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c'est de là qu'il dirigeait les navigateurs portugais.
Sagy, comra. du cant. de Beaurepaire, arr. de Louhans (Saône-et-Loire); 2,563 hab.
1 saguenay, affl. de gauche du Saint-Laurent, traverse le lac Saint-Jean, est profond et bien navigable pendant 150 kil.
§ahagun, v. de la prov. et à 40 kil. S.-E. de Léon (Espagne). Célèbre abbaye de bénédictins; 2,500 hab.
Sahara, vaste contrée de l'Afrique, entre les Etats Barbaresques et le Soudan. Sa longueur, de l'O. à TE., est de 4,500 kil.; sa largeur, du N. au S., de 1,600 kil. ; sa superficie, de 7 millions et demi de kil. carrés. Région, tantôt plate, sablonneuse, tantôt élevée et même montueuse, cultivée et peuplée. Dans les parties habitables vivent : les Maures à l'O., les Touareg au centre, les Tibbous à l'E. — 4° Le Sahara occidental est bordé de dunes; on y rencontre le cap Bojador et le cap Blanc, la baie et le banc d'Arguin. Les oasis sont : X'Adrar, le Tiris, au N.-O. ; le Tagant, au S.-E. de l'Adrar, et les oasis d'Oualata et d'El-Hodh. — 2» Le Sahara central comprend : au N., les plateaux du Fezzan, de Ghdt, du Djebel-Haggar et de Touât; au S., l'oasis d'Air; au S.-O., celle d'Azaouad. Les Touareg sont de race berbère, musulmans très tièdes, et ont rejeté la polygamie. Les principales routes qui traversent le pays des Touareg sont : de Mourzouk au Bornou, par Ghât ; de Ghadamès à Kano, par Ghât et l'Air; de Tafilet à Kano,
Ïiar Idelès et l'Air ; de Ghàt à Tembouctou, par nsalah ; de Tembouctou à Tafilet. par l'Azaouad. — 3o Le Sahara oriental est habité par les Tibbous, berbères très mêlés aux nègres et presque noirs. La principale oasis est une longue vallée où se trouvent la petite ville d'Aschenouma, quelques villages et de nombreux palmiers. Au S. de cette oasis, est le gisement de sel de Bilma; les autres oasis sont celles de Koufarah et de Borgou.
Sahara algérien, région méridionale de l'Algérie, entre la chaîne du grand Atlas au N. et le Sahara au S. Ii a une superficie de 32 millions d'hectares. La population est de 700,000 individus, Arabes nomades, dominateurs du pays, Berbères et Nègres. — Le Sahara algérien est une région basse, pierreuse ou sablonneuse, inclinée de l'O. à l'E., et qui comprend des parties tout à fait désertes, des chott ou lacs salés, des oasis cultivées et des steppes herbacés parcourus par les Arabes et leurs troupeaux. Le dattier est la principale production et la grande ressource du pays. Tous les cours d'eau du Sahara se perdent dans les sables ; ils tarissent pendant l'été ; l'hiver, ils débordent et forment des marécages. Les principaux sont l'Ouad- Djeddi et l'Ouad-en-Neça. La Sebkha-Melr'ir est une dépression qui se compose d'un lac salé el de vastes espaces de sable fluide.
Sahel, mot arabe qui signifie rivage, désigne le pourtour du golfe d'Alger.
Sahell (Oued-) OU Adouze, riv. d'Algérie,
qui passe à Aumale, -finit à Bougie, et reçoit le Bou-Sellam.
Sahuguet d'Amarzit (JEAN-BAPTISTE-Joseph), baron d'Espagnac, né à Brive, 4713-1783, gouverneur des Invalides en 4766. a écrit : Journal des campagnes de 1744 à 4747; Essai sur la science de la guerre, 3 vol. in-8» ; Essai sur les grandes opérations de la guerre, 4 vol. in-8<>; Histoire de Maurice, comte de Saxe, etc.
Sahuguet (Marc-René), abbé d'Espagnac, fils du précédent, né à Brive, 1753-4794, conseiller clerc au Parlement, se livra de bonne heure à des spéculations financières, sous Calonne, son ami : puis , comme fournisseur des armées, en 1792, 4793. Il fut condamné comme complice d'une conspiration contre la République , et |
mourut avec Danton, Camille Desmoulins, etc. Il a écrit Y Eloge de Catinat, et des Bé flexion: sur Vabbé Suger.
Saïd, nom arabe de ha Thébaïde ou Haute- Egypte.
Saïd ou Saïd», v. de la Turquie d'Asie, à 35 kil. S. de Beyrouth ; 9,000 hab. C'est l'antique Sidon; sont port est presque comblé.
Saïd-Pacha (MOHAMMED), vice-roi d'E^vpte,
né au Kaire, 1822-4868, 4* fils de Méhémet-AH, succéda à son neveu Abbas, 4854. 11 soutint le sultan pendant la guerre de Crimée, puis donna tous ses soins à l'amélioration de ses Etats. Il accorda son patronage intelligent à la grande entreprise de M. de Lesseps, pour le creusement du canal de Suez.
Saïda, v. de la prov. d'Oran (Algérie), au S. de Mascara. Poste militaire important.
Saïdschùtz, village de Bohême, à 7 kil. S.-O. de Bilin. Sources alcalines purgatives.
Saïgaïn, jadis grande ville de la Birmanie, sur l'Iraouaddy, en face d'Ava. Temples nombreux.
Saignes, ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil. N.-E. de Mauriac (Cantal) ; 587 hab.
Saigon ou Saïgong, c'est-à-dire Grand' Marché, capitale de la Cochinchine française, sur la riv. de Saigon, à 400 kil. de la mer. Port de commerce et de guerre très important. Prise par les Français, le 17 févr. 4859. Le traité de Saigon, 5 juin 4862, a terminé la guerre entreprise par la France et l'Espagne contre l'empire d'Annam.
Sail.lez.Chateau-Morand, COmm. du Cant.
de La Pacaudière, arr. et à 38 kil. N.-O. de Roanne (Loire) ; 750 hab. Eaux thermales.
Saiiiagouse, ch.-l. de cant., arr. et 55 kil. S.-O. de Prades (Pyrénées-Orientales); 579 hab.
Saiiians, ch.-l. de cant., arr. et à 26 kil. O. de Die (Drôme) ; 4,647 hab.
Saiiiy-sur-ia-Lys, comm. du cant.. de Laventie, arr. de Béthune (Pas-de-Calais); 2,454 h.
Saïma, grand lac marécageux de la Russie d'Europe, en Finlande. Il s'écoule dans le Ladoga par la rivière Wifoxa.
Sainctes (Claude de), né dans le Perche, 4525-1591, évêque d'Evreux, 4575, assista aux Etats de filois, 1576, et entra dans la Ligue. Le parlement de Caen le condamna à mort pour avoir approuvé le crime de Jacques Clément. On a de lui : de Bitu Missœ; Déclaration d'aucuns athéismes de la doctrine de Calvin et Bèze.
Sainghin-en-'VVeppes, COmm, du Cant. de
La Bassée, arr. de Lille (Nord) ; 2,573 hab.
Sains, comm. du cant. et de l'arr. d'Avesnes (Nord); 4,044 hab.
Sains, ch.-l. de canton, arr. et à 14 kil. O. de Vervins (Aisne) ; 2,060 hab.
Sains, ch.-l. de canton de l'arr. et à 10 kil. S. d'Amiens (Somme); 777 hab.
Saint- V. au second mot les noms géographiques composés.
Saint - Albin ( ALEXANDRE - CHARLES - OMER Rousselin de Corbeau, comte DE), 1775-4847,
adopta avec enthousiasme les principes de la Révolution, fut tourmenté sous l'Empire, et, depuis 4816 jusqu'en 1838, se consacra a la rédaction du Constitutionnel. On lui doit la Vie de Lazare Hoche, 1798, 2 vol. in-8<> ; etc.
Saint-Allais (NICOLAS Viton, dit de), né à
Langres, 1773-4842, a publié un grand nombre d'ouvrages : Tableaux chronologiques, généalogiques... des maisons souveraines de l'Europe, 4809, in-fol.; Hist. générale des ordres de chevalerie; Nobiliaire universel de France, 4844-44, 21 vol. in-8° ; Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France, 1846, 3 vol. in-8<>; etc.
Saint-Amant (MARC-ANTOINE Gérard, sieur
de), né à Rouen, 4594-1661, plein de verve, de belle humeur, bon musicien, fut l'un des pre-
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miers académiciens ; il fut chargé de rédiger la portion comique du Dictionnaire. Boileau s'est beaucoup moqué du Moïse sauvé; mais Saint-Amant, dans ses odes, sonnets, satires, épigrammes, a déployé beaucoup de verve et d'originalité.
Saint-Amour (GUILLAUME de), docteur de
Sorfconne, né vers 1200, à Saint- Amour (Jura), mort en 1272, combattit les Frères mendiants. Son livre des Périls des derniers temps fut condamné par le pape, 1256.
Saint-André (JACQUES d'Albon, seigneur
de), 1505-1562, s'attacha de bonne heure à Henri II, qui le nomma maréchal, et le combla de richesses. Pour les conserver, il s'unit aux Guises et à Montmorency, et forma ainsi le Triumvirat contre les protestants, 1561. Il fut tué à la bataille de Dreux.
Saint- André (ANDRÉ Jean Bon, dit), né à
Montauban, 1749-1813, pasteur protestant, membre de la Convention, s'unit à la Montagne pour combattre tous ses ennemis. Il fut du Gomilé de salut public, 1793, s'occupa surtout de la marine avec activité, et assista au glorieux combat du 1er juin 1794, où il fut blessé. Il fut consul à Smyrne , 1798 ; préfet de Mont-Tonnerre ; se distingua par son intégrité et sa bienfaisance, et mourut d'une maladie contagieuse en donnant ses soins aux malades entassés dans les hôpitaux.
Saint-Ange (ANGE-FRANÇOIS Fariau, dit
de), né à Blois, 1747-1810, rima, fut professeur à la Faculté des lettres, 1809, et entra à l'Académie française. Il est surtout connu par ses traductions en vers d'Ovide; les Métamorphoses ont souvent de l'élégance et de la facilité.
Saint-Ange (château). C'est l'ancien Mausolée d'Adrien, à Rome, qui a souvent servi d'asile aux papes.
Saint-Arnaud (JACQUES Leroy de), né à
Paris, 1801-1854, entra dans les gardes du corps en 1816, alla combattre en Grèce, 1822, fut officier d'ordonnance du général Bugeaud, à Blayè ; se distingua à la prise de Constantine, 1837; et fut nommé maréchal de camp en 1847, puis général de division, en 1851. Ministre de la guerre, il dirigea les opérations militaires au coup d'Etat du 2 décembre 1851. Il fut nommé maréchal et grand-écuyer en 1852. En 1854, il eut^ le commandement en chef de l'armée d'Orient, gagna sur les Russes la bataille de l'Aima et mourut quelques jours après. On a publié ses Lettres, 1855, 2 vol. in-8<>.
Saint-Aubin (Charles-Germain de), dessinateur et graveur, né à Paris, 1722-1786, fils d'un graveur du roi, Gabriel-Germain, est surtout connu par des suites de gravures très rares et très originales. — Ses frères furent aussi des graveurs distingués : Gabriel- Jacques, 1724-1780; — Augustin, 1736-1807 ; — Louis-Michel, 1731-1779.
Saint-Cyran (JEAN Duvergier de Hau
ranne, abbé de), né à Bayonne, 1581-1643, ami de Jansénius, étudia avec ardeur les Pères et surtout saint Augustin; il reçut de l'évêque de Poitiers l'abbaye de Saint-Cyran, 1620. A Paris, sa piété sévère lui attira beaucoup de pénitents, auxquels il fit partager ses opinions sur la grâce et la contrition. Arnauld d'Andilly l'introduisit à Port-Royal. Mais les jésuites se déclarèrent contre ses doctrines, qu'on a appelées le Jansénisme ; il fut arrêté en 1638, et enfermé à Vincennes, par l'ordre de Richelieu, jusqu'en 1643. Il a été le véritable chef du jansénisme en France. On cite de lui : Apologie pour M. de la Roche-Pozay ; La Somme des fautes et faussetés contenues en la Somme théologique du P. Garasse; Petrus Aurelius; Lettres touchant les dispositions à la prêtrise; Vie de la sainte Vierge; etc., etc. Saint-Edme (EdmE-ThÉODORE Bourg, dit),
né à Paris, 1785-1852, ne cessa d'attaquer la
Restauration et le gouvernement de Louis- Philippe, dans une foule d'ouvrages, dont beaucoup sont des compilations. Citons : Constitution et organisation des Carbonari; Amours et galanteries des rais de France ; Biographie des hommes du jour (avec Sarrut), 6 vol. in-8°; Répertoire général des causes célèbres, 17 vol. in-8<>, etc.
Saint-Elme (Ida), dite la Contemporaine, aventurière qui changea plusieurs fois de nom, 1778-1845, s'est fait connaître surtout par un livre qui fit scandale, les Mémoires d'une Contemporaine, 1827, 8 vol. in-8o.
Saint-Esprit. V. ESPRIT (SAINT-).
Sainl-Evremond (CHARLES de Marguetel
de Saint-Denis, seigneur de), né à Saint-Denis du Guast, près de Coutances, 1613-1703, se distingua par son courage, cultivant les lettres et philosophant sous la tente. Pendant la Fronde, il fut du parti du roi, fut nommé maréchal de camp, 1G52, exerça plusieurs commandements en Guyenne, et assista aux conférences pour la paix des Pyrénées. Lors de l'arrestation de Fouquet, on trouva chez madame Duplessis- Bellière une cassette renfermant les papiers de Saint-Evremond, et parmi eux une lettre adressée au maréchal de Créqui, dans laquelle il Earlait fort librement de la paix des Pyrénées. aint-Evremond se réfugia en Angleterre ; il y devait vivre désormais, bien accueilli par Charles II, par l'aristocratie, par les beaux esprits; lié surtout avec la duchesse de Mazarin. Il entretenait une correspondance assidue avec ses amis de France, surtout avec Ninon de l'Enclos, sur des sujets philosophiques et littéraires. Ses petits trailés littéraires sont d'un style vif et juste. Parmi ses écrits, on cite : la Comédie des Académistes, 1650; Réflexions sur les divers génies du peuple romain, 1664; Jugements et Observations sur Sénèque, Plutarque, Pétrone, Salluste, etc. ; Dissertations sur la tragédie ancienne et moderne, sur les poèmes des anciens, etc. Saint - Florentin (LOUIS Phélypeanx, COmte DE), duc de la "Vrillière, 1705-1777, fils
du marquis de la Vrillière, secrétaire d'Etat, dès 1725, fut chargé des affaires de la religion réformée, de la maison du roi, du ministère de Paris. Il abusa surtout des lettres de cachet.
