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nom de Canale Bianco. après un cours de 100 k.
Xartas, ch.-l. de cant. de l'arr. et à 24 kil. 0. de Saint-Sever (Landes), sur la Midouze; 3.028 hab. Commerce de jambons, gibier (perdrix rouges), fruits, vins, eaux-de-vie.
Tartessus, île de l'anc. Espagne, a l'embouchure du Bétis. Les Phéniciens y bâtirent une ville, et donnèrent le nom de côte de Tartessus à toute la partie S.-E. de l'Espagne.
Tartini (Gicseppe), violoniste et compositeur italien, né à Pirano (Istrie), 1692-1770, fonda à Padoue une école de violon qui devint célèbre dans toute l'Europe, et contribua encore aux progrès de l'art par ses compositions d'un style élevé, harmonieuses et pures. Il a écrit un Traité de musique, et une Lettre sur les principes de l'art de jouer du violon; etc.
Tarusaies, peuple de la Novempopulanie (Gaule), à l'E. des Tarbelles ; capit., Atures (auj. Aire).
rarvis, bourg de l'emp. d'Autriche, dans le cercle et à 28 kil. S.-O. de Villach (Illyrie); 1,400 hab. Le Col de Tarvis, dans les Alpes Juliennes, fait communiquer l'Italie avec l'Autriche.
Tarvisium, nom anc. de Trévise.
Tascher, nom de l'une des plus anciennes maisons de l'Orléanais ; le chef de la branche aînée ajouta à son nom celui de la Pagerie, d'une terre située près de Blois; c'est de lui que descend l'impératrice Joséphine. A la branche cadette appartiennent : le comte Pierre-Jean- Alexandre Tascher, 1745-1822, qui fut sénateur en 1804; — le comte Ferdinand-Jean-Samuel Tascher, fils du précédent, 1779-1858, auditeur au Conseil d'Etat, 1805, pair de France, en 1822. Il se rallia au gouvernement de Juillet.
Xasco, v. du Mexique, a 100 kilom. S.-O. de Mexico, sur le versant de la Sierra Madré. Elle fut jadis importante, au centre de la région des mines.
Tasman (Abel-Janssen), navigateur hollandais, né à Horn, vers 1600, mort après 1645, reconnut l'île, qu'il appela Terre de Van-Diemen, et qu'on appelle maintenant la Tasmanie, 1642; puis longea les côtes de la Nouvelle-Zélande.
Tasmanie ou Terre de Van-Diemen, grande île «le la Mélanésie, au S. de l'Australie, dont elle est séparée par le détroit de Bass. Sa superf. est d'environ 68,309 kil. carrés, et sa popul. de 115,000 hab. d'origine anglaise. Les princip. rivières sont le Tamar au N., et le Derwent au S. On y trouve fer, or, houille; de beaux bois; 2 millions de moulons, 100,000 bêles a cornes. Capit., Hobart-Town; v. pr., New-Norfolk, Port- Arihur, Launceston. Aujourd'hui, il n'y a plus un seul indigène dans la Tasmanie.
Tasseï (Richard), né à Langres, vers 1580, mort en 1660, fut élève du Guide, et revint à Langres. On loue son coloris, la grâce de ses draperies, la richesse de sa composition.
Tassiiion, duc de Bavière, 748-788, Je dernier des Agilolfinges, gendre de Didier, roi des Lombards, forma, contre Charlemagne , une ligue redoutable; il fut arrêté, jugé par la diète d'ingelheim, et condamné à mort, 788. Il mourut à l'abbaye de Jumièges.
Tassin (René-Prosper), né à Lonlay-1'Abbaye, près Domfront, 1697-1777, fit profession chez les bénédiclins de Jumièges. On lui doit : Nouveau traité de diplomatique, par deux bénédictins, 1750-65, 6 vol. in-4<>, avec Toustain; Histoire littéraire de la congrégation de Saint- Maur; etc., etc.
Tassisudon, v. du Boutan, dans une vallée de l'Himalaya oriental. Beaucoup d'éléphants aux environs.
Tasso, île de l'Archipel. Y. Thasos.
