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lorme; il fut continué par Jean Bullant et Le Vau. — Le jardin, commencé en 1600, fut refait
Ï>ar Le Notre, en 1665. Le palais a été brûlé par a Commune, mai 1871 .
Tuia ou Tampico, petit fl. du Mexique, arrose les prov. de Mexico, Queretaro, Potosi et Vera-Cruz, et se jette dans le golfe du Mexique. Tuie, bourg du Mexique, dans l'Etat et à 26 kil. N.-O. de San-Luis-de-Potosi; 5,000 hab., presque tous Indiens.
Toiette, coram. du cant. de Saint-Paul-Trois- Châteaux, an*, de Montélimar (Drôme); 2,020 h. Tulinges , tribu germanique qui habitait entre le Rhin et la Forêt Noire.
Tuiiamore, v. d'Irlande, à 110 kil. S.-O. de Dublin, ch.-l. du comté du Roi; 5,200 hab.
Tulle, Tutela, ch,-l. du départ, de la Corrèze, sur la Corrèze ; 16,196 hab. Manufacture nationale d'armes à feu. Commerce de fer, huile, laine et de chevaux.
Tuilia, fille de Servius Tullius et femme de Tarquin le Superbe, empoisonna son premier mari. Aruns Tarquin; s'associa à la criminelle ambition de Tarquin, lit passer son char sur le corps palpitant de son père, et, plus tard, partagea la fortune et l'exil de son mari.
Tuilia, fille de Cicéron et de Terentia, née à Rome, 78-45 av. J.-C, épousa successivement C. Calpurnius Piso Frugi, 63, Furius Crassipes, 56, et, après un divorce, Dolabella, perdu de dettes et débauché, 50. Tuilia alla mourir auprès du son père, à Tusculum.
Tuilianum. Lu. prison de l'anc.Rome, carcer, bâtie sur la pente N.-E. du Capitolin, se composait d'une chambre quadrangulaire, appelée Manier tine ; au-dessous était un cachot obscur, le Tuilianum, où les criminels étaient mis à mort ; les cadavres étaient ensuite tirés avec des crocs jusque sur les degrés d'un escalier, Scalœ Gemoniœ. Cette prison existe encore ; le Tuilianum est la chapelle de Saint-Pierre dans la prison.
Tullius, ch.-l. de cant., arrond. et à 25 kil. N.-E. de Saint-Marcellin (Isère) ; 4,740 hab. Forges et aciéries
Tiiiiu, v. de la Basse-Autriche (Autriche), au N.-O. de Vienne, sur le Danube. Rubans de laine.
Tuiium, anc. capit. des Leuci, dans la Belgique I*e (Gaule). Auj. Toul.
Tuiius h ostilius, 3e roi de Rome, régna de 675 à 641 av. J.-C. Il attaqua les Albains ; Albe fut complètement ruinée; les Albains furent transportés à Rome, et le mont Ccelius fut ajouté à la ville. Tullus offrit des sacrifices à Jupiter Elicius; mais, ne connaissant pas assez les rites sacrés, il fut frappé de la foudre.
Tumulte. Les Romains nommaient ainsi un grand danger public, causé par une guerre contre les Gaulois. Tout le monde prenait alors l'habit de guerre ; les consuls faisaient des levées en masse.
Tunbridge, v. du comté de Kent (Angleterre). Commerce de bestiaux ; 13,000 hab.
Tunbiidge-weiis, v. du comté de Kent (Angl.), Eaux ferrugineuses et sulfureuses.
Tunes ou Tunesium, v. de l'Afrique anc, près de Carlhage. Auj. Tunis.
Tunguragiîa, volcan des Andes, dans la république de l'Equateur ; 5,087 mètres d'altitude. Au pied de la montagne, est le petit lac de Lauricocha, d'où sort le Tunguragua. Il a de nombreux affluents : à droite, le Guallaga ; à gauche, le Macas et le Pataza, etc. Il a 1,300 kil. de cours, et, réuni à l'Ucayali, à Nauta, il forme le fleuve des Amazones.