Saint.Foix (GERMAIN - FRANÇOIS Poullain
de), né à Rennes, 1698-1776, trop connu par ses querelles, ses duels, et sa vie aventureuse. On cite de lui : Lettres turques, Essais historiques sur Paris, 5 vol. in-12 ; Histoire de l'ordre du Saint- Esprit. Il a composé de nombreuses comédies pour le Théâtre-Français et le Théâtre-Italien.
Saint-Gelais (OCTAVIEN de), né à Cognac, vers 1466, mort en 1502, évêque d'Angoulême, 1494, a eu de la réputation comme poète. On cite : le Séjour d'honneur, la Chasse ou Départ d'Amours, le Vergier d'honneur, etc.
Saint-Gelais (Mellin de), né à Angoulême, 1491-1558, probablement neveu du précédent, écrivit pour les courtisans des contes qui ne sont pas sans grâce, des épigrammes, des sonnets, des madrigaux ; il traduisit la Sophonisbe du Tnssino, le Courtisan de Castigiione ; etc.
Saint-George (Le chevalier de), né à la Guadeloupe, 1745-1799, mulâtre, fils de M. de Boulogne, fermier général, capitaine des gardes du duc de Chartres, leva, comme colonel, un régiment de chasseurs à cheval, et combattit courageusement sous Dumouriez. Il avait brillé dans le monde par son adresse incroyable dans tous les exercices du corps, et par la vivacité de son esprit. Il composa plusieurs opérascomiques, Ernestine, la Chasse, la Fille-Garçon, etc. [[Jacques- Edouard).!
Saint-George (Le chevalier de). V. StuartJ
Saint-Germain (ClacDE-LOUIS, Comte DE),'
né près de Lons-le-Saulnier, 1707-1778, alla servir dans plusieurs cours d'Allemagne, lut maréchal
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de camp dans l'armée française, se distingua surtout pendant la guerre de Sept Ans. Mécontent, ombrageux, il se rendit en Danemark, 1760, où il réorganisa l'armée. Il vivait d'une pension du roi à Lauterbach, en Alsace, lorsque Turgot et Malesherbes le tirent nommer ministre de la guerre, octobre 4775. Il montra de l'intelligence et de la fermeté, introduisit de sages réformes ; mais il mécontenta la noblesse et les soldats; il donna sa démission en 1777. On lui doit un Mémoire sur les vices du système militaire français; des Mémoires; et une Correspondance avec Paris- Duverney.
Saînt-Germain (Le comte de), célèbre aventurier du xvme siècle, mort à Slesvig, en 1784. On ne connaît ni son nom véritable, ni son origine; sa vie fut un mystère. Le maréchal de Belle-Isle l'amena en France vers 1740; il fut bien accueilli par madame de Pompadour et par Louis XV. Il faisait croire qu'il vivait depuis longues années ; on disait qu'il avait un élixir qui perpétuait la vie. Quelques-uns l'ont regardé comme un espion de quelque cour étrangère.
Saint-Hilaire (LOUIS - VINCENT - JOSEPH Le
Blond, comte de), né à Ribemont (Aisne), 1766- 4809, capitaine en 1792, servit au siège de Toulon, et fut général de division en 1799. Il mourut des suites de ses blessures.
Saint-Hilaire ( AUGUSTIN - FRANÇOIS-CÉSAR Prouvensal de Saint-Hilaire, connu SOUS
le nom d'AuGUSTE de), botaniste, né à Orléans, 1799-1853, explora le Brésil, et fut de l'Académie des Sciences en 4830. On a de lui : Flora Brasiliœ meridionalis ; Voyage dans les provinces de Rio -de- Janeiro et Minas- Ger aës ; Voyage dans le District des Diamants, 2 vol. in-8° ; etc.
Saint-Huruge (Le marquis de), né à Mâcon, 4750-4810, fut, pendant la Révolution, l'un des plus fougueux orateurs populaires, sous la direction de Danton. Emprisonné au Luxembourg, il fut délivré au 9 thermidor.
Saint-Hyacinthe (HYACINTHE Cordonnier,
dit le chevalier de Thémiseui, dit), né à Orléans, 1684-1746, après une vie aventureuse, s'établit en Hollande, et concourut à la fondation du Journal littéraire 4743. Le Chef-d'œuvre d'un inconnu, qu'il publia en 4714, eut un très grand succès- [V. Malte.1
St-Jean de Jérusalem (Chevaliers DE).J Saint. Just (Louis-Antoine de), né à Decize, 4767-4794, fils d'un capitaine de cavalerie, publia, sans se nommer, en 4789, le poème d'Organt. Plein d'enthousiasme pour la Révolution, il écrivit un vigoureux Essai, en 4794, sur V Esprit de la Révolution, et fut nommé député de l'Aisne à la Convention. Il fut l'un des chefs de la Montagne et fit partie du Comité de salut public. Il s'unit dès lors intimement à Robespierre, à Couthon, à Lebas; fut froidement impitoyable, pour établir le régime de la Terreur; également impitoyable, mais sévère et courageux, dans ses missions aux armées. Après la victoire de Fleurus, il revint à Paris, essaya vainement de défendre Robespierre au 9 thermidor, et partagea son sort. On a publié ses Fragments d'institutions républicaines, puis un Essai de constitution.
Saint-Lambert (JEAN-FRANÇOIS de), né à
Nancy, 1716-4803, servit à la cour du roi Stanislas; fut aimé de Mme du Chàtelet, et contracta avec Mme d'Houdetot une liaison qui dura jusqu'à sa mort. Il fit, comme colonel, les campagnes de 1756-57 ; puis se donna exclusivement aux lettres. Les Saisons, poème descriptif en 4 chants, 4769, excitèrent l'enthousiasme et lui ouvrirent l'Académie française, 1770. En 4798, il publia son Catéchisme universel; il reprit sa place à l'Institut en 1803. Ses poésies fugitives ont de la grâce et un tour d'esprit élégant.
Saint-Luc (FRANÇOIS d'Espinay, seigneur
de), mort en 1597, fut un des favoris de Henri III, se retira dans son gouvernement de Saintonge et Brouage; servit fidèlement Henri IV, en Bretagne, et fut tué au siège d'Amiens.
Saint-Marc (CHARLES-HUGUES Le Febvre de), né à Paris, 1698-1769, a écrit : Supplément au Nécrologe de Port-Royal; Vie de Pavillon, évéque d'Alelh; Abrégé chronologique de l'histoire d'Italie, 6 vol. in-8<>, etc.
Saint-Marc-Girardin (MARC GlRARDIN, dit),
né à Paris, 1801-1873, avocat, agrégé des classes supérieures en 4823, eut le premier accessit du prix d'éloquence à l'Académie pour l'Eloge de Lesage; en 1827, le prix pour Y Eloge de Bcssuet; en 1828, il partagea avec Philarète Chasles le prix pour son Tableau de la littérature française au xvie siècle. Il débuta, comme journaliste, dans les Débats, et resta attaché à la rédaction de ce journal jusqu'en 1872. Après la Révolution de juillet, il fut nommé maître des requêtes au conseil d'Etat et fut chargé de suppléer M. Guizot, comme professeur d'histoire, en 1834, il remplaça Lava, comme professeur de poésie latine à la Faculté des lettres. Député de Saint-Yrieix, 1834-1839, et de 4842 à 4848, il s'occupa surtout de la question d'Orient et des affaires de la Grèce. Membre du Conseil royal de l'Instruction publique, dès 1837, conseiller d'Etat en service extraordinaire, il n'abandonna pas ses cours de la Sorbonne, où il ne cessa d'exercer sur la jeunesse des écoles une grande autorité; en 4844, il fut élu membre de l'Académie française. Membre de l'Assemblée nationale de 1871, il y joua un rôle actif jusqu'au jour de sa mort.
Dans ses livres, comme dans ses leçons, Saint- Marc Girardin a partout porté l'amour du progrès et des idées sainement libérales; il n'a jamais séparé la morale de la littérature. Citons parmi ses ouvrages : Cours de littérature dramatique ou de l'usage des passions dans le drame, 5 vol. ; — Essais de littérature et de morale, 2 vol. ; — Souvenirs et voyages, 2 vol. ; — Souvenirs et réflexions politiques d'un journaliste. Il a donné dans la Revue des Deux Mondes des articles remarqués sur la Poésie chrétienne, sur la Vie et les ouvrages de J.-J. Rousseau, etc.
Saint-Martin (LOUIS-CLAUDE de), dit le philosophe inconnu, né à Amboise, 1743-1803, lieutenant dans le régiment de Foix, se lia, à Bordeaux, avec le mystique Martinez de Pasqualis, et dès lors fut tout entier livré à ses rêveries philosophiques. Il créa un système particulier qu'il appelait le spiritualisme pur. On cite de lui : Des erreurs et de la vérité; Tableau naturel des rapports qui existent entre Dieu, l'homme et l'univers ; Considérations philosophiques et religieuses sur la révolution française; le Crocodile ou la guerre du bien et du mal; etc.
Saint-Martin (Antoine-Jean), né à Paris, 4791-1832, apprit rapidement les langues orientales, et fut membre de l'Académie des Inscriptions, 4820. On a de lui : Notice sur l'Egypte sous les Pharaons; Mémoires sur l'Arménie; Recherches sur l'époque de la mort d'Alexandre et sur la chronologie des Ptolémées; Recherches swr l'histoire et la géographie de la Mésène et de la Characène. Il a annoté les 43 premiers volumes de l'Histoire du Bas-Empire, par Le Beau ; etc.
Saint-Mégrin ( PAUL de Stuer de Caussade,
comte de), mignon de Henri III. célèbre par ses duels, fut tué, en 1578, par des assassins qu'avait apostés le duc de Guise.
Saint-Non (JEAN-CLAUDE Richard de), né
à Paris, 4727-1791, conseiller-clerc au Parlement, publia le Voyage pittoresque de Naples et de Sicile, 4784-86, 5 voL in-fol., avec 542 planches gravées d'après ses dessins.
Saint-Ours (Jean-Pierre de), né à Genève,
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1752-1809, élève de Vien, eut le grand prix de peinture en 4780. On loue la pureté de son dessin et la sagesse de l'ordonnance dans ses compositions; il a réussi dans les portraits.
Saint Pavin (DENIS Sanguin de), né à Paris vers 1600, mort en 1670, passa sa vie dans l'abbaye de Livry, en vrai disciple d'Epicure. Ses poésies légères ont été publiées par Saint- Marc.
Saint-Pierre (EUSTACHE* de), bourgeois de
Calais, se dévoua, suivant Froissart, pour sauver ses concitoyens, lorsque la ville fut forcée de se rendre à Edouard III, en 1347. Lui et ses compagnons ne durent leur salut qu'aux prières de la reine, Philippine de Hainaut. Cette histoire, si populaire, a été révoquée en doute par Bréquigny. Ce qui est certain, c'est qu'il reçut des dons considérables d'Edouard III, et qu'il resta fidèle aux Anglais jusqu'à sa mort, 1371.
Saint-Pierre (ChARLES-IrÉNÉE Castel, abbé
de), né à Sainl-Pierre-Eglise, près de Barfleur, 1658-1743, cousin de Villars, entra dans les ordres, et fut de l'Académie française en 1695. Philanthrope et utopiste, il publia le Projet de paix perpétuelle, 1713, 3 vol. in-12; en 1717,1e Discours sur la polysynodie, qui condamnait sévèrement le gouvernement de Louis XIV ; l'Académie exclut l'auteur de son sein. L'abbé de Saint-Pierre fut l'un de ceux qui, dans le club de VEntre-sol, proposèrent le plus de projets d'améliorations pour toutes les branches de l'administration. Parmi ses nombreux ouvrages, citons '.Mémoire pour V établissement d'une taille proportionnelle ; — sur les pauvres mendiants et sur les moyens de les faire subsister; — pour diminuer le nombre des procès ; — pour perfectionner V éducation; — pour perfectionner Vortographe des langues de l'Europe, etc.
Saint-Pierre (JACQUES-HENRI-BERNARDIN de).
né au Havre, 1737-1814, eut une carrière agitée et bizarre. Ingénieur à l'armée de Dùsseldorf, suspendu de ses fonctions à cause de son caractère, sans ressources, il se livre au hasard des voyages, en Hollande, en Bussie, où il est présenté à Catherine II, en Pologne, où il veut •combattre pour la liberté d'un peuple généreux, à Dresde, à Berlin ; il revient en France, 1766. L'année suivante, il obtient un brevet d'ingénieur pour l'Ile de France, et se livre à l'étude de l'histoire naturelle. A son retour à Paris, 1771, de plus en plus misanthrope, il recherche la société de J.-J. Bousseau, l'accompagne dans ses promenades solitaires. En 1784, la publication des Etudes de la nature est accueillie par le plus grand succès, qui est dépassé, en 1787, par celui de Paul et Virginie. Louis XVI le nomme intendant du Jardin des plantes, 1792; en 1794, il devient professeur de morale à l'Ecole normale, et membre de l'Institut en 1795. Il a été, en effet, l'un des premiers grands peintres de la nature, surtout dans ses Etudes et dans ses Harmonies; Paul et Virginie est un chefd'œuvre de grâce et de sensibilité ; le Café de Surate et la Chaumière indienne sont des satires délicates et charmantes.
