‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 558 sur 657 · SYR · texte numérisé non relu

SYR

SZE

Symmaqne (Ccelius), pape, né en Sardaigne, fut élu en 498, et fut soutenu par le roi des Ostrogoths, Théodoric. On a douze lettres sous son nom. Il mourut en 514.

Symphorien (Saint), martyr à Autun, vers 179. Fête, le 22 août.

Symphorien (Saint-), ch.-l. de Cant. de

l'arr. et à 30 kil. 0. de Bazas (Gironde) ; 1,982 h. Symphorien (Saint-), comm. du cant. et de l'arr. de Tours (Indre-et-Loire); 3,180 hab.

Sjmphorien.de.Lay ( Saint- ), ch.-l. de

cant. de l'arr. et à 18 kil. S -E. de Roanne (Loire); 2,740 hab. Mousselines et cotonnades.

Symphorien-d'Ozon (Saint-) , ch.-l. de

cant. de l'arr. et à 14 kil. N. de Vienne (Isère) ; 1,869 hab.

Symphorien-sur-Coise (Saint-) OU Symphorien-le-Château (Saint-), ch.-l. de cant.

de l'arr. et à 33 kil. S. -0. de Lyon (Rhône); 2,065 h.

Symplégades OU Cyanées, roclies du Pont-

Euxin, près de l'entrée du Bosphore.

Syncelle (i-e). V. GEORGE LE SYNCELLE.

Synésius, né à Cyrène, entre 360 et 370, mort vers 415, fut a Alexandrie le disciple d'Hypatia et resta son ami. En 397, il fut chargé de porter à Constantinople les doléances de ses compatriotes; il repoussa les barbares qui ravageaient la province, écrivit des lettres nombreuses à ses amis, composa des hymnes, un poème, les Cynégétiques, un badinage sur la Calvitie, acheva le roman philosophique, l'Egyptien ou de la Providence, etc. Il était encore païen quand il composa deux ouvrages, Dion et le Traité des songes. Il fut proclamé évêque de Ptolémaïs par le clergé et par le peuple, 409. Il n'est pas prouvé qu'il eût alors reçu le baptême ; on lui permit de garder sa femme et ses opinions philosophiques. Synésius est à certains égards un sophiste littérateur; c'est aussi un poète, qui mêle les idées chrétiennes aux vagues aspirations de la philosophie néoplatonicienne.

Synnada, anc. v. de Phrygie (Asie-Mineure), célèbre par ses marbres blancs tachetés de pourpre ; au ive s. capitale de la Phrygie Salutaire, [l'arr. de Dunkerque (Nord) ; 3,/37 hab.")

Synthe (Petite-), comm. du cant. et dej

Syntipas, nom grécisé de Sendebad, sage indien, qui se trouve en tête d'une collection de contes traduits en grec par Michel Andreopoulos. Ils ont été traduits en latin vers la fin du xne siècle, sous ce titre : Historia septem sapientium Romœ, version qui a été imitée en français dans le Roman des sept sages et dans le Dolopathos.

Syphax, roi de la Numidie occidentale, eut à lutter contre Masinissa, resta dans le parti des Romains, jusqu'à ce que Syphax épousa Sophonisbe. Il se déclara alors pour Carthage, 204; fut défait, pris et mourut avant le triomphe de Scipion.

Syra, île de l'Archipel, dans les Cyclades, est fertile en blé et en vins. Pendant la guerre de l'indépendance hellénique, beaucoup de Grecs vinrent s'y réfugier et peuplèrent la ville nouvelle û'Hermopolis, auj. capit. de l'île. Anc. Syros ; 40,000 hab.

Syracuse, v. de Sicile, dans la prov. de Noto ou de Syracuse, à 250 kil. S.-E. de Palerme, port sur la côte E. de l'île. Commerce de vins, soufre, thons marines. Nombreuses antiquités; 24,000 hab. — Jadis Syracuse contenait, dit-on, 600,000 hab. Elle se divisait en cinq quartiers : Ortygie, Achradine, Tyché, Néapolis? Epipole. La fontaine d'Aréthuse est auj. un lavoir. Fondée par des Corinthiens, 735 av. J.-C, république turbulente, gouvernée par des rois ou tyrans, Gélon, Hiéron, les Denys, Hiéron II, elle fut prise

Car les Romains, en 212. Patrie d'Archimède, de héocrite et de Moschus.

