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Wencesias m, le Jeune, roi de Bohême.

de Hongrie et de Pologne, fut repoussé de Hongrie par Gharobert , succéda à son père en Bohême et en Pologne, et mourut assassiné à Olmùtz, 1306.

Wencesias iv, surnommé l'Ivrogne ou le Fainéant, né à Nuremberg, en 4361, fils de l'empereur Charles IV de Luxembourg, fut couronné roi de Bohême en 4363, et élu roi des Romains en 4376. Après la mort de son père, il devint empereur d'Allemagne, 1378. L'anarchie désola l'Allemagne ; il fit de vains efforts pour rétablir la concorde; en Bohême, Wencesias fit condamner à mort et exécuter J. Népomucène, vicaire de l'archevêque de Prague, 1303. Ses ennemis le déposèrent, 1395; la Bohême se souleva et le roi fut rendu à la liberté. Il tomba alors dans une noire mélancolie, s'adonna à l'ivresse, fut déposé par les princes allemands, 1400, fut arrêté par son frère Sigismond, et fut enfin forcé de renoncer à l'Empire ; il se contenta de la Bohême, 1411. Wencesias mourut, frappé d'apoplexie, au moment où Jean Ziska prenait les armes pour le détrôner, 1449.

Wendes, en allemand Wenden, peuple de la race slave, épars depuis la mer Baltique jusqu'aux Alpes Garniques. On distinguait les Wendes, ou Vénèdes, d'abord établis dans la vallée de l'Elbe, en Bohême, en Lusace, puis vers le Danube et les Alpes, en Styrie et en Illyrie ; les Vindiles, le long du golfe Vénédique (Prusse actuelle) ; les Wélatabes ou Wiltzes, les Obotrites, les Polabes, les Wagres, entre l'Elbe et l'Oder.

Wenzei (Charles-Frédéric), chimiste, né à Dresde, 1740-1793, a écrit un savant ouvrage, Leçons sur l'affinité, 1777, où il expose la loi qui a conservé son nom.

Wcrdau, v. du roy. de Saxe, à 12 kil. O. de Zwickau, sur la Pleisse ; 7,000 hab.

Werden, v. de la province Rhénane (Prusse), à 26 kil. N. -E. de Dusseldorf, sur la Ruhr; 5,000 hab.

Werff (Adrien rvan der), peintre hollandais, né à Rotterdam., 1659-1722, eut un talent précoce. Il peignit de petits portraits, des scènes mythologiques, des épisodes de l'histoire sainte; mais il manque de vérité et de vie ; ses tableaux ont les tons de l'ivoire ; cependant il eut une très grande renommée.

Wermsdorf, v. d'Autriche-Hongrie, dans la Moravie (cercle d'Olmutz) ; 2,500 hab.

Wemer (Abraham-Guttlob), né à Wehrau (Haute-Lusace), 1750-1817, devint, en 1775, professeur de minéralogie à l'école Freyberg. Il donna à la géognosie une forme scientifique; et attribua à l'eau la cause de toute formation nouvelle et de toute mobilité ; c'est ce qu'on nomme le neptunisme. On lui doit: Caractères extérieurs des fossiles; Courte classification et description des espèces de montagnes ; Nouvelle théorie sur la formation des filons ; Oryctognosie ou Livre destiné à l'usage des amateurs de minéralogie ; Dernier système de minéralogie ; etc.

Wemer (Joseph) , né à Berne, 1637-1710, s'adonna tour à tour à la peinture à l'huile et à la peinture à fresque ; puis exclusivement à la miniature. Il fut appelé à la cour de Louis XIV, vécut en Allemagne, et revint ouvrir à Berne, en 1682, une académie de dessin.

Wemer (Frédéric-Louis-Zacharie), né à Kœnigsberg, 1768-1823, eut une vie très dissipée et fut connu comme poète. Ses tragédies offrent de grandes beautés, malgré son imagination mal réglée, et sa tendance mystique. Il a laissé : Poésies; les Fils de la vallée, vaste composition dramatique en vers; la Croix sur- les bords de la Baltique; Martin Luther, Attila, Wanda, Sainte Cunégonde, la Mère des Machabées, tragédies: le drame du Vingt-quatre février, etc.

