‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 505 sur 657 · RUG · texte numérisé non relu

RUG

RUL

N.-E. d'Angoulême (Charente), sur la Touvre. Fonderie de canons pour la marine. 2,254 hab.

Ruffec, ch.-l d'arr de la Charente, à 48 kil. N. d'Angoulême, près de la Charente. Fromages, truffes, terrines de foie gras; 3,642 hab.

Ruf freux, ch.-l. de canton, arr. et à 28 kil. N. de Chambéry (Savoie), près du Rhône ; 984 hab.

Ruffo (Fabrice-Denis), né à San-Lucido (Calabre), 4744-1827, devint cardinal en 1794. Il se chargea de soulever les Calabres ; à la tête d'une troupe de brigands, d'aventuriers, qu'il appelait Yarmée de la Sainte Foi, il s'empara de presque toutes les villes, et de Naples ; la capitulation honorable qu'il avait accordée fut indignement violée par le gouvernement napolitain, 4799. Lorsque Pie VII fut arrêté, le cardinal Ruffo vint à Paris, et fut chargé, par Napoléon, de certaines négociations auprès du pape; il fut encore disgracié.

Rnffy ou Ruffi (Antoine de), né à Marseille, 4607-4689, a écrit : Histoire de Marseille; Histoire des comtes de Provence, depuis 934 jusqu'en 4480; Histoire des généraux des galères ; etc.

Rufin, né à Elusa, en Aquitaine, 335-395, alla crhercher fortune en Italie, puis à Constantinople, où il parvint à gagner les bonnes grâces de Théodose Ier. Il fut préfet d'Orient, maître des offices, préfet du prétoire, et se signala par ses vengeances, ses cruautés et son amour de l'or. Nommé tuteur d'Arcadius, il excita Alaric, roi des Wisigoths, au ravage des provinces de l'Orient, 395; se déclara le rival jaloux de Stilicon, qui s'entendit avec le général goth, Gainas, avec l'eunuque Eutrope, et Rufin fut assassiné.

Rufin (Tyrannius ou Torannius), né à Concordia (Vénétie), 345-410, fut élevé avec saint Jérôme a Aquilée, fonda à Jérusalem un couvent sur le mont des Oliviers, en 377. Mais des dissentiments théologiques mirent plusieurs fois aux prises Rufin et saint Jérôme. Il alla mourir en Sicile. Il a traduit dans un latin élégant plusieurs ouvrages des Pères de l'Eglise d'Orient; il a écrit : Historia eremitica seu Vitœ Patrum; Historien ecclesiasticce liber II.

Rufisque, port du Sénégal, dans le cercle de Diander.

Rufus (Coelius), né à Puteoli, 82-48 av. J.-C, fut lié avec Catilina, obtint la préture et devint l'ami de Cicéron, qui le défendit. Tribun du peuple, 52, il soutint Milon, puis il se déclara pour César, qui lui conféra la préture en 48. Mécontent, il voulut exciter en Italie une insurrection en faveur de Pompée, et péril misérablement avec Milon, dans les environs de Thurium.

Rufus Festns OU Sextus Rufus vivait à la fin du îve siècle. Il a écrit un abrégé de l'histoire romaine. Breviarium de victoriis et provinciis Populi Romani. On lui attribue aussi : de Regionibus urbis Romœ.

Rufus d'Ephèse, médecin grec, vivait probablement sous le règne de Trajan. On a de lui : Sur les différents noms des parties du corps ; Sur les maladies des reins et de la vessie; Sur les purgatifs; Traité sur la goutte, Traité sur le pouls.

Rugen, île de la mer Raltique, dépendant de la Poméranie (Prusse), dont elle est séparée par un détroit de 2 à 3 kil. de largeur. Elle a 9:^0 kil carrés et 36,000 hab. Le ch.-l. est Èergen. Elle a des côtes très découpées, mais pas de bon port ; elle fut le sanctuaire célèbre des cultes de Hertha et de Svantovit.