Tunis, anc. Tunes, capitale de la régence du n&ême nom, à 40 kil. de la Méditerranée, avec laquelle elle communique par le canal de la Goulette; 120,000 hab, Fabr. de couteaux, poi- |
' gnards, yatagans ; vestes brodées d'or et d'argent, fez. peaux tannées et teintes , meubles, selles et harnais richement ornés; tapis, nattes, essences de rose et de jasmin, savons. A 2 kil. de Tunis est le Barde, forteresse et résidence du bey.
Tunis (Régence de) OU Tunisie, Etat de
l'Afrique septentrionale, sur la Méditerranée, à l'E. de l'Algérie. Il a 116,000 kil. carrés, et environ 2 millions d'habitants, appartenant surtout aux races berbère, arabe et maure; il y a aussi des Turcs, des Koulouglis, des juifs et des nègres. L'esclavage est aujourd'hui aboli. La religion est l'islamisme. On rencontre sur la côte : l'îleTabarque, le cap Blanc, le point le plus septentrional de l'Afrique, le golfe de Bizerte, le cap Carthage, le cap Bon, le golfe de Hammamet, le golfe de Gabès (petite Syrte), les îles Kerkénah et la grande île de Djerba. — Le sol se divise en deux régions : une région montueuse au N., couverte par les deux chaînes de l'Atlas, c'est le Tell ou Fenkia ; une région plate au S, composée de plaines de sable, d'oasis et de marais salés ou sebkhas, c'est le Sahara tunisien ou Beledel-Djérid. On élève des chevaux barbes, des moutons à grosse queue, de beaux chameaux et des bœufs de petite taille. — Outre Tunis, les villes les plus importantes sont, sur la mer : Bizerte (Hippone-Zarite), Porto-Farina (ruines d'Utique), Hammamet, Sousa,Monastir, Mahadia (Thapsus). Sfaks, Gabès (Tacapa) ; dans l'intérieur : Zaghouan, El-Keff, Kairoan, Gafsa (Capsa), Nefla (Negeta), Kebilli. — Le bey de Tunis a été nominalement vassal de la Porte, mais, en fait, il est à peu près indépendant ; il reçoit l'investiture du sultan, et envoie un contingent de troupes en cas de guerre. La régence renferme 41 tribus et est divisée en 18 grands Ouatans, administrés par des caïds. — V. Supplément.
Tunja, v. des Etats-Unis de Colombie, capit. de l'Etat de Boyaca, à 100 kil. N.-E. de Bogota; 6,000 hab. Anc. capitale des rois des Muyscas.
Tupis, tribus indiennes répandues dans les provinces orientales du Brésil.
Tura (Cosimo), dit Cosmè, peintre italien, né à Ferrare, en 1406, mourut après 1480.
Turbaiie (La), comm. de l'an*, de Saint-Nazaire (Loire-Inférieure) ; 2,480 hab.
Turbie (La), village des Alpes-Maritimes, à 14 kil. N.-E. de Nice. 2,338 hab.
Turbigo, bourg du Milanais, sur la rive gauche du Tessin, au N.-E. de Magenta.
Turchi (Alessandro), dit Alessandro Veronese ou VOrbetto, peintre italien, né à Vérone, 1582- 1648, sut unir la force à la grâce ; une certaine teinte rosée donne à ses toiles un cachet tout particulier.
Turckheim, bourg à 6 kil. O. de Colmar, sur la Fecht (He-Alsace) ; 2,900 hab. Victoire de Turenne sur les Impériaux, le 5 janvier 1675.
Turcomans, peuple du groupe turk répandu dans toute l'Asie antérieure : Turkestan, Afghanistan, Hérat, Turquie d'Asie, Transcaucasie russe et Perse.
Turcs ou Turks, groupe de peuples de la race tatare. Les principaux peuples sont : les Turcomans, dans tout le bassin de la Caspienne t et au delà vers le S., les Nogaïs en Crimée, les ' Baschkirs sur le haut Oural, les Kirghiz et les Ouzbeks dans le Turkestan, les Cumans établis au centre de la Hongrie, les Petschénégues et les Turcs du Kaptchak en Russie, les Turcs Ottomans.
