VUL
Unie des langues anciennes, il a rendu de grands services, comme philologue, comme traducteur et comme poète. Ses œuvres originales sont : 18 id viles, chefs-d'œuvre de sentiment et de poésie; des Poésies diverses, élégies, odes, épigrammes; Louise, charmante pastorale . en 3 chants. Il a traduit VOdpssée, en vers hexamètres; puis Y liiade, YHymne à Cérès, les Eglogues et les Géorgiques de Virgile. I Enéide et un choix des Métamorphoses d'Ovide; etc.
Vossius (Gérard-Jean), éi'udit hollandais, né près d'Heidelberg, 1577-1649, fut professeur a Dordrecht. à Leyde, a Amsterdam, écrivit une Histoire du pélagianisme, 1618, et cul une giande réputation de savant. On cite de lui : Thèses theologicœ et historicoz de variis doctrinœ christianoz capitibus; Historia de controversiis quas Pelagius ejusque reliquiœ moverunt lib. VU ; De historicis grozcis lib. IV; De historicis latinis lib. lli; Aristarchus, sive de arte grammatica lib. Vit ; De theologia gentili et physiologia christiana ; De vitiis sermonis et glossematis latinobarburis lib. IV ; Etymologicon linguœ latinœ ; Epistolœ: etc., etc.
Vossius (Isaac), fils du précédent, né à Leyde, 16I8-1G89, fut historiographe des Etats de Hollande et bibliothécaire d'Amsterdam. Il mérita les faveurs de Christine de Suède, de Charles II, de Louis XIV. La plupart de ses ouvrages ont été mis a l'index. On lui doit : Pcriplus Scylacis; De vera œtate mundi, 1650 ; De motu marium et ventorum ; De MU et aliorum fluminum origine; De Siby/linis, aliisque oraculis; etc.
Vostitza, jEgium. v. de la nomarchied'Achaïe (Grèce), sur le golfe de Lépaiite, a 35 kil. S.-E, de Patras ; 6,000 hab.
Votiaks, peuple de race finnoise, répandu dans les gouvern. d'Orenbourg et de Yiatka (Russie).
Touache (Mont), extrémité d'un rameau des Alpes Pennines, qui court entre l'Arve et le Fier: sur le Rhône, en face du mont Credo ; il a 1,100 met. de hauteur.
Voue! (Simon), né à Paris, 1590-4649, fils d'un peintre médiocre, Laurent, passa quinze ans en Italie, 1612-1627; Louis Xlll le rappela en Fiance, le nomma son premier peintre et lui donna un logement au Louvre ; Vouel devint comme une sorte de surintendant des beaux-arts. Il a prodigué ses peintures dans les châteaux, dans les églises, dans les hôtels des grands personnages. On lui reproche sa jalousie à l'égard de Poussin. Il a fondé la grande école de peinture du xvnK s., et a compté parmi ses élèves beaucoup de bons peintres, comme Le Sueur, Le Brun et Mignard.
Vouga (La), ri v. de Portugal, finit au-dessous d'Aveiro; cours de 85 kil.
Vougeot, village à 6 kil. N.-E. de Nuits (Côte-d'Or), où se trouve le Clos-Vougeot, coteau célèbre par ses excellents vins rouges.
Vouïiié, ou Vougié, ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil N.-O. de Poitiers (Vienne), sur l'Auzance. Victoire de Clovis sur Alaric II, roi des Wisiiïoths. en 507; 1,833 hab.
Vouiiand (Henri), né à Uzès, 1750-1802.
avocat a Nîmes, député aux Etals généraux, à la Convention, se rangea parmi les Montagnards, €t siégea une année au comité de sûreté générale. 11 se déclara contre Robespierre au 9 thermidor, et mourut dans la pauvreté.
Voulte (La). V. LAVOULTE.
Vouneuii, ch.-l. de cant., arrond. et à 12 kil. S. de Chàlellerault (Vienne), sur la Vienne , 1,557 hab. [Smyrne; 5,000 hab.l
Youria, Ctazomènes, port à 35 kil. S.-O. dej
Youtezac, comm. du cant. de Juillac, arr. de Brivc (Coircze); 2,530 hab.
vou vaut, village de Parrond. et à 12 kil. de Fontenay-le-Gomte (Vendée), où l'on exploite de la houille.
Vouviay, ch.-l. de cant., arrond. et à 12 kik E. de Tours (Indre-et-Loire), près de la Loire. Bons vins blancs ; 2,246 hab.
Vouziers, ch.-l. d'arrond. des Ardennes, à 5i kil. S. de Mezières, sur l'Aisne. Commerce de grains, bes>tiaux ; 3,453 hab.
Vuves, ch -1. de cant., arrond. et- à 22 kil. S.-E de Chartres (Eure-cl-Loir); 1913 hab.
Voy (Saint.), comm. du cani. de Teuee, arr. d'Yssengeaux (Haute-Loire); 2,632 hab.