Wernigerode, v. de la prov. de Sa»e (Prusse), à 70 kil S.-O. de Magdebourg. Direction des mines ; produits chimiques.

Wemitz, affl. de gauche du Danube, arrose la Bavière, et a 90 kil. de cours.

Wernsdorr (Jean-Chrétien), né à Wittemberg, 1723-1793, a écrit : De Hypathia philosopha ; De vestigiis rhetorices in poetis veteris Latii satyricis; et il a donné une excellente édition des Poetœ. latini minores.

Werra (La), riv. d'Allemagne, vient du Thùringer-Wald, passe à Hildburghausen, Meiningen, et se joint à la Fulde, pour former le Weser à Munden. Elle reçoit à gauche l'Ellster. Cours de 225 kil.

TVerseiiitjt, ville du cercle au delà de la Theiss (Hongrie). Commerce actif; 16,000 hab.

Weitach, riv. de Bavière, passe près d'Augsbourg, et se jette dans le Lech. Cours de 130 k.

Werth (Jean, baron de), né à Weerdt (Limbourg), 1594-1652, servit Maximilien de Bavière, assista à la victoire de Nordlingen, 1634; envahit la Picardie, 1636, et répandit la terreur dans Paris. Il perdit un temp^ précieux au siège de Gorbie, et fut forcé de se retirer. Il eut à lutter en Allemagne contre Bernard de Saxe-Weimar, Guébriant, Rantzau et Turenne; commandant à Nordlingen, après la mort de Mercy, il ne put empêcher la victoire des Français. Après la paix de Westphalie, il se retira dans ses terres de Bohême.

Wertheim, v. du grand-duché de Bade, au confl. du Main et de la Tauber, à 80 kil. N.-E. de Manheim ; 4,000 hab.

Wertingen, village de Bavière, à 44 kil. N.-O. d'Augsbourg.

Werwicq, comm. de la Flandre occidentale (Belgique), sur la Lys, à 18 kil. S.-E, d'Ypres; 6,000 hab.

Werwîcq-Sud, comm. du cant. du Quesnoy-sur-Deule, arrond. et à 20 kil. de Lille (Nord), sur 1» rive droite de la Lys, en face de la précédente. Blanchisseries de toiles, brasseries ; 2,545 hab.

Weseï ovieder-)» place forte de la Prov. Rhénane (Prusse), sur la rive droite du Rhin, au confluent de la Lippe, et à 40 kil. S,-E. de Glèves. Bonneterie de laine, draps, raffineries de sucre, distilleries; 20,500 hab.

Weseï (Ober-), ville de la Province Rhénane (Prusse), sur le Rhin, à 30 kil. S.-E. de Coblentz; 3,000 habitants.

Weser, Visurgis, fl. d'Allemagne, tributaire de la mer du Nord, est formé par la réunion de la Werra et de la Fulde, à Munden, passe à Hameln, Minden, Brème, et se jette dans la mer par une vaste embouchure embarrassée do bancs de sable. Il reçoit : à droite, l'Aller et la Wumme; à gauche, la Diemel, la Werra, la Hunte. Il est navigable depuis Munden, et a 520 kil. de cours.

Wesley (John), né à Epworth (Lincoln), 1703-1791, reçut les ordres en 1725, et forma, avec quelques étudiants, une société religieuse, que, par plaisanterie, on nomma la société des Méthodistes. Il se rendit en Amérique pour prêcher l'Evangile; se rapprocha des Frères Moraves, se sépara d'eux ; se mit à prêcher, souvent en plein air, et, voyageant continuellement, donna une organisation sévère à la secte dont il fut le chef. Il a laissé de nombreux écrits : le Papisme examiné de sang- froid ; Nature, objet et règlements généraux des sociétés méthodistes; Médecine primitive, recueil de remèdes simples; etc. Le méthodisme, malgré de grandes difficultés, s'est répandu en Angleterre et surtout aux Etats-Unis.

Wesseling- (Pierre), philologue allemand, né à Steinfurt (Westphalie), 1692-1764, a laissé des ouvrages estimés.

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