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Ripen, v. de Danemark. V. Ribe.
Ripcrda OU Ripperda (JEAN - GUILLAUME,
duc de), né à Groningue, en 4690, mort à Tétouan (Maroc), en 1737, commandait à 22 ans un régiment d'infanterie ; puis, abjurant le protestantisme, il obtint la faveur de Philippe V, qui le lit duc et grand d'Espagne, ministre des affaires étrangères, de la guerre et des finances. Riperda tomba en disgrâce et fut renfermé dans le château de Ségovie, 1726; il s'évada en 1728, erra en Portugal, en Angleterre, en Hollande, et se fixa, en 1732, à la cour de J'empereur de Maroc, où il embrassa, dit-on, l'islamisme, sous le nom d' Osman-pacha. 11 mourut à Tétouan d'une maladie de langueur.
Riphées (Monts). V. RHIPHÉES.
Ripoii, bourg d'Espagne, dans la province et à l'O. de Gerone, au confluent du Ter et du Frazer. Fonderies de fer, clouterie, armes a feu. Elle a éié presque détruite par l'incendie dans les dernières guéries civiles; elle possédait avant ce temps un magnifique monastère de Bénédictins.
Ripon, v. d'Angleterre (York), â 35 kil. N.-O. d'York ; 6,000 hab. Evêché anglican.
Ripiiaires (Francs). V. FRANCS.
Riquet (Pierre-Paul), baron de Bon-Repos, né â Béziers, 1604-4680, descendait d'une famille florentine. Il conçut la possibilité de joindre par un canal l'Océan à la Méditerranée. Protégé par Colbert, il exécuta à ses frais cet immense travail, qui fut dirigé par l'ingénieur Andréossy.
Riquetti de Mirabeau. V. MIRABEAU.
Riquier (Saint), abbé de Cenlule dans le Ponthieu. y fonda, en 640, une abbaye de bénédictins. Il mourut vers 645. Fêle, le 26 avril et le 9 octobre.
Riquier (Saint-), bourg de l'arrond. et à 40 kil. N.-E. d'Abbeville (Somme).
Rir (Oued), oasis du Sahara algérien, dans la province de Constant ine. On y remarque Tuggurt, Temacin, Darlana, etc.
Ris ou Ris-Orangis, comm. du cant., de l'arr. et à 40 kil. de Corbeil (Seine-et-Oise), sur la Seine. Joli château; porcelaine.
Risbeck (Gaspard), né à Rœchst, près de Mavence, 1750-1786. publia plusieurs ouvrages qui eurent un grand succès : Lettres sur les Moines; Voyage en Allemagne; Lettres d'un Voyageur français sur V Allemagne.
Riscle, ch.-l. de cant., arr. et à 46 kil. N.-O de Mirande (Gers), sur l'Adour ; 4,840 hab.
Risquons-Tout, hameau dépendant de la commune de Mouscron dans la Flandre occidentale (Belgique).
Riss, ara. d*-. dr. du Danube, dont la vallée est marécageuse, et qui passe à Biberach.
Rissoni. v. du Sahara marocain, dans l'oasis de Tafilelt. .
Ritter (Jean-Guillaume), ne a feamitz (Silesie), 4776-4810, docteur en médecine a lena, ht sur l'électricité et le galvanisme une série d'expériences remarquables. On a de lui : Démonstration qu'une action continuelle du galvanisme accompagne la vie dans le règne animal; Mémoires pour une connaissance plus approfondie du galvanisme; Mémoires de physique et de chimie; etc.
Ritter (Charles), né a Quedhnbourg (Saxe prussienne), 1779-1839. professeur d'histoire au collège de Francfort-sur-le-Main, obtint, en 4820, la chaire de géographie à l'Université de Berlin. Il est le créateur d'une science nouvelle, la géographie comparée et philosophique. Il a été membre associé de l'Académie des Inscriptions, en 4855. Il entreprit un ouvrage gigantesque : Géographie générale dans ses rapports avec la nature et l'histoire de l'homme, qui ne comprend que l'Asie et l'Afrique, 48 volumes. On lui doit,
en outre .' L'Europe, tableau géographique et statistique , Propylées de l'histoire des peuples de l'Europe avant Hérodote; Le Jourdain et la navigation sur la mer Morte.
