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URS

Urbain III (Hubert ou Alberto Criveiii), )

né à Milan, pape après Lucius III, 4185, mourut de douleur, en apprenant la prise de Jérusalem par Saladin, 1187.

Urbain IV (JACQUES Pantaléon) , né à Troyes, légat en Poméranie, en Prusse, en Livonie, évêque de Verdun, en 1252, patriarche de Jérusalem, fut pape, 1261-1264. Il a institué la fête du Saint-Sacrement.

Urbain V (GUILLAUME de Grimoard OU

Grimoaid), pape d'Avignon, né près de Mende, 1309-1370, de l'ordre de Saint-Benoît, professeur de droit, fut élu pape en 1362. Cédant aux prières des Italiens et aux lettres de Pétrarque, il se rendit à Rome, 1367, mais revint mourir à Avignon, en 1370.

Urbain VI (BARTOLOMMEO Prignano], né à Naples, en 1318, archevêque de Bari, 1370, fut élu, 1378, à la condition de rester à Rome. Mais quinze cardinaux, du parti français, se retirèrent à Anagni et choisirent Robert de Genève, qui s'appela Clément VIII. Alors commença le schisme d'Occident. Urbain VI mourut en 1389. Il avait institué la fête de la Visitation de la Vierge et réduit à 33 ans l'espace du Jubilé.

UrbainVII (GlOVANNI-BATTISTA Castagnai.

né à Rome, en 1521, fut pape treize jours, en

Urbain VIII (MâFFEO Barberini), né à

Florence, en 4568, archevêque in partibus de Nazareth, 4604, cardinal en 4606, succéda à Gré-

foire XV, 4623. 11 condamna en 4642 le livre de ansénius, et approuva l'ordre de la Visitation. Il réunit à ses États le duché d'Urbin et ses annexes, 1626-31 ; mais il fut moins heureux dans la guerre de Castro, lorsqu'il voulut enlever ce petit duché à la maison de Farnèse, 4644-44. On a de lui : Rime, recueil de sonnets et d'hymnes; Maffei Barberini poemata. Il mourut en 4644.

Urbania, v. de la prov. de Pesaro (Italie), sur le Métauro, à 40 kil. S.-O. d'Urbin ; 4,500 h.

trbigènes, Urbigenœ, peuple de l'anc. Heivétie, au S.-O. ; ch.-l., Urba (Orbe).

Urbin, anc. Urbinum, v. de la prov. de Pesaro (Italie). Archevêché. Patrie de Raphaël, de Bramante, de Polydore Virgile, et du pape Clément XI. Anc. ch.-l. du départ, du Métauro, sous Napoléon I« ; 9,000 hab.

Urbin (Duché d'), anc. principauté de l'Italie, possédé tour à tour par les Montefeltri, César Borgia, les délia Rovere, et le Saint-Siège.

Urdcbarskaïa, v. de Sibérie dans la prov. de Semipalatinsk.

Urdos, village de l'arrond. et à 40 kil. d'Oloron (Basses-Pyrénées). Fort qui commande le port d'Urdos.

Urès (Los), v. du Mexique, ch.-l. de l'Etat de Sonora, sur le Rio de Los Urès, à 2,550 kil. N.-O. de Mexico ; 10,000 hab.

Urfé (Anne d'), né dans le Forez, 1555-1621, d'une famille ancienne, fut bailli du Forez, en 1574, et entra dans les ordres, 1603. Il avait été l'un des principaux chefs de la Ligue dans sa province. On a publié de lui : VHonneur et la Vaillance, dialogues; le premier livre des Hymnes. Il a laissé, en manuscrit, beaucoup de poésies et surtout des sonnets.

Urfé (Honoré d'), frère du précédent, né a Marseille, 1568-1625, fut entraîné dans le parti de la Ligue, et épousa Diane de Châteaumorand, héritière de grands biens. Mais ils se séparèrent bientôt sans formalités légales. Retiré dans le Piémont, il y commença le roman qui a fait sa réputation, YAslrée; la"lre partie parut en 1610, la 2e en 1612. la 3* en 1619 ; il ne put y mettre la dernière main ; son secrétaire, Baro, publia la 4e partie et acheva probablement la 5*. Le succès de ce poème pastoral fut grand, puisque 8 éditions furent publiées en quelques années. François de Sales l'approuva ; des esprits déli-

cats y trouvaient un charme véritable. D'Urfé a composé des vers d'un tour facile et gracieux : le Sireine ; la Sylvanire ou la Morte vive ; des Epïtres morales, etc.

