TAI
Tnchkend, v. du Turkestan russe, près du Sir-Dana, à 210 kil. N.-O. de Khokand, dans l'anc. Khanat de ce nom. Grande ville de commerce; 100,000 ha h
Tachas, roi d'Egypte, en 363 av. J.-C, fils de ! Nectanébus, fut secondé, puis abandonné par Agésilas.
Tacite (Marcds Claudius), empereur romain, ne à Interamna, en 200. prétendait descendre de l'historien. A la mort d'Aurélien, 275, le sénat le nomma empereur. Il combattit les Goths , il fut peut-être tué par les soldats rebelles à Tarse ou près de Tyane, 276.
Tacite (Caius Cornélius), né probablement ; àlnieramna (Ombrie),vers 55 ou 56, ou plutôt vers 50, mort au commencement du règne d'Adrien. Il se distingua comme avocat, fur. questeur sous Vespasien, édile sous Titus, préteur sous Domitien. consul subrogé sous Nerva, en 97; épousa la fille de l'illustre Agricola, vers 78. C'est seulement après la mort de Domitien qu'il commença à écrire. Il avait, dit-on, composé quelques poésies et un livre de Dits ingénieux, qui sont perdus. 11 nous reste de lui : 1<» La Germanie ou sur les Mœurs des Germains; 2» la Vie d'Agricola, la plus belle biographie que nous ait léguée l'antiquité; 3» les Histoires, en 14 livres, récit des événements, depuis la mort de Néron jusqu'à celle de Domitien, 68-96 ; nous n'avons que les quatre premiers livres et le commencement du cinquième; 4° les Annales, comprenant l'histoire de l'Empire, depuis la mort d'Auguste jusqu'à la mort de Néron, en 16 livres ; nous n'avons que les quatre premiers, la fin du cinquième, le sixième, les livres de M à 15, et une partie du seizième. Il se proposait de raconter les règnes plus heureux de Nerva et de Trajan. Il est très probablement l'auteur du Dialogue sur les causes de la corruption de l'éloquence, qu'on a attribué aussi à Pline le Jeune et à Quintilien. — Tacite a surtout la gravité, la noblesse; il est moraliste, triste et sévère. Ses tableaux, ses narrations, ses discours excitent le plus vif intérêt; son style énergique est bien en rapport avec la pensée toujours vigoureuse et profonde.
Tacna, v. du Pérou, dans la prov. et à 300 k. S.-E. d'Aréquipa. Mines d'argent.
Taconet (Todssaint-Gaspard), né à Paris, 1730-1774, débuta avec succès au théâtre de la Foire, mais joua surtout dans la troupe de Nicole! sur le boulevard du Temple. Il avait, diton, composé 83 pièces ou farces ; quelques-unes seulement ont été imprimées.
Tacquet (André), né à Anvers, 4612-1660, jésuite, écrivit une Géométrie qui devint classique, etc.
Tacuba ou Tiaeopan, v. du Mexique, dans la prov. et à 12 kil. N.-O. de Mexico ; 3,000 hab.
Tacubaja, v. du Mexique, dans la prov. et à 8 kil. S.-O. de Mexico ; 2,300 hab. Palais de l'archevêque de Mexico.
Tacnnga (La), v. de la république de l'Equateur, dans la prov. et à 82 kil. S. de Quito, au pied des Andes; 6,000 hab.
Tadjiks, descendants des anciens Perses et des Mèdes; ils forment le fond de la population de la Perse; ils sont nombreux dans le Kaboul et le Turkestan.
Tadmor. V. PAI.MYRE.
Tadoussac, hameau du Bas-Canada, à 125 k. N.-E. de Québec, sur le Saint-Laurent.
Taepings ou Taïpin^s, insurgés chinois, qui tirent leur nom de leur chef principal, et qui depuis 1850 ont désolé les provinces méridionales de l'empire sans qu'on ait encore pu les détruire.
T.tfaiia, v. d'Espagne, dans la prov. et à 30 kil. S. de Pampelune (Navarre); 3,200 hab.
Tafiiot, y. du Maroc» sur le Zig, dans l'oasis
du même nom, à 540 kil. S. du Maroc. Fabrique* de maroquin et de couvertures de laine.