Yoysin (Damkl-François). né à Paris vers 165i, mort en 1717, conseiller au Parlement, 1674, intendant du Hainaut, 1688. M^e c|e Main te non, charmée par les grâces et par l'esprit de Mme Voysin, le fit nommer conseiller d'Etat, 1694. Il remplaça Chamillart dans la direction de Saint-Cyr, 1709; il fut chancelier en 1714, et se prêta servilement aux plus mauvais actes des derniers temps de Louis XIV.
Vracene, comm. de la Flandre orientale (Belgique), dans Je pays de Waes, à 26 kil. de Termonde; 4,000 hab.
Yrachori, Agrmion, v. de la nomarchie d'Acarnanie-et-Etolie (Grèce), au N.-O. du lac de Vrachori.
Yraîta, Fevus, riv. d'Italie, vient des Alpes Maritimes, au S.-O. du mont Viso, et se jette dans le Pô, après 90 kil. de cours.
Yrania, v. de la Serbie turque (Turquie d'Europe), mines de 1er.
Yratisias i" fut duc de Bohême, de 921 à 925.
Yratisias II, d'abord duc de Bohème, en 1061, reçut le titre de roi et la souveraineté de la Lusace, 1086. Il mourut en 1092.
Yries (Jean-Fredeman de), peintre hollandais, né à Leeuwarden, 1527, a excellé dans la perspective.
Yiigne-aux.iïois, comm. du cant. et de l'arrond. de Sedan (Ardennes). Fabr. de fers à repasser ; 2,568 hab.
Vrillière (LOUIS Philippeaux, marquis DE
La), 1672-1718, ministre de la maison du roi sous Louis XIV.
Ysévoiod Ie*, grand-duc de Bussie, reçut d'abord, 1054, la principaulé de Péréieslav. devint grand-prince de Kiev, en 1078, et mourut en 1093.
Ysévoiod il, arrière-petit-fils du précédent, duc de Novgorod, en 1123, succéda à Iaropolk comme grand-prince de Kiev, 1138, et mourut en 1146.
Ysévoiod ni fut grand-duc de Bussie, de ■1177 a 1212.
luez (Arnould de), peintre, né à Saint- Omer, 1641-1720, fut employé à Paris par Le Brun, s'établit à Lille, et produisit beaucoup de tableaux.
Vukovar, v. de l'Esclavonie (emp. d'Autriche), a 32 kil. S.-E. d'Eszek, au confluent du Danube et de la Vuka; 6.000 hab.
Yuicain, en grec, "Hçaioroç, dieu du feu et des volcans, fils de Jupiter et de Junon, fut précipité du ciel par son père ou par sa mère, tomba dans l'Océan ou dans l'île de Lemnos, et resta toute sa vie boiteux. Il établit des forges souterraines dans Lipari et sous l'Etna, et il y travaillait avec les Cyclopes, pour forger les foudres de Jupiter. Les poètes lui donnent pour femme Vénus; on lui attribuait mille ouvrages merveilleux. Un le représente un marteau à la main et un bonnet conique sur la tète.
Vuicaniennes (Ues), nom ancien des îles Lipari.
Yuicatius Gailicanus, un des auteurs de V Histoire Auguste, était sénateur au ni* s.
Yuifraa (Saint), né dans le Câlinais, évêque de Senlis, en 682, prêcha l'Evangile en Frise, et mourut en 721. C'est le patron d'Abbeville. Fête, le 20 mars.
WAC
WAF
Vnig-ate (de Vulgatus, rendu public), version laline delà Bible, rédigée probablement au ne s., revisée par saint Jérôme, vers 384, et seule reconnue comme canonique par le concile de Trenie.
Yuijîienies, peuple de la Narbonnaise II8, dans la Gaule ;mc. ; capit. Apta, auj. Apt.
Vuisinie.s, auj. Bolsena, une des 12 lueumonies de l'une. Élrurie, sur les bords du lac de son nom, au N. de Tarquinies.
Vuiison (Marc), si<'ur de la Colombière, héraldisie, mort en 1658, s'occupa à Paris de recherches historiques et surtout de blason. On a de lui : Recueils de plusieurs pièces et figures d'armoiries obmises par les autlieurs qui ont écrit jusques ici sur cette science ; la Science héroïque traitant de la noblesse, de V origine des armes, de leur blazon et symboles ; De l'office des roys d'armes, des héraults et poursuivons ; le V**ay théâtre d'honneur et de chevalerie , etc.
Vulturniis. V. VOLTURNO.
Vuorden (Michel-Ange, baron de), diplomate belge, né à Chièvres (Hainaut), 4629-1699.
On a de lui : Journal historique contenant les événements les plus mémorables de l'histoire sacrée et profane.
Vuoxen, fl. de la Finlande (Russie), forme beaucoup de lacs, traverse le Saïma, en sort par la belle cataracte d'Imatra, puis se jette dans le Ladoga, près de Kexholm. Son cours eel d'environ 500 kil.
Vyasa, c.-à-d. le compilateur, anachorète indien, qu'on place au xve ou au xvi» s. av. J.-G. C'est lui qui, dit-on, mit en ordre les Védas ; il aurait rédigé les 18 Pouranas et les 18 Oupa-Pouranas. On lui attribue le grand poème du Mahabharata, et un ouvrage de philosophie idéaliste, le Védanta-Darsana.