Syracuse, t. de l'Etat de New-York (Etats-

Unis), à 180 kil. N.-O. d'Albany Grande exploitation de sel ; 52,000 hab.

Syrianns, philosophe et grammairien grec, né à Alexandrie, mort vers 450, eut pour disciple Proclus. On a de lui un Commentaire sur la métaphysique d'Aristote; un Traité sur les idées, etc.

Syrie (Aram, dans la Bible, Bur-el-Cham, pays de la gauche, en arabe), région de la Turquie d'Asie, entre la Méditerranée à l'O., l'Euphrate et les déserts d'Arabie, à l'E. ; longue de i00 kil., large de 200. La Syrie est montueuse, traversée du N. au S. par la double chaîne du Liban et de l'Anti-Liban. On y trouve la mer Morte et le lac de Génésareth ou de Tibériade. Les produits végétaux sont : le blé, l'orge, le dourah, la canne à sucre, les olives, le coton, le tabac (Latakiéh), le raisin, le vin du Liban, la soie et les fruits. Elle se divise maintenant en deux vilayets : Alep et Syrie. — Dans l'antiquité, la Syrie renfermait d'abord le roy. de Damas, les roy. d'Israël et de Juda, et les cités républicaines delà Phénicie ; elle subit la domination des Assyriens, des Perses, des Macédoniens ; fut le centre de l'empire des Séleucides ou rois de Syrie, avant de tomber au pouvoir des Romains. Plus tard elle appartint aux Arabes, fut le centre du khalifat des Ommiades, et fut soumise enfin par les Turks Ottomans, en 1517.

Syrienne (Déesse). Elle était surtout honorée à Hiéropolis, en Syrie. On l'a identifiée avec Cybèle.

Syrinx, nymphe d'Arcadie, poursuivie par Pan, disparut dans le Ladon, ne laissant que des roseaux à sa place. Le dieu fit alors avec ces roseaux la flûte que l'on appela Syrinx.

Syrmie ou Szerem (Comitat de), anc. division de la Hongrie, dans l'Esclavonie, avait pour ch.-l. Vukovar.

Syrtes, nom anc. de deux golfes de la Méditerranée sur la côte N. de l'Afrique. La Grande Syrte, à l'E., est auj. le golfe de la Sidre, sur la côte de Tripoli. La Petite Syrte, à l'O., est le golfe de Gabès, sur la côte de Tunis.

Szamos, Samusius, riv. d'Autriche, prend sa source en Transylvanie, arrose la Hongrie, et se jette dans la Thèiss, après un cours de 450 kil. de l'E. à PO.

Szarvas, v. de Hongrie sur le Kœros, dans le comitat et à 60 kil. O. de Bekès ; 22,000 hab.

Szasz-Varos, v. de Transvlvanie, à 90 kil. S. de Klausenbourg; 10,000 hab/

Szathmar..\eme(h, v. de la Hongrie sur le Szamos, ch.-l. du comitat du même nom ; 13,000 hab. Fabriques de poterie et de pelleteries.

Széchényi (Le comte Etienne), né à Vienne, 1792-1860, d'une vieille famille magyare, voyagea, étudia l'économie politique, admira surfout l'Angleterre. En 1825, membre de la haute chambre de la diète hongroise, il donna le signal de la Renaissance nationale, en s'exprimant le premier dans la langue magyare. Il publia un livre, le Crédit, qui fut comme le point de départ de tous les progrès matériels de la Hongrie. Mais, depuis 1834, il commença à s'effrayer des principes démocratiques et révolutionnaires, dont Louis Kossuth était le principal organe; il soutint la cause du parti constitutionnel ; et, en 1840, rompit définitivement avec Kossuth ; il vit avec douleur la proclamation de l'indépendance, mars 1848. Ministre des travaux publics dans Je cabinet Bathyany, il perdit la raison au moment de la rupture définitive avec l'Autriche. Vers 1859, il avait recouvré sa belle intelligence, et écrivait une Etude sur la Hongrie ; mais dans un nouvel accès de démence, il se brûla la cervelle.

Szegedin, v. de Hongrie, sur la Theiss. près

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