Tasso (Bernardo), né a Bergame, 1493-1569, de l'ancienne famille des Tassi, s'attacha d'abord
à son oncle, évoque de Recanati, puis finit par être nommé gouverneur d'Ostiglia par le due de Mantoue. Il a laissé des lettres, des églogues, des odes, des élégies; le poème de Floridant, et surtout Amadis de Gaule, poème en 100 chants.
Tasso (Torquatû;, en français le Tasse, fils du précédent, né à Sorrenie, 1544-1595. Dès 1562, il avait achevé un poème chevaleresque en 12 chants, Rinaldo, inspiré par Ario*te;a Padoue, il composa trois Discorsi delpoema eroico, et déjà il travaillait au poème qui devait faire sa gloire. Le cardinal Louis d'Esté l'appela à la cour brillante de son frère, Alphonse II, duc de Ferrare, 1565. Le Tasse suivit le cardinal en France, où il fut accueilli avec distinction par Charles IX et par les poètes célèbres de la Pléiade, 1571. De retour â Ferrare il écrivit ÏAminta, véritable modèle du drame pastoral, qui fut représenté à la cour, en 1573. Enfin] après douze années de travail, le Tasse acheva, en 1575, la Jérusalem délivrée, en 20 chants] l'épopée la plus belle et la plus régulière des temps modernes. Mais alors commencèrent ces malheurs qui. ont donné lieu à tant d'hypothèses. 11 paraît que l'esprit exalté du poète fut troublé par les critiques que la lecture du poème lui suscita; et ses ennemis jaloux travaillèrent à lui aliéner l'esprit du duc de Ferrare. Ce qui est plus certain, c'est que le Tasse échappa avec peine à une lâche tentative d'assassinat; c'est aussi que la crainte des censures de l'Eglise devint chez lui une idée fixe; il croyait qu'on l'avait dénoncé à l'inquisition. Ses accès de folie véritable le firent enfermer, 1577; il s'échappa bientôt du couvent de Saint-François; la santé lui revint; il retourna même à Ferrare; mais il fut reçu avec défiance ou avec indifférence; son imagination s'exalta; c'est alors que le duc le fit enfermer dans l'hôpital Sainte-Anne de Ferrare, comme fou ou comme criminel. Il y resta jusqu'en 1586. L'Italie s'émul; le pape, les princes, réclamèrent sa liberté ; Vincent de Gonzague l'emmena â Mantoue. Le Tasse y composa sa tragédie de Torrismondo ; à Naples, il écrivit, dans le couvent de Monte- Oliveto, la Jérusalem conquise, pâle écho de la Jérusalem délivrée. Le pape Clément V1I1 le manda alors à Rome, pour recevoir, au Capitule, la couronne triomphale ; mais, avant la cérémonie, saisi de la fièvre, il se fit transporter au couvent de Sanlo-Onofrio, et y mourut, le 25 avril 1595. La Jérusalem délivrée a eiè traduite dans toutes les langues de l'Europe. Le Tasse, outre le3 œuvres que nous avons citées, a écrit des madrigaux, des sonnets, les Sept journées de la création, poème qui renferme quelques belles descriptions; une comédie plaisante, les Intrigues d'amour, des Discours pnilosophiques, des Lettres, etc.
Tassoni (Alexandre), né à Modène, 1565-1635, a écrit : Quesiti, ou Varielà di pensieri; Considerazioni sopra le rime del Petrarca; et surtout la Secchia rapita . poème héroï-comique, en 12 chants, où il célèbre la guerre faite au xi.v« N# par Modène à Bologne, au sujet d'un seau enlevé par les Modenais.
Tata.Goui, lac de la Sibérie, reçoit deux rivières, le Sari-Sou et le Tchou.
Tatar.Bazardjyk, v. de la Turquie d'Europe, à 38 kil. O. de Philippopoli, sur la Maritza (Thrace); 8,000 hab.
Tatars. V. TARTARES.
Tathoung, v. de la prov. de Chansi (Chine), au N., près de la Grande Muraille.
Tatichtchef (Basile-Nikitich), 1686-1750, fut directeur général des mines de la Sibérie. Il était gouverneur d'Astrakhan, lorsqu'il fut disgracié par Elisabeth. Il a écrit une Histoire russe depuis les temps anciens; elle s'arrête à Ivan le Terrible.