\>tchegda, riv. de Russie, arrose le gouvern. de Vologda et se jette dans la Dwina septent. Cours de 680 kil.
Vyeslav, grand-prince de Russie, d'abord prince de Polotsk, fut proclamé grand-duc en 1078. Il ne put conserver le pouvoir, mais resta indépendant à Polotsk, et mourut en 1101.
Waag ou Wag (Le), affl. de gauche du Danube, formé par la réunion du Waag-Blanc et du Waag-Noir, qui viennent des Karpathes, arrose la Hon7rie. Il a un cours de 380 kil., et reçoit l'Arva et la Neutra.
AVaast ou Wast (Saint), né à Toul, prêtre du diocèse de Toul. instruisit Clovis, 496; fut nommé évêque d'Arras, 499, de Cambrai, 510; et mourut en 540 à Arras. Fête, le 6 février.
\V'ai»s«.la.Hougue (Saint-), V. de l'an*.
et à 20 kil. N.-E. de Valognes (Manche); port défendu par le fort de la Hougue. Commerce assez actif, chantiers de construction. Elle a donné son nom à la bataille perdue contre les Anglais, par Tourville, en 1692; il fut forcé d'abandonner et de brûler plusieurs de ses vaisseaux qui s'y étaient vainement réfugiés; 2,805 habitants.
Wabash, affl. de droite de l'Ohio, arrose lTndiana, le sépare de l'Illinois, a 750 kil. de cours, et reçoit le White-River.
Wabash, v. de lTndiana (Etats-Unis), sur le canal du Wabash à l'Erié; 4.000 hab.
TVace (Robert ou Richard), né à Jersey, vers 1120, mort de 1174 à 1184, écrivit d'abord des traductions, puis mit en vers d'anciennes chroniques latines. Ses ouvrages sont : le Roman du Brut, version romane en vers de 8 syllabes des traditions bretonnes qui racontaient la fondation d'un royaume de Bretagne par Brutus, fils d'Ascagnè; — le Roman de liou (Rollon) est la chronique des ducs de Normandie jusqu'à la 6e année du règne de Henri 1er; Je poème contient plus de 16.000 vers; — Chronique ascendante des ducs de Normandie, poème en 314 vers de 12 syllabes, mais est-il de Wace ? C'est comment là Conception Notre-Dame fut établie, poème de 1,800 vers de 8 syllabes; — Vie de saint Nicolas; — Vie de la Vierge Marie, suivie de la vie de saint George.
Wachau, village à 10 kil. S.-E. de Leipzig (Saxe); bataille du 18 octobre 1813.
WachsiKuth (ERNEST-GuILLAUME-GoTTLIEB),
ne a fclildesheim, 1784-1866, professeur à Leipzig, a composé des ouvrages estimés : Histoire ancienne de l'empire romain,- Essai d'une théorie de l'histoire; Antiquités helléniques , Histoire des mœurs européennes ; Histoire de France à l'épo-
que de la Révolution; Histoire de l'époque de la Révolution, Histoire générale de la civilisation ; Hist. de la nationalité allemande.
Wachtebeke , commune de la Flandre orientale (Belgique), à 20 kil. de Gand; 4,200 h.
Waday. V. OUADAY.
Wadden, détroit qui se trouve entre les prov. de Frise et de Groningue (Pays-Bas), et les quatre îles voisines de la côte. Il est rempli de bas-fonds, et peu profond.
Wadding (Luke), né à Waterford (Irlande), 1588-1657, entra chez les franciscains, professa la théologie à Salamanque, et jouit d'une très grande influence. On a de lui : Legatio P/iilippi lll et IV ad summos pontifices, pro defi,nienda controversia conceptionis B. Mariœ Virginis; Annales ordinis Minorum, 1628-54, 8 vol. in -fol. Scriptores ordinis Minorum, in -fol. ; Immaculatœ Conceptionis Virginis Mariœ opusculum, etc.
Wadenschwyi, v. du canton et à 20 kil. S.-E. de Zurich (Suisse), à l'O. du lac de Zurich. Draps, étoffes de laine; 6,000 hab.
Wadowice ou Wadetz , v. de Galicie (emp. d'Autriche), à 45 kil. S.-O. de Cracovie; 3,500 hab. [commerçant.!
Wadsœ.v. du Nordland (Norvège), port assezj
Wadstena, v. du lan et à 50 kil. O. de Linhôping (Suède), sur le lac Wetter. Toiles, dentelles, manufacture de tabac; 2,200 hab.
Waereghem, comm. de la Flandre orientale (Belgique), à 16 kil. N.-E. de Courtrai. Commerce de toiles et de bestiaux; courses de chevaux; 6.800 hab.
Waerschoot, comm. de la Flandre orientale (Belgique), a 16 kil. N.-O. de Gand, sur la Lys , 5,800 hab.
