‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 53 sur 657 · AUT · texte numérisé non relu

AUT

des Indes à l'O., le Grand Océan a TE. ; depuis la mer de Timor et le détroit de Torrès qui la sépare de la Nouvelle-Guinée, au N., jusqu'au détroit de Bass, qui la sépare de la Tasmanie, au S.; entre 11» et 39° lat. S. et entre 111° et 152° long. E. Elle a 3,900 kil. de TE. à l'O., et 3,200 du N. au S.; la superf. est d'environ 7,750,000 kil. carr. C'est un continent plus imparfait que l'Airique, mais moins inabordable; pas de montagnes au centre, pas de grands neuves, peu de presqu'îles considérables, peu de golfes profonds ; — mais le climat est plus sain, les populations ne sont pas redoutables, et on y trouve de grandes richesses, de l'or et d'immenses pâturages. Les côtes sont peu découpées : au N., golfes de Carpentarie et de Cambridge; au S., golfes Saint-Vincent et Spencer, sépares par l'étroite presqu'île d'Yorke. La chaîne de montagnes la plus importante suit la côte orientale du cap York au cap YVilson ; on l'appelle montagnes Bleues à l'E., Alpes Australiennes, Pyrénées, monts Grampians au S.-E. La plupart des cours d'eau sont des torrents souvent a sec : Burdekin et Brisbane à l'E. ; Murray, grossi du Lachlan et du Darling, au S. ; riv. dés Cygnes, au S.-O. ; Victoria, au N. ; on a reconnu un grand nombre de lacs marécageux, Torrens, Eyre, Gregory, Frome, Gairdner. Les saisons sont l'inverse de celles de l'Europe; la température est très variable, mais le climat est sain. L'Australie a sa flore spéciale, très riche dans certaines parties du S. et du S.-E. ; la faune a également un caractère étrange ; c'est comme une création d'une espèce particulière. Les nègres australiens ou Endamènes, divisés en tribus peu nombreuses, vivent misérablement et semblent destinés à disparaître. Une partie de l'Australie est encore inconnue ; cependant on l'a traversée du N. au S., et chaque jour la colonisation pénètre dans l'intérieur. — L'Australie, reconnue par les Portugais dès 1601, puis par les Hollandais, qui l'appelèrent Nouvelle-Hollande, n'a été véritablement explorée qu'au xixe s. Après le voyage de Cook, en 1770. les Anglais formèrent leur premier établissement, composé de condamnés (convicts), a Botanj'-Bav, puis à Port-Jackson, 1788; en 1836, la population, s'élevant à 65,000 individus, on n'envoya plus de condamnés; les émigrants affluèrent, surtout après la découverte de riches mines d'or. La prospérité des colonies anglaises n'a fait que s'accroître de la manière la plus remarquable ; elles sont au nombre de 6 : La Nouvelle-Galles du Sud, a l'E., ch.-l. Sydney; — le Queensland, au N.-E., ch.-l. Brisbane; — la colonie de Victoria ou Australie heureuse, au S.-E., ch.-l. Melbourne; — Y Australie méridionale, ch.-l. Adélaïde;— Y Australie Occidentale, ch.-l. Perth ; — Y Australie septentrionale. La population totale dépassait récemment 2,000,000 hab.

Australie méridionale. Cette Colonie, fondée en 1836, est séparée des colonies de Victoria et de la Nouvelle-Galles par une ligne droite conventionnelle. Elle comprend d'immenses déserts au N. et au N.-O., la région des lacs au centre, et au S. la presqu'île d'Yorke. La superf. est de 933,000 kil. carr. Le climat est sain. 11 y a des mines de cuivre, de plomb argentifère; mais c'est surtout une région agricole, riche en céréales, en vins, avec d'excellents pâturages, qui nourrissent beaucoup de bestiaux. La popul. dépasse 1*70,000 hab ; les v. pr. sont : Adélaïde, Port Wakefield, Kapunda, Kouringa, Port Lincoln.

Australie occidentale. Elle comprend toute

la partie O de l'Australie. Malgré son étendue, qui est de 2,5-27,000 kil. carrés, elle a très peu d'habitants; Cependant le climat est excellent, le sol assez fertile; les pâturages sont riches , mais il y a peu d'eaux permanentes.