Turdétans, peuple de l'anc. Espagne, au S., dans la Bétique; ch.-l., Gadès.
Turduies, peuple de l'anc. Espagne, au S., dans la Bétique; ch.-l., Corduba.
Turenne (HENRI de La Tour d'Auvergne,
vicomte de), né à Sedan, le 11 septembre 1611, mort le 27 juillet 1675. Deuxième fils de Henri
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duc de Bouillon, et d'Elisabeth, fille de Guillaume l«r, prince d'Orange, il fut élevé dans la religion protestante. Il servit d'abord en Hollande, fut nommé colonel par Bichelieu, en 4630, devint maréchal de camp, en 4635, lieutenant général, 4642. Au commencement de la régence, il reçut le bâton de maréchal, 4643, et fut chargé de recueillir en Allemagne les bandes weimariennes. Béuni à Gondé, il remporta sur Mercy la victoire de Fribourg, 4644. 11 prit Philipsbourg, Mayence ; mais se laissa surprendre à Marienthal, 4645. Gondé vint le rejoindre, et tous deux remportèrent sur Mercy la victoire de Nordlingen, 4645; en 4646, il força le duc Maximilien de Bavière à demander la paix. Il rejoignit les Suédois, et remporta à Sommershausen, 4647, une victoire décisive, qui contribua à la paix de Westphalie. A l'époque de la Fronde, Turenne voulut vainement entraîner ses soldats contre Mazarin ; après l'arrestation des princes, il se rendit à Stenay, s'unit aux Espagnols et fut complètement battu près de Rethel, décembre 4650. Dégoûté de la guerre civile, il rentra dans le devoir et épousa, en 4654, la fille du maréchal de La Force, Charlotte de Caumont. Pendant la deuxième guerre de la Fronde, il sauva la Cour à Jargeau, battit l'armée des princes près d'Etampes , fut vainqueur de Condé au combat du faubourg Saint-Antoine, 4652, et ramena Louis XIV à Paris. Il dirigea avec habileté, sur la frontière du Nord, la guerre contre les Espagnols et Condé ; en 4654, il força les lignes espagnoles devant Arras ; en 4656, par la faute du maréchal de la Ferté, il fut repoussé de Valenciennes, mais s'empara de la Capelle ; enfin, en 4658, la victoire des Dunes, la prise de Dunkerque , de Gravelines, d'Oudenarde, d Ypres, préparèrent le traité des Pyrénées, 4659. Turenne fut récompensé par le titre de maréchal général des camps et armées du roi, 4660. Dans la guerre, dite de Dévolution, il fut le chef suprême de l'armée qui envahit les Pays-Bas espagnols, 4667. C'est alors qu'il se convertit au catholicisme, 4668. Dans la guerre de Hollande, 4672, il commanda l'armée sous les ordres du roi et seul après son départ. Il poursuivit l'électeur de Brandebourg jusqu'à l'Elbe, et le força à traiter, 4673. La campagne de 4674 fut admirable ; pour sauver l'Alsace, il passa le Rhin, et fut vainqueur à Sinzheim et à Ladenbourg; les alliés parvinrent à franchir le Bhin ; Turenne, quoique vainqueur à Ensheim, fut forcé de reculer vers Saverne. Mais il rentra en Alsace par Béfort, surprit les ennemis à Mulhouse, à Turckheim, et, après avoir délivré l'Alsace, revint à Versailles, au milieu des acclamations enthousiastes de la foule. En 1675, il avait tout préparé pour battre Montecuculli, lorsqu'il fut tué d'un boulet de canon à Salzbach. Louis XIV le fit enterrer à Saint-Denis ; son tombeau a été transporté aux Invalides en 4800. irfut regardé comme le plus habile capitaine de l'Europe ; Condé, Napoléon, les plus grands juges dans l'art de la guerre, l'ont admiré sans restriction. On a xie lui un récit très simple de ses campagnes depuis 4643 jusqu'à 4659, publié à la suite de l'Histoire de Turenne par Ramsay.
