‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 61 sur 657 · BAI · texte numérisé non relu

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Baiiieui, ch.-l. de canton, arr. et à 16 kil. E. d'Hazebrouck (Nord) . Distilleries , dentelles, huiles, etc. ; 12,718 hab.

Bailli. Philippe Auguste créa 4 bailliages dans le domaine royal, en 1190; leur nombre augmenta successivement ; chaque bailliage comprenait un certain nombre de prévôtés. Le bailli, représentant du roi, administrait la justice, jugeait les appels des tribunaux féodaux, commandait les milices féodales et royales, etc. Leurs attributions furent plus tard "diminuées par Louis XII, par l'institution des présidiaux sous Henri II, des gouverneurs militaires, des intendants sous Richelieu. Au xvme s., le bailli n'était plus qu un officier royal de l'ordre inférieur, dont l'autorité ne s'exerçait guère en dehors de la police locale.

Baillie (Mathieu), médecin écossais, 1761- 1823, professeur d'anatomie à Londres, médecin de George III, a laissé un manuel d'anatomie pathologique.

Bâillon (Emmanuel) , naturaliste français , mort en 1802, a écrit un Mémoire sur la cause du dépérissement des bois et les moyens d'y remédier.

Baiiiot (Pierre-Marie-François) , violoniste célèbre, né à Passy, 1771-1842, a laissé une foule de morceaux de musique et l'Art du violon.

Baiiiy (Jean-Sylvain), né à Paris, 1736-1793, littérateur et savant, composa de bonne heure deux tragédies, Clataire et Iphigénie en Tauride. Membre de l'Académie des Sciences à 27 ans, il écrivit : Hist. de l'Astronomie, Lettres sur l'origine des sciences, l'Atlantide de Platon, Discours et Mémoires, etc. Il devint membre de l'Académie française, en 1784, de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, en 1785. Député de Paris aux Etats généraux en 1789, président de l'Assemblée constituante, 3 juin, il fut maire de Paris, du 16 juillet 1789 au 18 novembre 1791. Il joua le plus grand rôle et le rôle le plus honorable dans tous les événements importants de cette époque; mais, le 17 juillet 1791, il n'avait pas hésité à faire exécuter la loi martiale contre les rassemblements du Champ de Mars. Cet acte et sa modération habituelle le désignaient à la vengeance du tribunal révolutionnaire. Arrêté à Melun, il fut condamné à mort et mourut avec un courage stoïque.

Baiiiy (Antoine) , inspecteur général des finances, a écrit : Hist. financière de la France depuis l'origine de la monarchie jusqu'à la fin de 1786; — Admin. des finances de la Grande- Bretagne. Il est mort en 1851.

Baiiy (Edouard-Hodges), né à Bristol, 1788- 1867, sculpteur anglais, élève de Flaxman, a joui d'une réputation méritée.

Bain, ch.-l. de canton, arr. et à 40 kil. N.-E. de Redon (Ille-et- Vilaine). Serges; 4,936 hab.

Bain (Ordre du) ; il a été établi en Angleterre par Henri IV, en 1399. Depuis 1847, il a cessé d'être exclusivement militaire.

Baines (Rodolphe) , évêque de Coventry, au xvie s., auteur d'une grammaire hébraïque estimée.

Baini (Joseph), musicien, né à Rome, en 1775, a écrit la vie de son maître Palestrina, et un Essai sur l'identité du rhythme poétique et musical. [(Ille-et- Vilaine); 2,651 hab.

Bains, bourg du cant. et de l'arr. de Redon

Bains, ch.-l. de canton de l'arr. et à 30 kil. O. d'Epinal (Vosges). Eaux thermales; 2,658 hab.

Bains de Bennes OU de ÎUontferrand

(Les), village du canton de Couiza, arr. et à 16 kil. de Limoux (Aude). Eaux thermales.

Bairaktar (Mustapha), 1755-1808, contribua à mettre sur le trône le sultan Mahmoud, en 1808, fut nommé grand-vizir, et fut tué dans une émeute des janissaires.

Baïram, nom turk qui signifie fête; le petit Baïram se célèbre après le Ramadan et dur»

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trois jours ; le grand Baïram, trois mois après, dure quatre jours.