Ritter (Henri), né à Zerbsi, 4791-4869, professeur de philosophie à Berlin, à Kiel et à Gœttingue, 4837, s'est principalement occupé de l'histoire de la philosophie. On cite parmi ses ouvrages : Histoire de la philonopnie ionienne; — de la philosophie pythagoricienne; Remarques sur la philosophie de l'école de Mégare ; Histoire de la philosophie, 48-29-53, 42 vol. in -8° ; Etsai sur la philosophie allemande depuis Kant, 1853; etc. Philosophe éclectique, il s'est rapproché des doctrines de Cousin, qui l'a beaucoup vanté en France.
Rittershuys (Conrad), érudit et jurisconsulte allemand, né à Brunswick, 4560-4613 On lui doit une traduction latine d'Oppiea; Amores clarissimorum poetarum elegiis célébrait.
Riva, en allemand Reif, v. des Etats autrichiens (Tyrol), à 46 kil. S.-Ô. de Roveredo, sur le lac de Garde ; 5,000 hab.
Rivaroi (Antoine, comte de), né à BagnoJs (Gard), 1753-1801, fils d'un aubergiste, vint à Paris à l'âge de 20 ans, et, dès son début, se fit accueillir dans la bonne société par le charme de sa conversation. Il écrivit. : le Petit almanach de nos grands hommes, 1788, 4 vol. in-46, qu'il fit en collaboration avec Champcenets, Discours sur l universalité de la langue française, qui fut couronné par l'Académie de Berlin en 4 /84. Il fit paraître, en 479u, le Petit dictionnaire de* grands hommes de la Révolution, et travailla aux Actes des Apôtres II se réfugia à Berlin où il mourut. Sa traduction de V Enfer de Dante n'est souvent qu'une paraphrase.
Rivaroio, v. d'Italie, à 20 kil. N.-E. de Turin ; 5.500 hab. [l'O. du lac]
Rivas ou Ricaragua, v du Nicaragua, àj Rivaudeau (André de), né à Fontenay (Poitou), 4540-4580. Ses Poésies ont été imprimées avec sa tragédie d'Aman (assez curieuse).
Rive (Joseph-Jean), né à Apt, 4730-1791, abbé, professeur, curé dans le diocèse d'Arles, eut une grande réputation comme bibliognoste, et a écrit beaucoup d'ouvrages savants, mais bizarres : Recueil de costumes; Eclaircissements sur les cartes à jouer; La chasse aux bibliographes et antiquaires mal advisés, elc.
Rive-de-Gier, ch.-l. de cant., arr. et a 24 kil. N.-E. de Saint-Etienne (Loire), sur le Gier et sur le canal de Givors. Aux environs, vaste bassin du Couzon, qui alimente le canal, riches mines de houille, forges, fonderies dé ter, hauts fourneaux, fabriques d'acier, verreries, manufactures de glaces, filatures de laine, soie, etc. ; 46,816 hab.
Riveira (Santa - Eugénia de-), bourg
d'Espagne, dans la province de La Corogne, près de l'embouchure de l'Arosa. Petit port de pêche ; salaisons ; 2,300 hab.
Riversedaie, pet. v. assez prospère de la colonie du Cap, dans îa prov. de l'O.
Rives, ch.-l. de cant., arr. et à 35 kil N.-E. de Saint-Marcelîin (Isère), sur la Fuie ; 2.975 hab. Forges, fabriques d'acier ; toiles dites de Vairon.
Rivesaites, ch.-l. de cant., arr. et à 40 kil. N de Perpignan (Pyrénées-Orientales), sur ta Gly. Vin muscat très 'estimé, huile d'olive, 6,980 hab.