Turenne, comm. du cant. de Meyssac, arr. et à 46 kil. S.-E. de Brive (Corrèze) ; 4,600 hab.
Turgot (Michel-Etienne), né à Paris, 4690- 4754 d'une ancienne famille de Bretagne, fut prévôt des marchands de Paris, 4729, et s'occupa de l'assainissement de la ville. Conseiller d'Etat, en 4737, il fut président du grand conseil, en 4744.
Turgot (Etienne-François, marquis), fils aîné du précédent, né à Paris, 4721-4789, gouverneur général de la Guyane française, fut l'un des fondateurs de la Société royale d'agriculture, et associé libre de l'Académie des Sciences.
Turgot (Annk-Robbrt-Jacques) , baron de
l'Aulne, frère du précédent, né à Paris, 4727- 1781, d'abord destiné à l'Eglise, fut licencié en théologie. Il écrivit une Lettre sur le papiermonnaie ; et prieur de Sorbonne, à la fin de 4749, prononça deux discours latins : l'un, Sur tes avantages que la religion chrétienne a procurés au genre humain ; l'autre, Sur les progrès successifs de l'esprit humain. En 4754, il renonça à l'Eglise, fut conseiller au Parlement, 4752, et maître des requêtes, 4753. Il écrivit ; Lettres à M™ de Graffigny ; Lettres sur la tolérance ; fournit plusieurs articles importants à VEncyclopédie; publia un traité sur les Valeurs et monnaies et surtout les Réflexions sur la formation et la distribution des richesses. En 4764, il fut nommé intendant de Limoges, et pendant treize ans il réalisa dans ce pays pauvre la plupart des réformes que son esprit avait conçues. Il fut bientôt célèbre et populaire ; il refusa les intendances de Lyon, de Bouen et de Bordeaux ; il écrivit alors un traité Sur les prêts d'argent, des Lettres sur la liberté du commerce des grains, un Mémoire sur les mines et carrières. Louis XVI l'appela au ministère de la marine, 4774, et bientôt aux finances, 24 août 4774. C'était par l'économie et le développement de la richesse publique qu'il voulait rétablir les finances. Il s'opposa avec prévoyance au rappel des parlements; Louis XVI lui promit de le soutenir. Turgot chercha à substituer partout la régie au système des fermes; dégagea la législation fiscale des procédures vexatoires, etc. Il voulait surtout émanciper le travail en lui donnant la liberté. Il rétablit la libre circulation des grains à l'intérieur, accorda la liberté à plusieurs industries, établit sur toutes les grandes routes des voitures nouvelles; étendit à plusieurs ports le privilège du commerce avec l'Amérique; favorisa les canaux, etc. En même temps Turgot créait au Collège de France deux chaires pour le droit de la nature et des gens et pour la littérature française; une école de clinique, un cours d'anatomie comparée, la Société royale de médecine, etc., etc. Il avait encore bien d'autres projets, comme on le voit dans son Mémoire au roi: vaste système de municipalités, organisation de l'instruction publique ; etc. 11 eut de nombreux ennemis ; puis vint la guerre des farines, suscitée par une mauvaise récolte et par les ennemis du contrôleur général. La Cour, les parlements, le clergé se déclaraient contre le ministre; Maurepas, par jalousie, commençait à être hostile à Turgot. En janvier 4776, celui-ci présenta au roi un mémoire sur six projets d'édit; le Parlement fit des remoutrances, et il fallut un lit de justice, pour les faire enregistrer, 42 mars 4776. Mais les ennemis de Turgot redoublèrent d'efforts; Malesherbes donna sa démission. Turgot attendit son renvoi ; Louis XVI le lui donna, 42 mai 4776. Le ministre tombé partagea ses loisirs entre l'étude des sciences et le commerce des savants ; il était membre honoraire de l'Académie des Inscriptions; il écrivit pour Price des Réflexions sur la situation des Américains des Etats-Unis, et pour Franklin un Traité des vrais principes de l'imposition. Il mourut de la goutte, à 54 ans. Ses Œuvres complètes ont été publiées par son ami Dupont de Nemours, 4808-4841, 9 vol. in-8»; elles ont été rééditées par MM. Dussard et Daire, 4844, 2 vol. gr. in-8o.