Baïrenth OU Bayreuth, C'h.-l. du cercle de Haute-Franconie (Bavière), sur le Rothe-Main. à 70 kil. N.-E. de Nuremberg. Commerce de grains, toiles, cuirs, tabac, porcelaine ; 22,000 hab.

Baïreuth (SoPHIE-WlLHELMINE, duchesse de),

sœur de Frédéric II, 4709-1758, a écrit ses Mémoires, publiés en français, en 1810.

Bairouth. V. BE1ROUTH.

Bais, ch.-l. de canton de l'arr. de Mayenne (Mayenne); 1,947 hab.

Bais, bourg du canton de La Guerche, arr. de Vitré (Ille-et-Vilaine) ; 2,851 hab.

Baisieux, bourg du canton de Lannoi, arr. de Lille (Nord); 2,020 hab.

Bains (Michel de Bay, en latin), né à Mélin,

Frès Ath (Belgique), 1513-1589, chancelier de Université de Louvain, émit des opinions, plusieurs fois condamnées par les papes, qui furent professées après lui à Louvain par Jacques Jansen et par son disciple, Cornélius Jansénius.

Baixas, bourg du canton de Rivesaltes, arr. de Perpignan (Pyrénées-Orientales); 3,235 hab.

Baja, v. de Hongrie, dans le cercle de Bacs, près du Danube ; 15,000 hab.

Bajazet Ier, 4e sultan des Turks Ottomans, surnommé Ilderim ou l'Eclair, succéda à son père, Amurat I", en 1389 ; subjugua les pays jusqu'au Danube, l'Asie Mineure, l'Arménie; assiégea Constantinople, et remporta sur les Hongrois la victoire de Nicopolis, 1396. Constantinople fut sauvée par l'invasion de Tamerlan ; vaincu à Angora, 1402, le sultan mourut prisonnier de Tamerlan, en 1403.

Bajazet il, successeur de son père, Mahomet II, régna de 1481 à 1512. Il se débarrassa d'abord de son frère Djem ou Zizim ; fit sans gloire la guerre aux Mameluks et aux Vénitiens ; mais trop pacifique, trop ami de l'étude et de la poésie, il excita le mécontentement des janissaires, qui le forcèrent à abdiquer en faveur de son fils Sélim ; il mourut empoisonné, trois jours après.

Bajocasses , peuple gaulois de la Lyonnaise 11* (auj. Calvados) ; la capit. était Augustodurum, auj. Bay eux.

Bakel, comptoir français, sur la rive gauche, du Sénégal, à 820 kil. de Saint-Louis.

Baker (Richard), historien et poète anglais né dans le comté de Kent, 1568-1645, a écrit : Chronicle of the Kings of England, et Cato variegatus ou distiques moraux, en vers latins.

Bakeweii, bourg du comté de Derby (Angleterre), à 17 kil. O. de Chesterfield, sur la Wye.

BakhuTsen (Ludolph), né à Embden (Westphalie), 1631-1709, peintre et graveur, distingué par la vérité de l'expression et par son coloris, a laissé surtout des marines estimées.

Bakony-Waid, prolongement N.-E. des Alpes Noriques en Hongrie ; ces collines boisées finissent vers le Danube entre Gran et Waitzen.

Bakou, port commerçant sur la mer Caspienne, dans le Chirvan (Russie). Place forte, ville sainte pour les Hindous et les Parsis, à cause des feux qu'v répandent de nombreuses sources de naphte ; 12,000 hab. [S.-O. d'Iassy.]

Bakou ou B.ikowa, v. de Moldavie, à 80 kil.J

Baktchï.Saraï , v. du gouv. de Tauride Russie), au S.-O. de Simféropol, ville tatare, jadis très importante ; coutellerie, maroquins; 12,000 hab.

Bala, v. très ancienne d'Angleterre, dans le comté de Merioneth, sur le lac Bala, que traverse la Dee ; 2,000 hab.

Baïaam, prophète des Hébreux, célèbre par ses aventures, quand il allait chez Balac, roi de Moab, par les paroles miraculeuses de l'ànesse qui le portait, par ses prévarications et sa mort.

Balade, port de la, Nouvelle-Calédonie.