Rivet de la Grange (dom ANTOINE), né à
Confolens (Charente), 4683-1749, savant bénédictin, fut, à cause de ses opinions jansénistes, relégué au monastère de Saint- Vincent du Mans. Il y composa les premiers volumes de V Histoire littéraire de la France, Paris, 4733-50, 9 vol. in-4«, vaste entreprise continuée par dom Clémencel. dom Clément, et par une commission de l'Académie des Inscriptions et belles-lettres Rivière (Lazare), médecin français né à
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Montpellier, 1589-1655, a laissé : Institutiones medicœ; et Praxis medica.
Rivière du Levant, du Ponent, nom
que l'on donne à deux parties du golfe de Gènes, l'une à l'E. l'autre à 1 0.
Rivière (CHARLES FRANÇOIS de RifTardeaii,
due de), né à la Ferté-sur-Cher, 1763-18*28, éinigra. fut l'un des agents du comte d'Artois en Vendée; et compromis, d;ins le complot de Cadoudal en 1804, fut condamné à mort, mais sauvé par l'intercession de Joséphine et de Murât. En 1814 il fut nommé maréchal de camp, pair île France, ambassadeur à Gonstantinople , en 1816, duc héréditaire en 1825; gouverneur du duc de Bordeaux en 1826.
Rivoli, village de la Vénétie (Italie), près de l'Adige et du lac de Garde, à 22 kil. N.-O. de Vérone. Victoire remportée, en 1797, parMasséna, depuis duc de Rivoli.
Rivoli, v. d'Italie, à 12 kil. S.-O. de Turin, sur la Dora Riparia: 5.500 hab.
Rixheim, bourg à 7 kil. E. de Mulhouse (Haute-Alsace). Fabrique de bleu d'outremer, de papiers peints ; 3,200 hab.
Rizi (Jean), peintre espagnol, né à Madrid, 4595-I675. fut abbé de plusieurs monastères.
Rizi (Francisco), peintre, frère du précédent, né a Madrid, 1608-1685, eut une prodigieuse fécondité et beaucoup de réputation. La touche <«st hardie ; mais il manquait de goût et de justesse.
Rizzio ou Riccio (David), né à Turin au xvie siècle, mort en 1566. Marie Stuart, charmée de sa belle voix et de son talent sur la harpe, le prit pour secrétaire. Darnley en l'ut jaloux et le fil égorger dans l'appartement et sous les yeux mêmes de Marie Stuart, au château d'Holyrood.
Rjasan. V RlAZAN.
Rjev-Volodimerov, v. de la Russie d'Europe, dans le gouvern. et à 130 kil. de Tver, sur le Volga ; 11,000 hab.
Roanne, Rodumna, ch.-l. d'arr. de la Loire,, à 80 kil. N -O. de Saint-Etienne, port sur la Loire à l'endroit où elle devient navigable. Entrepôt des marchandises de Lyon et du Midi ; fabr. de draps, mousselines, calicots, indiennes, 25,425 hab. Elle fut érigée en duché du Roannez, 1566, en faveur de Claude Gouftier ; passa ensuite dans la maison des ducs de La Feuillade, et fut érigée en duché-pairie en 1716.
Roanoke, riv. des Etats-Unis, arrose la Caroline du N., et se jette dans l'Atlantique, au golfe d'Albemarle. Cours de 450 kil.
Roatan, île de la baie de Honduras, à 40 kil. de la côte du Guatemala. Elle fait partie depuis 1857 de l'Etat de Honduras.
Robbia (Luca délia), sculpteur florentin. né, selon l'opinion la plus probable, en 138S. mort en 1463, employa surtout la terre cuite émaillée à laquelle, par un procédé de son invention, il donna la dureté du marbre. Il a laissé de nombreux ouvrages. Agostino della Robbia. frère de Luca, et Andréa, son neveu. 1444-1527, se sont aussi illustrés dans Ja sculpture.
Roberjot (Claude), né à Màcon, 1753-1799, curé en 1789, se maria et fut député à la Convention après le 31 mai. Membre du Conseil des Cinq-Cents, en 1797, ministre à Hambourg et à La Haye, il prit part avec Bonnier et Jean Debry au congrès de Rastadt, en 1798 ; il fut assassiné, ainsi que Bonnier, par des hussards autrichiens.