Turin, anc. Augusta Taurinorum, en italien Torino, ch.-l. de la province du même nom, anc. capit. du royaume de Sardaigne, au confluent du Pô et de la Dora Riparia; 252,000 hab. Archevêché ; Université, Académies des beauxarts, militaire, des sciences, musées. Fabriques de gants, cuirs, draps, velours, soieries, chapeaux de 6oie et de feutre, meubles, papiers, voitures de luxe, verre, produits chimiques,
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vermouth renommé. Grand commerce des soies
Erèges du Piémont. Bataille en i70t$. Patrie de agrange.
Turkestan ou Touran, région de l'Asie, à l'E. de la mer Caspienne. 11 est couvert par les monts Bolor, le plateau de Pamir et l'Asferah- Dagh, à l'E. ; par l'Hindou-Kousch au S.-E. Au centre, à l'O. et au N.-O., le sol est plat, et partout aride , excepté sur le bord des cours d'eau : au N. est le désert de Kisilkoum; au S., le désert de Kharism ; au S.-O., sont les steppes des Turcomans. Les cours d'eau sont : le Sir- Daria, le Mourgab, l'Amou-Daria, et le Zeraf ou Kohik. Le climat est extrême, très chaud en été, très froid en hiver. Le bétail fait la princi-
Eale richesse du pays, surtout les moutons et îs chèvres ; les chevaux et les ânes sont grands, forts et rapides. Le Turkestan est habité par des peuples de race turque : Turcomans, Ouzbeks, Kirghiz et Bouroutes ; il y a aussi des Afghans, des Tadjiks, des Arabes et des Juifs. La religion dominante est l'islamisme. — La Bussie a occupé depuis 30 ans le territoire situé entre la mer Caspienne et le lac d'Aral, les steppes des Kirghiz et tout le bassin du Sir-Daria jusqu'au plateau de Pamir, qu'elle a annexé à la Sibérie. Les trois principaux Etats indépendants sont les Khanats de Boukhara, de Khiva et de Koundouz, plus ou moins soumis aux Busses.
Turkestan chinois OU oriental OU Petite Boukharie, en chinois Thiàn-chàn-nanlou (pays au S. des monts Célestes), au S.-O. de l'empire chinois. C'est un plateau élevé, montueux a l'O. et au S., plat et désert à l'E.; le principal cours d'eau est le Tarim, formé de la réunion du Kachgar et de l'Yarkand, qui se jette dans le lac Lob. Toute la partie E. du pays s'appelle le désert de Gobi. Les seules parties fertiles sont les vallées du Tarim et de ses affluents. L'été est chaud et court; l'hiver long et rigoureux. V. princ. r'Yarkand, Kachgar, Aksou, Khotan, Tourfan. Ce pays, mal soumis à la Chine, depuis 4757, s'est soulevé en 1863, sous un chef habile, tadjik d'origine, qui se nomma Khan de Kachgar ; mais les Chinois l'ont repris. Turkestan russe, prov. formée récemment de la partie septentrionale du Khanat de Khokand, arrosée par le Sir-Daria, et comprenant une partie des steppes des Kirghiz. V. princ. : Turkestan, Tachkend, Tchemkend et Port-Perovski.
Turkestan OU Tarai, V. du Turkestan,
dans l'anc. khanat de Khokand, sur le Sir-Daria, occupée par les Busses.
Turlupin, nom de théâtre adopté par H. Legrand, acteur comique de l'hôtel de Bourgogne, 1583-1634.
Turlupins, hérétiques du xive siècle, qui se rattachaient aux Bégards. Ils allaient nus et se livraient à toutes sortes d'excès. Grégoire XI les excommunia en 1373, et Charles V les poursuivit.