Baiaghàt, prov. de l'Hindoustan, dans la

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présid. de Madras, a l'E. des Ghattes occident Elle a été cédée aux Anglais par le Nizam en 1800.

Balagnier, village du canton de Saint-Sernin, arr. de Saint-Affrique (Avevron). Mines d'alun.

Balaguer, col des Pyrénées, près de la Méditerranée. — Balaguer, Bergusium, v. sur la Sègre, à 22 kil. N.-E. de Lérida (Catalogne), place forte ; 6,000 hab. ;

Baiaklava, port de Crimée, à 15 kil. S.-E. de Sébastopol (Russie); victoire des Anglais sur les Russes, 25 oct. 1854.

Balaruc, village du cant. de Frontignan, arr. et à 25 kil. S.-O. de Montpellier (Hérault), sur l'étang de Thau. Eaux thermales sulfureuses.

Balasore OU Balassor, V. de la prés, du

Bengale (Hindoustan), à 200 kil. S.-O. de Calcutta ; 10,000 hab.

Balaton ou Platten-See, lac de Hongrie, long de 75 kil., communiquant avec le Danube par les riv. Sio et Sarviz.

Baibi (Jeajnt>, né à Gênes, mort en 1298, savant dominicain, auteur d'une sorte d'encyclopédie qui rappelle la Somme de saint Thomas.

Baibi (Jérôme), savant vénitien, 1451-1535, professeur à Paris, à Vienne, évéque de Gceritz, vécut ensuite près des rois de Hongrie. Parmi ses ouvrages on remarque : De rébus Turcicis, lib. IV, et De coronatione principum.

Baibi (Adrien), savant géographe, né à Venise, 1782-1848, professeur de physique et de géographie, vécut en Portugal, à "Paris, a Padoue. Parmi ses ouvrages on cite : Atlas ethnographique du globe et Abrégé de géographie, livre recommandable, qui a fait sa réputation.

Baibin (Decius C^elius), empereur romain, poète, sénateur, deux fois consul, fut proclamé Auguste par le Sénat avec Pupienus Maximus, en 237. Le peuple les força à adopter le jeune Gordien III ; puis les prétoriens les massacrèrent en 238.

Baibin (Boleslas). jésuite de Bohème, 1611- 1689, a écrit en latin Miscellanea historica regni Bohemorum, 10 vol. in-fol., histoire inachevée.

Baibis (Jean-Baptiste), botaniste, né à Moretta (Piémont), 1765-1831, fut professeur de botanique à Turin, puis à Lyon. On lui doit : Flora Tauriniensis et Flore Lyonnaise.

Baibo (Cesare, comte), homme d'Etat et écrivain, né à Turin, 1789-1853, prit une part active aux affaires publiques jusqu'en 1821, puis écrivit des articles remarquables dans le journal // Resorgimento ; un livre qui fit grande sensation, Speranze d'Italia, 1843; une Histoire d'Italie jusqu'au ixe siècle ; un Abrégé de l'histoire d'Italie, jusqu'en 1815. En 1847, on le retrouva à la tête du mouvement national contre l'Autriche.

Baiboa (Vasco-Nunez de), navigateur castillan, 1475-1517, traversa l'isthme de Panama et découvrit le Grand-Océan, 1513. Gouverneur de la colonie de Darien, il fut mis à mort par Pedrarias.

Baiboa (Miguel Cabello), missionnaire espagnol de la fin du XVIe siècle, a écrit une Histoire du Pérou, publiée dans la collection de Ternaux- Compans. [à Valdepenas, 1568-1627.1

Baibuena (Bernardo de), poète espagnol, néj Baibus (Lucius Cornélius Theophanes), né a Gadès, élevé au rang de citoyen romain par Pompée, fu$ défendu par Cicéron, lorsqu'on lui contesta ce titre.

Baide (Jacques), né à Ensisheim (Alsace), 1603-1668, jésuite et poète, a laissé des poésies latines très-estimées de son temps.

Balde de Ubaldis (PlERRE), jurisconsulte,

né à Pérouse, 1324-1400, rival de Bartole.

Baider, dieu des Scandinaves, fils d Odin et de Frigga, le plus beau des êtres célestes.

Baideric, surnommé le Rouge, chroniqueur français, mort en 1097 ou 1112, évêque de Noyon

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el de Tournai, a composé une Chronique des évéques d'Arras et de Cambrai.

