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SOR

saint-Louverture. Après le 48 brumaire, il fut poursuivi par le gouvernement consulaire.

Sontius, nom anc. de Ylsonzo.

Sophène, partie S.-O. de l'anc. Arménie; capit., Arsamosate.

Sophia, v. de la Turquie d'Europe, au pied des Balkans, à 575 kil. N.-O. de Constantinople. Fabr. de draps unis, tabac; eaux thermales aux environs. Anc. Ulpia Sardica; 20,000 hab.

Sophie (Sainte), veuve, subit le martyre, à Rome, avec ses trois filles, sous Adrien. Fête, le 1er août.

Sophie, femme de l'empereur d'Orient Justin II, détermina la révolte de Narsès en Italie.

Sophie, née à Moscou, 4657-4704, fille d'Alexis Mikhuïlovitch, excita, à la mort de son frère Fédor, en 4682, une révolte des strélitz, fit couronner ses frères Ivan V et Pierre, s'empara de la régence, et, secondée par le prince Galitzin, gouverna avec fermeté et intelligence. Pierre la fit enfermer dans le couvent de Novo-Devitcbéi, près de Moscou, 4689. On l'accusa d'avoir pris part à la révolte des strélitz ; plusieurs ont dit qu'elle mourut empoisonnée.

Sophie-Dorothée de Brunswick, 4666-

4726, fille du duc de Zelle et d'Eléonore d'Olbreuse , belle, franche jusqu'à l'imprudence, épousa, malgré elle, son cousin germain George, qui fut électeur de Hanovre, 4682. Maltraitée par ce prince, elle fut accusée d'être la maîtresse du comte de Kœnigsmark. Celui-ci fut attiré dans un guet-apens et mis à mort; Sophie-Dorothée fut jugée; le divorce fut prononcé, en 4694, et elle fut enfermée dans le château d'Ahlden.

Sophis ou Sofis, c'est-à-dire mystiques, nom généralement donné en Orient a ceux qui mènent une vie ascétique, et, en particulier, à une secte musulmane qui professe le déisme, et ne regarde le Coran que comme un livre de morale.

Sophis, dynastie persane, qui remplaça celle des Turcomans du Mouton-Blanc, en 4499. Elle a donné treize souverains à la Perse, et finit avec Abbas III, renversé du trône par Nadir, en 4736.

Sophistes. Ce nom d'abord désigna chez les Grecs les interprètes et les panégyristes des poètes. Mais vers le v« siècle avant J.-C, il fut appliqué à des rhéteurs qui enseignaient à prix d'argent l'art de parler sur toute matière; Socrate fut l'adversaire de ces sophistes corrupteurs. — Sous les empereurs, on appela sophistes des littérateurs qui improvisaient ; leurs lectures étaient nommées déclamations.

Sophocle, né à Colone, près d'Athènes, 496- 405 av. J.-C, conduisit le chœur des enfants dans le péan chanté après la victoire de Salamine. Il concourut, à 27 ans, pour le prix de la tragédie, et l'emporta sur Eschyle ; il fut, diton, vingt fois victorieux. Il fut élu stratège, 440, et exerça plus tard d'autres fonctions publiques. Les anciens lui attribuaient plus de 400 pièces ; il n'en reste que sept, mais ce sont probablement les plus belles : Antigone, Electre, les Trachiniennes, Œdipe roi, Ajax, Fhiloctète et Œdipe à Colone. Eschyle avait été plus lyrique que dramatique; Sophocle s'est surtout attaché à peindre les caractères ; son style est élégant, riche, poétique dans les parties lyriques, précis, vigoureux dans le dialogue. Sophocle a été par excellence le poète athénien.

Sophonie ou Sophonias, le neuvième des petits prophètes, vivait sous Josias, roi de Juda, vers 624 av. J.-C.

Sophonishe , fille d'Asdrubal, destinée à Massinissa, épousa Syphax, roi des Numides, mais tomba au pouvoir de Lélius. Massinissa allait l'épouser; Scipion réclama la princesse, qui demanda à Massinissa, pour présent nuptial,

une coupe empoisonnée, et elle la vida courageusement.