Saint-Prest (Jean-Yves de), mort en 1720, directeur du dépôt des archives des affaires étrangères, 1682, a laissé : Histoire des traités de paix depuis la paix de Vervins jusqu'à celle de N'imègue, 2 vol. in-fol.
Saint - Priest ( FRANÇOIS - EMMANUEL Goi-
gnard, comte de), né à Grenoble, 1735-1821, chevalier de Malte, se retira du service militaire avec le grade de colonel. Il suivit alors la carrière diplomatique ; ministre de l'intérieur en 1789, il émigra, fut ministre de la maison de Louis XVIII, et rentra en France, 1814, avec le titre de lieutenant général. Il fut nommé pair de France en 1815.
Saint-Priest (ALEXIS Guignard, comte DE),
historien, né à Saint-Pétersbourg. 1805-1851, petit-fils du précédent, de retour en France, se fit de bonne heure connaître comme littérateur. Lié avec le jeune duc d'Orléans, il fut ministre au Brésil, 1833, en Portugal, 1835, en Danemark, 1838, devint pair de France en 1841, et entra à l'Académie française en 1849. Parmi ses ouvrages, on cite : Athénaïs ou le souvenir d'une femme, comédie en un acte, 1826 ; Histoire de la Royauté; Histoire de la chute des jésuites, au xvme siècle ; la Perte de l'Inde et le partage de la Pologne ; Histoire de la conquête de Naples par Charles d'Anjou, 1847-48, 4 vol. in-8<>.
Saint-Réal ( CÉSAR Yichard de ) , né à Chambéry, 1639-1692, d'une famille de magistrats, prit l'habit ecclésiastique. Il a écrit : Discours sur l'usage de l'histoire ; Nouvelle historique de don Carlos ; la Conjuration de Venise, 1674, qui eut le plus grand succès et qui est un modèle de narration dans le genre de Salluste. 11 vécut dans l'intimité de la duchesse de Mazarin, en Angleterre. On lui doit encore de la Critique, réflexions sur la langue française, etc.
Saint-Simon (CLAUDE de Rouvroi, duc DE),
d'une ancienne famille de Vermandois , 1G07- 1693, page de Louis XIII, premier écuyer, gouverneur de Blaye, 1630, duc et pair, 1635, fut éloigné de la cour en 1637 par Bichelieu.
Saint-Simon (LOUIS de Rouvroi, duc DE),
fils du précédent, 1675-1755, fit ses premières armes au siège de Namur, se distingua à Nerwinden, eut un régiment de cavalerie, et succéda à son père en 1693. Il épousa, en 1695, la fille aînée du maréchal de Lorges, et, dès lors, s'occupa de réunir les matériaux qui devaient lui servir à la composition de ses Mémoires. En 1702, il donna sa démission. Mais il resta à la cour, peu aimé par Louis XIV, et cependant estimé à cause de ses qualités sérieuses, de sa piété sévère. Il eut de nombreux ennemis, mais aussi d'illustres amis ; il fut comme l'âme de la petite coterie, pieuse, honnête, aristocratique, qui enveloppait le duc de Bourgogne ; il s'attacha surtout au jeune duc d'Orléans. A la mort ûe Louis XIV, 1715, il déploya la plus grande activité pour faire donner la régence absolue à son ami, mais il demeura simple membre du conseil de régence. Son activité se consuma dans son opposition aux entreprises de Law, dans la lutte des princes du sang et des bâtards légitimés, des ducs contre la noblesse, et surtout dans ses efforts contre la faction de la duchesse du Maine et contre le Parlement. Il fut envoyé en ambassade extraordinaire à Madrid, 1721, reçut la grandesse, et, pour son fils aîné, la Toison d'or; rompit avec le duc d'Orléans, et vécut dès lors dans la retraite. — Ses Mémoires comprennent deux époques distinctes : les dernières années de Louis XIV, 1692-1715, et la régence. Il les a rédigés tout d'une suite sous le ministère de Fleury, sur des notes qu'il avait recueillies. Ils sont remplis de faits, de jugements, d'idées, qui font de son livre l'une des sources les plus importantes de l'histoire pour cette époque. Son style est d'une originalité extrême; sa langue est incorrecte, désordonnée, et cependant travaillée ; pleine de vigueur et d'ampleur, fortement colorée, étrange et souvent sublime. En 1788, il en parut des extraits tronqués sous le titre de Mémoires sur le règne de Louis XIV; Soulavie y ajouta un Supplément, puis les remania et les étendit, sous le titre de : Œuvres complètes de Louis de Saint-Simon. M. Chéruel a donné une dernière et bonne édition de Saint-Simon, 20 vol. in-8<>, et 43 voi. in-18.
Saint-Simon (Maximilien- Henri , marquis de), 1720-1799, a écrit en français, mais a publié ses livres en Hollande : des Jacinthes; Histoire de la guerre des Alpes ou campagne de 1744;
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Histoire de la guerre des Bataves et des Romains; Essai sur le despotisme et les révolutions de Russie.
Saint-Simon (CLAUDE-HENRI, COmte DE), lié
à Paris, 4760-1825, combattit en Amérique, sous Washington, devint colonel, puis quitta le service vers 1785. Il fut détenu, comme noble, jusqu'au 9 thermidor. 11 s'occupa dès lors de projets d'organisation sociale, et parvint à se ruiner. Il fit prononcer son divorce avec Mlle de Champgrand (depuis Mme de Bawr), et publia à Genève son premier ouvrage : Lettre d'un habitant de Genève à ses contemporains, 1803. De retour à Pans, il fut copiste au Mont-de-Piété; un de ses anciens commis, Diard, l'aida à faire les frais d'un ouvrage considérable : Introduction aux travaux scientifiques du xix<* siècle, 1807 ; il éerivit ensuite deux mémoires : Sur la science de l'homme et Sur la gravitation universelle. Après la Restauration, avec l'aide d'Augustin Thierry, il publia la Réorganisation de la société européenne ; l'Industrie ou discussions politiques, morales et philosophiques, 1817-1818, 4 vol. in-8°; A. Thierry, qui s'était appelé le fils adoptif de Saint-Simon, fut remplacé par A. Comte. En 4819, une brochure hardie, la Parabole, le fit traduire en cour d'assises. 11 parvint à conquérir de nouveaux disciples, Olinde Bodrigues, Léon Halévy, Bailly, Duveryer. Il publia alors le Nouveau christianisme, 4825, in-8<>, son œuvre la plus remarquable, d'où son école a tiré les principes de la hiérarchie sociale fondée sur la capacité et sur les œuvres, de l'église universelle gouvernant le temporel comme le spirituel. Il développait ses doctrines industrialistes dans le Producteur, quand il mourut en 4825. — Grand prêtre d'une sorte de religion nouvelle, il a laissé à ses disciples, les Saints-Simoniens, le soin de développer et d'appliquer ses idées. Après 4830, les plus ardents voulurent passer de la théorie à la pratique ; ils furent poursuivis dans leur asile de Ménilmontant par l'autorité judiciaire, et condamnés ; ils furent surtout atteints par le ridicule, dans leurs exagérations et la mise en scène de leurs idées.
Saint- Victor (JEAN-BAPTISTE Bins, Comte
de), né à Saint-Domingue, 4772-4858, composa deux poèmes descriptifs : l'Espérance, et le Voyage du poète, qui ne manquent pas de talent ; un opéra-comique très gai, l'Habit du chevalier de Grammont, etc.; il traduisit en vers français les Odes d'Anacréon. On lui doit encore : Tableau historique et pittoresque de Paris, depuis les Gaulois jusqu'à nos jours, 4 vol in-8°.
Saint- Vincent (GRÉGOIRE de), géomètre
belge, né à Bruges, 4584-1667, jésuite, est connu par un livre intitulé : Opus geomelricum quadraturœ circuli et sectionum coni X libris, 4647, in -fol.
Saint-Vincent (JOHN Jervis, lord), né à
Mca/ord, 1734-4823, se distingua dans toutes les guerres maritimes du xviii* s., fut nommé premier lord de l'amirauté, et devint amiral de la flotte, 1824.
Saint-Yves ( Claude ) , né près de Rocroi, 1667-1733, s*occupa avec le plus grand succès des maladies des yeux, et acquit réputation et fortune. On a de lui : Nouveau traité des maladies des yeux.
Sainte- Voyez au second mot les noms
géographiques composés.
Sainte- Aulaire (FnANÇOIS-JoSEPH de Beaupoil, marquis de), né au château du Bary (Limousin), 1643-4742, fut l'un des ornements de la cour littéraire de Sceaux. Il entra à l'Académie, malgré Boileau, 1706. Ses poésies sont éparses dans divers recueils.
Sainte- Aulaire (LOUIS-CLAIR de Beaupoil,
comte de), né dans le Périgord, 4778-1854, élève de l'Ecole des nonts et chaussées, 1794, puis de
l'Ecole polytechnique, fut nommé chambellan de l'empereur. 1809, puis préfet. Député, il fut du parti sagement libéral. Il publia une Histoire de la Fronde, 1827, 3 vol. in-8°. Pair de France en 1829, il accepta franchement la révolution de 1830, fut ambassadeur à Rome, à Vienne, à Londres. Membre de l'Académie française en 1841, il ememploya ses dernières années à rédiger ses Mémoires.
Sainte-Beuve ( CHARLES - AUGUSTIN ), né à
Boulogne-sur-mer, 1804-1869, acheva ses études aux collèges Charlemagne et Bourbon, et, dès lors montra les qualités d'un esprit facile et ingénieux. Il obtint une plaça d'externe à l'hôpital Saint-Louis. Mais il avait un goût plus vif encore pour les lettres; il écrivit, dès 4824, dans le Globe, et renonça à la médecine en 4827. Il se laissa entraîner par le mouvement romantique, fit partie du Cénacle, et, en 4828, publia un Tableau historique et critique de la poésie française au seizième siècle. Les Poésies de Joseph Delorme, 4828, et les Consolations soulevèrent autant de critiques que d'éloges. Après 4830, il se rapprocha un instant des Saints-Simoniens. Mais bientôt il trouva sa veine la plus heureuse, en continuant dans la Revue des Deux Mondes les Portraits littéraires qu'il avait commencés dans la Revue de Paris, 4834. En 4834, il composa Volupté; puis les Pensées d'août, qui eurent moins de succès. En 4840, conservateur à la bibliothèque Mazarine, il remplaça Casimir Delavigne à l'Académie française, en 1845. Il quitta la France, en 1848; en 4850, il reprit dans le Constitutionnel les Portraits littéraires, sous le titre de Causeries du lundi; il passa au Moniteur, 1852, et fut nommé professeur de poésie latine au Collège de France ; maître de conférences à l'Ecole normale, 1857. Il fut nommé sénateur, 4865, défendit dans ses derniers temps la liberté de la pensée et venait d'accorder sa collaboration au journal le Temps, lorsqu'il mourut en libre penseur.
On a généralement loué sa finesse d'appréciation, son habiieté à mêler, en charmant et en intéressant, la biographie anecdotique à la critique littéraire
Outre les œuvres citées on lui doit : Histoire de Port-Royal, 5 vol. in-8» ; Portraits de femmes; Portraits contemporains ; Etude sur Virgile ; Chateaubriand et son groupe littéraire, etc., etc.
Il a collaboré à plusieurs journaux et recueils, et il a écrit un grand nombre de Préfaces, de Notices biografiques et littéraires, en tète des œuvres de divers auteurs.
Sainte-Croix. (GUILLAUME - EMMANUEL-JOSEPH Guilhem de Clermont-Lodève, baron DE), né à Mormoiron (Comtat-Venaissin), 4746-4809, fut couronné par l'Académie des Inscriptions, en 1772, pour YExamen critique des historiens d'Alexandre. Il entra à l'Institut en 4803. Son Examen Critique, considérablement augmenté, devint un nouvel ouvrage, en 4804. in-4». On lui doit encore : de VEtat et du Sort des colonies des anciens peuples ; Histoire des progrès de la puissance navale de l'Angleterre; Recherches his^ toriques sur les mystères du paganisme, 2 vol. in-8<>; Mémoires historiques et géographiques sur les pays situés entre la mer Noire et la mer Caspienne; etc., etc.
Sainte-Marthe (Gaucher II, dit Scévole I" de), né à Loudun, 4536-4623, changea son nom de Gaucher en celui de Scévola, qui a le même sens en latin, fut maire de Poitiers, député aux Etats de Blois eu 4588, l'un des notables de l'assemblée de Rouen. Ses Œuvres renferment des sonnets, des épigrammes, des traductions en vers français, des poésies latines.
Sainte-Marthe (Gaucher III, dit Scévole II, et Louis de), frères jumeaux, fils de Scévole 1", nés à Loudun, 1574, morts : Scévole en 165Q,
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Louis en 1656, furent historiographes de France. Ils ont publié : YHistoire généalogique de la maison de France ; Histoire généalogique de la maison de Beauveau; Gallia christiana, 4 vol. in-fol.
Sainte-Marthe (Pierre Gaucher, dit Scévole III, de), fils de Scévole II, né à Paris, 1618- 1690, conseiller d'Etat et historiographe de France, a publié : Table généalogique de la maison de France; l'Etat de la cour des rois de V Europe ; Traité historique des armes de France et de Navarre; etc.
Sainthe-Marthe (ABEL-LOUIS de), frère du
précédent, né à Paris, 1620-1697, oratorien, acheva, revit et publia la Gallia christiana; prépara une histoire générale du monde chrétien, Orbis christianus, 9 vol. in-fol. manuscrits.
Sainte-Marthe (DENIS de), de la famille
des précédents, né a Paris, 1650-1725, bénédictin, devint supérieur général en 1720. Il a écrit un grand nombre d'ouvrages d'érudition et de controverse : Traité de la confession contre les calvinistes ; Entretiens touchant l'entreprise du prince d'Orange sur V Angleterre; Vie de Cassiodore ; Histoire de saint Grégoire le Grand, 1697, in-4<>.
