ruiné par la chute de l'Empire, il mourut pauvre, mais estimé.

Richardson (Jonathan), né à Londres, 1665- 1745, devint un excellent peintre de portraits. Il a écrit un Traité de la peinture et de là sculpture ; une Vie de Milton; des Poèmes, etc.

Richardson (Samuel), né dans le comté de Derby, 1689-1764 , apprenti imprimeur, avait 52 ans quand il se fit auteur de romans : Paméla, son premier ouvrage, 1740, eut un grand succès, qui fut bientôt surpassé par celui de Clarisse Harlowe et de Sir Charles Grandisson. L'abbé Prévost et Letourneur ont traduit en français les romans de Richardson.

Richardson (James), né dans le comté de Lincoln, 1806-1851, ministre protestant, se rendit de Tripoli à Ghadamès, à Ghàt, à Mourzouk dans le Fezzan , organisa une expédition scientifique dont firent partie deux Allemands, Barth et Overweg. Richardson, épuisé de fatigues. mourut à 12 jours de marche du lac Tchad. On lui doit . ftarrative of a mission to central Afi-ica, Voyage au Maroc.

Richard. Xoi, comptoir français dans le Oualo (Sené^ainbie), sur le Sénégal, à 80 kii. N.-E. de Saint-Louis.

Riche (Jean-Baptiste), né au Cap-Haïtien, 4780-4847 , général sous Christophe , fut proclamé président de la république d Haïti, en 1846, et parvint à pacifier l'île.

RIG

RIG

RIchebourg-rAvoué, comm. du cant. de Cambrin, arr. de Bélhune (Pas-de-Calais). Brasseries; 2,269 hab.

Rieiieieï (César -Pierre), né à Cheminon (Marne), 1031-1098, avocat à Paris; a laissé : Dictionnaire français: Dictionnaire des rimes, précédé d'un Traité de versification française ; Grammaire française tirée de l'usage et des bons auteurs.

Richelieu (Armand-Jean du Piessis, cardinal et duc de), né à Paris, le 9 septembre 1585, mort en 4642, d'une famille noble de Poitou; d'abord destiné à la carrière des armes, devint évêque de Luçon,4607. Député aux Etats généraux de 1614, il se fit reniai quer par Marie de Médicis, qui se l'attacha comme aumônier et le fit. nommer, en 1616, secrétaire d'Etat. Il partagea sa disgrâce, et réussit à négocier un accommodement entre la mère et le fils, par les traités d'Angoulème, 4620, et d'Angers, 4624. La reine-mère lui fit obtenir le chapeau de cardinal, 4622, et le fit entrer au ministère, 4624. Bientôt nommé premier ministre, Bichelieu conçut trois grands projets: détruire l'importance politique des protestants en France; réprimer l'esprit factieux des grands et les soumettre au pouvoir royal, et abaisser ia maison d'Autriche. La prise dé La Rochelle, 16-28, suivie de la pacification d'Alais, 4629, enleva aux calvinistes tous leurs privilèges politiques. Dans sa lutte contre les grands, il eut à réprimer plusieurs conspirations ourdies contre sa personne, et fit périr sur l'échafaud ses adversaires, le comte de Chalais, le maréchal de Marillac, le duc de Montmorency, le jeune Cinq-Mais, favori de Louis XIII, etc. Toutes ces exécutions eurent pour résultai de forcer les grands à se soumettre au frein des lois. Pendant tout son ministère, il lutta contre les deux branches de la maison d'Autriche, in directement dans les affaires de la Valteline et de Mantoue; en soutenant le roi de Danemark et surtout Gustave- Adolphe; directement, en commençant la glorieuse période de la guerre de Trente Ans; il s'empara de l'Alsace, du Roussillon et de l'Artois, conquêtes qui aasurèrent à la France la suprématie sur la maison d'Autriche. Richelieu rétablit Tordre dans les finances, créa une puissante marine , donna une grande extension aux établissements coloniaux de la France, protégea les lettres et les arts, fonda l'Aeadémie française, 4635, bâtit le Palais- Roval, la Sorbonne et le collège du Plessis. Ses écrits théologiques furent très estimés dans leur temps : Les principaux points de la foi catholique, 4617 ; Instruction des chrétiens, 4621 ; la Perfection du chrétien ; la Méthode la plus facile et assurée de convertir ceux qui sont séparés de F Eglise; Mirante, tragédie, qu'il fit ou fit faire, est une œuvre très médiocre ; son principal ouvrage, ses Mémoires, est fort curieux; l'authenticité de son Testament politique, niée par Voltaire, a été défendue avec succès par Foncema°ne. M. Avenel a publié les Lettres, instructions diplomatiques et papiers d'Etat de Richelieu.