Rugendas (GEORGES-PHILIPPE), né à AugS-

bourg, 4666-4742, s'appliqua surtout à la peinture des batailles. Charles XII, roi de Suède, fut son protecteur. — Son fils aîné, Georges- Philippe , 4701-1774, peignit des animaux et

grava avec talent ; — son second fils, Jean-Chrétien, 4708-4784, fut également un graveur habile et correct; — son petit-fils, Jean-Laurent, né à Augsbourg, 4775-4826, a gravé une série de grandes planches, qui représentent les principales batailles livrées en Allemagne au temps de Napoléon, — Jean-Maurice, fils du précédent, 4799- 4858, a peint le paysage et les animaux avec un talent remarquable. Il a publié son Voyage au Brésil.

Rugenwaide, v. de Poméranie (Prusse), petit port, près de la Baltique, sur la Wipper; 5,000 hab.

Ruggieri (Cosme). astrologue florentin, fut le conseil et le confident de Catherine de Médicis. Il publia des almanachs, de 4604 à 4615, année de sa mort; ils eurent beaucoup de vogue.

Rugiens ou Ruges, peuple germanique, habitant d'abord l'île de Rugen et les bords de l'Oder; ils émigrèrent vers le Danube et fondèrent, vers 450, le royaume de Rugiland (Basse- Autriche et Moravie), qui fut détruit par Odoacre, vers 487.

Rugies, ch.-l. de cant., arr. et à 50 kil. S.- O. d'Evreux (Eure), sur la Rille. Aiguilles, épingles, clous, fil de fer; 4,689 hab.

Ruhi (Philippe-Jacques), né près de Strasbourg, mort en 4795, pasteur luthérien, fut administrateur du Bas-Rhin, membre de la Législative et de la Convention, fut du parti des Montagnards, membre du Comité de sûreté générale, et, étant en mission à Reims, brisa la Sainte-Ampoule en présence du peuple. Il se déclara pour les patriotes au 4« prairial, et se tua d'un coup de poignard.

Ruhnkenius (DAVID Ruhneken, en latin),

né à Stolpe (Poméranie), 4723-4798, eut une chaire de grec, à Leyde, d'éloquence et d'histoire à Oudendorp. Erudit infatigable et ingénieux, il a publié un grand nombre d'ouvrages de critique.

Ruhr, affluent de la Meuse. V. Roer.

Ruhr, affluent de droite du Rhin, vient de la Westphalie, et finit à Ruhrort, après un cours de 200 kil.

Ruhrort, v. de la Province Rhénane (Prusse), à 25 kil. N. de Dûsseldorf, au confluent du Rhin et de la Ruhr. Construction de bateaux; 4,000 h.

Ruhs (Christophe-Frédéric), né dans la Poméranie suédoise, 4780-4820, historiographe de la maison de Prusse, a écrit : Essai d'une histoire de la religion, des institutions politiques et de la civilisation des anciens Scandinaves ; Histoire des Suédois ; etc.

Ruinait (Thierri), bénédictin, né à Reims, 4657-4709, fut le collaborateur de Mabillon. On lui doit : Acta primorum martyrum sincera et selecta; Historia persecutionis vandalicœ; une excellente édition de Grégoire de Tours et de Frédégaire; etc. Il a pris part aux derniers volumes des Actes des saints de Vordre de Saint- Benoit et des Annales.

Ruines, ch.-l. de cant., arrond. et à 42 kil. S.-E. de Saint-Flour (Cantal); 905 hab.

Ruisch (Frédéric), né à La Haye, 4638-4731, professeur d'anatomie à Amsterdam, mérita une réputation européenne par ses brillantes découvertes. Parmi ses ouvrages très estimés, on cite : Dilucidatio valvularum in vasis lymphaticis et lacteis ; Observationum anatomico-chirurgicarum cenluria; Thésaurus anatomicus, 40 parties in-4»; De fabrica glandarum, etc.