Tafna, petit fl. de l'Algérie, à l'O , prend sa source près de Sebdou ; reçoit à droite lT&ser, qui reçoit la Sikka, a gauche l'ish, et se jette dans la Méditerranée, après un cours de 60 kii. Traité du 30 mai 1837.
Taft, v. de Perse, à 30 kil. S.-O. de \ezd, dans la prov. de Farsistan ; 7,000 hab.
Ta;p;anroa?, v. de Russie, dans le gouvern. et 400 kil. S.-E. d'Iékatérinoslav ; port de commerce sur la nier d'Azov et à l'embouchure du Don ; 48,000 hab. Le tzar Alexandre 1er y mourut,
Tagaste, anc. v. de Numidie, à i'E. Patrie de saint Augustin. Auj. Tagilt ou Souk-Arras.
Tagdempt, v. d'Algérie. V. Tékédiîmpt.
Tage, portugais Tejo, espagnol Tajo, latin Tagus, fl. de la péninsule hispanique, prend sa source dans le Cerro San-Felipe, près d'Albarracin, coule dans un lit encaissé au milieu de campagnes arides. Il arrose Almonacid, Aranjuez, Tolède, Talavera de la Reyna, dans la Nouvelle-Castille; Alcantara, dans l'Estrémadure. Il se précipite alors dans une gorge profonde, entre en Portugal, passe à Abrantès, Punhète, Santarem; s'élargit pour former à Lisbonne un vaste bassin de 16 kil. de long, sur 8 de large, qu'on appelle mer de la Paille, se rétrécit et se jette dans l'Atlantique, au S. du cap Espichel. Son cours est environ de 900 kil., du N.-E. au S.-O. Il reçoit à droite le Xarama, grossi du Hénarès, la Guadarrama, l'Alagon ; a gauche le Zatos.
Tagès, nain difforme qui, suivant les vieilles traditions de l'Etrurie, sortit d'une motte de terre sous la charrue d'un laboureur, et enseigna la science de la divination et des aruspices.
Tagina, auj. Lentagio, v. du Picenum (Italie ancienne), sur le Métaure. Totila y fut vaincu eî tué, 552.
Tagliacozzo, v. du roy. d'Italie, dîns l'Abruzze-Ultérieure II, à 30 kil. S.-O. d'Aquila; 4,000 h. Victoire de Charles d'Anjou sur Conradin, 1268.
Tagliamento, Tilavemptus, fl. d'Italie, descend des Alpes Cadoriques, arrose Tolmezzo, Osopo, Volvasone. se divise en plusieurs bras, et se perd dans les lagunes de l'Adriatique, après un cours de 170 kil. du N. au S. — Il a donné son nom à un départ du roy. d'Italie, sous Napoléon 1er; ch.-l., Trévise.
Taguin , riv. d'Algérie, vient du Djebel- Amour, et se jette dans le Chélif. Sur ses bords est Aïn-Taguin, où le duc d'Aurnale battit Abdel-Kader, 16 mai 1843, et dispersa sa smalah.
Taher, fondateur de la dynastie persane des Tahérides, reçut le gouvernement du Khoraçan, s'y rendit indépendant, et mourut en 822.
Tahureau (Jacques), né au Mans, 1527-1555, se distingua dans l'école de Ronsard. On a de lui : Poésies; Oraison au Roi, de la grandeur de son règne et de l'excellence de la langue françoyse; les Dialogues non moins profitables que facétieux.
Taïcoun, Taïkoun OU Siogoun OU
Koubo, nom d'un prince qui, jusque dans ces derniers temps, a exercé au Japon le pouvoir temporel. V. Japon.
Taillandier (Charles-Louis), bénédictin de Saint-Maur, né à Arras, 1705-1786, a écrit : Lettre sur les différentes translations du corps de saint Maur, abbé de Glanfeuil; Eloge de D. itivet; la Préface du dictionnaire de la langue bretonne; il a édité le t. II de YHistoire de Bretagne, par D. Morice; une partie du volume est de lui.
