‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 528 sur 657 · SHO · texte numérisé non relu

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(lacs) Allen, Ree et Derg, arrose Carrick, Athlone, Limerick et se jette dans l'Atlantique par un large estuaire.

Shardjah, port de l'Etat de Mascate (Arabie), sur le golfe Persique. Grand marché d'esclaves; 20 a 30,000 hab.

Sharp (Jacques), archevêque de St-Andrew's (Ecosse), né dans le comté de Banff, 1018-1679, fut assassiné sur un grand chemin par neuf puritains fanatiques.

Sharp (Granvii.le), né à Bradfort, 1734-1813, attaqua surtout la traite des nègres, dans un livre intitulé : .4 Représentation of the injustice of tolerating slavery in England. 11 fonda la colonie de Sierra-Leone.

Sharp (William), né à Londres, 1749-1824, a été l'un des premiers graveurs de son temps.

Shaw (Thomas), né à Kendal (Westmoreland), 1692-1751. Son récit, Travels or observations relating to several parts of Barbary and the Levant, 1738, in-fol., est intéressant, instructif et agréable.

Shaw (George), né à Bierton (Buckingham), 1751-1813, enseigna la botanique à Oxford, puis la médecine à Londres. On lui doit : Zoologie générale, 11 vol. in-8«; The Naturaliste Miscellany, revue mensuelle, 24 vol. in-8« ; Cimelia physica ; etc.

Sheerness, v. d'Angleterre. V Sherness.

Sheffieid, v. d'Angleterre, dans le comté et à 66 kil. S. d'York, sur le Don, dans le district de Hallamshire; 234,000 hab. Centre d'une trèsgrande production de fer; quincaillerie, coutellerie, tapis.

Sheil (Bichard-Lalor), né à Dublin, 1793- 1851, membre de l'association catholique, la délendit avec O'Gonnell, 1825, et fut envoyé au Parlement, 1829. Il fut l'un des membres les plus brillants des Communes, et se rapprocha peu à peu du gouvernement.

Sheiburne (William Petty, comte de), marquis de Lansdowne, 1737-1803, succéda à son père jans la Chambre des lords, en 1761. Il se rapprocha de lord Chatam, avec qui il entra au ministère, en 1766. Il aurait voulu empêcher toute collision avec les colonies d'Amérique; aussi il se retira dès 1768, et fut le chef des whigs. Il fut ministre, en 1781, et prépara le traité de Versailles.

Sheiley (Percy-Bisshe) , né à Field^lain (Sussex), 1792-1822. D'une intelligence brillante, mais incomplète, il tomba dans une sorte de panthéisme philosophique; il se dévoua à la cause de toutes les insurrections contre toutes les tyrannies; il se noya par accident dans la baie "de la Spezzia. Parmi ses œuvres on remarque : la Reine Mab; Alastor, la Révolte d'Islam; deux essais dramatiques. Béatrix Cenci et Prométhée déchaîné; Relias, Hélène et Rosalinde, etc.

Sheiiey (Mary), femme du précédent, 1798- 1851, fille du romancier Godwin. Son roman, Frankenstein, 1816, eut un succès prodigieux. Elle écrivit plus tard d'autres romans qui n'eurent pas la même vogue.

Shenectady. V. SCHENECTADY.

Shennandoah, affl. du PotOinaC, COllle du S.

au N. dans le plateau à l'O. des montagnes Blanches (Ktats-Unis).

Shenstone (William), né à Leasowes fShropshire), 1714-1763, s'est fait connaître par ses poésies et par ses jardins pittoresques de Leasowes. On remarque dans ses œuvres la Maltresse d'école , des Elégies , des Ballades , des Essais.

Sheppey, île d'Angleterre, au S. de l'embouchure de la Tamise, dans le comté de Kent. V. princ. Sheerness.

Shepton-Maiiet, bourg d'Angleterre, à 10 k. S.-O. de Wells (Somerset) ; 7,000ùab. Lainages.

Sherbome, bourg d'Angleterre, sur ITeo, à 28 kil. N. de Dorchester (Dorset) ; 5,203 habitants.

Sherbrooke v. du Bas-Canada, sur le Saint- François, dans le voisinage des Etats-Unis.

Sherbum, bour<r d'Angleterre, dans le comté et à 20 kil. S.-O. d'York ; 4,400 hab.

