VIS
S.-O. d'Arlon. Filât, de coton, poteries de terre;
Visapour. V. BEDJAP017R.
Visan, comm. du cant. de Valréas, arr.
d'Orange (Vaucluse).
Visconti. nom d'une famille gibeline de Lombard ie qui s'empara de la souveraineté de Milan, a la fin du xme siècle
visconti (Ottone de'), né au bourg d'Ucogne, près du lac Majeur, 1408-1295, fut nommé au siège de Milan par Urbain IV, 1262 ; à la tête des gibelins, il entra triomphalement dans Milan. 1277, et fut investi de la seigneurie. 11 chassa les Torriani, et fit de Milan une véritable principauté.
Visconti (MATTEO 1er de'), Slimoillfflé le
Grand, né à Invorio, sur le lac Majeur, 1250- 1322. neveu du précédent, capitaine du peuple en 1288, reçut d'Adolphe de Nassau le titre de vicaire impérial en Lombardie, 1294. 11 succéda à son oncle, 1295. Il eut de nombreuses luttes a soutenir pour établir sa domination sur la Lombardie, abdiqua en faveur de Galeazzo, son fils, et mourut peu après au couvent de Grescenzago, près de Milan.
Visconti (Galeazzo Ie* de'), fils aîné du précédent. 1277-1328, lui succéda en 1322. Nommé par l'empereur Louis Y son vicaire en Lombardie, il fut arrêté avec son fils et deux de ses frères, et jeté dans un horrible cachot. Il mourut peu après avoir été délivré.
Visconti (Azzo de'), fils du précédent, 1302- 1339. étendit sa domination sur presque toute la Lombardie, entoura Milan de murailles, fut libéral et juste, et le premier mit sur les monnaies la couleuvre des Visconti.
Visconti (Lucchino de'), troisième fils de Matteo, 1287-1349, fut seigneur do Milan, après son neveu Azzo. 11 se montra cruel et débauché.
Visconti vGioyanni de'), quatrième fils de Matteo, 1290-1354, fut cardinal et évêque de Novare, 1330; il devint archevêque de Milan, en 1342. Il abandonna le pouvoir à son frère Lucchino, et le remplaça en 1349.
Visconti (Matteo II de), neveu du précédent, fils d'Etienne, cinquième enfant de Matteo Ier, partagea le pouvoir avec ses frères, Galeazzo et Barnabo; il fut empoisonné, 1365.
Visconti (Galeazzo II de'), frère du précédent, 1320-1378, eut à lutter contre les marquis d'Esté, les Gonzague, les Carrare, les délia Scala, le marquis de Montferrat, le cardinal Albornoz, etc. Il régna en véritable tyran, entouré de bourreaux et d'espions, mais protégea les lettres et Pétrarque
Visconti (Barnabo de'), frère des deux précédents, 1319-1385, fut encore plus cruel que Ga'eazzo. Toujours en guerre pour s'agrandir, aussi débauché que cruel, il affectait la plus grande dévotion. Il accabla le peuple d'exactions. Enfin Gian-Galeazzo, son neveu et gendre, s'empara de Barnabo par surprise ; on le conduisit au château de Trezzu, où il fut, dit-on, empoisonné.
Visconti (GlOVANNI-GALEAZZO de'), fils de
Galeazzo 11, 1347-1402, s'empara de son oncle et de ses deux fils, 1385; il fut ainsi maître de toutes les possessions des Visconti. Soupçonneux, avare, perfide, secondé par les meilleurs capitaines de condottieri, il s'efforça de dominer l'Italie, et parut sur le point de réussir. Il acheta de l'empereur Wenceslas, pour 100,000 florins, en 1395, le titre de duc de Milan; il se proposait de se faire couronner roi d'Italie, quand il mourut de la peste. Sa fille Valentine fut mariée au duc d'Orléans, frère de Charles VI.