Taillandier (AlPHONSE-HoNORÉ). né à Paris,
1797-4867, avocat à la Cour de cassation, conseiller à la Cour royale de Paris, en 1830, député, conseiller à la Cour de cassation. On lui
TAJ
TAL
doit : Mémoire sur L'état de la législation française sou* la première race; Recherches historiques sur la vie et les ouvrages de l'Hospital, 1802, elc. Il a publié des Documents biographiques sur Daunou, et son Cours d'études historiques, 20 vol. in-8o.
Taiiiassoc (Jean-Joseph), né à Rlaye, 1746- 1809, élève de Vieu, membre de l'Académie de peinture. Ses œuvres ont de la grandeur et de l'harmonie dans la composition. 11 a composé un poème sur le Danger des règles dans les arts, et des Observations sur quelques grands peintres. Taille. On a donné ce nom, en Fiance, à des impôts de diverse nature, sans qu'il soit facile de dire d'une manière précise l'origine du mot. La taille était payée par les roturiers, en proportion de leurs biens et de leurs revenus. — Primitivement, la taille paraît avoir été un droit que les seigneurs levaient sur leurs serfs, à leur gré, ad miser •icordiam domini; Philippe le Bel parvint à lever des tailles sur ses sujets roturiers; mais Charles V fut le premier qui établit une sorte de taille permanente, sous le nom de fouages. Charles Vil, avec le concours des Etats généraux d'Orléans, 1139, rendit la taille perpétuelle pour solder l'armée permanente. Les élus dressaient les rôles dans chaque paroisse, et faisaient la répartition de la taille dans l'élection; l'impôt était perçu par des collecteurs ou sergents des tailles. Cet impôl, d'abord de 1,200,000 livres, fut de 4 millions sous Louis XI, de 12 millions sous François Ier5 de 32 millions sous Henri 111. Sous Louis XIV, la taille ne fut plus que de 23 millions; mais après Colbert, la taille augmenta de nouveau et continua d'accabler le peuple jusqu'à la Révolution. Au xvme siècle, dans chaque paroisse, les paysans étaient, à tour de rôle, forcés de répartir la taille entre les gens de la paroisse; au commencement du règne de Louis XVI, on osa encore soutenir publiquement que le peuple était taillable et corvéable à merci.
Taiiiebourg, village de l'arr. et à 17 kil. S.-O. de Saint-Jean-d'Angely (Charente-Inférieure), sur la Charente ; 1,300 hab. Victoiie de saint Louis, 1242.
Tain, ch.-l. de cant. de l'arr. et à 19 kil. N.-O. de Valence (Drôme); 2,893 hab. Il est dominé par le célèbre coteau qui produit le vin de l'Ermitage, [sur le golfe de Dornoch; 3,000 hab.]
Tain, v. d'Ecosse, capit. du comté de RossJ
Taintrux, comm. du cant. et de l'arr. de St-Dié (Vosges).
Taï-Ouan, port commerçant sur la côte O. de Taï-Ouan ou Formose (Chine); il est ouvert aux Européens.
Taïti ou otahiti, île de la Polynésie, dans l'archipel de la Société; ch.-l., Pap'éiti au N. Ile volcanique, couverte de hautes montagnes boisées, coupées par des vallées verdoyantes. La population est forte, intelligente et belle; mais fa dépravation des mœurs l'a bien diminuée. Elle a été sous le protectorat de la France depuis 1843. Elle lui appartient depuis 1880.
Taïti (Archipel de) ou de la Société, dans la Polynésie, a l'O de l'archipel Pomotou. Les principales îles sont: à l'E., Taïti, Eiméo. Maïtea, Tetouroa et Tabouaï-Manou (sous la domination de la France); à l'O., Maupiti, Matou-iti, Borabora, Tahoa, Raïatéa et Houakine. Ces îles sont volcaniques, entourées de ceintures coralloïdes, bien arrosées, fertiles. Le climat est sain, quoique chaud et très humide On ne compte plus que 20 a 22,000 habitants, la plupart protestants. Cook les appela îles de la Société.
Tai.Yonen, v. de Chine, capit. de la prov. de Chan-Si, a 460 kil. S.-O. de Pékin. Ville fortifiée ; fabriques de sabres, poignarSs, couteaux et ciseaux.