Sheridan (Thomas), né a Quilca (Irlande), 1721-1788, fut acteur, directeur de théâtre, professeur de déclamation. Il écrivit : British educacion, the source of the disorders in Great- -Britain; un Dictionnaire anglais estimé; une Vie de Swift, etc. — Sa femme, Françoise, née en Irlande, 1724-1766. a écrit des romans, Sidney Biddulph, et Histoire de Nourjahah ; etc.

Sheridan (BlCHARD - BR1NSI.EY - BUTLER), fils

des précédents, né à Dublin, 1756-1816, épousa une cantatrice distinguée, Elisabeth Linley, et chercha des ressources dans le théâtre. Sa première comédie, les Rivaux, réussit, 1775 ; il écrivit ensuite la Saint-Patrick et la Duègne, puis devint directeur de Drury-Lane; c'est là qu'il fit représenter sa meilleure comédie, l'Ecole du scandale, 1777. En 1780, il entra aux communes et s'attacha au parti whig; il fut sous-secrétaire d'Etat dans le ministère Bockingham, 1782. puis . secrétaire du trésor, dans le cabinet Portiand, 1783. Son talent brilla surtout dans le fameux procès de Warren Haslings. Il fut l'un des défenseurs delà Bévolution française. Le désordre, la passion du jeu, la maladie tirent mourir Sharidan dans la misère et dans l'abandon ; mais on l'enterra solennellement à Wesminster. Ses Œuvres dramatiques ont été réunies par Thomas Moore, 1821, 2 vol. in-8°; ses Discours politiques forment 5 vol., 1816.

Sheriff, premier juge d'un comté en Angleterre, il préside la Cour du comté.

Scheriffmuir, dans le comté de Perth (Ecosse), près de Dunblane. Bataille de 1715.

Sherlock (Thomam), né à Londres, T678-1761, enseigna a Cambridge, et fut l'un des premiers prédicateurs de son temps. Il fut évêque de Bangor, 1727, de Salisbury, 1734, de Londres,

Sherness, v. du comté de Kent. (Angleterre), port fortifié dans l'île de Sheppey, à l'entrée de la Tamise. Chantiers de construction; 10,000 hab.

Sherwood, ancienne forêt d'Angleterre, dans le comté de Nottingham.

Shetland, anc. Emodœ, îles écossaises de l'Océan Atlantique, situées à 80 kil. N.-E. des Orcades, font partie du comté des Orc;ides-et- Shetland. Superficie, 225.000 hectares. Ou en compte 86, dont 2U sont habitées. La principale est Maitland, 80 kil. de long sur 8 à 20 de large; puis viennent Vcll, House, Burray, Noss, Whalsay, Skerries, Fetlar, Unst. Bressay, Papa, Slour, Miekle, Bhœ.Little Bhœ,Trondray, etc. La popul. est de 32,000 hab., d'origine norvégienne.

Shetland (Nouvelle-) OU Shetland du

Sud, archipel de l'océan Atlantique austral, au S.-E. de la Terre de Feu.

Shieid (William), né dans le comté de Durham, 1754-1828, a laissé des opéras qui eurent du succès, et des chansons qui sont devenues nationales.

Shieids (iVorth-), port d'Angleterre, à 11 kil. E. de .Newcastle (Northumberland), à l'embouchure de la Tyne ; 57,000 hab.

Shieids (Sonth-"), bourg d'Angleterre, dans le comté et à 25 kil. N. de Duihain, à l'embouchure de la Tvne, riv. droite, en face de North- Shields; 45,000 hab.

Shishak. V. SÉSAC

Shore (Jeanne), née à Londres, 1460-1524 ou 1525, femme d'un orfèvre, fut la maîtresse d'Edouard IV. Richard, duc de Glocester, la fit condamner comme adultère à faire amende honorable devant Saint-Paul, 1483.

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Shoreham, petit port du comté de Sussex (Angleterre), à l'O. de New-Haven. Bains de mer.

Shrewsbury, ville d'Angleterre, ch.-l. du comté de Salop ou Shreswsburv ou Shropshire, sur la Severn, à 250 kil. N.-O. de Londres. Manufactures de toiles et de flanelles; fonderies de fer. — Le comté de Shrewsbury, Shrop ou Salop, a 285,000 hab. Mines, usines, manufactures de toiles et de lainages; céréales, houblon, chanvre, lin, fromages dits de Chester.