Saînte-Palaye (JEAN-BAPTISTE de la Carne de), né à Auxerre, 1697-1781, fut admis, dès 1724, à l'Académie des Inscriptions, et fut de l'Académie française en 1758. Il avait réuni d'immenses matériaux en 23 volumes in-fol. pour l'histoire de la chevalerie et des troubadours ; il n'est resté que quelques fragments de son Glossaire de l'ancienne langue française. Son Dictionnaire des antiquités françaises, 40 vol. in-fol., à la Bibliothèque nationale, a fourni d'excellents matériaux pour la composition de savants ouvrages. On lHi doit encore : Mémoires sur Vancienne chevalerie; Fabliau d'Aucassin et Nicolette, etc.
Sainte-Suzanne (GlLBERT-JoSEPH-MARTIN
Bruneteau, comte de), né au Mothé (Aube), 1760-1830, sous-lieutenant en 1779, fut général de brigade dès 1795, général de division, 1796. Sénateur, 1804, comte de l'empire, 1809, et pair de France, 1814, il refusa de prendre part au jugement du maréchal Ney. On a de lui : Siège de Dantziek en 1807 ; Projet de changements à opérer dans le système des places fortes.
Saintes, Santones, ch.-l. d'arrond, du département de la Charente-Inférieure, à 72 kil. S.-E. de La Rochelle, sur la Charente. Restes d'un amphithéâtre et d'un arc de triomphe romain. Commerce de grains et d'eaux-de-vie de Cognac. Victoire de Saint Louis sur Henri III d'Angleterre, 1242 ; 15,763 hab.
Saintes (Les), los Santos, sont un groupe des petites Antilles, à 12 kil. S. de la Guadeloupe. Elles dépendent du gouvernement de la Guadeloupe. Population, 1,300 hab. Rade excellente. Défaite du comte de Grasse par l'amiral anglais Rodnev, 1782.
Saintine (JOSEPH-XAVIER Boniface, connu
sous le nom de), né à Paris, 1798-1865, écrivit plusieurs pièces de vers, qui furent couronnées par l'Académie française. Il fut le collaborateur de Scribe, Ancelot, Carmouche, Varin, etc., et a composé plus de 200 pièces. Un petit roman, Picciola, lui valut le prix Montyon de 3,000 fr., en 1837, et a été plus de 20 fois réimprimé; il a encore écrit une Histoire des Guerres d'Italie, 1828, et des romans bien faits : Jonathan le visionnaire, une Maîtresse de Louis XIII, Antoine, les Récits dans la Tourainet les Métamorphoses de la femme, etc.
Saintonge, Santonensis tractus, anc. province de France, comprenait la Haute-Saintonge, capit. Saintes, et la Basses-Saintonge, capit. Brouage. La première faisait partie du gouvernement de Saintonge-et-Angoumois ; la seconde faisait partie de l'Aunis, avec les villes de Ma-
rennes, Soubise et l'île l'Oleron. — La Saintonge fut définitivement réunie par Charles V.
Saintonge-et-Angoumois. Gouvernement militaire avant 1789 ; capit., Angoulême.
Saintrailles OU Xaintrailles (POTON de),
né vers 1390 ou 1400, mort en 1461, combattit avec La Hire, et se distingua surtout à Mons-en- Vimeu, à Cravant, à Verneuil, 1424 ; à Beaugency, au siège d'Orléans avec Jeanne d'Arc, à Patay, à Compiègne. On le retrouve à la tête des compagnies d'écorcheurs, en Lorraine, en Normandie, etc. ; il contribua à la conquête de la Normandie, delà Guyenne; et fut nommé maréchal de France, 1454; gouverneur de Bordeaux, 1459.
Sais, ville de la Basse-Egypte, fut dans l'antiquité la capitale de la dynastie Saïte.
Saissac, ch.-l, de canton, arrond. et à 25 kil. N.-O. de Carcassonne (Aude); 1,482 hab.
Saisset (Emile-Edmond), né à Montpellier, 1814-1863, professeur de philosophie, maître de conférences à l'Ecole normale, 1846, suppléa Damiron à la Sorbonne, 1849-52, devint titulaire de cette chaire et membre de l'Académie des Sciences morales, 1863. Il a défendu avec talent la cause du spiritualisme cartésien. On lui doit : une traduction des Œuvres de Spinosa ; Essais sur la philosophie et la religion au xixe siècle ; Mélanges d'histoire, de morale et de critique; Essai de philosophie religieuse , etc.
Sakaï, v. de l'île de Niphon (Japon), port au S. de Kioto. Ville impériale.
Sakalaves OU Séclaves, tribu de .l'île de
Madagascar, sur la côte O.
Sakaria, anc. Sangarius, fleuve de la Turquie d'Asie, d'un cours de 460 kil., se jette dans la mer Noire.
Sakatou, OU Sakkatou, OU Sackatou, V.
du Soudan, dans le pays de Haoussa, sur le Sakatou, affluent du Niger ; 20,000 hab.
Sakhalien. V. AMOUR.
Sakkara, v. de la Basse-Egypte, à 12 kil. de Gizéh.
Sakmara, riv. de la Russie, affl. de gauche ' de l'Oural, arrose le gouvern. d'Orenbourg. Cours de 800 kil.
Sai, une des îles du cap Verl, malsaine, a d'importantes mines de sel.
Sala (Angiolo), chimiste italien, né à Vicence, à la fin du xvie siècle, fut médecin en Suisse et en Allemagne.
Sala (Nicolas), compositeur italien, né prèr de Bénévent, 1701-1800, est connu surtout paun recueil de modèles de contrepoint et de fus gués, 3 vol. in-fol.
Sala, anc. nom de l'Yssel. Sur ses bords était établie la tribu des Francs Saliens.
Sala, ville de Suède, lan de Westera6 ; 4,000 h. Mine d'argent. Eaux minérales.
Sala (l<a), v. de la prov. et à 100 kil. S.-E. de Salerne (Italie) ; 6,000 hab.
Saladin OU Salah-ed-Din (MalEK-NasSER-
Yodsouf), né à Tekrit sur le Tigre, 1137-1193, d'origine kurde, fils d'Ayoub (d'où le nom d'Ayoubites, donné à ses descendants), général de Noureddin, fit reconnaître en Egypte le khalife abbasside de Bagdad, retint prisonnier dans son palais le dernier khalife fatimite, El-Added, et resta maître du pays, sous la domination nominale de Noureddin. A la mort de ce prince, 1174, Saladin s'empara de Damas, d'Emesse, de Hamah, de Baalbeck, resta maître de la Syrie et prit le titre de sultan d'Egypte et de Syrie. IL tourna alors ses armes contre les chrétiens ; battit le roi de Jérusalem, Gui de Lusignan, et le fit prisonnier à Tibériade, 1187. Jérusalem tomba en son pouvoir. Une troisième croisade fut prêchée; Saladin, luttant avec courage contre Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion, ne put sauver Saint-Jean-d'Acre ; mais Richard fut forcé de signer une trêve de trois ans, 1192.
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Saladin était admiré, comme le plus illustre représentant de l'islamisme; il avait mérité par ses vertus, sa piété, sa justice, la simplicité de ses mœurs, une renommée qui popularisa son nom, même dans les pays chrétiens. Il mourut à Damas.
Saïado (Rio), riv. de la Confédération Argentine, se jette dans le Parana, près de Santa- Fé; cours de 1,100 kil. — Riv. de la même république, se jette dans le Rio de la Plata, rive dr. ; cours de 550 kil. — Petit fl. d'Espagne oui se perd dans la baie de Cadix.
Saiagora, port d'Arta, dans la Basse-Albanie (Turquie).
Salai ou Salaino (Andréa), peintre, né à Milan, vers 1500, fut l'élève favori de Léonard de Vinci.
Saïamanca , v. de l'Etat de Guanajuato (Mexique), au S. ; 15.000 hab.
Saïamanca, ile de la mer des Antilles, près de ia côte de la Confédération Grenadine, à l'E. de l'embouchure de la Magdalena. Elle est longue de 44 kilom. et sablonneuse.
Saïamanque, v. d'Espagne, dans le roy. de Léon, capit. de la prov. du même nom, à 455 k. N.-O. de Madrid, sur le Tormès. Evêché, université jadis très célèbre; 14,000 hab. — La province a 12,794 kil. carr. et 285,000 hab.
Saïamas, v. de Perse, sur le lac d'Ourmiah ; 6,000 hab.
Saïamine, auj. Colouri, île du golfe d'Athènes, forma d'abord un petit Etat et eut parmi ses rois Télamon ; puis fut disputée par Mégare et Athènes. Solon s'en empara. Les Grecs y battirent la flotte de Xerxès, 480. Elle fait partie du nome d'Attique-et-Béotie (Grèce).
Saïamine, v. de l'île de Chypre, sur la côte E., fondée par Teucer, qui fuyait ia colère de son père Télamon. Les Arabes la détruisirent au vue siècle.
Saianga, île sur la côte O. de la presqu'île de Malacca.
Salangor. V. SàLENGORE.
Salankemen, bourg à 26 kil. S.-E. de Carlowitz (Hongrie), près du confluent de la Theiss et du Danube. Victoire du prince Louis de Bade sur les Turks, 1691.
Salapie, v. de l'Italie anc, dans l'Apulie, près de l'embouchure de l'Auflde. Auj. Torredel-Saline.
Salaria ("Via), anc. voie romaine, de Rome à Adria.
Salars, ch.-l. de cant. de l'arr. de Rodez (Aveyron); 1,288 hab.
Salasses, tribu gauloise des Alpes, vers le cours supérieur de la Dora-Baltea. Les Romains vainquirent les Salasses et fondèrent Eporedia (Ivrée) pour les contenir.
Salât, riv. de France, vient des Pyrénées, arrose Saint-Girons et Saint-Lizier, traverse les dép. de l'Ariège et de la Haute-Garonne, et se jette dans la Garonne près de Saint-Martory. Cours de 88 kil.
Salayer, île de l'Océanie, au S. de Célèbes, dans l'archipel de la Sonde. Aux Hollandais.
Salazie, localité de La Réunion, dans le cirque de ce nom. Eaux thermales et hôpital.
Saibris, ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil. N.-E. de Romorantin (Loir-et-Cher), sur la Sauldre ; 2,041 hab.
Saices, Salsulœ, comm. du cant. de Rivesaltes, arr. et à 16 kil. N. de Perpignan (Pyr.- Orientales) ; 16,000 hab. Eaux minérales; vin blanc dit de Grenache.
Saidafia, v. d'Espagne, dans la prov. et à 60 kil. N.-O. de Palencia, dans la Vieille-Castille.
Saidanna (Baie de), sur la côte S.-O. de l'Afrique, au N. de la baie de la Table.
Saidé, comptoir et poste militaire du Sénégal,
Saiduba , v. de l'Espagne ancienne, cnpit. des Edétans ; auj. Saragosse.
Salé, v. du Maroc, sur l'Atlantique, à l'emb. du Bou-Begreg, en face de Babat-Salé; 10,000 h.
Salé (Lac), grand lac des Etats-Unis, dans l'Utah, de 400 kil. de tour. Eaux peu profondes et chargées de sel ; il est bordé de marais. Il reçoit le Jourdain , qui sort du lac Ut ah. A l'emb. du fl. est la Ville du Grand-Lac- Salé, ville principale des Mormons.
Saiei (Hugdes), né dans le Querci, vers 1504, mort en 1553, maître d'hôtel de François I°r, a écrit un grand nombre de pièces (souvent bizarres) en l'honneur de Marguerite. Il a traduit en vers français les dix premiers livres de l'Iliade.
Salem, anc. nom de Jérusalem.
Salem, v. des Etats-Unis, sur l'Atlantique, à 25 kil. N.-E. de Boston (Massachusetts) ; 28,000 h. Ville commerçante et industrielle. Cotonnades, cordages, chaussures, produits chimiques, elc. Son port arme pour la pêche de la morue et de la baleine. — Ville de l'Etat de New-York, au N.-E. d'Albany. — Ville de l'Etat de New-Jersey. — Ville de la Caroline du Nord, à l'O. de Raleigh.
Salem, v. de l'Hindoustan anglais, dans la présidence de Madras; 50,000 hab.
Salembria, anc. Pénée, fl. de la Turquie d'Europe, arrose la Thessalie, et se jette dans le golfe de Saloniki.
. saiemi, v. de la prov. et à 36 kil. S.-E. de Trapani (Sicile) ; 12,000 hab.
Saiency, comm. du cant. de Noyon, arr. et à 35 kil. N.-E. de Compiègne, sur l'Oise (Oise) ; 1,000 hab. Couronnement annuel d'une rosière.
§alengore OU Salangor, V. de lTndo-
Chine, dans la presqu'île de Malacca; capit. d'un Etat indépendant.
Salente, v. de l'Italie primitive, fondée, dit-on, par Idoménée, dans l'Iapygie ; capit. des Salentins.
Saierne, ch.-l. de la prov. du même nom (Italie), ancienne Principauté citérieure; 31,000 hab. Archevêché, université. République puissante au moyen âge et célèbre école de médecine. — La province a 541,738 hab
Salernes, ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil. O. de Draguignan (Var); 3,290 hab.
Salers, ch.-l. de cant., arr. et à 25 k. S.-O. de Mauriac (Cantal); 1,049 hab.
Sales, château près d'Annecy (Haute-Savoie), qui appartenait à la famille de saint François de Sales.
Saiette (La), village du canton de Corps, dans l'arr. de Grenoble (Isère), célèbre par l'apparition de la Vierge, le 19 septembre 1846.
Saieye (Jean-Lambert), sculpteur, né à Ans, près de Liège, 1788-1834, eut le grand prix a Paris, 1812.
Saifi (François), né à Cosenza, 1759-1832, a publié un Résumé de l'histoire de la littérature italienne, 1826, et la continuation de l'Histoire littéraire de V Italie, par Ginguené.
Saiford, v. du comté de Lancastre (Angleterre), est véritablement réunie à Manchester : 176,000 hab.
Saighir, fl. de la Crimée, arrose Simféropol, et se jette dans la mer Putride.
Sainieh, v. de la Basse-Egypte, à 55 kil. N.-E. de Belbeïs.
Salibabo, groupe d'îles de laMalaisie, entre les Philippines au N., les Moluques au S.
Salice, ch.-l. de canton, arr. et à 43 kil. N.-E. d'Ajaccio (Corse) ;438 hab.