«•Juan. rif. d'Espagne, arrose la province
de Guadalajara et finit dans le Jarama, au N.-E!. d'Ara njuez.
Takaié, pays du Soudan égyptien, peuple de nègres et d'arabes. Il est à demi soumis aux Egyptiens; la capitale, Tassin, est la résidence du mek ou roi.
Takdempt OU Tagdempt. V. TÉKÉDEMPT. Ta.Kiaug. V. YaNG-TSE-KiANG.
Ta-Kou, bourg de la Chine, sur le Peï-Ho, près de son embouchure, dans la prov. de Pétchi-li. Les forts ont été pris par les Anglo-Français en 1858 et en 1860. La France a une factorerie à Ta-Kou.
Takrour. V. SOUDAN.
Talahint. V. TALENT.
Talanrii. V. ATALANTI.
Taïaudière (La) , comm. de l'arr. de St-Etienne (Loire) ; 3,046 hab.
Talavera-de-la-Reyna* V. d'Espagne, dans
la prov. et a 66 kil. O. de Tolède (Nouvelle-Castille), sur le Tage ; 5,000 hab. Fabriques de soieries. Rataille en 1809. Patrie de Mariana.
Talavera-la.Real, V. d'Espagne, dans la
prov. et à 14 kil. E. de Radajoz (Estrémadure), sur le Guadiana ; 3,600 hab.
Talbot (JOHN), Comte de §hrewsbnry, né vers 1373 a Blejhmore (Shropshire), vainquit en Irlande le rebelle Donald Marc-Murghe, prii part aux sièges de Caen et de Rouen; puis, sous le duc de Bedford, mérita le surnom d'Achille de l'Angleterre. Il fut vaincu et pris a Patay. Henri VI le nomma maréchal de France, 1441, comte de Shrewsbury, 1442, comte de Wexford et de Waterford, 1446, etc.. etc. En 1449, il défendit Rouen avec habileté; il fut vaincu et tué à la bataille décisive de Castillon, 17 juiUet 1453.
Talbot (JOHN), Comte de Shrewsbury, hls du précédent, grand trésorier d'Angleterre en 1457, embrassa le parti de Lancaslre, et fut tué avec son frère à Northampton, 1460.
Talbot (CHARLES), duc de Shrewsbury,
1660-1718, filleul de Charles II, chambellan sous Jacques II, se déclara l'un des premiers pour le prince d'Orange. Il fut plusieurs fois ministre sous Guillaume III ; sous la reine Anne, grand chambellan, 1710, ambassadeur en France, viceroi d'Irlande, 1713; il fut grand trésorier delà couronne sous George 1er.
Talbot (Richard), duc de Tyrconnel, frère du précédent, servit Charles II et le duc d'York, obtint le commandement militaire de l'Irlande, en 1685, et se fit de nombreux ennemis; il soutint la cause de Jacques II jusqu'au dernier moment.
Talbot (Pierre), né dans le comté de Dublin, 1620-16b0, jésuite en 1635, prêtre a Rome; fut chapelain de la reine en 1660 ; et. nommé archevêque de Dublin, 1669, déploya un zèle fougueux, qui le fit arrêter en 1678. 11 a écrit : Traité de la nature, de la foi et de l'hérésie; Traité de la religion et du gouvernement ; Histoire des Iconoclastes ; Hist. du manichéisme et du pélagianisme ; etc.
Talca OU Saint. Augustin, V. du Chili.
dans la prov. de Talca. a 200 kil S. de Santiago; 18.000 hab. — La prov. a 9,527 kil. carrés et 114,000 hab.
Talcahuano, v. du Chili, à 12 kil. xN.-O. de la Conception, port sur l'océan Pacifique.
Taience, comm. du cant. et de l'arr. de Rordeaux (Gironde); 4.621 hab.
Talent, Tellent OU Talahint, V. du Maroc, dans la lésion S., capit. d'un petit Etat indépendant, appelé le royaume de Sidi-Hescham.
Ta-iî, v. de la prov. du Yun-nan (Chine), chef-lieu des musulmans, qui ont été récemment forcés de se soumettre.
