‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 544 sur 657 · SPE · texte numérisé non relu

SPE

Spartacus, né en Thrace, vers 113 av. J.-C, mort en 71. Destiné au métier de gladiateur, il s'échappa de Capoue avec quelques compagnons, 73, et commença la guerre des gladiateurs, qui mit Rome en danger. Plusieurs fois vainqueur, il réunit 00,000 hommes, défit les deux consuls Gellius Publicola et C. Lentulus; mais Grassus, à la tête de six légions, le ramena vers le sud de l'Italie et le déftt complètement sur les bords du Silarus.

Sparte OU Lacédémone, ville de l'anc.

Grèce, capitale de la Laconie et de la république de Sparte. Elle était située sur l'Eurotas, entre les chaînes du Parnon à l'E. et de l'Eurotas à l'O., d'où l'épithète de Creuse que lui donnent les anciens. Elle n'avait ni fortilications , ni monuments remarquables, et se divisait en quatre parties : au N., Pitane, où étaient l'Acropole ou citadelle et l'Agora ou place publique, à l'E., Limnè, le long du fleuve; à l'O., Cynosura, près du ruisseau de la Tiasa ; au centre, Messoa. Sparte fut peuplée d'abord par la tribu pélasgique des Lélèges, à laquelle elle fut enlevée par les Achéens. Plus tard les Doriens s'emparèrent de la Laconie. Lycurgue leur donna des lois, et Sparte fut surtout comme une machine de guerre toujours tendue et braquée sur les peuples voisins. Les deux guerres de Messénie (743-723, 685-668) lui donnèrent la possession de tout le S. du Péloponnèse. Tégée fut soumise, l'Argolide conquise, excepté Argos, Corinthe et l'Elide reconnurent la suprématie de Sparte, et Athènes fut attaquée (510). Sparte joua un grand rôle dans les guerres Médiques, jusqu'au jour où Athènes prit le premier rang. La rivalité des deux républiques éclata dans la guerre du Péloponnèse, 431-404. Sparte, victorieuse à l'aide des Perses, fit peser sur les Grecs une domination impérieuse et arbitraire, et ne craignit pas d'attaquer le grand roi. C'est le temps des expéditions de Cléarque, de Thymbron, Dercyllidas, Agésilas, 401-395. Mais les agents du roi semèrent l'or en Grèce, où les mécontents étaient nombreux, et firent former une ligue entre Athènes , Argos , Corinthe et Thèbes. Sparte, menacée dans sa puissance, signa avec le grand roi le traité honteux d'Antalcidas, 387. Elle espérait pouvoir à son aise tyranniser la Grèce. C'est alors que Thèbes, sous la conduite de Pélopidas et d'Epaminondas porta à Sparte des coups dont elle ne devait pas se relever. Quand elle voulut attaquer Messène et Mégalopolis, Philippe, roi de Macédoine, la força de rentrer dans ses limites, 350. Elle le laissa accabler les Grecs à Chéronée, refusa de reconnaître son titre de généralise, -sçe contre les Perses, ne prit aucune part à 1-éilpédition d'Alexandre, et attaqua même la Macédoine en son absence ; mais le roi Agis fut battu et tué par Antipater. Dès lors, Sparte ne joua plus qu'un rôle secondaire. Le roi Agis essaya, en rétablissant les anciennes lois, de rendre à son pays la force qu'il avait perdue, mais il succomba. Cléomène III entreprit de nouveau la réforme, et parut un instant réussir; mais il attaqua imprudemment la ligue Achéenne; Aratus appela Antigone de Macédoine, qui battit Cléomène à Sellasie, 222, et Sparte se replongea dans le sommeil. Les tyrans Machanidas et Nabis achevèrent d'épuiser ses forces, et Sparte fut réduite en province romaine avec le reste de la Grèce, i46. Elle fit partie de la province d'Achaïe jusqu'au vue siècle de notre ère ; du thème du Péloponnèse jusqu'au xme ; de la principauté latine de Morée, en 1204 ; elle forma sous un Paléologue le despotat de Sparte, qui fut conquis par les Turks en 4460. Elle est maintenant le cheWieu du nome de Laconie et renferme 3,600 hab.

Rois de Sparte.

lo Avant les Héraclides (dates incertaines).

Sparton, vers 1880. OEbalus.

Lélex. Hippocoon.

Myles. Tyndare, vers 1328.

Eurotas. Ménélas, vers 1280.

Lacédémon. Oreste (déjà)

Amyclas. roi d'Ar-[vers 12i0.

Argalus. gos), )

Cynortas. Tisamène, 1220 ou 1192.

Page 1