Salicetti (Christophe), né à Bastia, 1757-1S09, député aux Etats généraux, fit décréter l'incorporation de l'île à la France. Député à la Convention, il vota la mort de Louis XVI; fut en lutte avec Paoli ; et contribua à la soumission de Marseille et de Toulon. Membre du conseil des Cinq-Cents, il s'opposa au 18 brumaire,
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mais eut des missions en Toscane, à Gênes, et fut ministre de la police à Naples, sous Joseph, en 1806 ; Murât l'éloigna. Napoléon l'estimait, quoiqu'il fût resté républicain sincère.
Saiiens, tribu des Francs qui habitait, aux me et ive siècles de l'ère chrétienne, sur les bords de la Sala.
Saiiens, flammes ou prêtres de Mars dans l'ancienne Rome, institués par Numa. Ils gardaient les anciles ou boucliers sacrés ; ils étaient au nombre de douze.
Saiieri (Antonio), né à Legnago, 1750-1825, élève de Gassmann. a écrit plusieurs opéras estimés : Armida, Europa riconosciuta, les Danaïdes, les Horaces. Tarare, qui eut beaucoup de succès à Paris, 1787, il Pastor fido, César in Farmacusa, etc. Parmi ses œuvres religieuses, on cite surtout avec éloge l'oratorio de la Passion.
Salies, ch.-l. de cant., arr. et à 27 kil. N.-E. de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), sur le Salât; 893 hab.
Salies, ch.-l. de eant., arr. et à 16 kil. 0. d'Orthez (Basses-Pyrénées). Commerce considérable de sel ; 5,296 hab.
Salignac, ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil. N. de Sarlat (Dordogne). Truffes, charbon de terre ; 1,297 hab.
Salimbeni (Ventdra), dit le Cavalier Bevilacqua, né à Sienne, 1567-1613, élève de son père, Ârcangelo, a peint de belles lïesaues surtout.
Salina, une des îles Lipari; 5,000 hab.
Salina, v. des Etats-Unis, à 58 kil. S. d'Oswego (New-York); 16,000 hab. Sources salées. .
Satinas, village d'Espagne, dans la prov. et à 14 kil. N.-E. de Vittoria.
Salinator (Lrvius), consul en 207 av. J.-C, défit sur les bords du Métaure Asdrubal, frère d'Annibal.
Salindres, comm. du cant. et de l'arr. d'Alais (Gard), 2,621 hab.
Salins, Salinœ, ch.-l. de canton, arr. et à 30 kil. N.-E. de Poligny (Jura), sur la Furieuse. Salines et eaux minérales ; comm. de sel, sulfate de soude, plâtre; vins rouges et vins blancs mousseux; 6,419 hab.
Salins (Château-). V, CHATEAU-SALINS.
Saliqne (Loi) ; on nomme ainsi la réunion des coutumes suivies chez les Francs Saiiens. Ces coutumes furent recueillies et rédigées en latin à plusieurs reprises, principalement sous Clovis, Dagobert et Charlemagne. C'est avant tout une loi pénale qui punit les vols, les violences, les blessures, les meurtres. — Au quatorzième siècle, les légistes interprétèrent, en faveur de Philippe V, un passage de la vieille loi des Francs Saiiens ; et c'est depuis 1316 que l'on a donné pour cette raison le nom de loi saligue à la loi qui exclut les femmes de la succession au trône de France.
Salisbury OU New-Saram, V. d'Angleterre, capit. du comté de Wilts, sur l'Avon ; 12.000 hab. Evêché, belle cathédrale. Fabr. de coutellerie. — Bourg des Etats-Unis, sur le Merrimac (Massachusetts). — Bourg des Etats-Unis (Connecticut).
Salisbury (JEAN de). V. JEAN DE SALISBURY.
Sallancnes OU Sallencnes, ch.-l. de cant., arr. et à 29 kil. S.-E. de Bonneville (Haute-Savoie), sur l'Arve; 2,065 hab.
Salle (Jacques-Antoine), jurisconsulte, né à Paris, 1712-1778, a écrit : Esprit des ordonnances de Louis XV ; — de Louis XI V; Traité des fonctions des commissaires du Chàtelet; Nouveau Code des curés.
Saliertaine, comm. du cant. de Challans, arr. des Sables (Vendée) ; 2,192 hab.
Salles (Jean-Baptiste), né en Lorraine vers 1760, mort en 1794 ; député aux Etats généraux,
et à la Convention, se déclara contre les anarchistes. Il se lia aux Girondins contre la Montagne, fut mis hors la loi, 21 juille 1793, fut arrêté à Bordeaux et exécuté.
Salles, comm. du cant. de Belin, arr. et à 40 kil. N.-O. de Bordeaux (Gironde); 3,872 hab.
Saiies.Curan, ch.-l. de cant.,arr. et à 35 k N.-O. de Millau (Aveyron); 2,686 hab.
Saiies-ia-Source, comm. du cant. de Marcillac, arr. et à 15 kil. N. de Rodez (Aveyron) 2,832 hab. Grotte magnifique, belles cascades.
Salles-sur-i'Hers, ch.-l. de cant.. arr. et à 20 kil. O. de Castelnaudary (Aude) ; 1,027 hab.
Saiiier (Claude), né à Saulieu (Côte-d'Or), 1685-1761, fut membre de l'Académie des Inscriptions , en 1715 , professeur d'hébreu au Collège de France , membre de l'Académie française, 1729. Il a publié beaucoup de dissertations ; a découvert les poésies de Charles d'Orléans, et a publié la première édition complète de Joinville.
Saiio (Denis de), né à Paris, 1626-1669, conseiller au Parlement, fonda le Journal des Savunts, 1665, gazette hebdomadaire ; on retira le privilège après le treizième numéro. Le Journal des Savants fut repris par l'abbé Gallois, 1666. La collection jusqu'en 1792 forme 111 vol. in-4<>.
Salluste (CAIUS CRISPUS Sallustius),), né à
Amiternum, 86-34 av. J.-C, fut questeur en 59, et tribun en 52. Il soutenait le parti populaire. Ses mœurs étaient corrompues ; il s'attacha à Clodius, voulut le venger, contribua à la condamnation de Milon, mais fut lui-même chassé du Sénat, à cause de sa dépravation, 50. C'est alors qu'il écrivit la Conjuration de Catilina. Il se déclara pour César, fut questeur 48, préteur 47, se distingua dans la guerre d'Afrique et reçut le gouvernement de la Numidie. Il y commit d'affreuses exactions et y fit une'' fortune scandaleuse. Retiré dans sa riche maison du mont Quirinal, dans ses délicieux jardins, il écrivit la Guerre de Jugurtha, et entreprit une Histoire générale; il n'en reste que des fragments. On lui attribue les Epîtres à César sur l'organisation du gouvernement de Rome. Les anciens l'ont placé au plus haut rang parmi les historiens ; on a pu lui reprocher, d'avoir fait de l'histoire une composition littéraire avant tout, et d'avoir cherché l'intérêt plus que la vérité. La rapidité, la précision nerveuse de son style, ont été justement admirées ; on peut blâmer ses archaïsmes, faux-semblant d'habitudes antiques.
Salluste (SECDNDCS SALLUSTIUS PROMOTDS),
préfet des Gaules, sous Constance, ami de Julien, consul en 363, refusa l'empire à la mort de Julien. On lui attribue un traité, des Dieux et du Monde.
Saim, nom de deux comtés de l'Allemagne occidentale, autrefois souverains. LeHaut-Salm, capit. Senones, était situé au N. de la Queich, sur les limites de l'Alsace et de la Lorraine. Le Bas-Salm, capit. Salm, était au S.-E. de la province de Liège. — Ces domaines ont été médiatisés en 1803.
Salm.Kyrbourg (FRÉDÉRIC, prince DE), né
à Limbourg, 1746-1794, maréchal de camp en 1788, se jeta dans le parti de la Révolution, et périt sur l'échafaud, condamné comme aristocrate.
Salm-Dyck (CONSTANCE-MARIE de Théis,
dame Pipelet , puis princesse de) , née à Nantes, 1767-1845, fille d'un maître des eaux et forêts ? commença par publier quelques petites pièces de poésie; elle écrivit pour la scène Sapho, musique de Martini, 1794, qui eut plus de cent représentations. Ses poésies didactiques, ses épîtres, ses discours, eurent du succès. Elle divorça en 1799, et épousa le prince de Salm-Dyck. Ses Œuvres complètes forment 4 vol» in -8» ; on y trouve ses Pensées, d'une
SAL
SAL
observation une et sensée; un roman, Vingtquatre heures d'une femme sensible; un poème intitulé Mes soixante ans ; etc.
Salmanassar m, roi d'Assyrie, vivait probablement au vme siècle av. J.-C. Il soumit au tribut le roi de Juda, Jéhu, et les princes de Chaldée et de Pbénicie.
Salmanassar "V, successeur de Tiglapileser, 725-721 av. J.-C, attaqua le roi d'Israël, Osée, et mourut pendant le siège de Samaiïe.
Saimeggia (Enea), dit le Talpino, peintre, né à Bergame, mort en 4626.
Saimeron (Alphonse), né à Tolède, 1515- 4585, fut, à Paris, l'un des premiers compagnons d'Ignace de Loyola. Dans ses Traités théologiques et ses Dissertations, il soirtint les principes d'un ultramontanisme outré.
Salmon (Jean), dit Maigret, né à Loudun, 1490-1557, l'un des valets de chambre de François Ier, a laissé des odes, qui sont écrites en latin élégant.
Saimonée, fils d'un roi de Thessalie, frère de Sisyphe (?), voulut se faire passer pour un dieu. Jupiter le foudroya et le précipita dans le Tartare. [Pont-Euxin ; auj. Midiah.l
Saimydesse, v. de l'anc. Thrace, sur lej
Salo, v. sur le lac de Garde, dans la prov. et à 26 kil. N.-E. de Brescia (Italie) ; 5,200 hab. Commerce de soie, huile, oranges.
Saiomé, sœur d'Hérode le Grand, se rendit célèbre par ses crimes.
Saiomé, tille d'Hérode-Philippe et d'Hérodiade, obtint de son oncle, Hérode-Antipas, qu'il fît couper la tête à saint Jean-Baptiste.
Saiomé (Marie), femme de Zébédée, mère de saint Jacques le Majeur et de saint Jean l'Evangéliste.
Saiomon (en hébreu, le Pacifique), roi d'Israël, fils du roi David et de Bethsabée, lui succéda en 1025. Il fit périr son frère Adonias, qui s'était révolté contre David ; il réprima le soulèvement des Iduméens, reprit Damas, soumit le royaume de Hamath, les Héthéens, les Amorrhéens, etc. Son royaume s'étendit de l'Egypte à l'Euphrate ; il fit surtout fleurir le commerce et les arts ; il construisit Tadmor dans une oasis du désert de l'Arabie, le port d'Asiongaber sur la mer Bouge ; il éleva le temple de Jérusalem avec l'aide d'Hiram, roi de Tyr. Puis il bâtit, sur la colline de Sion, une citadelle et un palais; sur la fin de son règne, il épousa jusqu'à 60 femmes; ses prodigalités finirent par épuiser ses finances. La sagesse de Saiomon est restée célèbre dans tout l'Orient; il avait écrit trois mille Proverbes, dont nous avons seulement une faible partie; il avait composé plus de mille Cantiques, et surtout le Cantique des cantiques, puis le livre de YEcclésiaste. Mais la critique moderne a élevé des doutes nombreux sur l'auteur véritable de ces derniers ouvrages.
Saiomon. Trois princes de ce nom régnèrent sur la Bretagne : Saiomon I", de 421 à 434; — Solomon II, 612-632 ; — Saiomon III, neveu de Nominoé ; Charles le Chauve lui accorda le titre de roi et lui donna le comté de Coutances, S67 ; Saiomon vainquit les Normands à Angers, 873; il fut assassiné dans le pays de Cornouailles,874.
Saiomon, né en 1051," fut, après la mort de Bêla, son oncle, reconnu roi de Hongrie, en 1064. Il fut détrôné par Ladislas, 1077, et mourut dans une retraite de lTstrie.
Saiomon (îles), ou de la Nouvelle-Géorgie, archipel de l'Océanie, dans la Mélanésie, à TE. de la Louisiade. Les principales îles sont :«Bougainville. Choiseul, Isabelle, Guadalcanar et Saint-Christophe. Les habitants sont des Malais et des nègres.
Saiomon (Fourche de), Salomon's Fork,
riv. des Etats-Unis, se jette dans la Fourche- Républicaine. Cours de plus de 700 kil.
Salon, ch.-l. de canton, arr. et à 35kil.N.-0. d'Aix (Bouches-du-Rhone), sur le canal de Craponne. —Tombeau de Nostradamus ; statue d'Adam de Craponne ; grand commerce d'huile d'olive ; 7,502 hab.
Salon, riv. de France, arrose les dép. de la Haute-Marne et de la Haute-Saône, et se jette dans la Saône. Cours de il kil.
Saiona ou AmpUissa, v. de la nomarrhie de Phthiotide-et-Pfiocide (Grèce) avec un petit port; 8,000 hab.
Saione, capit. de l'anc. Dalmatie, près de la ville moderne de Spalatro. Patrie de Dioctétien.
Salonina (PUBLIA LlCINIA JuLIA CORNÉLIA),
impératrice romaine, femme de Gallien, vers 240, vit périr son fils Saloninus, tué par Postumus, en 259, et son mari, assassiné sous les murs de Milan, 268.
Saionique ou Saloniki, anc. Thessalonica, v. de Turquie d'Europe, ch.-l. de vilayet, dans la contrée vulgairement appelée Macédoine, port sur et profond sur l'Archipel, à 520 kil. O. de Constantinople. Archevêché grec. Fabriques de tapis, de soieries et de cotonnades; exportation de coton, soie, graines de vers à soie, laine, blé, tabac, etc. ; 60 à 80,000 hab.
Salop, comté de l'Angleterre. V. Shropshire.
Salon, bourg d'Espagne, dans la province de Tarragone ; port sur la Méditerranée, à l'O. du cap Salou. Commerce de cabotage assez considérable.
