‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 531 sur 657 · SIG · texte numérisé non relu

SIG

Podlaquie, à 108 kil. E. de Varsovie (Pologne) ; 3,300 hab.

Siegr. riv. de Prusse, arrose Siegen, et se jetto dans le Rhin en face de Bonn. Cours de 150 kil. de TE. à l'O.

sie<i'bourg, v. de Prusse, à 35 kil. S.-E. de Cologne, sur la Sieg (Prov, du Rhin); 3.500 hab.

Siegen, v. de Prusse,sur la Sieg (Westphalie) ; 8.000 hab.

Siegen (Louis de), inventeur de la gravure à la manière noire, né à Utrecht, 1609-1680, produisit à Bruxelles un certain nombre d'estampes d'après la nouvelle méthode.

sienne, Sena Julia, v. à 60 kil. S. de Florence (Italie) ; 25,000 hab. Archevêché, université ; on y remarque la cathédrale ou Dôme. Fabriques'de chapeaux de paille, draps, objets de cuivre; marbres «lits brocatelles, vins. Sienne fut, au moyen âge une république, rivale de Pise. Patrie* de sainte Catherine. Réunie à la France en 1808, elle fut le ch.-l. du départ, de rOmbrone.

Sienne, riv. de France, prend sa source à Saint-Sever (Calvados), passe à Villedieu, et se jette dans la Manche, près dé Coutances. Cours de 70 kil.

Sierck, anc. ch.-l. de canton de l'arr. et à 20 kil. N.-E. de Thionville (Lorraine), sur la Moselle ; 2.300 hab.

Sierra-Leone, c'est - à - dire Montagne des Lions, portion de la côte de Guinée, entre la Sénégambie au N.-O., et Libéria au S.-E. Cette colonie anglaise a été fondée en 1792. Climat très insalubre, chaud, humide et marécageux. Ch>l. Freetown, 4,000 hab. La population compte 45,000 nègres capturés sur les bâtiments négriers. La rivière de Sierra-Leone est plus connue sous le nom de Rokelle. [d'Orel ; 6:000 hab.]

sievsk, v. de Russie, gouv. et a 150 kil.J

Sieyès (Emmanuel-Joseph, abbè, puis comte), né à Fréjus 1748-1836, reçut la prêtrise, fut vicaire général du diocèse de Chartres, membre de la Chambre supérieure du clergé de France, 1787. 11 se ht connaître par trois brochures : Vues sur les moyens d'exécution dont les représentants de la France pourront disposer; Essai sur les privilèges, 1788 ;et surtout Qu'est-ce que le tiers état ? 1789. Il fui nommé aux Etats généraux par les électeurs de Paris, fut te principal promoteur de la réunion des ordres, obtint que l'Assemblée se déclarât Assemblée nationale ; rédigea le serment du Jeu de Paume ; etc. 11 prit une part considérable a presque toutes les grandes mesures de l'époque, et jeta les bases de la déclaration des dioits. dans un excellent écrit intitulé : Reconnaissance et exposition des droits de l'homme, 1789. Membre du Directoire de la Seine, il îefusa l'évèché de Paris. Il fut nommé par trois départements a la Convention, se contenta de voter en silence toutes les mesures révolutionnaires ; et, comme on lui demandait ce qu'il avait fait sous la Terreur : « J'ai vécu », répondit-il. A l'époque de la fête de la Raison, il remit ses lettres de prêtrise et abandonna une rente viagère de 10.000 francs. Après le 9 thermidor, il ht réintégrer les Girondins; il contribua beaucoup aux traités signés en 1795 avec la Hollande, la Prusse et l'Espagne. Dans le conseil des Cinq- Cents, il refusa une place de directeur; il appuva le coup d'Etat du 18 fructidor. 11 fut ambassadeur a* Berlin, juillet 1798; remplaça Rewbell au Directoire, et prépara dès lors un changement dans le gouvernement. Il se rapprocha de Bonaparte, et tit avec lui le 18 brumaire. Nommé consul provisoire, il présenta aux comités son plan île constitution; mais Bonaparte le modifia complètement en faveur de La dictature qu'il s'était réservée. Sieyès, froissé dans son orgueil de métaphysicien et d'homme politique, fit partie du sénat, reçut, comme récompense na-

tionale, le beau domaine de Crosne (Seine-et- Oise); fut nommé comte de l'Empire, 1808. Il était membre de l'Institut depuis la création, et fit partie de la classe de littérature en 1804. Proscrit à la seconde Restauration, il vécut dans l'exil jusqu'en 1830 II revint mourir à Paris.