Siagne (La), pet. rivière, tributaire de la Méditerranée, sépare les départ, du Var et des Alpes-Maritimes.

Siak, petite ville maritime de l'île de Sumatra, sur la côte E., capitale du royaume du même nom,

Siam, v. du rov. de Siam, sur le Ménam, à 75 kil. N. de Bangkok ; 40,000 hab. Ville nouvelle, auprès de l'anc. Siam ou Youthia.

Siam (Royaume de), en siamois Mouang-Thaï (le royaume des hommes libres), Etat de Jlndo- Chine, qui comprend r la vallée du Ménam, marécageuse vers les embouchures, fertile et peuplée partout ailleurs; des contrées montueuses, arides et inconnues au N.: la majeure partie de la presqu'île de Malacca ; 5,800,000 hab. (?), Thaï, Laotiens, Malais et Chinois. Capit. Bangkok; villes princ, Siam ou Youthia, Chantibon, Méklon. Ce royaume est gouverné par deux rois, dont le second n'est qu'une sorte de viceroi presque sans pouvoir. L'armée est de 25,000 hommes d'infanterie et d'arlillerie, d'ua bataillon de 400 femmes pour la garde du roi. Les productions sont le riz, la canne à sucre, le tabac, le poivre, le bétel, la laqne, les bois précieux.

Siam (Golfe de), golfe du grand Océan formé

Sar la mer de Chine, entre les presqu'îles .de ambodge et de Malacca.

Sibémik. V. SEBENICO.

Sibérie, vaste région de l'Asie septentrionale, qui a pris son non» de la ville de Sibir, capitale d'un khanat tatar conquis par les Russes en 1580. Elle appartient à l'empire russe depuis le xvu* siècle. Elle a de l'E à l'O. 7,000 k., du N. au S. 3,000 kil. Sur la côte N. de l'Océan Glacial sont les golfes de l'Obi, de l'Iénisséi, de la Lena; les caps Sévéro-Vostochnii et Oléni, les îles de la Nouvelle-Sibérie ou de Liakhov ; sur la côte E. la presqu'île du Kamtchatka terminée par le cap Lopatka, l'archipel des Kouriles et la grande île de Tarrakaï ou Saghalien. — Au N. du 65° de lat sont les toundras, plaines basses, glacées pendant les deux tiers de l'année; à l'O. sont les monls Ourais; au S. les monts Alghidim, le grand et le petit Altaï, les monts Tangiiou, de Daourie, Stanovoï et Jablonoï; il s'en détache, vers le S., les monts du Kamtchatka, où l'on distingue le volcan d'Avatcha. Les fleuves qui coulent vers l'océan Glacial sont : l'Obi, grossi de l'Irtych qui reçoit Je Tobol ; l'Iénisséi, grossi de l'Angara qui sort du lac Baïkal, de la Toungouska moyenne et de la Toungouska inférieure, la Lena, la Kolyma. Vers le Grand Océan coulent: l'Anad y r, 'l'Amour ; vers la mer Caspienue et la mer d'Aral, l'Oural, l'Irghiz, le Sir-Daria, le Sari-sou; ce dernier se pert dans le lac Tata-Koul. Les lacs sont : le Baïkal, l'Aral, le Balkach, grand marécage. -— Le climat est froid parce que la chaîne qui la borde au S. s'oppose a l'action des vents chauds, tandis que rien n'arrête le vent du N.; on a constaté a Yakoutsk des froids de — 54<> et des chaleurs de 25°. — La Sibérie produit : l'or, dans l'Oural, les steppes des Kirghis et le Transbaïkal; le fer dans l'Oural et l'Altaï; la houille dans le bassin de l'Amour, l'île Tarrakaï; le graphite, le sel, le jaspe, le malachite, les pierres précieuses. 11 y a beaucoup d'animaux à

fourrures, surtout au N.-E. — La population se compose de 8,900,000 hab., cosaques, exilés russes, polonais et circassiens, criminels déportés, métis russes; et Ostiaks, Samoyèdes, Yakoutes, Kamtchadaîes, Baschkirs, Kirghis, Bouriates, Khalkhas, Dzoungares, Tongouses et Mandchoux; tous sont nomades, pasteurs, et la plupart, barbares et misérables. — La Sibérie se divise en 42 provinces : Tobolsk, Tomsk, Iénisséisk , Irkoutsk, Tansbaïkal, Yakoutsk, TAmoûr, le Littoral, Semipalatinsk, Atmollinsk, Tourgaï, Ouralsk, Sémiretschinsk, Kouldja, Syr- Daria, Amou-Daria. Les 8 premières forment la Sibérie proprement dite; les autres sont les provinces de l'Asie centrale. — Les Russes se sont agrandis au S.-O. aux dépens du Turkestan, et au S.-E. aux dépens de la Chine; la frontière de Sibérie touche au S.-E. de la mer Caspienne et au N de la presqu'île de Corée.