Turnacum, nom anc de Tournay.
Turnau, v. à 32 kil. N. d'Iung-Bunzlau (Bohême); 4,000 hab. Pierres précieuses.
Tumèbe (Adrien), né aux Andelys, 1512- 1565, enseigna la langue grecque, 1547, et la philosophie grecque, 1561, au Collège de France. Son érudition immense, ses mœurs irréprochables lui valurent l'estime générale. Il a écrit : In Ciceronis De legibus lib. III commentant; Commentarii et emendationes in lib. Varonis De lingua latina ; Adversaria (tablettes), recueil précieux d'observations. Ses œuvres , Opéra Turnebi, ont été recueillies à Strasbourg, 1600, in-fol. [(Amérique Centrale).]
Turneff, île à l'E. du Honduras anglais]
Turner (Sharon), historien anglais, né à Londres, 1768-1847. Ses ouvrages, d'une érudi-
tion consciencieuse, sont .History of the Anglo- Saxons; History of England to the death of Elisabeth; Sacred History of the world; etc.
Turner (Joseph-Mallord-William), né à Londres, 1775-1851, eut de bonne heure de grandes dispositions pour le dessin. Il exposa, dès 1790, une Vue du palais archiépiscopal de Lambeth, et jusqu'à sa mort ne cessa de produire tableaux, aquarelles, dessins, en nombre très considérable. Il a fait un grand nombre d'illustrations pour les plus luxueuses publications; il s'est surtout préoccupé dans ses œuvres plus considérables des effets de la lumière; il légua ses tableaux à la nation.
Turnhout, v. de Belgique, dans la prov. et à 48 kil. N.-E. d'Anvers, dans la Campine , 14,000 hab. Fabr. de toiles, coutils, tapis et épingles.
Turnus était, d'après VEnéide, roi des Bulules, et fiancé à Lavinie, fille du roi Latinus. Il combattit Enée et fut tué par son rival.
Turnus, satirique latin, né à Aurunca, parvint à de grands honneurs sous Titus et Domitien. Ii a joui, dans l'antiquité, d'une réputation aussi brillante que celle de Perse et de Juvénal. On a imprimé sous son nom trente beaux vers sur Néron. Beaucoup de critiques pensent que ce morceau n'est qu'un pastiche de Balzac (xvii« s.).
Turones, peuple gaulois au S. de la Lyonnaise III» ; ch.-l., Cœsarodunum ou Turones (Tours).
Turpin ou Tilpin fut moine de Saint-Denis, archevêque de Beims, 753; il mourut vers 800. Il est surtout célèbre par la Chronique qu'on lui a attribuée, et qui, intitulée : De vita Caroli Magni et Rolandi, paraît avoir été fabriquée vers la fin du xp s.
Turpin de Crissé (LANCELOT, comte), né
dans la Beauce, vers 1716. mort en 1795, prit part à toutes les guerres du règne de Louis XV, fut maréchal de camp en 1761 et lieutenant général en 1780. On a de lui : Essai sur l'art de la guerre ; Commentaires sur les Mémoires de Montecuculli; — sur les Institutions de Végèce; — Commentaires de César, avec des notes historiques, critiques et militaires; etc.
Turques (îles), groupe de 5 îlots, près de la côte N. de Haïti et appartenant à l'Angleterre.
Turquéty (Edouard), né à Bennes, 1807-1867, fut compté parmi les poètes distingués de l'école romantique. On a de lui : Esquisses poétiques; Amour et Foi; Poésies catholiques; Hymnes sacrées; Primavera; Fleurs à Marie; etc., etc.
Turquie OU Empire ottoman. Il se compose de 5 parties : 1» la Turquie d'Europe, c'està-dire la péninsule turco-hellénique, sauf le royaume de Grèce ; 2° la Turquie d'Asie, c.-à-d. l'Asie Mineure, l'Arménie, la Syrie et la Mésopotamie; 3» l'Hedjaz en Arabie- 4» la province de Tripoli, en Afrique; 5° il y a 6 pays vassaux qui sont ; la principauté de Boumanie ou Moldo- Valachie, la principauté de Serbie, la principauté de Monténégro, la principauté de Samos, la vice-royauté d'Egypte.