Ruisdael (Jacques), né à Harlem (?), 4630- 4684, fils d'un ébéniste, étudia la médecine, mais fut passionné pour la peinture. Il peignit des paysages avec un charme poétique fort remarquable.

Ruiz (Jean). V. Hita.

Rulhière (CLAUDE - §ARLOMA> de), né à

RUP

RUS

Bcndy, près de Paris, 1735-4791, fut secrétaire d'ambassade du baron de Breteuil, qu'il suivit à Saint-Pétersbourg, en 1760. Il écrivit les Anecdotes sur la révolution de Russie, en l'année 1762. En 4768, il fut chargé de composer pour le dauphin une histoire des derniers troubles de la Pologne, mais ne put terminer l'œuvre considérable qu'il avait entreprise. On a de lui : Eclaircissements historiques sur les causes de la révocation de l'édit de Nantes, 4788, 2 vol. in-8°; Histoire de l'anarchie de Pologne et du démembrement de cette république, qui ne parut qu'en 4809, 4 vol. in-8° ; elle n'est pas terminée et ne va que jusqu'en 1770.

Kuiius (P. Serviltus), tribun du peuple, 63 av. J.-C, proposa une loi agraire, que Gicéron, alors consul, fit rejeter.

Rumbeke, ville de la Flandre occidentale (Belgique), à 44 kil. N.-E. de Courtray ; 7,000 hab.

Rumford (BENJAMIN Thompson, Comte DE),

Hé à Woburn (Massachusetts), 4753-4814, servit dans l'armée anglaise, au commencement de la guerre de l'Indépendance, entra au service de l'électeur de Bavière, devint conseiller d'Etat, lieutenant général, commandant de l'armée, ministre de la guerre, comte de Rumford, etc. 11 fit alors ses plus belles découvertes ; ses travaux sur la chaleur et la lumière sont remarquables et ont été justement appréciés par Cuvier. Il inventa les soupes économiques et les foyers qui portent son nom ; il a fait des expériences curieuses sur la conductibilité; on lui doit un thermoscope et un calorimètre. Après la mort de son bienfaiteur, Charles-Théodore, 1799, il vint demeurer en France, et fut correspondant de l'Institut, 4803; il avait épousé en secondes noces la veuve de Lavoisier, 4805.

Rumford (MARIE-ANNE-PIERRETTE Paulze,

dame Lavoisier, puis comtesse de), femme du précédent, née à Montbrison. 4758-4836, fille d'un fermier général, épousa Lavoisier à la fin de 4774, et s'associa aux travaux de son mari avec zèle et intelligence. Elle vit périr son père et son mari sur l'échafaud. Elle épousa le comte de Rumford en 1805, mais elle provoqua une séparation amiable en 4809,

Rumigny, ch.-l. de cant., arr. et à 25 kil. S.-O. de Rocroy (Ardennes). Patrie de Lacaille; 805 hab.

Rumiiiy, ch.-l. de cant., arr. et à 46 kil. S.-O. d'Annecy (Haute-Savoie). Sanctuaire de Notre- Dame-de-1'Aumône ; 4,009 hab.

RumiUy, comm. du cant. de Marcoing, arr. de Cambrai (Nord) ; 2,045 hab.

Rummel, Ampsagas, riv. d'Algérie, sort du Grand-Atlas, arrose Constantine et Milah, prend le nom d'Oued-el-Kébir, et se jette dans la Méditerranée, à l'E. de Bougie, après 450 kil. de cours.

Rimes (du gothique runa, secret), caractères employés jadis dans les pays Scandinaves et dans l'Allemagne du Nord ; les prêtres seuls en connaissaient le sens. On trouve beaucoup de pierres runiques couvertes de ces caractères.