Perth, Fremanlle, Albany sont des villes peu considérables. On commence à explorer l'intérieur.

Australie septentrionale. Ce grand territoire, peu connu et presque inhabité, dépend provisoirement de l'Australie méridionale. Victoria, sur le port Essington, n'est qu'une station sans importance.

Austrasie, Ost-reich (roy. de l'Est), partie orient, de l'empire des Franks Mérovingiens, depuis les Ardennes et la Meuse jusqu'au Rhin généralement. Elle était occupée par les RU puaires, et avait conservé surtout les coutumes et l'esprit de la Germanie. Les Austrasiens luttèrent de bonne heure contre les Neustriens, triomphèrent avec leur duc, Pépin de Heristal, 687, et fondèrent le nouvel empire des Francks Carlovingiens, dont ils furent le cœur. La capit. fut souvent Metz. [pit. Salone. j

Autariates, peuple de l'anc. Dalmatie ; ca-J

Auterive, ch.-l. de cant. à 18 kil. S.-E. de Muret (Haute-Garonne), sur l'Ariège; 2,949 hab.

Auteuii, longtemps joli village, annexé a Paris.

Autharis, roi des Lombards, 584-590, repoussa les Austrasiens et poursuivit les Grecs jusqu'à Reggio sur le détroit.

Authie, riv. de France, sépare la Somme du Pas-de-Calais. Cours de 90 kil.

Authion, affl. de dr. de la Loire, arrose Bourgueil et a 100 kil. de cours.

Authon, ch.-l. de canton, arr. de Nogent-le- Rotrou (Eure-et-Loir); 1,424 hab.

Autichamp (JEAN- FRANÇOIS- THÉRÈSE- LOUIS

de Beaumont, marquis d'), né à Angers.

1738-1831, colonel pendant la guerre de Sept ans, excellent officier de cavalerie, fit la campagne de 1792 avec les Prussiens, servit la Russie jusqu'en 1815, fut nommé lieutenant général par Louis XVIII, et combattit encore en 1830 pour la cause royaliste.

Antichamp (CHARLES de Beaumont, Comte

d')? son tils, 1770-1852, tut l'un des chefs les plus actifs de l'insurrection vendéenne et fut pair de France sous la Restauration.

Autissier (Louis-Marie), peintre de miniatures, né â Vannes, 1772-1830.

Auto da Fé (acte de foi), nom donné par les Espagnols à l'exécution des sentences des tribunaux de l'Inquisition.

Autoijcus, mathématicien grec de Pitane, vers 330 av. J.-C, a laissé un Traité de la sphère en mouvement et des levers et couchers des astres.

Auton, Authon (D') OU Dauton (JEAX) ,

chroniqueur français, 1466-1527, a écrit la Chronique de Louis XII, de 1499 a 1508, et des poésies manuscrites.

Autrey-iez.Gray, ch.-l. de canton, arr. de Gray (Haute-Saône) ; 1,006 hab.

Autriche-Hongrie. — Cet empire, complètement séparé de l'Allemagne depuis les événements de 1866, a pour limites : à l'O., l'empire d'Allemagne depuis ~le lac de Constance jusqu'au Fichtel-Gebirge (Bavière) ; — au N., l'emp. d'Allemagne (Saxe. Silésie prussienne) jusqu'à la Vistule supérieure, puis la Pologne russe et la Wolhvnie ; — à l'E., la Wolhynie, la Podolie, la Bessarabie (Russie) ; la Moldavie, dont il est séparé par les Karpathes ; — au S., la Valachie jusqu'au Danube, la Serbie, la Bosnie (Turquie), dont il est séparé par le Danube et la Save ; les Alpes Dinariques entre la Dalmatie et l'Herzégavine (Turquie), jusqu'au Monténégro ; la mer Adriatique, l'Italie, dont il est séparé parl'Isonzo, les Alpes Carniques, Cadoriques, de l'Ortler ; — au S.-O., la Suisse jusqu'au lac de Constance. Il a environ 1,300 kil. de l'O. a l'E. et 5 a 600 du N. au S. — C'est un Etat presque continental, puisqu'il ne touche qu'à la mer Adriatique, dont les rivages sont serrés de près par les mon-;

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