Robert, dit le Fort, comte d'Anjou, mort en 866, tige de la race des Capétiens, était, au dire du chroniqueur Richer, petit-fils d'un Saxon nommé Witikmd ou Witichin, qui était venu s'établir en Neustrie. Il reçut de Charles le Chauve l'investiture du comté de Paris, en 861, et, en 864, la Marche d'Anjou* qu'il défendit
contre les Normands. Il fut surpris et tué à Brisserte (Anjou).
Robert icr, roj de France, 2« tils de Robert le Fort, frère du roi Eudes et duc de France après lui. tut élu roi dans l'assemblée de Soissons en 922, mais périt en combattant Charles le Simple près de Soissons, 923.
Robert il, dit le Pieux, roi de France, fils de Hugues Capet, né à Orléans, en 970, mort en 1031, tut associé à la couronne par son père en 987, et lui succéda en 996. Sur son refus de répudier Berthe, sa parente, Grégoire V l'excommunia et mil son royaume en interdit, 99t>. Robert se soumit et épousa, en 1001 ou 1004, Constance, fille de Guillaume Taillefer, comte de Toulouse, femme altière et ambitieuse II lutta douze ans contre Othc-Guillaume, qui lui disputait le duché de Bourgogne, 1003-1015. et contre la rébellion de ses fils, fomentée par la reine leur mère. Robert composa pour l'Eglise des hymnes que l'on chante encore aujourd'hui.
Robert, dit le Vieux, duc de Bourgogne, 3e fils du précèdent, disputa le trône a Henri W, son frère aîné, reçut de lui le duché de Bourgogne, en 1032, et fut ainsi le chef de la première maison capétienne de Bourgogne qui finit en 1361.
Robert 1er, dit le Magnifique ou le Diable, 6e duc de Normandie, de 1027 a 1035, succéda à son frère Richard 111. Il eut a réprimer plusieurs révoltes des seigneurs, soutint Henri 1er, roi de France, contre son frère Robert. Il partit, en 1034, pour la Terre-Sainte, fit un pèlerinage à Jérusalem, et mourut au retour à Nicée en Bithynie On a recueilli sur Robert le Diable une foule d'anecdotes qui appartiennent bien plus à la légende qu'a l'histoire.
Robert il, dit Courte- lieuse (courte-cuisse), fils aîné de Guillaume le Conquérant, mon en I loi-, se révolta contre son père, hérita du duché de Normandie. 1087 ; disputa vainement la couronne d'Angleterre à Guillaume le Roux, son frère puîné, et partit pour la 1« croisade A son retour, dans une guerre contre son jeune frère, Henri 1er, roi d'Angleterre, il fut vaincu a Tinchebray, 1106, pris par Henri, qui lui fit crever les yeux, et le tint 28 ans prisonnier au château de Cardiff.
Robert Guiscard, c'est-à-dire V avisé, l'un des 12 fils de Tanerède de Hauteville, centrlhomme des environs de Coutances, 1015-1085. vint en 1046 s'associer aux conquêtes de ses frères dans l'Italie méridionale, s'empara de la Calabre et fit prisonnier ie pape Léon IX à Civitella, en 1053; conquit les principautés de Salerne et de Rénovent, les provinces grecques du sud de l'Italie, prit Corfou, Durazzo, Butrinto, 1082; délivra Grégoire VII. assiégé dans Rome par Henri IV; il mourut dans une'seconde expédition contre les Grecs, à Céphalonie, 1083.
Robert ier d'Artois, surnommé le Vaillant frère de saint Louis, né en 1216, contribua puissamment à la prise de Damietle; mais, emporte par son bouillant courage, se fit tuer à la bataille de Mansourah, 1250.
Robert II d'Artois, fils posthume du précédent, accompagna Louib IX dans son expédition contre Tunis, en 1270, fut régent du royaume de Naples pendant la captivité de Charles II, et battit les Espagnols en Sicile. Il défit les Flamands à Furnes, 1297, et périt à la bataille de Courtray, 1302.