Runjeet.singh, né près de Lahore, 4780- 1859, fils d'un chef célèbre parmi les Sikes, s'empara du pouvoir vers 4797, et, en 4842, prit le titre de roi du Pendjab. Secondé par des officiers français. Allard et Ventura, il forma une armée régulière de 70,000 hommes, étendit son pouvoir sur 20 millions d'habitants, et eut un revenu très considérable. Intelligent, mais dissimulé, rapace, parfois cruel, il a laissé une assez grande renommée.

Runnymead, village à 8 kil. S.-O. de Windsor (Surrey), en Angleterre, où Jean sans Terre signa la Grande Charte, en 4245

Ruotsinsaimi, place très forte dans le gouvern. de Viborg (Finlande), près de la Kymmene.

Rupel (La), riv. de Belgique, formée par la

réunion de la Dyle et de la Nèthe, a Bumpst (7 kil. N.-E. de Malines), se jette, après 45 kil. de cours, dans l'Escaut, à Rupelmondo.

Rupeimonde (Bouche de la Rupel), v. de la Flandre orientale (Belgique), sur l'Escaut, en face de l'embouchure de la Rupel , 3,000 hab.

Rupert (Saint), apôtre de la Bavière, fut évèque de Salzbourg en 746.

Rupert (Robert de Bavière, dit le prince), né a Prague, 461^9-1682, fils de l'électeur palatin, Frédéric V, neveu, par sa mère, Elisabeth, de Charles I", roi d'Angleterre, brilla surtout dans la guerre civile d'Angleterre, à la tête de la cavalerie royaliste. Il fut plusieurs fois battu sur terre et sur mer-, vécut de pirateries, et ne rentra en Angleterre qu'en 1665. Il se distingua dans les guerres contre les Hollandais, en 4666, et en 4672.

Rupiiius, consul en 432 av. J.-C, poursuivit avec acharnement les partisans de Tib. Gracchus, et fut condamné sous le tribunat de C. Gracehus.

Ruppim (Alt-), bourg du Brandebourg, situé sur la rive N. du lac du même nom.

Ruppin (iveu-), v. du Brandebourg (Prusse), à 50 kil. N. de Potsdam, sur le lac Ruppin, qui communique avec le Havel. Draps, lainages. cuirs ; 40,000 hab.

Rupt, comm. du cant. du Thillot, arr. de Remiremont (Vosges) ; 3,906 hab.

Ruremonde, en flamand Roermunde, v. forte du Limbourg (Pays-Bas), au confluent de la Meuse et de la Roër, à 45 kil. N.-E. de Maëstricht. Tissus de laine, toiles, pipes ; commerce actif; 9,000 hab.

Rurik était probablement un chef de Warègues Scandinaves. Il vint s'établir, vers 862, au milieu de Slaves, qui habitaient au sud du golfe de Finlande. Il s'empara de Novgorod, donna au pays le nom de Russie, et mourut, en 879, laissant à sa veuve, Oleg, la tutelle de leur fils Igor.

Ruscino, anc. capitale des Sardones, fit partie de la Narbonnaise i^ ; les ruines de Ruscino sont à Castel-Roussillon.

Ruseike, auj. Rossello, v. anc. d'Etrurie, sur la "Via Aurélia.

Rush (Benjamin), médecin américain, né près de Philadelphie, 1745-1813, siégea au congrès en 1776 et en 1787, et rendit de grands services à ses concitoyens. Il a réuni ses mémoires sous le titre de Médical inquiries and observations.

Rusicada, v. anc. de Numidie, auj. Philippeville.

Russell ou Russeï (William), comte, puis duc de Bedford, 1614-1700, d'une vieille maison normande, fut membre du Long-Parlement, 1640; eut le commandement de la cavalerie dans l'armée parlementaire ; plus tard, il alla rejoindre le roi à Oxford, 1643 ; il contribua au retour de Charles II, fut membre du conseil privé de Jacques II, et fut nommé duc de Bedford par Guillaume III.