Waes, pays de la Flandre (Belgique), entre Gand, le villa'ge de Doel. près Anvers, et le canal du Sas-de-Gand à l'O. La se trouvent les villes de Saint-Nicolas, de Lokeren, 36 villages. Il est extrêmement, fertile et peuplé.
Waesmunster, comm. de la Flandre orientale (Belgique), à 9 kil. N. de Termonde, sur la Durme. Draps, siamoises, mouchoirs, toiles d'emballage; 5,500 hab.
Wafflaid (Alexis-Jacques-Marie), né à Versailles , 1787-1824, fut un poète comique de
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l'école bourgeoise de Picard. Il a écrit : Haydn ou le Menuet du bœuf; un Moment d'imprudence; le Voyage à Dieppe; le Célibataire et l'Homme marié, les Deux Ménages; etc.
Wagenaar (Jean), né à Amsterdam, 4709- 1773, fut historiographe de cette ville. On lui doit surtout des ouvrages historiques : Etat présent des Provinces-Unies, 11 vol. in-8<> ; Histoire nationale, 22 vol in-8° , Description d'Amsterdam, 3 vol. in-fol. Il a encore écrit : Histoire de l'Eglise chrétienne pendant le Ier siècle; la Réforme en 4578; Description de Berg-op-Zoom ; du Pouvoir du Stathoudérat, etc.
Wageningcn, v. de la Gueldre (Pays-Bas), sur le Rhin , 3,500 hab.
Wagner (Rodolphe), physiologiste et anatomiste allemand, né à Bayreuth, 1805-^864, s'est placé au premier rang des savants spiritualistes de l'Allemagne. On remarque parmi ses ouvrages : Etude d'anatomie comparée du sang ; Traité d'anatomie comparée ou de zootomie; Prodromus hisloriœ generationis hominis atque anrmalium, Traité de physiologie; Atlas d'anatomie comparée; des Rapports entre la physiologie, les sciences physiques et la médecine pratique ; Dictionnaire de physiologie, 6 vol. ; etc.
Wagram, village de la Basse-Autriche, sur la rive gauche du Russbach, à 48 kil N.-E. de Vienne. Victoire de Napoléon 1er les 5 et 6 juilet 1809.
Wagram (Prince de) V. Berthier.
Wagrie, anc. pays de Holstein, où se trouvent Lubeck, Oldenbourg, Eutin, Travemunde.
Wahabites, secte musulmane, formée dans le Nedjed, au milieu du xvme s., par Mohammed-ben-del-Wahab et par le scheik Ebn-So'- Oud ou Sehoud. Ils acceptent le Koran. rejettent toute tradition, défendent de reconnaître à Mahomet et aux califes une autorité religieuse. Ils sont braves, mais superstitieux, cruels et rapaces. Ils s'emparèrent de la Mecque, 4804, mais furent repoussés de l'Egypte par les Mamelueks, en 4803. Abdallah, fils de So'Oud, s'avança victorieux jusqu'à Damas. Ibrahim, fils de Méhémet- Ali, les refoula, 4842. Méhémet-Ali, lui-même, avec Ibrahim, leur fit la guerre de 4844 à 4848, s'empara d'Abdallah, et l'envoya à Constantinople, où le sultan le fit mettre à mort. Ils sont encore nombreux dans le Nedjed et le Lahsa.
Wahai, en allemand Waal, bras méridional du Rhin, commence à Sohenk, arrose Nimègue et Thiel, s'unit à la Meuse près de l'île de Voorne, passe à Bommel, et se confond encore avec la Meuse à Gorkum. Il a 80 kil. de cours.
Wahsatch, montagnes des Etats-Unis, à l'O. du territoire d'Utah; elles ont des pics de 2,600 à 3,600 met. de hauteur.
Waiblingen OU Wiblingen, V. dll Cercle
du Neckar (Wurtemberg), à 44 kil. N.-E. de Stuttgart, sur le Rems. Draps, marché important de bestiaux ; 3,500 hab.
Waifer ou Guaifre, duc d'Aquitaine, né vers 725, succéda à son père Hunald, en 745. 11 eut à défendre son indépendance contre les Francs de Pépin le Bref, qui ravagèrent impitoyablement le pays au sud de la Loire; il perdit ses lieutenants et ses alliés, se réfugia dans les hautes terres de l'Auvergne et du Quercy; mais fut assassiné, en 768.
AVaiiiy (Noel-François de), né à Amiens, 4 724-4804, se fit connaître par de nombreux travaux de grammaire. Il fit partie de l'Institut à sa création, 4795. Il publia les Principes généraux et particuliers de la langue française, 4754; de l'Orthographe; l'Orthographe des Dames; Nouveau Vocabulaire où Abrégé du Dictionnaire de l'Académie; etc. Il a concouru à l'édition du Dictionnaire de l'Académie de 4798 et a surveillé la publication des classiques de Barbou.