Taiisch, canton de la Russie du Caucase, au S.-E. de la chaîne, sur la mer Caspienne, dans le gouv de Schamakhi ; ch.-l., Lenkoran,
TAL
TAL
Tailahassée, v. des Etats-Unis, capit. de la Floride, sur l'Appalachicola; 5,000 hab.
laiiard, ch.-l. de cant. de l'air, et à 14 kil. S. de Gap (Hautes-Alpes), sur la Durance; 982 hab. .
Tallart (CHARLES dllostun, duc d'Hostun,
marquis de la Baume, comte de), d'une ancienne famille du Dauphiné, 165-2-17*28. cousin de Villeroi, fut lieutenant général en 1693; se montra bon diplomate, et conclut à Londres les deux traités de partage de la monarchie espagnole, 1698-1700 Maréchal, 1703, il fut victorieux a Spire du prince de Hesse-Cassel, 15 novembre 1703, délivra l'Alsace. Chef de l'armée d'Allemagne, 170i, il se joignit a Marsin et à l'électeur de Bavière ; mais ils furent complètement battus à Hochstedt par Eugène et Mariborough, 13 aoùl 17U4. Il fut pris et resta 7 ans en Angleterre. Il fut créé duc d'Hostun, 1712; fut membre du conseil de régence; membre honoraire de l'Académie des Sciences depuis 1723. On a publie, en 1762, le» Campagnes du maréchal de Tallart en Allemagne et celles de Marsin, 2 vol. in-12.
Tallemant des fléaux (GÉDÉON). né à La
Rochelle, 1619-1692, fut l'un des hôtes de l'hôtel de Rambouillet. 11 avait écrit, dit-on, des Mémoires sur la régence d'Anne d' Autriche ; mais on n'a conservé que ses Historiettes, composées de 1657 à 1659, et publiées seulement en 1833-35. On y trouve un grand nombre d'anecdotes curieuses; il a surtout tenu registre des drôleries et des gaietées ; sa langue est bonne, familière, assez saiée.
Tallemant (François), frère du précédent, né au château des Réaux, près Jonzac, 1620-1693, aumônier du roi, membre de l'Académie française en 1651 On a de lui : les Vies des hommes illustres de Plutarqne ; Histoire de la république de Venise, trad. de Nani.
Tallemant (Paul), cousin des précédents, né à Paris, 16i2-17l2, s'engagea dans les ordres, entra, à 24 ans, a l'Académie française, fut l'un des premiers membres, puis secrétaire de l'Académie des Inscriptions. On lui doit : le Voyage de l'isle d'Amour; des Eloges, des Discours; Remarques et décisions de l Académie française, etc.
Talleyrand (Elte). Cardinal de Périgord,
né a Périgûeux, 1301-1361, fils d'Elie VII, comte de Périgord . fut évèque de Limoges, 1324, d'Auxerre, 1328, et cardinal, 1331. Il joua dès lors un rôle considérable. 11 fit élire en Allemagne Charles IV à la place de l'empereur Louis de Bavière. Légat en France, 1356, il s'interposa vainement pour empêcher la bataille de Poitiers.
Talleyrand (HENRI DE), comte de Chalais, 1599-1626, était à 2u ans maître de la garde-robe, et fut l'un des premiers favoris de Louis Xlll et de son frère. Il se fit surtout connaître par ses duels, ses aventures galantes et son ambition mal réglée II se déclara parmi les ennemis de Richelieu, forma le projet de tuer le cardinal dans sa maison de Fleury. Richelieu fit arrêter Chalais à Nantes, le 8 juillet 1626; il fut condamné à mort; le bourreau dut frapper trentequatre coups d'une mauvaise épée avant de séparer la lèie du tronc.
Talleyrand - l»éi i^ord (AlEXANDRE-AïJGÉ-
lique de), né à Paris, 1733-1821, fut l'un des aumôniers du roi, et devint archevêque de Reims en 1777. Membre de l'assemblée des notables, puis des Etals généraux, il se hâta d'éinigrer. Il fut du conseil de Louis XV1U. et devint son grand aumônier, 1808. Membre de la Chambre des pairs, 1814, cardinal en 1817, puis archefêque de Paris.
