‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 614 sur 657 · WAS · texte numérisé non relu

WAS

Wàê

\'istule par la Netze, le canal de Brombcrg et la Brahe.

Wartbonrg, château des anc. landgraves de Thuringe, qui appartint ensuite aux électeurs de Saxe. Le landgrave Hermann 1er y donna, en 1207, un tournoi poétique, où les minnesingers les

Elus célèbres se disputèrent le prix de la poésie, uther y trouva un refuge, en 1521. Il est a 2 ki!. d'Eisenach, dans le grand-ducbé de Saxe-Weimar.

Warton (Joseph), né à Dunsford (Surrey), 1722-1800, publia un volume de vers, Odes and other poems; puis une édition de Virgile, avec une traduction en vers. Son meilleur ouvrage est Essay on tne writings and genius of Pope.

Warton (Thomas), frère du précédent, né à Basingstoke, 1728-1790, professa l'bistoire et entra dans les ordres. On lui doit des poésies, une Histoire de la poésie anglaise, 3 vol. in-4°, savant ouvrage qui s'arrête au règne d'Elisabeth ; des satires, une magnifique édition de Théocrite, etc.

Warwick, comté du centre de l'Angleterre, traversé par une chaîne de collines qui séparent le bassin de la mer du Nord de celui du canal de Bristol; il est arrosé par l'A von, la Stour, la Blythe, etc. L'industrie est très active. Le ch.-l. est Warwick; les v. princ. sont : Birmingham, Coventry, Edgehill, Kenilworth.

Warwick, ch.-l. du comté (Angleterre), sur l'Avon, à 30 kil. S.-E. de Birmingham. Draps, bonneterie, chapeaux : commerce de grains ; 41,000 hab.

Warwick, v. de l'Etat de Rhode-Island (Etats-Unis), à 16 kil. S. de Providence ; 6,000 hab.

Warwick, v. de l'Etat à 90 kil. N.-O. de New- York (Etat-Unis) ; 5,000 hab.

Warwick (RICHARD de Beauchamp, comte

de), 1381-1439, fut aimé par Henri V, prit part à la conquête de la Normandie et devint gouverneur de Paris, 1420. Il se montra l'un des plus acharnés persécuteurs de Jeanne d'Arc, et mourut à Rouen.

Warwick (RICHARD IVevil, COmte DE), né

vers 1420, fils aîné de Richard, comte de Salisbury, devint comte de Warwick par son mariage avec Anne, fille du précédent. Dans la Guerre des Deux Roses, Warwick se déclara pour la maison d'York. Très riche, courageux, peu scrupuleux, il joua le premier rôle ; il reçut le gouvernement de Calais et le commandement de la flotte. Après la mort de Richard d'York, il entra dans Londres, et fit proclamer roi le jeune Edouard IV, 1461 ; Warwick et les siens furent alors tout-puissants. Mais le mariage d'Edouard IV avec Elisabeth Grey irrita l'ambitieux seigneur ; il donna sa fille au duc de Glarence, frère du roi, s'unit à Marguerite d'Anjou, renversa Edouard IV, et fut reçu à Londres, en 1470, au milieu des acclamations du peuple, qui l'appelait le Faiseur de rois; il remit la couronne sur la tête de Henri VI, tiré de la Tour. Mais Edouard reparut bientôt en Angleterre, et, secondé par une nouvelle trahison de Glarence, fut vainqueur à Barnet; Warwick fut tué au milieu de l'action, 1471.

Warwiek (EDOUARD d'York, Comte DE),

petit-fils du précédent, fils du duc de Clarence, né vers 1475, jeté en prison par Richard III, se lia d'amitié avec l'imposteur Warbeck, et forma avec lui un plan d'évasion ; le complot fut découvert, et Warwick fut mis à mort par les ordres de Henri VII, en 1498.

Warwick (Philippe), né à Londres, 1608- 1683, secrétaire de l'évêque de Londres, Juxon.