Robert d'Artois, petit-fils du précédent, 1287-1343, disputa le comté d'Artois à sa tante Mathilde, mais échoua toujours dans ses réclamations devant le Parlement, e:i 1309, 1316, 1318, 1328. Il épousa la sœur de Philippe de Valois et l'aida à monter sur le trône, 1328 On l'accusa d'avoir falsifié des titres, empoisonné sa tante et sa cousine Jeanne. Robert eut recoure à la
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magie, à Y envoûtement, pour se venger du roi, qui ne l'avait pas soutenu. 11 fut forcé de fuir en Belgique, puis en Angleterre, où il excita Edouard III à réclamer la couronne de France. Il fut blessé en défendant Vannes, et alla mourir a Londres, en 1343.
Robert ier, ie Frison, nom te de Flandre, fils de Baudouin de Lille, 1013-1093, courut les aventures, et épousa la comtesse Gertrude, qui gouvernait la Frise au nom de son fils; de là son surnom, 1061. Il battit à Cassel, 1071, le roi de France, Philippe 1er, qui voulait intervenir dans les affaires de Flandre, et s'empara du Hainaut. Il fit un pèlerinage à la Terre-Sainle, en 1085.
Robert il, son fils, lui succéda, et prit part à la première croisade.
Robert m de Béiimne, comte de Flandre, fils aîné de Gui de Dampierre, fut pris comme lui par Philippe IV, 1299, fut remis en liberté, 130t>, et mourut en 4322.
Robert d'Anjou, dit le Sage, roi de Naples, troisième lils de Charles II le Boiteux, succéda à son père, 1309-1343. Il défendit le Saint-Siège contre l'empereur Henri VII, et reçut de Clément V le titre de vicaire de l'Empire en Italie. Ami des lettres, il accueillit à sa cour Pétrarque et Boccace.
Robert de Courtenay, empereur latin de Constantinople, (1219-1228), succéda à son père Pierre de Courtenay. Il se laissa dépouiller du royaume de Thessalonique par le despote d'Epire, 1224. Chassé par ses sujets, il alla mourir en Achaïe, 1228.
Robert, dit le Bref et le Débonnaire, empereur d'Allemagne, fils de Robert le Tenace, comte palatin du Rhin, fut élevé à l'Empire en 1400, et mourut en 1401.
Robert Ier Bruce, roi d'Ecosse. V. BRUCE.
Robert II Stuart, 1316-1390, fils de Walter Stuart et de Marie, fille de Robert Bruce, gouverna l'Ecosse pendant la captivité de David Bruce, son oncle, et lui succéda en 1371. C'est le premier roi de la maison des Stuarts.
Robert m stuart, fils du précédent, né vers 1340, succéda à son père en 1390, repoussa Henri IV, roi d'Angleierre, laissa périr son fils aîné, David, qu'il avait emprisonné, et mourut de chagrin, lorsque son jeune fils Jacques eut été pris par les Anglais, 1406.
Robert (Saint), né en Champagne, 1018-1110, fonda l'abbaye de Molesmes, en 1075, et, en 1098, l'ordre de Cîleaux. Fête, le 29 avril.
Robert d'Auxerre, archiviste de la cathédrale d'Auxeri e, mort en 1212, a écrit : Clironologia senem temporum et historiam rerum continens.
Robert, né probablement à Reims, vers 1055, mort en 1122, a raconté la l" croisade dans un livre bizarre, mais curieux, intitulé : Historia Hierosolimitana libris Vlll explicata.
Robert de Lincoln, surnommé Grosse-Tête, en anglais Great-Head, né vers 1175, dans le comté de Lincoln, mort en 1253, fut l'ami et le contemporain de Roger Bacon. Il devint évêque de Lincoln en 1235. 11 a traduit du grec en latin le Testament des XII patriarches, et a fait des Commentaires sur les Analytiques d'Arislote.
Robert de Genève était évêque (le Thé-
rouanne et cardinal, quand il fut nommé pape en 1378, sous le nom de Clément VII et opposé à Urbain VI. Il s'établit à Avignon et le grand schisme d'Occident commença. Il mourut à Avignon, en 1394.
Robert (Nicolas), peintre en miniature et graveur, né à Langres, 1614-1685, eut un grand talent pour peindre les fleurs, les plantes et les insectes.