Sifanto. V. SlPHNOS.

Si» (te), l'une des rivières qui forment la Maclah, dans la prov. d'Oran (Algérie), arrose Sidi-Bel-Abbès et Saint-Denis. Cours de 240 kil.

Sigraiou (Xavier), né a Uzès, 1788-1837, passa quelque temps dans l'atelier de Guérin, et se livra surtout à des études solitaires. D'un talent original, il se fit connaître ; mais quand les commandes de l'Etat vinrent à lui manquer, il fut presque réduit à la misère. En 1833, le gouvernement l'envoya à Rome pour copier la fresque immense du Jugement dernier de Michel- Ange ; il accomplit avec succès en trois ans et demi ce travail difficile.

Sigean ou Sijean, ch.-l. de cant.. arr et à 25 kil. S. de Narbonne (Aude), sur l'étang du même nom. Salines considérables. Vins et eauxde-vie; 3,478 hab.

Sigebert 1er, roi d'Austrasie, troisième fils de Clotaire I", né en 535, eut en partage, 561, le royaume des Francs de l'est, avec l'Auvergne et plusieurs villes du midi. Il épousa Brunehaut, 566; combatàt son frère Cliilpene; des émissaires de Frédégonde le frappèrent mortellement de leurs couteaux empoisonnés. Son fils. Childebert 11, lui succéda, 575.

Sigebert il, roi d'Austrasie, fils de Dagobert, lui succéda en 638 et mourut en 654 ou 656.

Sigebert de Gemlilours OU GEMBLOUX, né vers 1030 dans la Belgique wallone, mort a Gemblours en 1112, moine bénédictin, a soutenu la cause de l'empereur Henri IV dans sa lutte contre Grégoire VII. Sa Chronique (de 381 à 1111) est intéressante.

Sigée (Cap), cap de l'anc. Asie Mineure, au- N.-O., dans la Troade, en face de l'entrée de l'Hellespont.

Sigée (LomsE),née à Tolède, morte en 1560, institutrice d'une fille de Jean 111, a laissé des épltres et des poésies latines.

Sighnack, place forte à l'E. de Tiflis, dans la Transeaueasie russe.

Sigismond, roi de Bourgogne, fils de Gondebaud, lui succéda en 1516. L'empereur Anastase le nomma patrice. Il fonda le monastère d'Agaune dans le Valais. 11 fut attaqué par Clodomir, roi d'Orléans, pris, et mis a mort, près d'Orléans. 11 a ajouté plusieurs titres à la loi Gombette.

Sigismond, empereur d'Allemagne, né en 1368, était fils de Charles IV. Il épousa, en 1385, Marie de Hongrie, fille du roi Louis ; fut régent, puis roi de Hongrie; soumit la Moldavie, la Valachie, la Bosnie, mais fut battu par le sultan Bajazet à Nicopolis, 1396. Son frère, l'empereur Venceslas, avait été déposé comme incapable; Sigismond fut proclamé empereur, en 1411. Il avait fait décider la réunion de concile de Constance; s'il abandonna Jean Hus à la justice religieuse, il s'efforça de rétablir Ja concorde dans l'Eglise. 11 devint roi de Bohême, a la mort de Venceslas, 1419, et eut alors â lutter contre la terrible insurrection des Hussites. De sa deuxième femme, Barbe de Cilley, surnommé la Messaline de l'Allemagne, il avait eu une fille, Elisabeth, qui épousa Albert d'Autriche ; ce prince hérita de ses Etats.

Sigismood 1er, le Grand, roi de Pologne, né en 1467, fils de Casimir IV, succéda â son frère Alexandre en 1506. Il battit les Moscovites, 1508 et 1514; soumit la Moldo-Valachie et conféra à Albert de Brandebourg, en 1525, le litre de duc héréditaire de Prusse, sous condition de foi et hommage. Il mourut en 154$.

SIK

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