Sibérie (Nouvelle.) ou archipel de Liakhov, îles de l'océan Glacial arctique, au N. de la Sibérie. Climat glacé; grands dépôts d'ivoire fossile et de corps d'éléphants conservés intacts par la glace.

sibir, anc. v. de Sibérie, capit. d'un khan tatar avant la conquête russe, était à 20 kil. au N. de Tobolsk, sur l'Irtych.

Sibour (Marie -Dominique- Auguste), né à Saint-Paul-Trois-Châleaux, 4792-1857. se distingua eomme prédicateur, et devint évêque de Digne en 4839, archevêque de Paris, 4848. Il encouragea les études religieuses, fonda la Fête des Ecoles en 4853, et mourut assassiné dans l'église Saint-Etienne-du-Mont par un prêtre interdit.

Sibylles, prophétesses chez les Grecs et les Romains. On en comptait généralement dix, d'après Varron. La plus célèbre était celle de Cumes. — Suivant les traditions romaines, celle-ci aurait vendu à Tarquin le Superbe des livres qui contenaient les destinées de Rome. Ces trois livres sibyllins étaient consultés dans les circonstances graves ; ils périrent dans l'incendie du Capitole, sous Sylla, 8i av. J.-C.

On a fabriqué, au n* s., des Oracles sibyllins, en huit livres et en vers hexamètres grecs, annonçant l'établissement du christianisme.

Sicambres, tribu germanique, au N. de la Lippe. Ils entrèrent, à la. fin du me siècle, dans la confédérations des Francs.

Sicanes, peuplade ibère qui passa d'Espagne en Etrurie, puis en Sicile; elle donna à l'île le nom de Sicunia.

Sicard (ROCH-AMBROISE Cncurron, abbé), né

au Fousse>ret (Haute-Garonne), 4742-4822, vicaire général à Bordeaux, remplaça l'abbé de l'Epée dans son institution des sourds-muets, 4789. Il professa avec succès la grammaire générale à l'Ecole normale, 4794, fit partie de l'Institut dès sa création, 1795 , mais fut condamné à la déportation, au 48 fructidor ; il parvint à se cacher et ne fut rendu à ses fonctions qu'après le 48 brumaire. Il fut de l'Académie en 4803. On a de lui : Méthode sur l'art d'instruire les sourdsmuets de naissance ; Catéchisme à l'usage des sourds-muets ; Eléments de grammaire générale appliquée à la langue française ; Relation historique sur les journées des 2 et Zsepten.bre; Théorie des signes pour l'instruction des sourdsmuets, etc., etc.

Sicca Venerea, anc. v. de Numidie, près du Bagradas, au N, de Zama. Auj, El-Kef, dans la Tunisie.

Siceieg, v. de Palestine, chez les Philistins.

Sichée ou Sicharbas, mari de Didon.

Sichem, v de Palestine, dans la tribu d'Ephraïm, entre les monts Garizim et Hébal ; capit. de Jéroboam. Vespasien la nomma Flavia Neapolis. Auj. Aaplouse.

Sicile, grande île de la Méditerranée, sépa-

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rée de l'Italie par le détroit de Messine, de l'Afrique par le canal de Malte, entre 36<>30' et 38» lat N., et 10» et \à°W long E. Elle a la forme d'un triangle, et se termine par les caps Faro au N.-E., Passaro au S.-E., et Koeo à l'O. Superf., "29.241 kil. carr. , popul. 2,923.000 hab. Les monts Madonia longent la côte N., et couvrent l'intérieur de leurs rameaux. Le littoral est peuplé, l'intérieur désert, sans routes et sans bois. Le volcan de l'Etna s'élève sur la côte E. Sauf la plaine de Catane, la vallée de Taormina et les abords des grandes villes, la Sicile est inculte. On y exploite beaucoup de soufre. On récolte huile, oranges, citrons, un peu de blé, excellents vins de Zucco, Syracuse et Marsala. — La capitale est Pa/erme. Les sept provinces sont : Palerme, Caltanisetta Catane, Girgenti, Messine. Noto et Trapani. Les îles Egades et Lipari dépendent de la Sicile.