Sophron, poète grec, né à Syracuse, vivait dans la seconde moitié du ve siècle av. J.-C. Il inventa ou perfectionna un genre nouveau'de comédie, le mime, qui reproduisait les scènes de la vie privée.

Sora, v. de la prov. et à 446 kil. N. de Naples (Italie), sur le Garigliano ; 8,200 hab. Sora était une ville du pays des Volsques dans le Nouveau Latium.

Sorabes, peuple slave. V. Serbes.

Soracte , montagne d'Etrurie sur la rive droite du Tibre, haute de 740 mètres. Auj. Mont Saint-Or este.

Sorata (Kevado de), massif de la Cordillère des Andes, sur les frontières du Pérou et de la Bolivie ; 7,696 mètres.

Sorau, v. de Prusse, à 400 kil. S. de Francfort-sur-1'Oder (Brandebourg) ; 9,000 hab.

Sorbiers, comm. du cant. de Saint-Héand, arrond. de Sainte-Etienne (Loire). Houille, 2,023 hab.

Sorhin de Sainte-Foi (ARMAND), né à Mon-

tech (Quercy), 4532-4606, docteur en théologie, prédicateur célèbre, a écrit ; Trace du ministère visible de V Eglise catholique romaine; le Vray' Resveille-matin pour la défense de la majesté de Charles IX, apologie de la Saint-Barthélemi. Evêque de Nevers, en 4578, il se montra plus modéré et a laissé des Sermons, des Homélies, des Oraisons funèbres, etc.

Sorbon (Robert de), né à Sorbon, près de Rethel, 4204-4274, savant docteur, chanoine à Cambrai, chapelain de saint Louis, fonda, en 4253, le collège qui s'appela la Sorbonne; il en fut nommé le proviseur. Ses ouvrages, De conscientia, Super confessione, lter Paradisi, sont d'un style assez plat; ses Sermons sont restés manuscrits.

Sorbonne. Cetle maison célèbre eut des cours publics de théologie, de philosophie, d'humanités. Elle conférait les grades de bachelier, de licencié et de docteur; elle a produit beaucoup d'hommes éminents, et a mérité le surnom de Concile subsistant des Gaules. Elle fut supprimée en 4790. — En 4808, ses bâtiments furent donnés à l'Université, qui y installa des cours pour les Facultés de théologie, de lettres et de sciences, en 4821. C'est le chef-lieu de l'Académie universitaire de Paris.

Soi deiio, né à Goito, près de Mantoue, mort après 4266, fit des vers en italien, en français, en provençal, et les chantait dans les différentes villes d'Italie. Il nous reste de lui une trentaine de pièces, canzones ou sirventes.

Sore, ch.-l. de cant., arrond. et à 48 kil. N. de Mont-de-Marsan (Landes); 1,984 hab.

Sorel ou Soreau (Agnès), née à Fromenteau (Touraine), 4409-4450, d'une grande beauté et d'un esprit remarquable, fut aimée par Charles VII. Si l'on en croit la tradition, elle se servit de son influence pour le faire sortir de son indolence. Plusieurs prétendirent que la dame de beauté avait été empoisonnée.

Sorel (Charles), sieur de Souvigny, né à Paris, 4597-4674, a beaucoup écrit, et plusieurs de ses ouvrages eurent de la vogue. On cite de lui : la Vraye histoire comique de Francion ; le Berger extravagant, qui eut un très grand succès ; Bibliothèque française, in-12, etc.

Sorel, riv. du Canada, sort du lac Champlain, et se jette dans le Saint-Laurent. Cours de 430 k.

Soresina, v. de la prov. et à 25 kil. N.-O. de Crémone (Italie) ; 5,000 hab.

Sorèze, comm. du cant. de Dourgne, arrond. et à 29 kil. S.-O. de Castre» (Tarn), sur le ruisseau de Soi*. Anc. abbaye de bénédictins. Une grande école y fut établie en 4682; elle fut dirigée, depuis 4854,

, par les dominicains. Aux en-

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