Waiiiy (Etienne-Augustin de), fil s du précédant, né a Paris, 4770-1821, fut proviseur du lycée Napoléon, 4805. On lui doit un Dictionnaire des Rimes, et une traduction en vers des trois premiers livres des Odes d'Horace. — Augustin- Jules, son 3e fils, né à Paris, 4806-4866, a collaboré à quelques jolies pièces : Moiroud et compagnie, 4836 , le Comité de bienfaisance, 4839 , le Mari à la campagne, 4844; etc.
WaiUy (Gharles de), frère de Noël-François, 4729-4798, eut le grand prix d'architecture en 4752, fut membre des Académies d'architecture et de peinture. Conservateur du Muséum, il fut membre de l'Institut, à sa création, 4795.
Wailly (ARMÀND-FraNÇOIS-LÉON de), petit-
tils du précédent, né à Paris, 4804-1863, écrivit des comédies, des opéras, Ivanhoe, 4826. Benvenuto Cellini; des romans, Angelica Kauffmann, Stella et Vanessa, les Deux filles de M. Dubreuil, 1860. Il a traduit beaucoup d'ouvrages anglais ; a publié de bons articles dans la Revue des Deux Mondes, et rédigé la chronique littéraire de l'Illustration, etc.
TVaiiiy (Barthélemy-Alfred de), né à Paris, 4800-4869, petit-fils de Noël-François de Wailly, professeur au collège Henri IV, proviseur, inspecteur général, recteur de l'Académie de Bordeaux. On lui doit : Nouveau Dictionnaire latin-français, — français-latin; Dictionnaire de versification et de poésie latines; il a écrit une comédie, l'Adjoint et l'avoué, 4824, une Epître à J.-J. Rousseau, etc.
Waitzen, en hongrois Wacz, v. à 36 kil. N. de Pesth-Pilis (Hongrie), sur la rive gauche du Danube. Evêche, belle cathédrale. Commerce de vins, bestiaux; papeteries; 42,500 hab.
WakefieW, v. du comté d'York, dans le West-Riding (Angleterre), à 45 kil. S.-E. de Leeds, sur le Calder Draps, teintureries, ganteries ; grands marchés aux grains et aux bestiaux ; 28,000 hab. — Bataille en 4460.
WakeOeld (Gilbert), né à Nottingham, 4756- 4801, fut professeur distingué, controversiste emporté, défendit les idées libérales et se fit condamner à la prison. On a de lui ; Enquête sur l'utilité et la convenance du culte public on social ; Sylva critica, sive in auctores sacros profanosque commentais philologus ; traduction annotée du Nouveau Testament; Recherches sur les opinions des écrivains chrétiens des trois premiers siècles sur la personne de Jésus ; etc,
Wal (Guillaume-Eugène-Joseph, baron de), né au château d'Anthisnes (Liège), 4736-4848, finit par entrer dans l'ordre Teutonique. On liû doit : Annales de l'ordre Teutonique, 8 vol. in-42, avec 2 vol. de Supplément.
Wala ou Vaia, fils de Bernard, frère naturel de Gharlemagne, né probablement près d'Oudenarde, vers 765, mort en 835, fut économe de la maison de l'Empereur. Il se fit moine de Gorbie, en 817, et en devint abbé en 826. Il joua un grand rôle dans les troubles et les guerres des fils de Louis contre leur père, fut exilé, dépouillé de son titre d'abbé, et alla mourir en Italie au monastère de Bobbio.
Walcheren , île de la prov. de Zékmde (Pays-Bas), entre les deux grandes embouchures de l'Escaut. Elle est protégée contre les inondations par des dunes et par des digues. Ch.-l., Middelbourg ; v. princ, Flessingue et Veere.
Waickenaer (Charles-Athawase), né à Faris, 4774-4852, termina ses éludes à Oxford; en 4793, il fut menacé d'arrestation, comme modéré, mais put se cacher à Paris. Il commença à se faire connaître, dès 4797, écrivant sur la philosophie de l'histoire, publiant des romaos, de sérieux travaux de géographie, d'histoire naturelle, et s'occupant de beaux-arts. Sous la Restauration, il fut préfet et nommé baron. Membre de VAcadémio des Inscriptions depuis 4843, il
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en devint secrétaire perpétuel, 1840. Parmi ses nombreux ouvrages on cite : Essai sur Vhistoire de l'espèce humaine ; Faune parisienne, Histoire naturelle des Aranéides, Mémoires pour servir à l'histoire naturelle des abeilles solitaires qui composent le genre Halicte, Histoire naturelle des insectes; — des ouvrages estimables de géographie : édition du manuscrit de Dicuil, De mensura orbis, Mémoire sur les anciens peuples de la Gaule, Notes critiques sur les voyages d'Enée, le Monde maritime, ou Table géographique et historique de Varchipel d'Orient^ de la Polynésie et de l'Australie, Recherches sur Vintérieur de l'Afrique septentrionale, Recherches sur la géographie ancienne et celle du moyen âge, Histoire générale des Voyages, 21 vol. in-8° ; Géographie ancienne, historique et comparée des Gaules cisalpine et transalpine, suivie de l'analyse géographique des itinéraires anciens, 3 vol. in-8», avec atlas, etc., etc. Les œuvres littéraires de Walckenaer ne sont pas moins nombreuses : Histoire de la vie et des ouvrages de J. de La Fontaine ; Lettres sur les contes des fées, attribués à Perrault, et sur l'origine de la féerie ; Histoire de la vie et des poésies d'Honace Mémoires touchant la vie et les écrits de jf/me de Sévigné; etc., etc.
