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ROG

ROH

s, v. de Norvège, à 165 lui. S.-E. de

Drontheim; 3,000 hab. Riches mine§ de cuivre aux environs.

Rœnix (Le), bourg de Belgique (Hainaut), à 14 kil. N.-E. de Mons. Houillères, brasseries Superbe château, aux princes de Groy-Solre; 3,0U0 hab.

Rogations (Fête des), du latin rogare, prier. Fête instituée au v« siècle par saint Mamert, évêque de Vienne en Dauphiné, pour attirer la protection du ciel sur les biens de la terre.

Roger (Saint), évêque de Cannes en Italie (Capitanate), vivait au x« siècle. Fête, le 30 décembre.

Roger I", grand comte de Sicile, douzième fils de Tancrède de Hauteville, né en Normandie, 1031, aida Robert Guiscard à conquérir la Calabre, et se rendit maître de toute la Sicile en 1090, après 28 ans de combat contre les Sarrasins. 11 reçut du pape Urbain II le titre de légat apostolique, et mourut, en 1101.

Roger il, grand comte et premier roi normand des Deux-Siciles, né en 1097, mort en 1154, eut une minorité orageuse. Après la mort de son cousin Guillaume, il hérita de l'Italie méridionale, 1127. Roger se fit couronner à Palerme, 1130, roi des Deux-Siciles par l'antipape Anaclet, son beau-frère. Innocent II confirma, en 1130, ses autres conquêtes, auxauelles il ajouta Naples, Capoue et Aversa. 11 prit aussi Corfou aux Grecs.

Roger de Coilerye, dit Roger-Bontemps, prêtre, né probablement à Paris vers 1470, mort vers 1540, prit le titre d'abbé des fous II a laissé quelques poésies qui rie sont pas sans mérite.

Roger (Jean-François), né à Langres, 1776- 1842, donna, en 1798, au théâtre Louvois, l'Epreuve délicate, et, en 1799, la Dupe de soi-même, qui n'eurent qu'un médiocre succès ; Caroline ou le Tableau fut plus favorablement accueillie en 1800; mais sa meilleure pièce, celle qui le fit nommer à l'Académie française, ce fut l'Avocat, 1806, en trois actes et en vers; le Billet en loterie eut un grund nombre de représentations. Roger fut deux fois député au Corps législatif, et inspecteur générai des études.

Roger de Bruges, peintre flamand, né en 1366, élève d'Hubert van Eyk.

Roger de Fior, aventurier allemand, né à Rrindes, 1280-1307, entra dans l'ordre du Temple: le quitta, se mit au service de Robert, duc de Calabre, puis à celui de Frédéric, roi de Sicile, qui le nomma vice-amiral. Il alla ensuite combattre, à la tête de ses aventuriers, pour l'empereur grec Andronic ; et, avec ses Catalans pillards, s'établit a Gallipoli ; il fut nommé César, 1307. Le fils d'Andronic, Michel, le fit égorger.

Rogers (Samuel), né à Londres, 1762-1855, voyagea et cultiva les lettres uniquement pour son plaisir. On cite parmi ses œuvres: les Plaisirs de la mémoire, 1792; l'Epitre à un ami 1789 ; Christophe Colomb, espèce de poème épique ; la Vie humaine, 1819; enfin l'Italie son dernier ouvrage, qui dut une partie de son succès aux splendides illustrations dont il fut orné par les premiers peintres de l'époque.

Roggeween (Jacob), né en Zélande, 1669- 1733, s'embarqua en 1721 pour faire un voyage aux terres australes. Il visita les principales îles de l'Océanie, et, à Ratavia, fut jeté en prison par les administrateurs de la compagnie hollandaise, comme coupable d'avoir navigué dans les mers qui dépendaient de leur domaine. Ses découvertes ont été très contestées par de savants géographes et surtout par Fleunéu.

Rogiiano, ch.-l. de cant., arrond. et à 50 kil. N. de Bastia (Corse); 1,615 hab.

Rogiiano, v. d'Italie (Calabre Citérieure), à i kil. S.-E. de Cosenza; 3,400 hab.