' Saiouen,i de l'Indo-Chine, prend sa source en Chine dans les monts du Thibet, coule entre l'empire Birman et le royaume de Siam, et se jette au fond de la baie de Martaban.
Saioum, région de la Sénégambie, au nord de la Gambie, arrosée par la rivière Saioum.
Saipensa, anc. ville de la Bétique, en Espagne, dans le Conventus d'Hispalis (Séville). On a découvert, en 1857, des tables de bronze, dites de Malaga et de Saipensa, très intéressantes au sujet du droit municipal sous les empereurs Romains.
Saipi, lac du royaume d'Italie, près de l'Adriatique un peu au N. de l'Ofanto.
Saisette, île de l'Hindoustan anglais, au N. de celle de Bombay, à laquelle elle est jointe par une chaussée. Elle renferme un temple célèbre.
Sait (Henry), né à Lichfield (Stafford), vers 1785, visita l'Inde, l'Abyssinie, l'Egypte. 11 fut ensuite consul général au Kaire et y rendit de grands services à la science. On lui "doit : Récit d'un voyage en Abyssinie; Egypt, a descriptive poem ; Essay on Young's and Champolliorïs phonetic system of hieroglyphics.
Salta, appelée aussi Saint- Philippe- de-Tucuman, v. de la Confédération Argentine, à 1,200 k. N.-O. de Buénos-Ayres ; 10,000 hab. Evèché. Aux environs, mines d'or, d'argent, de cuivre et de fer. — La prov. a 89,000 hab.
Saitcoats, v. d'Ecosse, sur la mer d'Irlande, à 40 kil. S.-O. de Glasgow, dans le comté d'Avr; 5,000 hab.
Saltillo OU Leona Vicaiio, V. de l'Etat de Cohahuila (Mexique), au S.-E. ; 8,000 hab.
Saito, v. de l'Uruguay, en face de Concordia, sur l'Uruguay.
Saluées, Augusta Vagiennorum, v. de la province et a 25 kil. N. de Coni (Italie) près du Pô ; 10,000 hab. Evèché. Fabr. de soieries, chapeaux. Autrefois capit. d'un marquisat réuni à la France par François Ier et cédé à la Savoie par Henri IV, 1601.
Salvador (San-), petite république de l'Amérique centrale, bornée au N. par le Honduras ; à l'E., par la baie de Fonseca; au S., par l'océan Pacifique ; à l'O., par le Guatemala. Superficie, 18,720 kil. carrés; popul., 555,000 hab. Capit., San-Salvador ; 15,000 hab., au pied d'un volcan,
SAL
SAM
qui l'a presque détruite en 1839 ; V. pr., Cojutepee, San-Vicente, Sensumtepec, Llobasco, la Union et Acajutla.
Salvador (San-), V. du Brésil. V. IÏAH1A.
Salvador (San-) OU Banza-Congo, v. de l'Afrique, dans le Congo, capit. d'un petit royaume soumis aux Portugais.
Salvador . dos - Campos (San-), ville du Brésil, dans la province et au N.--E. de Rio-de- Janeiro, sur le Parahyba. Commerce de sucre, rhum, café, coton.
saivages (lies), petit archipel de PAtlantitique entre Madère et les Canaries; elles sont inhabitées et appartiennent à l'Espagne.
Saivagnac, ch.-l. de cant., arr. et à 25 kil. 0. de Gaillac (Tarn) ; 4,805 hab
Saivatierra, v. du Mexique, dans la prov. de Mechoacan, à 450 kil. N.-O. de Mexico ; 8,000 hab.
Saivandy (Narcisse-Achille, comte de), né à Condom, 4795-4856, fit les campagnes de Saxe et de France, fut admis dans la maison militaire de Louis XVIII, et publia trois brochures politiques pendant les Cent-Jours. Louis XVIII le nomma maître des requêtes, 4819 ; il devint conseiller d'Etat, en 4828. Député en octobre 4830. il fut l'un des plus intrépides soutiens du parti de la résistance ; il écrivit alors Vingt mois ou la révolution de 4830 et les révolutionnaires, 4832; Paris, Nantes et la Session, 4832; puis devint ministre de l'instruction publique en 4837. Ambassadeur en Espagne, 4844, à Turin, 4843; de nouveau ministre de l'instruction publique, en 4845, il fonda l'école d'Athènes. Après la révolution de 4848, il s'efforça vainement de réconcilier les deux branches de la maison de Bourbon. Il était de l'Académie française depuis 4835. On lui doit : Don Alonzo ; Islaor, ou le barde chrétien; Histoire de Pologne avant et sous Sobieski; de nombreux articles surtout dans le Journal des Débats.
Salverte (ANNE - JOSEPH - EUSÈBE Bacon-
nière.), né à Paris. 4774-4839, avocat du roi au Chàtelet, prit part à la journée du 43 vendémiaire, fut condamné à mort par contumace ; s'éloigna du parti rovaliste ; et, sous la Restauration, prit un rang dans la presse libérale. Député de la Seine, en 4828, il fut. après 1830, l'un des députés de l'opposition. Parmi ses nombreux écrits on remarque : les Journées des 42 et 43 germinal an III ; Tableau littéraire de la France au xvme siècle ; de la Civilisation depuis les premiers temps historiques jusqu'à la fin du xvmc siècle ; Horace et l'empereur Auguste, 4823; des Sciences occultes ; et une foule de brochures politiques et d'articles de journaux.
Saivetat (t.a), ch.-l. de cant., arr. et à 21 k. N. de Saint-Pons (Hérault), près de l'Agout ; 3.5i8 hab.
Salvetat-Pey raies (La), ch.-l. de cant., arr. et à 50 kil. S.-O. de Rodez (Aveyron); 3,539 hab.
Saivi (Giovanni-Battista), dit le Sassoferrato, peintre de l'école romaine, né à Sassoferrato (Marche d'Ancône), 4605-4685, fut surtout l'élève du Dominiquin.
Saivi (INiccoLo), architecte, né à Rome, 4699- 4751. On lui doit la fontaine monumentale de Trevi.
Saiviac. ch.-l. de canton de l'arr. et à 19 kil. S.-O. de Gourdon (Lot). Bons vins ; 2,432 hab.
Saiviati (Francesco), archevêque de Pise en 4474, entra dans la conspiration des Pazzi, et fut pendu en habits pontificaux à l'une des fenêtres du Palais-Vieux.
saiviati (Leonardo), philologue, né à Florence, 4540-4589, fui l'un des principaux lettrés de son temps. Ses Œuvres font partie des classiques italiens.
Saiviati (Fraxcesgo Rossi de' ), dit Cecco
ou Cecchino de' Saiviati, né à Florence, 4510- 1563, fut l'ami de Vasari. Ses fresques sont remarquables, et il a fait de nombreux élèves.
Saiviati (JOSEPH). V. PORTA.
Saivien, né à Cologne ou à Trêves, vers 390, mort vers 484, se retira dans l'île de Lérins, au monastère de Saint-Honorat, puis s'établit à Marseille vers 428. Il fut surnommé le Guide des évëques. Il reste de lui : Adversus avaritiam lib. IV ; de Gubernatione Dei lib. VIII; des Homélies ; neuf Lettres.
Saivius Julianus , jurisconsulte romain, vivait sous les Antonins, fut préteur, deux fois consul, et eut l'amitié de Marc Aurèle. Il rédigea YEdit perpétuel, qui régla désormais l'administration des provinces, 431. Les préteurs durent s'y conformer, et leurs édits ne s'occupèrent plus que des détails.
Salyens, tribu ligurienne de la Gaule, près de Marseille. Cette ville, assiégée par eux, appela les Romains. Ils furent battus par le proconsul Sextius, qui fonda sur leurs terres Aquce Sextiœ (Aix).
Saiza, riv. de l'empire d'Autriche, affl. de droite de l'Inn, prend sa source au pied du pic des Trois-Seigneurs. coule dans la profonde vallée du Pinzgau, passe à Hallein, Salzbourg et se jette dans l'Inn, près de Burghausen. Cours de 260 kil.
Salzbach OU Sasbach, V. du grand-duché
de Bade, à 25 kil. N.-E. de Strasbourg ; Turenne y fut tué, 4675.
Salzbourg, jadis Juvavia, Jovavum, v. de la prov. de Salzbourg, à 400 kil. O. de Linz, sur la Salza. Archevêché. Belle ville dans un site admirable. Commerce de transit «ntr-e la Bavière, la Suisse, l'Italie et l'Autriche. Patrie de Mozart; 23,000 hab. — Les archevêques de Salzbourg étaient princes de l'Empire depuis 4278; la principauté, sécularisée en 4802, acquise par l'Autriche, forme une province de 7,455 kil. carr. et de 163,000 hab., allemands et catholiques.
Saizbrunn, v. de Prusse, à 60 kil. S.-O. de Breslau (Silésie) ; 2,500 hab. Eaux minérales.
Salze (Gross.), v. de Prusse, à 15 kil. E. de Magdebourg (Saxe); 3,000 hab. Sources salines.
Samadang, v. de l'île de Java, à 230 kil. S.-E. de Batavia.
SamakoTo, v. de la Turquie d'Europe, dans le vilayet du Danube, près des sources de i'Iskar ; 6,000 hab.
Samana, v. de la rép. Dominicaine, dans l'île d'Haïti, sur la baie du même nom, position maritime très importante, formée au N. par la presqu'île de Samana, qui possède de riches mines de houille et de fer.
Samanboud, v. de la Basse-Egypte, sur la branche E. du Nil; anc. Sebennytis ou Heracleopolis; 5,000 hab.
Samanides, dynastie turque de Perse, fondée par Abou-Ibrahim-Ismaël Al-Samani, qui, à la fin du ix* s., se rendit presque indépendant du calife de Bagdad. Il mourut vers 907. La dynastie dura un siècle.
Samaniego (Féux-Maria de), poète espagnol, né à Bilbao, 4745-4801.
Samar, v. de la Malaisie, dans l'archipel des Philippines, à 20 kil. S.-E. de Luçon.
Samara, riv. de la Russie, se jette dans le Dnieper, en face de lékatérinoslav, après un cours de 240 kil. — Rivière de la Russie, se jette dans le Volga à Samara, après un cours de
Samara, v. de la Russie, au confl. de la Samara et du Volga; 10,000 hab.; capit. du gouvernement du même nom. — Le gouvernement de Samara, dans la Russie orientale, a 151,043 kil. carrés et 2,143,000 hab.
Samara, nom anc. de la Somme.
saniarang, v. de l'île de Java, sur la côte N.,
SAM
SAM
à 420 kil. E. de Batavia. Port fréquenté ; 35,000 h.
Samarie, v. de Palestine, dans la demi-tribu occid. de Manassé, remplaça Sichem comme capitale du royaume. Prise par Salmanassar, roi d'Assyrie, elle fut peuplée d'Asiatiques qui se mêlèrent avec les Juifs, et formèrent le peupie samaritain. — Sous la domination romaine, on donna le nom de Samarie ou Samaritide à la partie centrale de la Palestine.
Samaritains, nom des habitants du royaume d'Israël, lorsque les Juifs indigènes se 'furent mélangés avec les idolâtres établis dans le pays par Salmanassar. Leur culte était une réunion de croyances bibliques et de superstitions orientales. Les Samaritains n'admettaient que les cinq livres du Pentateuque.
Samarkand, anc. Maracanda, v. du khanat de Boukharie, dans le Turkestan, à 200 kil. E. de Boukhara, sur le Kohik; 10,000 hab. Autrefois capitale de Tamerlan.
Samarobriva, v. de l'anc. Gaule, capit. des Ambiani dans la Belgique IIe ; auj. Amiens.
Samatan, ch.-l. de canton, arr. et à 4 kil. N.-E. de Lombez (Gers) ; 2,477 hab.
Samba, Sumba, OU Sandelbosch, île de
l'archipel de la Sonde (Malaisie). Gouvernée par des chefs iudigènes vassaux des Hollandais. Bois de sandal.
Sambas, Etat de l'île de Bornéo, sur la côte O., vassal des Hollandais; capit. Sambas.
Sambhaipour, v. de la prov. de ce nom, dans le Haut-Commissariat des provinces du Centre (Hindoustan).
Samhlançay (JACQUES de Beaune de),
surintendant* des finances sous Charles VIII, Louis XII et François 1er, était né à Tours en 4445. Louise de Savoie l'accusa de malversation, en 1523; il fut condamné et pendu au gibet de Monlfaucon.
Sambiancay, village de l'arr. et à 45 kil. N.-O. de Tours (Indre-et-Loire) ; 4,200 hab. Château restauré par le surintendant de Sambiancay.
Sambor, v. de l'empire d'Autriche, à 75 kil. S.-O. de Lemberg, sur le Dniester (Galicie); 44,000 hab.
Sambre, Sabis. affl. de gauche de la Meuse, vient du dép. de l'Aisne, arrose en France Landrecies et Maubeuge; en Belgique, Marchiennes et Charleroi, et finit à Namur, après un cours de 250 kil.
Sambre.et-Meuse, déparlement français de 4795 à 4844; ch.-l., Namur. Il comprenait le comté de Namur et la partie N.-O. du grandduché de Luxembourg.
Samer, ch.-l. de cant., arr. et à 47 kil. S.-E. de Boulogne (Pas-de-Calais) ; 2,448 hab.
Sambara, longue bande de terre, étroite et malsaine, entre les hautes terres d'Abyssinie et la mer Bouge. Le port de Massâouah appartient au vice-roi d'Egypte.
Samisat ou Semisat, v. de la Turquie d'Asie sur l'Euphrate. Anc. Samosate.
Sammonicus (Qcintus Serenus), mort en 212, à Borne, homme très-instruit, fut tué par Caracalla. Il eut un fils du même nom, qui fut le précepteur de Gordien le jeune. L'un des deux, probablement le père, a composé un poème en 4415 vers hexamètres, divisé en 63 chapitres, de Medicina prœcepta saluberrima.
Samnium, contrée de l'Italie ancienne, sur la mer Adriatique, au S. du Picenum, à l'E. du Latium et de la Campanie, au N. de l'Apulie ; habitée par des tribus guerrières et pauvres : Vestins, Marses, Marrucins, Frentans, Péligniens, Samnites proprement dits, Hirpins.