Russell (William), fils du précédent, 1639- 1683, fut membre de la Chambre des communes en 1660; et, surtout depuis son mariage avec la vertueuse Rachel Wriothesley, veuve de lord Vaughan, mena une vie sévère, dévouée aux intérêts de son pays et de sa religion. Il fut l'un des principaux chefs du parti de l'opposition. Russell, comme Issex et Sidney, fut accusé de conspiration contre la vie de Charles II; il protesta de son innocence et n'en fut pas moins condamné; on le considéra comme un martyr, et, sous Guillaume III, la Chambre des lords proclama son innocence.

Russell (Edward), cousin du précédent, 1651-1727, seconda la révolution de 4688, commanda la flotte qui lutta contre Tourville à la Hogue, 4692. Nommé comte d'Oxford, il fut accusé de dilapidations, fut mis néanmoins-à la

RUS

RUS

tête de l'amirauté, par le crédit de Marlborough, et partagea sa disgrâce.

Russell (John), duc de ICedford, 1710-1771,

attaqua Walpole, fit partie du ministère en 1744, fut nommé lord lieutenant d'Irlande, 1756; signa la paix de Paris de 4763, fut président du conseil dans le cabinet Granville, et fut aurement traité dans les lettres de Junius.

Russell (Francis), duc de Bedford, petit-fils du précédent, 1765-1802, fut l'ami intime de Fox, et employa son immense fortune à l'amélioration de l'agriculture et au soulagement des pauvres.

Russell (William), né en Ecosse 1741-1793, traduisit des tragédies deCrébillon, composa des essais en prose et en vers, enfin s'occupa d'histoire avec succès. On lui doit : Histoire oV Amérique ; Histoire de l'Europe moderne; Histoire de l'Europe ancienne, 2 vol. in-8°.

Russey (t.e), ch.-l. de canton, arrond. et à 50 kil. S. de Montbéliard (Doubs) ;'4,407 hab.

Russie (Empire de), le plus vaste empire du globe, comprend une grande partie de l'Europe orientale, tout le nord de l'Asie et des provinces asiatiques au S du Caucase, entre la mer Noire et la mer Caspienne. 11 renfermait naguère le N.-O. de l'Amérique, qui a été récemment cédé aux Etats-Unis. La capitale est Saint-Pétersbourg. La Russie d'Europe est bornée : au N., par la mer Glaciale, qui y forme la mer Blanche; a l'O., par le golfe Varanger, la Tana, le Muonio et la Tornéa, qui la séparent de la Suède , par la mer Baltique, qui forme sur ses côtes les golfes de Bothnie, de Finlande et de Riga; par une ligne conventionnelle, qui la sépare de la Prusse et de l'Autriche; au S.-O.. par la limite que le traité de 4856 a établie entre la Russie et la Turquie, et que forment le Pruth, le Jalpuch jusqu'à Bolgrad, la mer Noire; au S., la mer Noire, où l'on trouve le golfe de Pérékop, la presqu'île de Crimée et la mer d'Azov; au S.-E., la grande ligne du Caucase ; à l'E., la mer Caspienne, le fleuve Oural, les monts Ourals. Les îles qui s'y rattachent sont : dans la mer Glaciale, la Nouvelle-Zemble, Waïstatch et Kalgouev; dans la mer Baltique, l'archipel d'Aland, les îles Dago et OEsel. — La Russie est une vaste plaine, sillonnée par quelques hauteurs confuses, qui forment la ligne du partage des eaux, Chemokonski. Uvalli. plateau marécageux du Valdaï, collines de Pologne ; des monts Uvalli se détachent les monts Olonetz, qui traversent la Finlande orientale; des monts Volkhonski, sud du plateau du Valdaï, se détachent les collines peu élevées entre Don et Volga. Les montagnes considérables sont aux limites de la Russie : monts Ourals, à l'E. ; Caucase, au S.-E. — Les principaux fleuves sont : 4° dans le bassin de la mer Glaciale : la Kara, la Petchora, la Mezen, la Dvina du Nord, l'Onega, la Passig, la Tana; 2» dans le bassin de la mer Baltique : la Tornéa, le Kumo, la Kymène, la Narva, la Dvina du Sud, le Niémen, laVistule;3<> dans le bassin delà mer Noire : le Dniester, le Dnieper, le Don, le Kouban, le Rion; dans le bassin de la mer Caspienne : l'Oural, le Volga, la Kama, le Térek, le Koïsu, le Kour. Ces fleuves, véritables routes de commerce, sont réunis entre eux par de nombreux canaux.