Rogniat (Joseph, vicomte), né à Saint-Priest (Isère), 1776-1840, élève de l'école du génie de Metz, capitaine en 1795, fut nommé général de division en 1811. Après la restauration, il devint inspecteur général du génie on 1820, et pair de Fiance sous Louis-Philippe, en 1830. Il a publié : Relation des sièges de Saragosse et de Tortose ; Considérations sur l'art de la guerre.

Roguet (François, comte), né à Toulouse, 1770-1846, simple soldat en 1789, s'éleva de grade en grade jusqu'à celui du général de division. Dans la retraite de Russie, il prit une part glorieuse à la victoire de Krasnoï; en 1813, il combattit à Hanau et à Leipzig, et commanda en second les grenadiers de Ja garde impériale à Waterloo. Il fut nommé pair de France en 1834.

Rohab, capit. d'un canton du même nom en Syrie, qui fut donné à la tribu d'Aser. — Ville levitique de la même tribu, au N.

Rohan, ch.-l. de cant., arrond. et à 32 kil. N.-O. de Ploërmel (Morbihan); 546 hab. Ruines d'un château qui fut le berceau de la maison de Rohan.

Rohan-Rohan. V. FRONTENAY-ROHAN-ROHAN.

Rohan (Maison de), une des plus anciennes et des plus illustres familles de France, descend en droite ligne des anciens rois et ducs de Rretagne. On connaît sa fière devise : Roi ne puis, Duc ne daigne, Rohan suis.

Rohan (Pierre, vicomte de). V. Gié (maréchal DE).

Rohan (René II, vicomte de), né en 1550, mort en 1586, à La Rochelle, arnère-pelit-fils du maréchal de Gié, fut un des plus vaillants capitaines de son temps. Il était du parti protestant ; en 1545, il prit part, sous les ordres de Henri 1er, prince de Condé, à la désastreuse expédition d'Angers, et mourut un an après.

Rohan (Henri I", duc de), fi 1 s de René II, vicomte de Rohan, né en 1579, au château de Blain en Bretagne, mort en 1638, fut élevé dans la religion réformée par sa mère, Catherine de Parthenay-i'Archevêque. Il épousa la fille de Sully, fut créé duc et pair en 1603, et devint colonel général des Suisses en 1605. Après la mort de Henri IV, il fut le chef du parti calviniste; soutint plusieurs guerres contre les armées de Louis X1I1, et ne se soumit qu'à la pacification d'Alais, 1629. En 1632 et 1635, il fut envoyé deux fois Dar Richelieu dans la Valteline "pour défendre les Ligues- Grises contre l'Autriche; tombé en disgrâce, il alla rejoindre en Allemagne Bernard de Saxe-Weimar, et reçut une blessure mortelle à la bataille de Rhinfeld, 1638. Des neuf enfants qu'il avait eus, une seule fille, Marguerite, lui survécut et épousa, en 1645, Henri de Chabot, d'où descendent les Rohan-Chabot. Outre le Parfait capitaine, on a de lui : Mémoires sur les choses arrivées en France depuis la mort de Henri le Grand ; de l'Intérêt des princes et Etats de la chrétienté ; Mémoires sur la guerre de la Valtehne.

Rohan (Benjamin de), seigneur de Soubise, frère du précédent. V. Soubise.

Rohan (Anne de), sœur des deux précédents, née en 1584, morte en 1646, calviniste convaincue, partagea le sort de sa mère, Catherine de Parthenay.

Rohan (TANCRÈDE de), fils putatif dll duc Henri de Rohan, né à Paris, en 1630, mort en 1649, élevé secrètement en Hollande, fut la cause d'un long et scandaleux procès entre la veuve de Henri de Rohan et sa fille, Marguerite de Rohan-Chabot, qui contestait à Tancrède la légitimité de sa naissance et son droit à porter le nom de Rohan

Rohan - Monbazon (MARIE de). V. Che-

vreuse (duchesse de).

Rohan (Louis de), dit le Chevalier de Rohan,

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