WalciHirt, village de la prov et à 49 kil. S.-O de Namur (Belgique). Lieu de pèlerinage célèbre.
Waid, v de la Prusse Rhénane, à 40 kil. E. de Dûs>eldorf ; 5,000 hab.
^Vaid, bourg du canton de Zurich (Suisse) ; 4,000 hab.
Waldeck (Principauté de), Etat de l'Empire d'Allemagne, comprenant : la principauté de Waldeck et le comté de Pyrmont. La superficie est de 1,421 kil. carrés, la population, de 57,000 hab. La capitale est Arolsen. On y trouve des eaux minérales à Pyrmont et à Wildungen. Mais le sol est rocailleux et peu fertile. Elle est dans ie bassin du Weser. — Les princes de Waldeck prétendent descendre de Witikind, et sont princes depuis 1582.
Waldeck (GEORGES- FRÉDÉRIC, prince DE),
1620-1692, se distingua à la bataille de Saint- Gothard, 1664; prit part à la défense de Vienne contre les Turks, 1683; battit le maréchal d'Humières à Walcourt, 1689, mais fut vaincu par Luxembourg à Fleurus, 1690.
Waldemar ier, dit le Grand, roi de Danemark, né à Slesvig, en 1131, fils du roi Canut, d'abord réfugié en Russie, parvint à reconquérir le royaume de son père. Il gouverna avec sagesse; prit Stettin, 1171, et, pour se proléger contre les menaces des Allemands, fit relever la grande muraille de Danewirk. Il est auteur de la Loi de Scanie et de la Loi de Seeland. Il mourut en 1182.
Waidemar il, le Victorieux, roi de Danemark, fils du précédent, né en 1170, succéda à son frère aîné, Canut VI, en 1202. Il soumit le roi de Norvège au tribut, 1204 ; s'étendit sur les côtes de la Baltique, s'empara de Dantzig, releva Lubeck, et fonda Stralsund. Il fut longtemps retenu prisonnier par un seigneur, qu'il avait dépouillé de ses biens, sans raison, dans le château de Dannenberg (Mecklembourg) Il promulgua le code du Jutland, et mourut en 1241.
Waidemar ni, fils du précédent, fut couronné par son père en 1218, et mourut, en 1231, des suites d'un accident à la chasse.
Waidemar iv, roi de Danemark, né en 4315, fils de Christophe II, se fit reconnaître roi, 4340, se montra sévère justicier, et mit fin à l'anarchie. Mais il fut forcé de céder au roi de Suède, Magnus, le Halland, la Scanie, la Blékingie, 1343. Vers la fin de son règne, il reprit les provinces qu'il avait abandonnées à la Suède, et s'empara de Gothland et d'OEland. Il eut de lon^s démêlés avec les villes Hanséatiques, et
mourut en 1375. Avec lui s'éteignit la ligne masculine des rois Esthritides.
Waidemar, roi de Suède, né en 1242, succéda à Eric Ericson. son grand-père maternel, 1250, Sa conduite dissolue mécontenta ses sujets; il eut à combattre son frère Magnus, qui ne lui laissa que la Gothie, et se fit proclamer roi, 1279. Il fut emprisonné au château de Nykceping, 1288, et y mourut en 1302,
Walderaar (MARGUERITE). V. MARGUERITE.
Waldenburg, v. de la régence et à 70 kil. S.-O. de Breslau dans la Silésie (Prusse) Ho-uillères considérables ; mines de fer ; 4,500 habitants.
Waldenburg, v. du cercle et à 17 kil. N, de Zwickau (roy. de Saxe), sur la Mulde. Eaux minérales ; 3,500 hab.
Waidheim, v. du cercle de Leipzig (roy. de Saxe), sur la Zchopa; 3,500 hab.
AVaidkircii, v, du cercle du Haut -Rhin (grand-duché de Bade), sur l'Elz; 3,000 hab,
Waidxade, d'une famille anc, fut la concubine de Lothaire II, roi de Lotharingie. Elle fit condamner la reine Teutberge par le conciic d'Aix-la-Chapelle, 860; mais finit par être excommuniée par Nicolas II. Elle alla vivre au monastère de Remire.mont.
Waidshut , v. du cercle du même nom (Grand-Duché de Bade), sur le Rhin,
Waldstœttes (LAC DES) OU lac des Quatre- Cantons, au centre de la Suisse, baigne les cantons de Lucerne, d'Uri, de Schwytz et d'Unterwalden, qui, couverts de forêts au moyen âge, prirent le nom d'Etat des Forets (Wier- Waldst cette). Il forme de nombreuses sinuosités, et est entouré de hautes montagnes. Il reçoit la Matta, les deux Aa, la Reuss.