On peut diviser la Russie en trois zones : 4<> entre la mer Glaciale et les Uvalli, plaines couvertes de marécages ou toundras, avec de vastes forêts de pins, de sapins, de bouleaux, vers le sud ; 2<> au centre, grand marais de Pinsk, terres très fertiles, forêts; 3° au S., pays des steppes, divisé par le Don en deux parties : à l'O., plaines arides de la Nouvelle-Russie avec ses ravins sans eaux; à l'E.. plaines sablonneuses, salines, avec des flaques d'eau saumâtres. — Le climat est extrême, les hivers sont longs et rigoureux, le6 étés chauds et courts.

Dans les monts Ourals, dans la Finlande et le bassin du Donetz, sont les richesses minérales de la Russie : or, argent, fer, cuivre, platine, houille, anthracite, tourbe, sel, porphyres, granités, sources de pétrole. — La région agricole de la Russie se compose de la Terre-Noire, Tchornosjom, entre le Pruth et le fleuve Oural supérieur; elle produit beaucoup de blé; la région pastorale est au S. Les forêts occupent encore de vastes espaces, quoique l'on ait opéré d'énormes défrichements ; la ▼igné n'est cultivée que dans la Bessarabie, au S. de la Crimée, sur les bords du Don et du Volga inférieur. — Les chevaux sont nombreux et estimés ; il y a un grand nombre de bœufs et de moutons.

Ethnographie, races et langues. — On compte en Russie plus de cent peuples, appartenant à huit grandes divisions; 4» la famille slave, surtout au centre, comprend les Grands-Russes ou Moscovites, les Petits-Russes, Russniaques et Cosaques; les Polonais, mêlés de Lithuaniens vers l'E. ; les Serbes, Bulgares et autres, disséminés dans l'empire; 2o la famille des Lettons, comprenant les Lithuaniens et les Coures; 3° la famille finnoise ou des Tchoudes, comprenant les Finnois occidentaux ou baltiques (Lives, Esthes, Ingriens, Karéliens, Jèmes, Tavastes, Quènes, Finnois, Lapp ou Lapons), et les Finnois orientaux ou ouraliens (Permiens, Sairyannes, Vogoules, Votiakes, Tchérémisses, Tchouvaques, Mordvines, Samoyèdes); 4« la famille allemande dans les provinces baltiques ou dans la Nouvelle-Russie ; 5» la race turque, comprenant les Nogaïs de Crimée, du Kouban, etc. ; les Tatars de Kasan, les Baschkirs, les Kumiks, les Kirghiz-Kazaks, les Turkomans ; 6» les peuples caucasiens, de races diverses, Arméniens, Géorgiens, Abases, Ossètes, Guèbres; les Kabardiens, les Adighes ou Tcherkesses, les Abadzas, les Lezghiens, les Tchetchens, les Kistes ; 7* la race juive, dispersée dans l'empire; 8» la race mongole, comprenant les Kalmouks.

Administration. — La Russie est divisée en gouvernements, subdivisés eux-mêmes en cercles ou districts ; parfois, plusieurs gouvernements sont réunis sous le même chef militaire. Voici le tableau de ces divisions ;

lo Provinces baltiques (5 gouvern.).

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