Richelieu ( LOUIS - FRANÇOIS - ARMAMD du

Plessis, duc de), arrière-petit-neveu du cardinal, par les femmes, né à Paris, 1696-1788, marié a 15 ans à Mlle de Noailles, obtint, sous le nom de duc de Fronsac, un grand succès par sa bonne mine, et les grâces de son esprit. Sous la Régence, il fut renfermé deux fois â la Bastille, d'abord pour un duel, 1716, et ensuite pour avoir trempé dans la conspiration de Cellaniare. En 1725, il fut nommé ambassadeur a Vienne: en 1733, il servit sous le maréchal de Berwick. Il épousa en secondes noces Mlle de Cuise, princesse de Lorraine; premier gentilhomme de la chambre, 1744, il acquit un grand ascendant sur l'esprit du jeune roi Louis XV. Il contribua, par une manœuvre habile, à la vic-

toire de Fontenoy ; blessé à Lawfeld, il délivra Gênes, assiégée par les Autrichiens, 1748, et reçut pour récompense le bâton de maréchal de France et le gouvernement de la Guyenne et de ia Gascogne. Au début de la guerre de Sept Ans, en 4756, il attaqua l'île de Mmorque, et prit d'assaut Port-Mahon. L'année suivante, il fit mettre bas les armes aux Anglais, par la capitulation de Closlerseven, conquit tout le Hanovre, mais perdit tout le fruit de sa victoire par ses déniédations, qui le firent appeler le père la Maraude. Il avait été reçu à l'Académie française en 1720, quoiqu'il sût à peine l'orthographe, et fut membre honoraire de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, quoique fort peu lettré. On a publié en 1790 et 1793 de prétendus Mémoires de Richelieu.

Richelieu (ARMAND-EmmANUEL-SoPHIE-SeptI- MANIE de Vig-nei-od du Plessis, duc DE), pellt-

fils du précèdent, né à Paris, 1766-4822, émigra en 4789, se rendit en Russie, se distingua sous les ordres de Souwarow, et fut nommé, par Alexandre, gouverneur d'Odessa, 4803, puis de toute la Nouveile-Russie. En 4844, de retour en France, il prit place à la Chambre des pairs, et devint en 1815 ministre des affaires étrangères et président du Conseil. C'est alors que fut rendue l'ordonnance libérale du 5 sept. 1816: ilobtmt.au congrès d'Aix-la-Chapelle, en 1818. l'évacuation du terp'toire français; puis donna sa démission. Les chambres lui votèrent une rente de 50.010 fr., à titre de récompense nationale ; il n'accepta que pour en faire l'abandon absolu aux hospices de Bordeaux. En 1820, il fut rappelé a la présidence du Conseil; mais, impuissant â modérer les tendances réactionnaires des ultra-royalistes, il se retira définitivement en 4821. Il "était depuis 4816 membre de l'Académie française.

Richelieu, ch.-l. de cant., arrond. et à 20 k. S.-E. de Chinon (Indre-et-Loire), anc. village, érigé en duché-pairie par le cardinal de Richelieu; 2,423 hab. [Sorel et Champi.ain.i Richelieu, riv. de l'Amérique du Nord. V.J Richemont (Arthitr III de Bretagne, comte de), tils de Jean V. duc de Bretagne, né en 1393, connétable de France sous Charles Vil. s'associa aux exploits de Jeanne d'Arc et de Dunois, fit chasser de la cour Ciac, Beaulieu et la Trémoille ; rétablit la discipline dans l'armée, et créa les compagnies d'ordonnance. Il gagna sur les Anglais la bataille de Formigny, U5Û ; devint duc de Bretagne en 1457, et mourut, 1458.

Richepanse (ANTOINE), lié à Metz, 1770-1802,

se distingua dans les premières guerres de la Révolution; général de brigade à 24 ans, de division à 26, il contribua puissamment au gain de la bataille de Hohenlinden, 4800. Nommé en 4802 gouverneur de la Guadeloupe, il mourut de la fièvre jaune.

Richer, chroniqueur français, mort vers le xie siècle. Moine de l'abbaye de Saint-Remy de Reims, il étudia avec succès sous Gerbert, et écrivit une histoire de son temps en quatre livres, où il donne des renseignements curieux et positifs sur les causes de la chute de la race carlovingienne et de l'avènement des Capétiens.

Richer (Edmond), né à Chaource (Aube), 4559-1631, professeur au collège du card'naî Lemoine, défendit contre les jésuites les libertés de l'Eglise gallicane. Ii est l'auteur d'un traité De ecclesiastica et polit/ca Potestate.

Richer (Henri), né à Longueil (Seine-Inférieure), 1685-1748, a donné des traductions en vers des Eglogues de Virgile, des 8 premières Héroïdes d'Ovide, la tragédie de Sabinus et Eponine, 12 livres de Fables assez estimées; etc.

Richer (François;, né à Avranches, 4748- 1790, a donné : Arrêts notables des tribunaux du royaume; Traité de la mort civile; Causes célèbres, 4772-88, 22 vol. in-42, etc.

RÏD

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