Samnium (Guerre du), grande lutte entre Borne, maîtresse du Latium, et les peuples de l'Italie centrale, parmi lesquels les Samnites jouèrent le premier rôle. Elle dura, de 343 a
290 av. J.-C, et se termina par la soumission de toute l'Italie centrale et méridionale.
Samoa (Iles). V. Supplément.
Samocbonitis (Lac), lac de la Palestine, entre Nephthali et Manassé, traversé par lu Jourdain. Auj. El-Houla.
Samoëns, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. E. de Bonneville (Haute-Savoie). Bestiaux, mulets : 2,540 hab.
§amogitie, anc. nom de la Lithuanie sept., sur la Baltique. Capit., Rosiény. Auj. partie du gouvernement de Vilna.
Samos, en turk Soussam-Adassi, île de la mer Egée, dans le groupe des Sporades, en face du promontoire de Mycale en Asie Mineure. Côles découpées, sol montueux; elle a 46 kil. sur 20. Elle forme, avec les petites îles de Nicaria, Patmo, Lero et Pleurna. une principauté tributaire de la Turquie. Elle produit du blé, des amandes, des grenades, du vin muscat, de l'huile, de la soie et du coton ; 39;000 hab. Villes : Khora et Vathi. Affranchie des Perses par la paix de 449, elle entra dans l'alliance d'Athènes et fut abandonnée au grand roi par la paix d'Antalcidas, 387, puis reprise par les Athéniens. Dès lors elle eut le sort de la Grèce. Elle a obtenu dans notre siècle une demi-liberté. Samos est la patrie des poètes Prodicus et Chœnlus et du philosophe Pythagore.
Samosate, auj. Samisat, ville de l'anc.
Syrie, sur l'Euphrate. Patrie de Lucien.
Samothrace, auj. Samotraki, île de la mer Egée, près des côtes de la Thrace, en face de l'embouchure de THèbre. Les Pélasges, qui la colonisèrent, y établirent les mystères des Cabires, et elle resta un sanctuaire religieux vénéré.
Samoyèdes, tribu de race jaune, qui habitent les bords de l'océan Glacial dans la Bussie d'Europe et la Bussie d'Asie. Ils sont idolâtres et vivent misérablement sous des tentes de peaux.
Sampietro OU Sampierro, capitaine corse, 1501-15b7, commandait les Italiens au service de François 1er. n combattit en Corse avec le maréchal de Thermes, 1552, et fut assassiné à l'instigation des parents de sa femme, Yanina d'Ornano, qu'il avait étranglée.
Samsoe, île du Danemark, au N.-O. de Seeland, dans le Cattégat. Ch.-l., Norrebye; 6,500 hab.
S a m s on ou Soleil de loi, né à Saraa, 4455- 1117 av. J.-C, fut consacré à Dieu qui lui accorda une force extraordinaire. On raconte de lui une foule de légendes merveilleuses dans ses luttes contre les Philistins; il fut juge d'Israël pendant vingt ans. Une femme idolâtre, Dalila, qu'il aimait, lui arracha le secret de sa force; lui fit couper les cheveux pendant son sommeil et le livra aux Philistins. Mais sa force revint avec ses cheveux ; on le mena dans le temple de Dagon ; il saisit deux des plus fortes colonnes, et l'édifice , en s'écroulant , l'écrasa avec 3,000 Philistins.
Samson (Joseph-Isidore), né à Saint-Denis, 1793-1870, étudia au Conservatoire, entra définitivement à la Comédie-Française en 1832, et se plaça au premier rang dans un répertoire très varié, par son jeu incisif et mordant. Il a écrit des vaudevilles et des drames, qui ont été bien accueillis ; il a composé plusieurs discours en vers et fait des conférences, qui ont été tiès suivies.
Samsoun, v. de la Turquie d'Asie, dans 1« vilayet de Sivas, sur la mer Noire; 2,000 hab. Anc. Amisus.
Samuel, c'est-à-dire que Dieu a exaucé, né à Ramatha, de la tribu de Lévi, devint juge après la mort d'Héli, et délivra le peuple du jomg da« Philistins. Les Hébreux forcèrent Samuel à leur donner un roi; alors il conféra l'oncttcn sainto
SAN
SAN
à Saûl ; plus tard il sacra David choisi par Dieu, et mourut peu après. On lui attribue le Livre des Juges et le premier livre des Rois, jusqu'au chapitre xxiv,
San...., c'est-à-dire Saint, Pour les noms géographiques qui commencent ainsi, voir le mot a la suite.
San, affl. de droite de la Vistule, prend sa source au mont Sloïczek en Galicie, entre en Pologne, et arrose Sanok et Przmysl.
Sana, v. d'Arabie, à 245 kil. N. de Moka, capit. et résidence de l'iman d'Yémen; 40,000 h.
§anadon (Noel-Etienne) , jésuite , né à Rouen, 1676-1733, professeur au collège Louis-le- Grand, a composé des odes latines d'un style pur, et a donné une estimable traduction d'Horace.
Sancergues, ch.-l. de canton, arr. et à 24 kil. S. de Sancerre (Cher); 1,167 hab. Minerai de fer.
Sancerre, Sacrum Cœsaris, ch.-l. d'arrond. du dép. du Cher, à 48 kil. N.-E. de Bourges, sur une montagne escarpée, à 2 kil. de la Loire. Laines, vins et raisins «le table estimés. Sancerre fut au xvie siècle une des places de sûreté des protestants. Patrie du maréchal Macdodonald; 3,795 hab.
Sanche Ramirez, roi d'Aragon, né en 1037, successeur de son père, Ramirez, 1063, s'empara de la Navarre sur son cousin Sanche IV, en 4076, et périt au siège d'Huesca.
Sanche i«, le Gros, roi de Léon et des Asturies, régna de 955 à 967.
Sanche 1er, roi de Castille, le même que Sanche 111 de Navarre.
Sanche il, le Fort, roi de Castille, né en 1035, roi, après son père, Ferdinand Ier, en 1065, mourut au siège de Zamora, 1073.
Sanche ni, roi de Castille, de 1157 à 1158.
Sanche iv, le Brave, roi de Castille et de Léon, né en 1258, fils puîné d'Alphonse X, fut reconnu comme héritier du trône, au détriment de ses neveux, les fils de Ferdinand de la Cerda. Il combattit glorieusement les Maures, et leur prit Tarifa, 1292.
Sanche Ier, roi de Navarre, succéda à Fortun, son frère aîné, 905, combattit courageusement les Arabes, et mourut en 925.
Sanche il, roi de Navarre, de 970 à 994.
Sanche ni, le Grand, lils de Garcias III, lui succéda vers 995. Il réunit le pays de Sobrarbe, le comté de Rigaborza, la Vascoïiie citérieure et la Castille, en 1028. Avant de mourir, il partagea ses Etats entre ses quatre hls : Garcias eut la Navarre et la Biscaye, Fernando la Castille, Gonzalo le petit royaume de Sobrarbe, et Ramiro l'Aragon. 11 mourut en 1035. [1076.]
Sanche iv, roi de Navarre, régna de 1054 àj
Sanche v, fils de Bamiro Ier, roi d'Aragon, s'empara de la Navarre, et mourut en 1094.
Sanche "VI, le Sage, roi de Navarre, régna de 1150 à 1194. Il eut sans cesse à lutter contre l'Aragon et la Castille.
Sanche vu, le Fort, fils de Sanche VI, régna de 1194 à 1234. Il s'allia d'abord aux Almohades ; menacé par Innocent III, il s'unit aux vois de Castille et d'Aragon, et contribua à la grande bataille de Tolosa, 1212.
Sanche i^r, roi de Portugal, 1185-1211.
Sanche il, dit Capello, roi de Portugal, en 1223, s'abandonna à la débauche; Grégoire IX l'excommunia; Innocent IV ordonna aux Portugais de reconnaître pour régent son frère, Alphonse, 1245. Sanche se retira à Tolède, où il mourut, 1248.
Sanchez de Arevalo (BODRIGUEZ). né dans
le diocèse de Ségovie, 1404-1470, docteur en droit à l'Université de Salamanque, devint gouverneur du château Saint-Ange, fut promu à plusieurs évêchés, et composa plusieurs ouvrages. On cite : Spéculum vitœ humanœ H lib. ; Compendiosa hi.sturia hispanica.
Sanchez (Thomas), né à Cordoue, 1550-1610,
jésuite, est surtout célèbre par son traité de Matrimonio, qui a causé beaucoup de scandales.
Sanchoniathon, écrivain phénicien, dont l'existence n'est pas bien certaine. Les anciens lui attribuaient un Traité de la physique d'Hermès, une Théologie égyptienne et une Histoire phénicienne. Nous n'avons que des fragments de ce dernier ouvrage , traduits librement par Philon de Byblos vers l'époque d'Adrien.
Sancoins, ch.-l. de cant., arr. et à 36 kil. E. de Saint-Amand (Cher). Bestiaux, houille : 4,484 hab.
Sancns, dieu des Sabins, présidait aux serments. Les Romains l'appelaient encore Semo et Fidius.
Sancy (Puy de), principal sommet du massif du mont Dore, en Auvergne; 1,8S6 mètres.
Sancy (Nicolas Hariay de). 1546-1629, conseiller au Parlement, servit Henri III, parvint en engageant ses diamants (parmi eux se trouvait le Sancy) et en trompant la bonne foi de Berne et de Genève, a lever 12,000 Suisses. Henri IV le nomma surintendant des finances, l'envoya en ambassade vers Elisabeth. 1596, et le nomma colonel général des Suisses. Il mérita les spirituelles satires de d'Aubigné, dans sa Confession catholique de Sancy.
Sancy (ACHILLE Hariay de), deuxième fils
du précédent, 1581-1646, évêque de Lavaur, prit le métier des armes, fut ambassadeur en Turquie de 1610 à 1619, puis entra dans la congrégation de l'Oratoire et se dévoua à Bichelieu. Il fut évêque de Saint-Malo, 1631. Il recueillit en Orient de nombreux manuscrits, qui sont à la Bibliothèque nationale.
Sand (Charles-Louis), né à Wunsiedel, 1795- 1820, s'engagea dans les volontaires qui firent la campagne de France. Affilié aux sociétés secrètes, il fut l'un des ordonnateurs des fêtes de la Wartbourg en 1817. Il assassina à Mannheim l'écrivain Kolzebue, le 23 avril 1819, se frappa lui-même sans pouvoir se tuer, et fut condamné à mort, 5 mai 1820.
Sandelhosch. V. SAMBA.
Sanders (Antoine), né à Anvers, 1586-1664, ecclésiastique, a laissé des ouvrages d'une saine érudition : de Brugensibus eruditionis fama Claris ; de Scriptoribus Flandriœ; Flandria illustrata; Bibliotheca belgica manuscripta ; Chorog raphia sacra Barbantiœ.
Sanders (Nicolas), né dans le comté de Surrey, professeur à Oxford, fut professeur de théologie à Louvain, et employé par les papes dans plusieurs missions en Espagne et en Irlande. 11 mourut en 1583, On a de lui : Traité de la Cène; Traité des images; de Schismate anglicano; de Martyrio quorumdam sub Elisabeth regina.
Sandhurst, v. de la colonie de Victoria (Australie) dans les districts aurifères; 28,000 h.
Sandomîr, viile de Pologne, au confluent du San et de la Vistule, à 220 kil. S.-E. de Varsovie; 3,000 hab. Evèché.
Sandovai (Prudentio de), né à Valladolid, 1560-1621, de l'ordre de Saint-Benoît, fut évêque de Tuy, de Pampelune, enfin historiographe de la monarchie. Parmi ses ouvrages, on remarque : Chronica del emperador de Espana Alonso VU; Antiguedad de la ciudad y iglesia de Tuy ; Historia de los reyes de Castilla y de Léon Son meilleur titre est une Vie de Charles-Quint.
Sandrart (Joachim de), peintre, graveur et écrivain allemand, né à Francfort-sur-le-Main, 1606-1683, séjourna à Borne et y acquit une grande réputation. Il est surtout connu par ses ouvrages : V Academia délia architettura, scultura e pittura, histoire de la peinture en Allemagne; Iconologia deorum; Romce antiquœ et novœ theatrum; etc.
Sandracottns OU Tchandragoupta, indien d'une naissance obscure, se souleva contre
SAN
SAN
Séleucus 1er, et fonda un royaume dont Palibothra fut la capitale.
Sandwich, Rutupiœ, bourg d'Angleterre, à 47 kil. E. de Cantorbéry, dans le comté de Kent, sur la Stour, à 3 kil. de la mer; l'un des Cinq Ports. [V. Hawaï.1
sandwich (Archipel), dans la Polynésie.]
Sandwich (Archipel), îles de l'océan Austral, au N.-E. des Nouvelles-Orcades du Sud.
SandyBay, établissement militaire des Anglais dans l'île de l'Ascension.
Sandy.Point, poste militaire important de Saint-Christophe (Antilles anglaises).
Sané (Jacques-Noel, baron), né à Brest, 1740- 1831, a été surnommé le Vauban de la marine. 11 fut membre de l'Académie des Sciences en 1807. Depuis 1782, tous les vaisseaux à trois ponts français furent construits sur les plans de Sané. ■
San.Gallo (GlULIANO Giamberti, dit da'i.
architecte, né à Florence, 1443-1517.
San.Gallo (ANTONIO Giamberti, dit da),
architecte, frère "du précédent, né à Florence, 1450-1537, transforma en forteresse le mausolée d'Adrien (château Saint-Ange).
San.Gallo (ANTONIO Picconi , dit da) ,
neveu des précédents, né à Mugello (Toscane), mort en 1546, étudia sous ses oncles, aida le Bramante dans ses travaux et a élevé de nombreux monuments, comme architecte et comme ingénieur militaire. [Sakaria.l
Sangarius, fl. de l'anc. Asie Mineure, auj.J
Sangerhausen, V. de Prusse, à 65 kil. N.-O.
de Mersebourg (Saxe), au pied du Hartz ; 8,000 h.