Visconti (G'OVAJSNI-MaRIA de'), duc de
Milan, fils aîné du précédent, 1389-1412, partagea les Etats de son père avec son frère, Filippo- Maria. Le jeune duc, lâche et féroce, fut massacré dans l'église de Saint-Gothard,
visconti (Filippo-Maria de'), duc de Milan,
1391-1447, après l'assassinat de son frère, déploya une activité extraordinaire. Lui aussi, dissimulé, cruel et ambitieux, se sei vit des condottieri, et, avec l'aide de Carmagnola, de Piccinino, de Francesco Sforza, s'empara de toute la Lombardie ; combattit Venise, Florence, Eugène IV, Alfonse d'Aragon, Cosme de Médicis. 11 mourut en 1447; avec lui finit la maison des Visconti ; trois ans après celle des Sforza devait la remplar^r sur le trône de Milan.
visconti (Giovanni-Battista-Antonio), né à Vernazza (Etat de Gênes), 1722-1784, forma au Vatican le Museo Pio-Clementino.
Visconti (Ennius-Quirinus), fils du précédent, né àRome, 1751-1818, aida son père dans la publication du t. I" du Museo Pio-C/ementino, fut conservateur du musée du Capitule, 1784. et, en 1798, l'un des cinq consuls de la république romaine. Forcé de se réfugier en France, administrateur du musée des antiques et dea tableaux au Louvre, il fut membre de l'Institut, en 1804. Ses principaux ouvrages sont : Inscrizioni greche Triopee, ova Borghesiane ; Notice des statues, bustes et bas-reliefs de la galerie des antiques du musée national du Louvre; Description des vases peints du Musée ; Explication de la tapisserie de la reine Mathilde ; Iconographie ancienne, 5 vol. in-4<> ; Mémoires sur les ouvrages de sculpture du Parthénon ; etc., etc.
Visconti (LOUIS-TULIUS-JOACHIM), fils du
précédent, né à Borne, 1791-1853. eut Percier pour maître, et eut, comme architecte, une réputation méritée. On lui doit des fontaines monumentales, des hôtels, des tombeaux et surtout celui de Napoléon aux Invalides. En 1852, il fut chargé d'une œuvre immense, la réunion du Louvre aux Tuileries ; il mourut de fatigues lorsque déjà les constructions s'élevaient.
Visdeion (Cladde de), né au château de Bienassis en Pléneuf (Côfes-du-Nord), 1656-1737, missionnaire jésuite, évêque de Claudiopolis, a écrit YHistoire de la Tartarie, qui a paru dans la Bibliothèque orientale, 4 vol. in-4° ou 2 vol. in-fol.
Visé, v. de la prov. et à 16 kil. de Liège (Belgique), sur la Meuse. Bonneterie, tissus de laine ; 2.500 hab.
Visé OU Vizé (JEAN Donneau de), né à Paris, 1638-1710, aborda le théâtre sans succès; puis publia, depuis 1672, sous le titre de Mercure galant, un recueil périodique, contenant les nouvelles du jour, des pièces de vers, et l'annonce ou la critique des ouvrages nouveaux; il prit, en 1677, le titre de Mercure de France.
Viseu, ch.-l. de district de la prov de Beïra (Portugal), entre le Mondego et la Vouga, à 80 kil. N.-E. de Coimbre. Evêché; ancien duché; 9,000 hab.
Yisitandines ou Religieuses de la Visitation, ordre institué, en 1610, à Annecy, par saint François de Sales et la baronne Jeanne de Chantai, en mémoire de la Visitation de la sainte Vierge.
Visitation de la sainte Vierge, fête de l'Eglise catholique, instituée en mémoire de la visite que la sainte Vierge fit à sa cousine, sainte Elisabeth, après l'Annonciation. On la célèbre le 2 juillet.
Viso (Mont), Vesulus mons, montagne des Alpes Cottiennes. entre la France et le Piémont. Il a 3.836 met. de haut. Belle route, construite au xive s., refaite par Napoléon \", en 1811.
Visscher (Roemer), né à Amsterdam, 1547- 1620, fut appelé le nouveau Martial pour son livre d'emblèmes, Zinnepoppen, et pour son recueil d'épigrammes, Brabbelinghen,
Visscher (Corneille), graveur hollandais, né à Harlem, vers 1629, mort en 1658, dépassa