La géographie d'Homère plaçait la Sicile à j'extrémité du monde, et en faisait le séjour des Cvclopes. Les Grecs, à partir du vme s. av J.-C., y* fondèrent de nombreuses colonies sur les côtes; ils repoussèrent dans l'intérieur des Sicanes ibères, des Sicules pélasges, des Phéniciens, des Elymiens. Les Grecs de Sicile, sous Gelon, battirent les Carthaginois, en 480 av. J.-C , se mêlèrent aux luîtes delà métropole; mais eurent surtout à combattre les Carthaginois au temps de Denys l'ancien, de Denys le Jeune et d'Ag^thocle. La Sicile fut le théâtre de la première guerre punique, 264-241, et Rome réduisit la Sicile carthaginoise en province, en respectant le royaume d'Hiéron. Hiéronyme, son petit-fils et son successeur, fut assassiné, 214. Syracuse prit parti pour Annibal, et fut prise

EarMarcellus, malgré le génie d'Archimède, 212. a province romaine s'étendit sur l'île entière. Elle fut gouvernée par un préteur romain, elle paya un tribut en argent et en blé, et devint le grenier de Rome , mais deux fois les nombreux esclaves 3e soulevèrent, en 133 sous le Syrien Eunus, en 103 sous Salvius et Athénion. Les Sarrasins de Kaïroan s'en emparèrent, 827 ap J.-C; y apportèrent la culture de la canne à sucre et du coton et la rendirent florissante. Le Normand Roger, frère de Robert Guisoard, l'occupa après de fabuleuses prouesses, 105S-1090, et prit le titre de grand-comte de Sicile. Son petit-fils, Roger II, la réunit aux provinces méridionales de l'Italie conquises par ses compatriotes, et fonda le royaume desDeux-Siciles,1130. [d'Italie.] La Sicile* fait aujourd'hui partie du royaume] Siciies (Royaume des Deux..), ancien Etat de l'Italie méridionale, détruit en 1860-61 et annexé au royaume d'Italie. 11 était borné au N.-et à l'E. par la" mer Adriatique, au S. par la mer Ionienne, à l'O. par la mer Tyrrhénienne et les Etals de l'Eglise. Sa superficie était de 114,000 kil. carr.; sa population de 10 millions d'habitants. Capit., Naples. La prise de Gaëte par les Piémontais, le 13 février 1861. a décidé la déchéance de la maison de Rourbon. V. Italie.

L'origine du royaume des Deux-Siciles est rétablissement formé par des aventuriers normands à Amalfi, 1043. Guillaume Rras-de-Fer, Drogon et Huinfroi, et surtout Robert Guiseard, enlevèrent aux Grecs l'Italie méridionale. Réunies, 1130, la Sicile et l'Italie méridionale passèrent aux empereurs souabes, Henri VI, Frédéric II, puis à Manfred. Le pape les donna à Charles d'Anjou, frère de saint Louis qui battit Manfred, et s'empara de Conradin, petit-fils de Frédéric II, qu'il fit décapiter. Chassé de la Sicile, après les Vêpres siciliennes, 1282, il régna àNaples; son fils Chai les II céda l'île à Frédéric d'Aragon, 1300. Naples, longtemps disputé par les princes d'Aragon et d'Anjon, resta définitivement à Alphonse d'Aragon, qui réunit les Deux-Siciles, 1442. Le royaume, revendiqué par

les rois de France, Charles vm et Louis xii, revint aux Espagnols, qui en furent maîtres jusqu'en 1706. Le" traité d'Utrecht, 1713, donna Naples à la maison d'Autriche. Le traité de Vienne, 1738, rendit les Deux-Siciles à une branche puinée des Rourbon* d'Espagne, qui fut chassée de Naples, au lem >s de Joseph Bonaparte et de Mural , 1806-1*15, En 1815, le royaume des Deux-Siciles fut rétabli et a duré jusqu'en 1861, où François II fut dépouillé de ses Etats qui ont été réunis au royaume d'Italie.

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