Talleyrand - Périgord (CHARLES - MAURICE
4eja prince de Bénévent, neveu du précédent,
né à Paris, 4754-1838, boiteux à l'âge d'un an, fut destiné à l'Eglise, quoiqu'il fût le fils aîné du comte de Talleyrand, lieutenant général. 11 fut agent général du clergé de France, 1780; évéque d'Autun, eu 178^, membre de la seconde assemblée des notables, puis des Etats généraux. Il se prononça, l'un des premiers, pour la réunion des ordres, prit part à la Déclaration des droits, et fit la première motion relative a l'aliénation des biens du clergé. Dans la fête de la Fédération, 14 juillet 1790, il célébra la messe solennelle sur l'autel élevé au Champ de Mars, et fut l'un des exécuteurs testamentaires de Mirabeau. Dans l'Assemblée constituante, il avait déployé une grande activité, coopéré à l'élaboration des nombreuses mesures financières, et présenté, septembre 1791, un vaste plan d'instruction publique, conçu dans un esprit large et libéral. Pendant l'Assemblée législative, il eut plusieurs missions à Londres. Porté sur la liste des émigrés, il dut s'embarquer, en 1794, pour les Etats-Unis ; mais put revenir à Paris, en mars 1796, s'attacha à madame de Staël, entra à l'Institut, et, par la protection de Barras, fut nommé ministre des relations extérieures, 15 juillet 1797. Il s'appliqua, dès le premier jour, à gagner la confiance du jeune Bonaparte, fut mêlé à toutes les intrigues et à beaucoup d'actes de corruption et de vénalité de cette époque troublée. Il donna sa démission, 20 juillet'1799 ; s'associa au coup d'Etat du 18 brumaire, et fut nommé ministre des relations extérieures. Il prit part aux négociations avec la Russie, aux traités de Lunéville, de Florence, de Badajoz, et à la conclusion du Concordat. Le pape le releva alors de ses vœux, et lui permit d'épouser madame Grand, 1802. Il négocia la paix d'Amiens ; on lui a reproché ia part considérable qu'il prit à l'arrestation et à la mort du duc d'Enghien. Sous l'Empire, il fut recompensé par le don de la principauté de Bénévent, 1806. 11 sortit du ministère un mois après le traité de Tilsit, et fut nommé prince vice-grand électeur. Il se prononça ouvertement contre la guerre d'Espagne, se réconcilia avec Fouché, et fit une certaine opposition à l'Empereur, qui lui ôta sa clef de grand chambellan, 1809. En 1814, il contribua plus que tout autre au rétablissement des Bourbons. Il fut le négociateur île l'armistice du 23 avril, du traité de paix du 30 mai, et fut nommé ministre des affaires étrangères. Il se rendit au congrès de Vienne, où il défendit la cause de la légitimité. Talleyrand se retira, le 28 septembre 1815, et fut nommé, par Louis XVilî, grand chambellan. A la Chambre des pairs, il se distingua par son opposition, surtout à propos de la guerre d'Espagne, et vit avec plaisir la chute de la Restauration. En septembre 1830, il accepta l'ambassade de Londres, et fonda les bases de l'alliance anglofrançaise. En 1838, il prononça, à l'Académie des Sciences morales et politiques, l'éloge de Reinhard. Il a laissé des Mémoires, qui sont encore inédits, et qui permettront peut-être de l'apprécier plus complètement.
Taiiien (Jean-Lambeut), né à Paris. 1769-1S20, clerc de procureur, prote dans l'imprimerie du Moniteur, se fit connaître aux Jacobins, et, par la publication d'un journal, VAmi des citoyens, fut secrétaire-greffier de la Commune du 10 août, prit part aux massacres de septembre, et fut élu député a la Convention. Il fut membre du Comité de sûreté générale, l'un des ennemis acharnés des Girondins au 31 mai. Chargé d'une mission a Bordeaux, il y fut le digne émule de Carrier; son amour pour madame de Fontenay, alors détenue comme aristocrate, changea ses dispositions. Tallien fut l'un de ceux qui accusèrent avec le plus d'emportement Robespierre, au 9 thermidor, et fut dès lors l'un des chefs