Urgel ou la Sen d'Urgel, v. forte d'Espagne, dans la prov. de Lérida (Catalogne); évêché. L'évêque d'Urgel partage avec le gouvernement français le protectorat de la république d'Andorre ; 5,000 hab.

Uri, l'un des 22 cantons de la Suisse, borné au N. par Schwytz; par Glaris et les Grisons à l'E ; par le Tessin au S. ; par le Valais, Berne et Unterwalden à l'O. ; il a 4,076 kil. carrés et 23,000 hab., tous catholiques. Capit.. Altorf. La Reuss la traverse du S. au N. C'est l'un des 3 cantons primitifs. La constitution est démocratique.

triage. V. MARTIN D'UrIAOE (SAINT-).

Urias Sinus, nom anc. du golfe de Manfredonia, au N.-E. de l'Apulie.

Uroia, riv. d'Espagne, qui arrose la province de Guipuzcoa et finit dans le golfe de Biscaye; 45 kilom. de cours.

Urquijo (Mariano-Lttis de), né à Bilbao, 1768-1817, se fit connaître par un Discours sur le théâtre espagnol qu'il publia à la tête d'une traduction de la Mort de César, tragédie de Voltaire. Il fut secrétaire d'ambassade à Londres, en 1795 ; il eut le portefeuille des affaires étrangères, en 1798 ; il protégea les lettres, les arts, l'industrie, l'agriculture ; lutta surtout contre l'inquisition. Il signa, avec la France, le traité d'Aranjuez, 1800 ; les intrigues de Godoï amenèrent sa disgrâce; il fut emprisonné. Il se rallia au roi Joseph, et fut ministre secrétaire d'Etat. Il se fixa à Paris, en 1814, et y mourut.

Urraca, reine de Castille, née en 1081, était fille d'Alphonse VI. Elle épousa d'abord Raymond de Bourgogne, puis Alphonse 1er, roi d'Aragon, 1109. La même année elle succéda à son père ; elle entra en lutte contre son mari, qu'elle voulait empêcher de régner en Castille ; elle fit proclamer roi son fils Alphonse VIII, né d'un premier mariage, 1112; ensuite elle lui fit la guerre, souleva les grands par ses désordres et mourut en 4426.

trrugne, comm. du cant. de Saint-Jeande-Luz, arr. de Bayonne (Basses-Pyrénées) ; 3,740 hab.

Urseï, commune de la Flandre orientale (Belgique), à 22 kil. de Gand. Industrie linière; 2,400 hab.

Urseren. V. ANDERMATT.

Ursioin ou Ursin, antipape, fut opposé à Damase 1er, en 366. En 38i, il disputa encore la tiare à Sirice ; Valentinien le condamna à, un bannissement perpétuel.

Ursins (Les), forme française du nom des Orsini, célèbre famille italienne.

Ursins (JïïNÉVAL des). V. JUVÉNAL.

Ursins (ANNE-MARIE de la Trémouille, princesse des), fille aînée de Louis de la Trémouille, duc de Noirmoutier; née de 1636 à 1641 (?), morte en 1722, fut mariée, en 1659, au prince de Talleyrand-Chalais, puis en 4675, à Flavio Orsini, duc de Bracciano. Veuve en 4698, elle prit le titre de princesse des Ursins, et se mêla a toutes les intrigues qui préparèrent l'avènement de Philippe V au trône d'Espagne. Par le crédit de M»* de Maintenon, elle fut nommée camerera mayor de la nouvelle reine, Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, et l'accompagna en Espagne, 1701. Elle régna véritablement; mais elle avait de nombreux ennemis ; et Louis XIV la força à quitter l'Espagne, 1704. Elle se justifia à Versailles et retourna toute-puissante à Madrid, 1705. Elle déploya beaucoup d'énergie, déeida Philippe V à se mettre à la tête du mouvement national, et contribua pour beaucoup à sauver la couronne de Philippe V. A la mort de la

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