Baideric, abbé de Bourgueil en Anjou, 1079- 4134, évêque de Dol, a écrit : Historiée Hierosolymitanœ libri IV, une Vie de Robert d'Arbrissel et un poème De Conquistu Angliœ.

Baidi (Lazzaro), peintre de l'école florentine, né à Pistoja, 1623-1703, fut bon coloriste et compositeur ingénieux.

Baidi (Bernardino), poète, érudit, mathématicien, né à Urbin, 1553-1617, a laissé Cronica de' Matematici, des traductions, des commentaires sur Vitruve, une Histoire du Calvinisme, un grand dictionnaire géographique incomplet, des grammaires ; Aautica, poème didactique sur la navigation, etc.

Baido (Monte) ou Montebaido. montagne d'Italie, entre l'Adige et lac de Garda, longue de 22 kil. ; le point culminant a 2,200 mètres.

BaidoTinetti (Alessio) , peintre florentin, 1424-1499, fut le maître du Ghirlandajo.

Baiducci (François) , poète italien, mort en 1642, a laissé des Rime et des Canzoni.

Baidung (Jean), né à Gmunde, en Souabe, 1470-1550, peintre et graveur sur bois.

Baie, en latin Basilea, en allemand Basel. ch.-l. du canton de Bàle (Suisse), sur le Bhin, à 75 kil. N. de Berne. Evèché catholique; Université fondée en 1459 ; belle cathédrale, hôtel de ville. Etoffes de soie et de coton, rubans, papeteries, tabac; grand commerce d'entrepôt. Célèbre concile de 1431 à 1448. Traités de 1795 ; 61,000 hab.

Bàle (Canton de), Etat de la Confédération Helvétique, au N.-O., annexé en 1501. Il a été subdivisé en deux cantons : Bâle-Ville et Bâle- Campagne, 1833.

Bàle-Ville (Canton de). Il comprend Bàle et les trois communes de Biehen, Bettingen, Klein- Huninghen. Superf., 36 kil. carrés; population, 65,000 hab., dont 19,000 catholiques et le reste protestants.

Bàie.Campagne (Canton de). Il comprend le reste du pays de Bâle. Superf., 421 kil. carrés ; popul., 59,000 hab., dont 47,000 protestants. La capit. est Liestal.

Bâle, en latin Balœus (John), théologien et biographe anglais, né à Cove (Suffolk), 1495-1563, fut évêque protestant et a surtout écrit : Illustrium majoris Britanniœ script or um summarium.

Baléares (Iles), groupe d'îles de la Méditerranée occid., formant une prov. de l'Espagne, à 90 kil. E. des côtes de Valence. Elles comprennent : Majorque, Minorque, lviça, Formentera; puis des îlots, près de Majorque, Dragonera, Conejera, Cabrera ; près de Minorque, Ayre ; près dTviça, Conejera-Grande, Esparto, Bébra, etc. Le sol es; montueux, le climat sain et tempéré. Superficie, 4,817 kil. carrés; popul., 289,000 hab. Le ch.-l. est Palma. — Les Grecs les nommaient encore Gymnésiennes et Pityuses ; occupées par les Carthaginois, vers le vue s. av. J.-C, elles ont appartenu aux Bomains, aux Vandales, aux Grecs, aux Arabes ; elles formèrent un roy. indépendant de 1015 à 1230, et furent conquises par Jayme I", roi d'Aragon.

Baiechou (Jean-Jacques), né à Arles, 1715- 1765, fut un célèbre graveur en taille-douce et membre de l'Académie de peinture à Paris.

Baien (Henri tan), peintre distingué, né à Anvers, 1560-1632, fut le maître de Van Dyck. Il a souvent travaillé avec Breughel de Velours.

Baiesdens (Jean), né à Paris, mort en 1675, théologien, fut de l'Académie française. On lui doit les Fables d'Esope, trad. en français pour l'instruction de Louis XIV.

Baiestra (Antoine), né à Vérone, 1666-1740, peintre, a laissé des tableaux très recherchés à cause de leur grâce mélancolique.

Bnifrouch, v. de la prov. de Mazendéran

(Perse), à 18 kil. de la Caspienne. Commerce considérable surtout par Amol, qui lui sert de port; 50,000 hab. (?)