D'après dès données encore peu exactes, la superficie et la population de l'empire Ottoman seraient :
Possessions immédiates en Europe. 364,037 kil. c. 8,500,000
Protectorats. . . . 164.528. . . . 5,856,000
Possessions en Asie 1,927,156. . . . 13,205,000
Possessions immédiates et protectorats en Afrique 3,262,032. . . . 20.072,000
5,717,753 kil. c. 47,627,000
Géographie physique. — La côte de la mer
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Noire appartient à la Turquie depuis un point situé un peu au N. de l'embouchure septentrionale du Danube,- on y trouve la baie de Baltschik, le golfe de Bourgas, les ports de Sulina, Kostendjeh, Varna et Bourgas. De la mer Noire on entre dans la mer de Marmara par le Bosphore; puis dans l'Archipel par le canal des Dardanelles. Dans l'Archipel sont la presqu'île de Gallipoli, les golfes de Saros, d'Orfano, la presqu'île de Chalcidique, le golfe de Salonique, le canal de Trikhéri et le golfe de Volo, où commence le royaume de Grèce. La côte de l'Adriatique et de la mer Ionienne appartient à la Turquie depuis Antivari au N. jusqu'à Prévéza au S. On y distingue le cap Glossa sur le canal d'Otrante. — Les côtes de la Turquie d'Asie sont baignées par la mer Noire, au N., par la mer de Marmara, au N.-O., par l'Archipel et la Méditerranée à l'O. — Le système montagneux de la Turquie d'Europe se compose d'un plateau central et de
Îuatre chaînes. Le plateau, qui entoure le mont char-dagh, comprend la Bosnie méridionale ou Rascie, la Serbie méridionale, la Serbie turque, le N.-O. de la Thrace, le N. de la Macédoine et l'E. de la Haute-Albanie, du Monténégro et de l'Herzégovine. Du plateau partent quatre grandes omîmes : vers le N. les Yéliki-Balkans ; vers l'E. la double chaîne des Balkans et du Despotodagh ; vers le S, les Alpes Helléniques ; vers l'O. les Alpes Illyriennes. De ces montagnes descendent : vers le Danube, à droite, la Save, qui reçoit l'Unna ; le Verbas, la Bosna, la Drina et la Grande-Morava, le Timok et l'Isker; à gauche, dans la Roumanie, le Schill, l'Aluta, l'Ardjisch, la Jalomitza, le Sereth, qui reçoit la Moldava et la Milkova, le Pruth. Vers l'Archipel coulent la Maritza, le Karasou, le Strouma, le Vardar, le Vistritza, la Salemvria. Vers la mer Ionienne coule l'Arta. Vers la mer Adriatique, la Voïoutza, l'Ergent, le Scoumbi, le Drin albanais, la Moratcha, qui forme le lac de Scutari, la Narenta. — La Turquie d'Asie comprend 7 régions naturelles très distinctes : l'Asie Mineure ou Anatolie, l'Arménie, l'Al-Djézireh, l'Irak- Arabi, le Kourdistan turk, la Syrie et les Iles. (V. ces différents noms.)
Voir pour les autres parties de l'empire Ottoman : Bosnie, Serbie, Roumanie, Monténégro, Egypte, Tripoli, Tunis. — V. Supplément.
Productions. — Dans la Turquie d'Europe, les productions sont très variées, comme les climats. Au N. l'hiver est long et froid , au centre le climat est doux et l'été chaud ; au S., dans la Thessalic et l'Epire, la chaleur est grande dans les plaines, et le froid vif dans les montagnes. Les parties basses des côtes sont malsaines, surtout le long de la mer Noire. Il y a de la houille à Dobra en Serbie et à Salonique ; du fer en Serbie, en Bosnie et en Bulgarie ; du sel en Valachie ; des eaux minérales à Sophia, Kostendil et Novi-Bazar. Les productions végétales sont très riches, quoique la terre soit mal cultivée. Les forêts les plus importantes sont sur les montagnes de Roumanie, de Serbie, de Bosnie, d'Albanie, de Roumélie. — - La Turquie d'Asie est maintenant mal cultivée.