TValdstein OU 'Wallenstein (AlBERT-WeN- CELLAS-EUSÈBE, COUlte DE), dUC de Mecklembourg, de Friedland et de Sagan, né au
château d'Hermanic (Bohême), 1583-1634, d'une noble famille de Bohême, élève des jésuites d'Olmûtz, combattit contre les Turks ; épousa, en 1610, une riche veuve qui lui laissa de grands biens, 1614; servit Ferdinand, duc de Styrie, puis l'empereur Mathias. Envoyé en Bohême contre les rebelles, 1618, il signala son courage, et s'enrichit des dépouilles des vaincus, combattit Bethlen Gabor en Moravie, et reçut de l'empereur Ferdinand les titres de duc de Friedland et de prince du Saint-Empire, 1624. Il lui offrit de lever à ses frais une armée de 40,000 h.; battit Ernest de Mansfeld à Dessau sur l'Elbe, 1626 ; s'empara ensuite du Mecklembourg, de la Poméranie, se forma une armée de 100,000 hommes de tous les aventuriers de l'Allemagne, et se fit nommer par l'empereur général de l armée océanique et baltique, 1628. Il échoua cependant au siège de Stralsund, mais força Christian IV de Danemark à signer la paix de Lubeck, 1629. Il se chargea alors de mettre à exécution le terrible édit de restitution, et devint la terreur de l'Allemagne. La diète de Ratisbonne exigea le rappel de Waldstein, 1630; Waldstein se retira dans ses terres de Moravie et de Bohême, où il mena l'existence la plus fastueuse. Mais après les victoires de Gustave-Adolphe, Ferdinand n'eut qu'à se jeter dans les bras de l'illustre aventurier, qui dicta ses conditions et fut bientôt à la tête d'une puissante armée. Il tint en échec pendant deux mois Gustave-Adolphe devant Nuremberg, puis fut vaincu à Lutzen par les Suédois, 1632. Il entama des négociations avec eux, peut-être avec Richelieu; et resta en Bohème, dans une formidable inaction ; Ferdinand II crut .à un vaste complot ourdi par le général pouf se rendre indépendant, il donna l'ordre d'arrêter Waldstein; trois officiers, Gordon, Butler et Leslie, pénétrèrent dans sa maison a Egra et l'assassinèrent. L'em-
WAL
WAL
Fereur fit dire 3,000 messes pour le repos tic âme de Waldstein.
IValeff (BlAISE-HeNRI de Corte, baron DE),
né à Liège. 4652-1734, lieutenant général en Espagne , gouverneur du royaume de Valence, enfin feld-maréchal lieutenant de l'Empire; a publié des poésies, d'une pensée originale, mais d'un style incorrect : les Titans ou l'Ambition punie; la tragédie d'Electre; le Siècle de Louis le Grand, en 8 chants; Thémire, poème en 12 chants, les Echasses, poème en 4 chants, etc.
Wales, nom de la principauté de Galles.
Walewski (ALEXANDRE - FLORIAN - JOSEPH
Coioana, comte), né au château de Welewice (Pologne), 1810-1868, défendit la cause de son pays sur les champs de bataille, fut naturalisé Français, 1833, servit en Afrique comme capitaine, se fit connaître comme publiciste, et eut Elusieurs missions diplomatiques. Le prince ouis-Napoléon le nomma ministre plénipotentiaire ; puis ministre des affaires étrangères en 1855, et sénateur ; il présida le congrès de Paris; il passa au ministère d'Etat jusqu'en 1863. En 1865, il fut nommé président du Corps législatif.
Waliialla, c.-à-d. portique des guerriers, sorte de paradis des Scandinaves, palais où Odin reçoit les guerriers morts en combattant. — Le roi de Bavière, Louis I", a fait construire un Walhalla, sorte de temple de la Gloire, sur le mont Brauberg, près de Ratisbonne et de Donaustau.
Wali, titre que portaient au vme s. les lieutenants des califes de Damas, chargés de gouverner l'Espagne.
Waiid ier (Aboul-Abbas), calife ommiade de Damas, né vers 669, succéda à son père, Abd-el-Melek,, en 706. Ses lieutenants firent pour lui la conquête de l'Arménie et de la Cappadoce ; du Turkestan et du Khowaresm ; de l'Espagne, de la Sardaigne et de la Corse. 11 mourut en 715.
ivaiid il (Aroul-Abbas), calife ommiade, succéda à son oncle Hescham, 743, et périt dans une révolte.
Waiincourt, bourg de l'arrond. et à 17 kil. de Cambrai (Nord). Rouenneries, étoffes de soie; 2,510 hab.
Walker (John), né à Colney-Hatch (M-iddlesex), 1732-1807, a laissé des ouvrages qui ont eu beaucoup de succès : a Dictionary of the english language ; Eléments of elocution ; Rhetorical grammar, etc.
