‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 644 sur 657 · Monaco · texte numérisé non relu

Monaco

Total .... 9,785,358

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Allemagne . . . .

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Bulgarie

Grèce

Danemark ...

Norvège

Serbie

Monténégro. . . .

Luxembourg . . .

Liechtenstein. . .

San Marino. . . .

Monaco

Andorre .....

Total . .

Eyma (Louis-Xavier), né à Saint-Pierre (Martinique), 1815-1876, chargé de missions scientifiques en Amérique, a écrit de bons rapports sur l'instruction primaire dans ce pays, et fut surtout connu par de nombreux romans dont le Nouveau Monde lui servit de cadre.

Faiioux (Frédéric-Albert-Pierre, comte de), né à Angers, 1811-1886, d'une famille de commerçants anoblis par Charles X, devint, à Paris, dans le salon de M^e Swetchine, l'un des défenseurs des idées religieuses et des opinions monarchiques. C'est ce qui inspira ses deux ouvrages : Histoire de Louis AT/, 1840, et Histoire de saint Pie V, 1846; il était alors l'un des col aboraleurs zélés des Annules de la charité.

Député de Segré,en 1846, il défendit surtout la cause de la liberté d'enseignement. Membre de l'Assemblée constitua ite. en 1848, il fut nommé par le président Louis Napoléon ministre de l'instruction publique, 20décembre 1848. Il prépara le fameux projet de loi organique sur l'enseignement, naturellement dans l'intérêt du clergé, au détriment de l'enseignement laïque de l'Université. La loi ne fut votée que sous le ministère de M. de Parieu, qui le remplaça le 30 octobre 1849. Il fut réélu à l'Assemblée législative, et, au 2 décembre, fut détenu deux jours au Mont- Va érien.

Dès lors il se consacra presque entièrement à l'agriculture; mais il continuait cependant a s'occuper indirectement de politique, en donnant à ses amis des conseils de modération et de tactique, qui ne furent pas toujours écoutés. Puis, en matières religieuses, il lui était difficile a lui, qui se rattachait au groupe des catholiques libé-

raux, de ne pas entrer en lutte contre les catholiques ultramontains de l'école de l'Univers. Il avait été reçu a l'Académie française en 1856, à la place de M. Mole.

Il a publié de nombreuses brochures et des ouvrages, parmi lesquels on cite le Parti catholique; )Jme Stvetchine, sa vie et ses œuvres ; Question italienne; Questions monarchiques ; Dix ans d'agriculture , etc.

Favre (Jcles-Claude-Gabriei ),né à Lyon, 1809- 1880, avocat républicain, détendit à Pans les accusés d'avril 1835, devant la Cour des pairs. Il fut secrétaire général de l'intérieur après la révolution de février, prit une part importante aux travaux de la Constituante, fit une vive opposition à la politique de Louis Napoléon, après le 10 décembre, et devint l'oi ateur éloquent de l'extrême uauche. Sa plaidoirie dans l'affaire Orsini contribua à le faire nommer député de Paris, en 1858; il tut le chef des Ciuq, et se montra, plus tard, avec Thier*, l'orateur le plus redoutable de l'opposition. En 1869. il échoua a Lyon, fut nommé avec peine à Paris, et continua la lutte jusqu'au dernier jour de l'Empire. Ministre des affaires étrangères dans le gouvernement de la Défense nationale, il ne put traiter, a l'entrevue de Fernères (19 septembre), devant les exigences de M. de Bismarck. Chargé du ministère de l'intérieur (7 oct.), il combattit avec énergie

FOU

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toutes les tentatives révolutionnaires, résista à toutes les menaces, mais fut enfin forcé d'aller, le 24 janvier 1871, discuter à Versailles les conditions de la capitulation de Paris, et signer la convention «lu 28 Elu député dans six départements, il resta ministre des affaires étrangères, et signa le traité de Francfort, 10 mai. il fut forcé de se retirer le 2 août. Il reparut plusieurs fois à la tribune, surtout en 1875, où il prononça d'éloquents discours, et fut élu sénateur eu 1876. En 1860, il avait été nommé bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris, et, en 1867, il était entré à l'Académie française. Il a laissé une Histoire de la Défense nationale, 1871-1874 ; Rome et la République française, 1871, etc., etc.