Robert de Yaugondy (GlLT.ES), né à Paris,
1688-1766, petit-fils de Nicolas Sanson, fut géographe de Louis XV. On a de lui : Géographie
sacrée de l'Ancien et du Nouveau Testament, le grand Atlas universel en 108 cartes.
Robert de Yaugondy (DlDIER), fils du précédent, né à Paris, 1723-1786, est auteur de deux grands globes, l'un terrestre, l'autre céleste; d'une Histoire de la Géographie; des Promenades aux environs de Paris; etc.
Robert (Hubert), né à Paris, 1733-1808, fut reçu à l'Académie de peinture en 1766. En 1801, Bonaparte le nomma conservateur du musée du Louvre. Ses principales compositions sont des paysages, remarquables par une touche agréable et facile. Comme graveur, on lui doit les Soirées de Rome, 18 gravures à l'eau-forte, d'une exécution très remarquable.
Robert (François), né près de Chalon-sur- Saône, 1737-1819, ingénieur-géographe du roi, fut du Conseil des Cinq-Cents, en 1797. On a de lui : Géographie universelle à Vusage des collèges; Géographie naturelle, historique, physique; Dictionnaire géographique.
Robert (Lodis-Léopold), né à la Chaux-de- Fonds (canton de Neuchâtel), 1794-1835, reçut des leçons de Girardet, de David et de Gros, et en Italie peignit ses plus beaux tableaux. Il se donna la mort à Venise. Ses personnages et surtout ses paysans italiens ont un cachet de majesté et de grandeur, peut-être un peu trop dramatique.
Robertson (William), né à Bosthwick (Ecosse), 1711-1793, pasteur d'une petite paroisse, longtemps pauvre, devint principal de l'Université d'Edimbourg et historiographe d'Ecosse. Il a donné successivement : Histoire d'Ecosse sous Marie Stuart et Jacques VI; Histoire du règne de Char les- Quint ; Histoire d Amérique ; Recherches historiques sur l'Inde. Robertson est un historien exact, impartial, judicieux ; son style est élégant et approprié aux sujets qu'il traite. Robertson fut un des fondateurs de la Revue d'Edimbourg.
Robertson (ETIENNE-GASPARD Robert, dit),
physicien et. aéronaute, né à Liège, 1763-1837, a
laissé des Mémoires récréatifs, scientifiques, etc.
Roberval (GlLLES Persone DE), né à Rober-
val (Oise), 1602-1675, professeur de mathématiques au Collège de France, membre de l'Académie des Sciences, jeta les premières bases du calcul différentiel. Il fut l'ami du P. Mersenne, de Pascal et de Gassendi, et l'adversaire déclaré de Descartes. On a de lui : Traité de mécanique des poids soutenus par des puissances sur les plans inclinés; Aristarchi Sa?nii de mundi systemate ; Nouvelle manière de balance inventée par M. Roberval; etc.
Robespierre (FrANÇOIS-JoSEPH-MaXIMILIEN-
Isidore de), né à Arras, 1759-1794, fils d'un avocat au conseil supérieur d'Artois, avocat, fut député d'Artois aux Etats généraux. 11 fut toutpuissant au club des Jacobins, et surnommé Y Incorruptible. Il fut élu le premier parmi les députés de la Seine appelés à siéger à la Convention; il se déclara ouvertement l'ennemi acharné des Girondins. Il dirigea avec Danton le procès de Louis XVI. Le roi mort, 21 janvier 1793, Robespierre fit décréter, malgré les Girondins, l'établissement d'un tribunal révolutionnaire, et triompha de ses adversaires a^ix journées du 31 mai et du 2 juin 1793. A datertle ce moment, et surtout après la mort de Danton, son rival en puissance et en popularité, Robespierre, secondé par le Comité de salut public, dont il fut le membre le plus influent, devint un véritable dictateur de la France, sur laquelle il fit peser le régime de la Terreur, surtout à Paris. Robespierre voulut établir une espèce de gouvernement stable et régulier dont il aurait été le chef, et un»! religion philosophique dont il aurait probablement été le grand-prêtre ; il fit proclamer par la Convention fexistence de L'Etre
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