SEigna ia faveur de Charles Ier, et prépara la estau ration des Stuarts. Ses Mémoires ont été traduits par M. Guizot.

Wasa. V. VASA.

Wasu, l'un des gouvern. de la Finlande

(Russie), a pour ch.-l. Wasa ou Nicolaï&tadi. Il a 358,000 hab.

Wash (Le), golfe, formé par la mer du Nord sur la côte orientale de l'Angleterre (comté de Norfolk et de Lincoln).

Washington (George), né à Bridges Creeck (Virginie), en 1732, mort le 14 décembre 1799, était d'une ancienne famille anglaise, établie en Virginie depuis le milieu du xvue s. De bonne heure il excella dans les exercices du corps, et fut nommé arpenteur public. En 1751, il fut choisi, comme major, pour commander la milice d'un district, et se distingua dans la lutte contre les Français des bords de l'Ohio; dans une rencontre, Jumonville, jeune officier, fut tué, 1754; cet événement fit beaucoup de bruit; et la mort de Jumonville fut qualifiée d'assassinat, à l'insu de Washington, qui donna bientôt sa démission et se retira à Mount-Vernon, pour exploiter les vastes domaines de sa famille. Plus tard mis à la tête des milices de la Virginie, il occupa le fort Duquesne, 1758, puis épousa une jeune veuve très riche, mislress Martha Curtis. Washington prit part, avec modération, mais avec fermeté à l'opposition de plus en plus grande contre les prétentions injustes du gouvernement anglais; il fut nommé l'un des délégués au congrès général de Philadelphie, 1774.

Après l'affaire de Lexington, il fut nommé à l'unanimité par le congrès pour commander l'armée nationale, 1775. Dès lors il eut à jouer le premier rôle dans la guerre de l'indépendance; bon général et brave soldat, ne désespérant jamais au milieu des revers, il eut à lutter contre l'indiscipline et le découragement de ses soldats, contre la pénurie d'argent et de provisions, contre l'opinion publique ; ses vertus austères sauvèrent plus d'une fois la jeune république. Il prit Boston, 1776; mais les Anglais s'emparèrent de Long-Island, et il dut évacuer New-York ; il continua à tenir la campagne, sur les bords de la Delaware; puis releva les affaires par les deux succès de Trenton et de Princeton. Il reçut du Congrès de pleins pouvoirs pour la réorganisation de l'armée. En 1777 , quoique battu à Brandywine-Creek, il se retira dans la bonne position de Germantown, et empêcha le général Howe de marcher au secours de Burgoyne, qui venait du Canada; il eut ainsi une part indirecte au grand succès de Saratoga, 17 octobre 1777.

La France se déclara alors en faveur des Etats-Unis ; les Anglais évacuèrent Philadelphie. Washington, en 1779, se servit énergiquement de son influence pour ramener la concorde parmi les Etats, et pour décider le Congrès à s'occuper sérieusement de l'armée; mais il ne se montra pas moins rigoureux à l'égard des soldats mutinés et ordonna de fusiller plusieurs des plus coupables. Enfin Washington se réunit à La Fayette, et, secondé par la flotte française de l'amiral de Grasse, força Cornwallis à capituler dans Yorktown,19 octobre 1781.

Les hostilités ne firent plus que languir jusqu'à la paix de 1783. Quelques officiers voulaient offrir la couronne à Washington ; il parvint, à force de loyauté et d'éloquence, à rétablir la concorde entre les soldats et le Congrès. Il adressa à l'armée sa proclamation d'adieu, présenta le compte de ses dépenses pendant la guerre, refusa toute espèce d'appointements, et rentra, simple citoyen, dans sa résidence de Mount-Vernon.

Lorsqu'une convention se réunit à Philadelphie, en 1787. Washington fut nommé président a l'unanimité. Lorsque la constitution eut été votée, il fut élu président, 30 avril 1788. Il s'entoura des hommes les plus remarquables de tous les partis, et fonda le gouvernement républicain. Mais les fédéralistes et les démocrates

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