Waiiace (Sir William), né à Paisley, près Glasgow, vers 1270, mort en 1305, est surtout célèbre dans les légendes écossaises ; il prépara la grande insurrection de 1297; combattit avec vigueur les troupes d'Edouard Ier, mais ne fut pas toujours bien secondé par les seigneurs écossais. Il prit le titre de Gardien du royaume, mais fut vaincu à Falkirk, en 1298. Il fut, dit-on, livré par un de ses amis, conduit à Londres, condamné, et traîné à West-Smithfield, pour y être pendu et écartelé, 1305.
WaUa>WaUa, v, de l'Orégon anglais (Amérique du Nord). Evêohé depuis 1847.
Wallenstadt (LAC de) OU Wallensee, la-C
de Suisse, entre les cantons de Saint-Gall et de Glaris. Il est formé par la Linth. La petite ville de Wallenstadt (Saint-Gall) est sur ses bords.
Wallenstein. V. WALDSTEIN.
^v aller (Edmond), né à Coleshill (Eertford), 4605-1687, membre des communes à dix-huit ans, admis à la cour de Jacques Ier. fit partie du Long-Parlement, 1640, mais s'éloigna des exagérés et resta un an en prison, 1643; il fut exilé. En 1653, Cromwell, son cousin, lui permit de rentrer en Angleterre ; sous les Stuarts, il fut recherché à la cour et à la ville, et conserva toute la gaieté de son esprit jusqu'à sa mort.
Ses poésies sont principalement remarquables pour la forme.
Waiieiius (Jean-Gottschalk), naturaliste suédois, 1709-1785, a publié de savants ouvrages : Mineralogia systematice proposita ; Chemin physica ; Elementa agricultures physicœ. et chemicœ; etc.
Waliers, comm. du cant. et de l'arr. de Valenciennes (Nord) ; 3,777 hab.
Wallia, roi des Wisigoths, après l'assassinat de Sigeric, 415, s'empara de la plus grande partie de l'Espagne ; battit les Alains, les Vandales et les Suèves, et, avec l'autorisation d'Honorius, établit son peuple dans l'Aquitaine. Il mourut en 419.
TVaiiingford, v. du comté de Berks (Angleterre), à 18 kil. N.-O. de Reading, sur la Tamise; 7,000 hab.
Wauis (John), né à Ashford (Kent), 4616- 4703, ministre protestant, eut une chaire de géométrie à Oxford, 1649. Il occupe une place considérable dans l'histoire des sciences, comme précurseur de Newton. On cite son Arithmetica infinitorum.
Wallis (Samuel), navigateur anglais, reconnut, en 1766, les îles qui portent son nom. La relation intéressante de son voyage se trouve dans la collection de Hawkesworih.
VfTaiiis (Iles), archipel de la Polynésie, au N.-E. des îles Viti. Le sol est fertile ; les naturels se sont placés sous le protectorat de la France, 1842.
Wallons, nom donné aux Belges d'origine gauloise et parlant le français. Le ~pays wallon correspondait aux provinces de Hainaut, Namur, Liège, Luxembourg et Brabant méridional.
Walisend, v. du comté de Northumberland (Angleterre), à 6 kil. N.-E. de Newcastle, sur la Tyne ; 5,000 hab.
Waipoie (Robert), comte d'ORFORD, né à Houghton (Norfolk), 1676-1746, possesseur d'une fortune considérable, entra au Parlement en 4700, et soutint avec ardeur les opinions des whigs. Il fut entraîné dans la disgrâce de Marlborough, 1711. A l'avènement de George 1er, il entra dans le ministère, fit rendre en 1716 le bill de septennalité ; se retira de 1747 à 4724, pour revenir plus puissant que jamais. Sous George II, 4727, il introduisit de sages réformes, s'efforça de maintenir la paix et d'étendre au dedans la prérogative royale ; on lui a reproché d'avoir érigé en système de gouvernement la corruption ; il s'opposa à la guerre contre l'Espagne et fut forcé de se retirer avec 4,000 liv. sterL de pension, les titres de comte d'Orford et de pair d'Angleterre.
Waipoie (Horace), frère du précédent, né à Houghton, 1678-4757, fut ambassadeur en France, 4727, se lia avec Fleury, et contribua à maintenir la paix entre l'Angleterre et la France.
Waipoie (Horace), 3e fils de Robert Waipoie, né à Houghton, 1747-4797, fit partie de la Chambre des communes jusqu'en 4768, et resta toujours attaché aux whigs. La révolution française le rendit réactionnaire décidé. Il avait de magnifiques collections et fut l'un des premiers à raviver le goût du gothique et du moyen âge. On connaît sa liaison intime et bizarre avec madame du Deffand, âgée de 70 ans et aveugle. Il hérita, à la mort de son neveu, du titre de comte d'Orford. On a de lui Anecdotes de la peinture en Angleterre; Doutes sur la vie et la mort de Ricltard III; Mdes Walpolianoe, description du palais de son père à Houghton, 4752. Après sa mort, on a publié ses Mémoires ; son ouvrage le plus intéressant est sa Correspondance.
WaLsaii, v. du comté et à 24 kil. S.-E. de Stafford (Angleterre). Industrie florissante ; commerce de blé, fromages, bestiaux ; 59,000 h.