Géographie politique. — L'empire ottoman se divise en vilayets ou gouvernements généraux dirigés par des valis ou gouverneurs et subdivisés en sandjaks ou sandschaks (districts), administrés par des mutessarifs, et en Kazas (arrondissements), administrés par des Kaïmakans (lieutenants). Constantinople et quelques Kazas sont du ressort du ministre de la police. Les i vilayels actuels sont :
Turquie d'Europe.
Vilayets. Sièges des gouv.
Eareneh.
Andrinople.
Tuna ou Danube.. . . Routschouk.
Janina Janina.
Monastir Monastir. l
Selanik Salonique.
Bosna. ...... Bosna- Serai.
Les Iles Dardanelles.
Ghirit ou Crète. ... La Canée. [
Turquie d'Asie.
Vilayets. Sièges des gouv.
Adana Adana
Aïdin Smyrne.
Alep Alep.
Angora Angora.
Bagdad. .... Bagdad.
Diarbékir . Diarbékir.
Erzeroum. . . . Erzeroum.
Kastamouni. . . . Kastamouni.
Khoudavendighiar. . * Broussa.
Koniah. ... Koniah.
Sivas . Sivas.
Syrie. . . ... Damas et Beïrouth.
Trébizonde Trébizonde.
Liban Deïr-el-Kamar et
Beït-ed-Din.
Hedjaz Djeddah.
Yémen. Hodeïdah.
En Afrique.
Tripoli Tripoli.
Le gouvernement de la Turquie est absolu et appartient au sultan ou padischah. La succession au trône a lieu par ordre de primogéniture masculine, parmi tous les princes du sang. Les deux principaux fonctionnaires de l'empire sont le grand-vizir et le muphti. Le muphti, interprête de la loi, est le chef des ulémas, jurisconsultes, juges et prêtres. Tous deux ont place au divan, avec les ministres.
Histoire. Les Turks Ottomans ou Osmanlis tirent leur nom d'Osman ou Othman, chef d'une bande de 800 cavaliers nomades, qui s'établit au xine s. dans la Bithynie, et se mit au service du sultan Seldjoucide de Roum. Les Osmanlis firent d'abord des conquêtes en Asie Mineure ; en 1357, ils s'emparèrent de Gallipoli, et tournèrent tous leurs efforts vers l'Occident. Leurs succès, arrêtés par l'invasion de Tamerlan et la défaite de Bajazet à Angora, 4402, recommencèrent sous Amurat II. Mahomet II s'empara de Constantinople, en 1453, et établit définitivement les Turks dans l'anc. Empire d'Orient. En 4517, Sélim 1er subjugua la Syrie, l'Egypte, et se fit reconnaître khalife et commandeur des croyants. Soliman le Magnifique donna à l'empire son plus haut degré de splendeur; se fit prêter hommage par les souverains d'Alger, de Tunis, de Tripoli et de Transylvanie ; soumit la Hongrie méridionale et menaça Vienne. Après lui, la décadence se manifeste ; au xvme s., la Russie commence ses attaques, plus suivies et plus ardentes que celles de l'Autriche ; au xix« s., le démembrement de l'Empire se poursuit et il ne se maintient que par l'intervention intéressée des grandes puissances de l'Europe. Les réformes nécessaires ont rencontré, dans l'apathie et le fanatisme des populations musulmanes, la rancune et l'hostilité des populations chrétiennes, la corruption de l'administration, des obstacles invincibles. Les finances sont en mauvais état, et la décadence semble faire chaque jour de nombreux progrès. Voici la suite des padischahs depuis Othman :
Othman 1er sultan en 4299
Orkhan 4326
Amurat 1er , 4360
Bajazet I".. . .... . . 1389