Bail, une des îles de la Sonde, sénarée de Java par le détroit de Bali, a 5,000 kil. carrés et 80,000 hab. Elle est volcanique, bien arrosée, fertile, mais d'un climat malsain. Les habitants sont de race malaise et bouddhistes. La capit. est Baliling, port au N. Elle appartient aux Hollandais.

Baiiol (Jean), fils d'un baron anglais, fut proclamé roi d'Ecosse, en 1292, malgré les prétentions de Bobert Bruce, il fit hommage à Edouard I«, qui s'était prononcé en sa faveur, puis se déclara contre lui, fut battu à Dunbar, 1296, abandonna ses droits, et, après une captivité de trois ans à Londres, vint mourir dans son domaine de Château-Gaillard en Normandie, 1305.

Baiiol (Edouard), son fils, enleva la couronne d'Ecosse à David Bruce, en 1332, fit hommage à Edouard III, fut deux fois renversé, puis deux fois rétabli par les Anglais, laissa enfin le trône à son rival, 1342, et mourut en 1363. [d'Andorre.]

Balira, affl. de la Sègre, traverse la valléej

Balize, ch.-l. du Honduras anglais, à rembouc, de la riv. Balize (300 kil. de cours), sur la mer des Antilles. Bois de teinture ; 3,000 hab.

Baïkan, grande chaîne de montagnes de la Turquie d'Europe, YHœmus des anciens, VEmineh- Dagh des Turks, se rattache à l'O. par les Alpes Dinariques à la grande chaîne des Alpes. Longue de 200 kil. environ, elle sépare le Danube inférieur des bassins de l'Archipel, de la mer de Marmara. Le point culminant est l'Egrisou (3,000 m.). Les princ. ramifications sont : le Kutchuk-Balkan ou Fetit-Balkan, au S.-E. ; le Despoto-Dagh, le Carasou, le Pinde au S. ; au N., le Khodja-Balkan,qui va rejoindre le Danube,en face des Karpathes, à laPorte-de-Fer. Tous les défilés sont difficiles ou impraticables ; aussi la chaîne a souvent servi de rempart à Constantinople.

Baikh, Zariaspa ou Bactres, ch.-l. du Khanat de Balkh, ville fortifiée, jadis très considérable, est encore un passage de caravanes,- 10,000 hab. Elle paraît dépendre du khan de Boukhara.

Balkhasch, lac de la Sibérie, à l'O. de l'Ala- Tau, long de 530 kil., large de 85; il renferme beaucoup d'îlots, est peu profond, souvent couvert de roseaux. L'eau est salée ; autour du lac sont des steppes, des sables mouvants, des marais. Il reçoit l'Ili.

Baiiarat, v. de la colonie de Victoria (Australie), au milieu des districts aurifères ; plus de 33,000 hab.

Bail (John), prêtre et hérésiarque anglais du xive s., fut le chef de l'insurrection contre Bichard II. Il fut pris et mis à mort en 1384.

Baiianche (Pierre-Simon), né à Lyon, 1776- 1846, philosophe et littérateur, penseur profond, mais mystique, écrivain brillant et vigoureux, mais souvent emphatique, a composé de nombreux ouvrages : Du sentiment dans ses rapports avec la littérature ; Antigone, poème historique et allégorique ; la Palingénésie sociale, Orphée, la Ville des expiations, la Vision d'Hébal, chef d'un clan écossais, etc. Il a été de l'Académie française en 1844.

Baiienstaedt, v. du duché d'Anhalt, berceau de la famille Ascanienne ; 4,500 hab.

Baiieroy, ch.-l. de canton, arr. et à 15 kil. S.-O. de Bayeux (Calvados) ; 1,120 hab.

Baiiesteros (François) , général espagnol, né â Saragosse, 1770-1832, combattit heureusement les Français dans la guerre de l'indépendance et devint lieutenant général. Jaloux de Wellington, il fut exilé à Ceuta. Il fut ministre de la guerre sous Ferdinand VII ; en 1823, il s'empressa de signer avec le duc d'Angoulême une capitulation qui lui fut reprochée ; il vint mourir dans l'oubli à Paris.

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