San.Gimignano (VlNCENZO da), peintre, né
en Toscane, fut l'un des bons élèves de Raphaël et travailla aux Loges sur ses dessins.
Sang'.koi , fleuve de l'Indo-Ghine, arrose Ha-noï, et se jette dans le golfe du Tonkin. Cours de plus de 900 kil.
Sangro (RAIMONDO de), prince de San-Se-
vero, né à Naples, 1710-1771, eut de bonne heure un génie extraordinaire pour les arts mécaniques.
Sangro, petit fleuve du roy. d'Italie, arrose l'Abruzze citérieure, et se jette dans l'Adriatique. Cours de 142 kil.
Sangaesa, v. d'Espagne, dans la prov. et à 45 kil. S.-O. de Pampelune (Navarre), sur l'Aragon ; 3,500 hab.
Sanguir, île de la Malaisie, près de Célèbes. Ch.-l., Taroum ; 14,000 hab.
Sanhédrin, conseil suprême des anciens Juifs, chargé de juger les grandes causes, d'interpréter la loi. Il était composé de 70 membres et siégeait à Jérusalem.
Saniecque (Louis de), né à Paris, 1652-1714, chanoine de Sainte-Geneviève, se fit connaître par des poésies latines, puis par des épigrammes et des satires qui lui attirèrent les railleries de Boileau.
San.siartin (Don Juan), né vers 1780, dans la Plata, combattit les Français en Espagne, et fut nommé colonel. Général à Buénos-Ayres ; il traversa le continent de l'est vers l'ouest, assura l'affranchissement du Chili, 1818; remonta vers le nord, délivra Lima, 1821, rejoignit Bolivar dans le Pérou, et, comme lui, se montra plein de désintéressement. 11 vint, en 1824, s'établir en France; il y est mort en 1850.
San-iuicheii (Michel), né à Vérone, 1484- 1549, fut surtout célèbre comme ingénieur militaire au service de Venise. On lui doit aussi beaucoup de palais, de mausolées.
San-3iis«ei (Evaristo, duc de), né à Gijon, 1785-1862 soldat en 1805, prit part à la guerre de l'indépendance ; plus tard, il entra dans la conspiration de Riego, 1820 ; c'est lui qui composa le fameux chant, l'Hymme de Riego. Ministre des affaires étrangères, il répondit avec une
éloquence passionnée aux réclamations des puissances réunies au congrès de Vérone. Il combattit les Français, fut blessé, pris, et ne rentra dans sa patrie qu'en 1834. Capitaine général d'Aragon, député aux cortès, ministre de la marine, de la guerre, sous Espartero, il fut nommé par lui maréchal. Il se retira de la vie publique en 1856. On lui doit une Histoire de Philippe IL
Sannazar (JACQUES), né à NapleS, 1458-1530,
d'origine espagnole, fut élève de Pontanus; il se fit connaître par ses poésies et s'attacha aux princes aragonais de Naples ; il suivit Frédéric III en France. Parmi ses œuvres italiennes on remarque des sonnets, des canzones, des lettres, et surtout ï'Arcadia, mélange de prose et de vers, qui eut 60 éditions au xvie siècle. Parmi ses œuvres latines, on cite surtout deux poèmes d'une douceur et d'une harmonie remarquables : de Partu Virginis, et Lamentatio de morte Christi.
Sannio ou Molise, pays du roy. d'Italie, correspondant à l'ancien Samnium proprement dit.
Sannois, coffira. du cant. d'Argenteuil, arr. de Versailles (Seine-et-Oise) ; 3,175 hab.
Sanok, v. de l'empire d'Autriche, à 155 kil. S.-O. de Lemberg, sur le San (Galicie) ; 2,000 h.
Sanquhar, bourg d'Ecosse, dans le comté et à 42 kil. N. de Dumfries, sur la Nith ; 5,000 hab.
San-Severino, nom d'une famille d'Italie célèbre aux xve et xvie s. — Antonello, prince de Salerne, fut l'un des barons napolitains qui se soulevèrent contre Ferdinand Ier, roi de Naples, et appelèrent Charles VIII; — Ferrante, prince de Salerne, né à Naples, 1507-1568, fut l'un des meilleurs généraux de Charles-Quint; il finit par se déclarer pour le parti protestant.
San-Severo. V. SANGRO.
Sanson (Nicolas), né à Abbeville, 1600-1667, entreprit, à 18 ans, la carte des Gaules. Il fut nommé géographe du roi, et conseiller cUEtat. Ses cartes sont supérieures à celles d'Ortelius et de Mercator. On a de lui : Gallice antiquœ descriptio geographica; Grœciœ antiquœ descriptio geographica ; l'Empire romain ; la France ; etc., etc. — Ses trois fils, Nicolas, 1626- 1648, Adrien, mort en 1708, et Guillaume, mort en 1703, continuèrent les travaux de leur père.
Sansovino (ANDREA Contucci, dit t,e),
sculpteur et architecte italien, né en Toscane, 1460-1529, fils d'un paysan. Ses ouvrages ont une réputation méritée.
Sansovino (JACOPO Tatti, dit H.e), sculpteur et architecte, né à Monte-Sansovino (Toscane), 1479-1570, élève du précédent, éleva à Venise beaucoup de monuments, églises et palais.
Sansovino (Francesco Tatti), fils du précédent, né à Rome, 1521-1586, a composé un grand nombre d'ouvrages sur des sujets divers.
Sans-Souci, château royal en Prusse, à 2 kil. N.-O. dePotsdam (Brandebourg), construit par Frédéric le Grand, 1745.
Santa-... Pour les noms géographiques qui commencent ainsi, voir au second mot.
Santa, rivière du Pérou, qui a 390 ki\om. de cours et finit, au-dessous de Santa, dans le Grand Océan.
Santa-Cruz (ALVARO de Rassano, marquis
de), né dans les Asturies, 1510-1588, général des galères dès 1530, prit part à l'expédition de Tunis, 1535, et continua de lutter dans la Méditerranée contre les Turks et les Barbaresques sous Charles V et Philippe II. Commandant de V Invincible Armada, il mourut des reproches que lui avait adressés Philippe II.
Santa-Cruz (André), né dans le Haut-Pérou, 1794-1865, général dans la guerre de l'indépendance, devint président de la Bolivie, 1829-34.
SAN
SAN
IJ fut nommé protecteur de la confédération du Pérou et de la Bolivie, 1836. Mais, il fut vaincu dans une guerre contre le Chili. 1839 ; et l'union fut rompue. En qualité de ministre plénipotentiaire de la Bolivie, il a conclu avec le pape un concordat, en 1851.
Santander (CHARLES-ANTOINE Laserna de)
né en Biscaye, 1752-1813, a publié un Dictionnaire bibliographique du xve siècle.
Santander, Fanum sancti Andrece, v. d'Espagne, ch.-l. de la province du même nom, à 410 kil. N. de Madrid (Vieille-Castille) ; 41,000 h. Evêché. Port de commerce très fréquenté. Manufacture de cigares, raffineries de sucre ; exportation de blé et farines, surtout pour Cuba. — La province de Santander, peuplée de 235,000 hab., a un sol montagneux et peu fertile.
Santarem (Antonio), jésuite italien, né à Atri (roy. de Naples) 1569-1049, est auteur d'un traité qui fit beaucoup de bruit : de Hœresi, xchismate, apostasia.
Santarem {Scalabis), v. de Portugal, à 100 k. N.-E de Lisbonne, sur le Tage ; 8,000 bab. — Ville du Brésil, sur l'Amazone, dans la province de Para ; 4,000 hab.
Santarem, port à l'embouchure du Tapajos dans l'Amazone, dans la prov. de Para (Brésil). l
Santarem (MANOEL-FRANCISCO de Barros y
Souza, vicomte de), né à Lisbonne, 4790-1856, ministre en Danemark, directeur des archives en 1823, et sous dom Miguel, ministre des affaires étrangères, 1828-1833. Il se réfugia à Paris, et devint correspondant de l'Académie des Inscriptions en 1837. Parmi ses nombreux ouvrages d'histoire et de géographie on cite : Histoire des découvertes des Portugais sur la côte occidentale d'Afrique; Quatro elementar das relaçaoes politicas e diplomaticas de Portugal, 45 vol. in-8°; Recherches sur Améric Vespuce et ses voyages ; Recherches sur la découverte des pays situés sur la côte occidentale- d'Afrique; Essai sur l'histoire de la cosmographie et de la cartographie pendant le moyen âge ; etc., etc.
Santa-Rosa (Santorre, comte DE), né à
Savigliano (Italie), 4783-4825, fut un des chefs de la révolution sarde de 4824, devint ministre de la guerre, mais fut forcé de fuir devant les Autrichiens. Persécuté en France, il alla combattre pour les Grecs, et fut tué dans l'île de Sphactérie.
Santée OU Congarée, petit fleuve des Etats-
Unis, arrose les deux Carolines et finit dans VAtlantique. Cours de 490 kil.
Santerre, pays de l'anc. Picardie, qui com-
J>renait les villes de Péronne, Bray, Boye et lontdidier.
Santerre (Jean-Baptiste), né à Magny (Seineet-Oise), 1658-1717, élève de Boullongne l'aîné, devint bon coloriste et dessinateur correct. Il lut admis à l'Académie de peinture, 1708.
Santerre (Antoine-Joseph), né à Paris, 4752- 1809, fils d'un brasseur de Cambrai, continua à Pans l'état de son père, et eut une grande popularité dans le faubourg Saint-Antoine. La Commune le nomma commandant général de la garde nationale; c'est lui qui conduisit Louis XVI au Temple et à l'échafaud. Général de division, 30 juillet 4793, il commanda un corps d'armée en V«ndée, fut battu plusieurs fois, surtout à Coron, et rentra dans la vie privée.
Santeul (Jean-Baptiste de), né à Paris (?), 4630-1697, entra chez les chanoines de Saint- Victor, et reçut seulement le sous-diaconat. La ville de Paris le chargea défaire les inscriptions de ses monuments; il composa surtout de celles hymnes latines ; ses vers ont de la noblesse et de l'éclat, mais avec beaucoup de gallicismes et de fausse élégance. Il eut quelques démêlés avec les jésuites, à l'occasion d'une épitaphe
d'Arnauld. Il fut célèbre par son eiprif, set bons mots, ses facéties.
Santiou Sanzîo (Giovanni), poète et peintre, né dans le duché d'Urbin, mort en 4494, père de Baphaèl Sanzio, fut le premier maître de son fils.
Santiago ou Saint-Jacques de Compostelle, v. d'Espagne, dans la prov. et à 40 kil. S. de la Corogne (Galice). Archevêché , université, cathédrale bâtie sur l'emplacement du tombeau de saint Jacques. Elle a été la capitale de la Galice et le chef-lieu de l'ordre de Saint-Jacques; 24,000 hab.
Santiago, capitale du Chili, sur le Mapochu, unie par un chemin de fer de 115 kil. à Valparaiso. Archevêché, université. Belle ville de 130,000 hab. Poteries renommées.
Santiago, la plus grande des îles du Cap- Vert ; 25,000 hab.
Santiago, v. de la Colombie, dans l'Etat de Panama, à l'O. de l'isthme ; 5,000 hab.
Santiago- de-Cuba, v. de l'île de Cuba, à 800 kil. S.-E. de la Havane ; 96,000 hab. Archevêché, port commerçant, air malsain.
Santiago-de-la Espada, bourg d'Espagne,
dans la province de Jaen; 4,500 hab.
Santiago de Veraguas, V. de l'Etat de
l'Isthme (Nouv.-Grenade), dans la prov. de ce nom.
Santiago-de-Ias-Vegas, ville de Cuba, à
30 kilom. S.-E. de La Havane ; 5,000 hab
Santiago-dei-Estero, capit. de la province de ce nom (Confédération Argentine), sur le Bio-Dulce ; 8,000 hab.
Santiago- de-los-Caballeros , V d'Haïti,
dans la république Dominicaine, à 150 kil. N.-O. de Saint-Domingue, 42,000 hab.
Santillane (Don Inigo Lopez de ÏHendoza,
marquis de), né à Carrion-de-los-Condes. 1398- 1458, eut la réputation de grand poète. On cite : Centiloquio, recueil de cent maximes , le Proemio ; la Comediata de Ponza, le Manuel des favoris.
Santillane, Concana, v. de la Vieille-Castille (Espagne), à 36 kil. N.-O. de Santander ; 2,500 h.
Santo-... Pour les noms géographiques qui commencent ainsi, voir au second mot.
Santona, v d'Espagne, dans la prov. et à 25 kil. E. de Santander (Vieille-Castille). Bains de mer très fréquentés.
Santones, tribu gauloise de l'Aquitaine Ile, qui habitait la Saintonge, l'Aunis et l'Angoumois. Villes : Santones (Saintes), Santonum Portus (La Rochelle), leulisma (Angoulême).
Santorin, île de l'Archipel, dans les Cyclades, ch.-l., Thira. C'est une terre volcanique, soumise à des tremblements de terre, à des éruptions de lave et de feu. Sa forme était primitivement ronde, elle est maintenant disposée en croissant. Sol très fertile ; popul., 13,000 hab. A la fin du me siècle, elle prit le nom de Sainte- Irène, d'où Santorin.
Santorio, médecin italien, né à Capo d'Istria, 4561-1636, a surtout fait de savantes recherches sur la transpiration cutanée.
Santos, v. du Brésil dans la prov. et à 55 kil. S.-E. de Sao-Paulo; 8,000 hab. Port de commerce.
Santos (Los), ville de la Confédération Grenadine, dans l'Etat de l'Isthme, sur le golfe de Panama. Elève de bestiaux et de porcs ; 4,000 h.
Sanudo (Marco), général vénitien, 4453-4220, s'empara apjrès la 4e croisade, des îles de Naxos, Paros, Mélos, et fut créé duc de l'Archipel par l'empereur Henri. Ses descendants possédèrent ces îles près de quatre siècles.
Sanuto (Marino), dit Torsello ou l'Ancien, né à Venise, mort après 4330, fit cinq fois le voyage d'Orient, et excita vainement à la guerre les princes et les peuples II a composé le Liber