Fazy (Jean-James), né à Genève, 1796 1879, étudia à Paris, combattit la Restaurati-n par des pamphlets, signa la protestation contre les ordonnances de Juillet 1830, fonda la Revue républicaine, puis alla s'établir à Genève. Il y fut bientôt le chef du parti démocratique, se rendit ie maître du gouvernement, poussa à la guerre contre le Sonderbund, contribua à établir la •constitution fédérale du 12 septembre 1848, et m'a pas cessé d'exercer une très grande in- Jluence, surtout à Genève.

Ferrari (Joseph), né à Milan, 1811-1876, professeur de philosophie en France, à Rochefort, à •Strasbourg, souleva des tempêtes à cause de la hardiesse de ses idées. En 1859, élu député au parlement italien, il a pris rang parmi les orateurs du parti radical. Il a écrit de nombreux ouvrages de philosophie et d'histoire: Hist. des révolutions d'Italie (1856-58, 4 volumes); la Filosofia délia rivoluzione, etc.

Feydeau (Ernest-Aimé), né à Paris 1821-73, est surtout connu par son romande Fanny, 1858. Ses comédies eurent peu de succès. Il a écrit Hist. générale des usages funèbres et des sépultures des peuples anciens, 3 vol. in-4°.

Figueras y .lloracas (STANISLAS), né à Rar-

celone, 1819-1882, de bonne heure républicain, député aux Cortès dès 1851, exilé en 1866, l'un des chefs de la minorité républicaine en 1868, fut nommé, après l'abdication d'Amédée, président de la République, 1873, puis se retira de la vie publique à l'avènement d'Alphonse XII.

Flaubert (Gustave), né à Rouen, 1821 1880, se fit surtout, connaître par le roman naturaliste de M™0 Bovary (1857) et par le roman de Salambô (1862). Ses autres ouvrages ont eu moins de succès, malgré son talent original.

Fiotow (Frédéric-Ferdinand-Adolphe, baron dei, né dans le Mecklembourg, 1812-1884, étudia à Paris la composition musicale, se fit connaître par plusieurs œuvres, jouées sur des scènes de société, et surtout par le Naufrage de la Méduse, joué à la Renaissance, en 1838. Il a composé un grand nombre d'opéras ; les plus connus sont : .S£radeZ/«(184t), ctMartfia. A Schwerin, il fut intendant du théâtre de la cour; il fut correspondant de l'Institut de France en

Fortnny (Martano-José-Maria), né à Reus (Espagne), 1838-1874, peignit à Paris des tableaux qui firent sa réputation et futeorrespondant de l'Institut.

Fourichon (Martin), né à Viviers (Dordogne), 1809-1884. Elève de l'Ecole navale, 1824, lieu tenant de vaisseau, 1833, capitaine de vaisseau, gouverneur de Gayenne, 1848, contre-amiral, 1853, vice-amiral 1859, il commanda l'escadre

de la mer du Nord, 1870. Ministre de la marin e après le 4 Septembre, il fit partie de la Délégation de Tours Membre de l'Assemblée nationale, il vota les lois constitutionnelles et fut élu sénateur inamovible, 1875. Il fut encore ministre de la marine ,du 9 mars 1876 au 16 mai 1877.

Fournier ^Marc-Jean-Louis), né à Genève, 1818-1&79, écrivit à Paris dans beaucoup de journaux, fut directeur de la Porle-Saint-Martin, y obtint des succès d'argent en y faisant représenter de nombreuses féeries, fut cependant déclaré en faillite (18t'8). Il a fait jouer sur différents théâtres un certain nombre de pièces.

Fournier (Edodard), né à Orléans, 1819-1881, a écrit plusieurs pièces de théâtre, mais surtout des livres de curieuse érudition, comme l'Esprit des autres (1855i: VEsprit dans V histoire (1857); le Vieux-Neuf (1859, 2 vol.); etc., etc.

Poussier (Edouard), né à Paris, 1824 1882, composa des comédies, Heraclite et Démocrite en 2 actes et en vers, 1850 : les Jeux innocents, en vers, 1853; le Temps perdu, en 3 actes et en vers, 18ô5 ; Une journée d" Agrippa d'Aubigné, drame en 5 actes, 1853; le Chercheur d'esprit, opéra-comique, 1856. Il a composé, avec M. Augier, les Lionnes pauvres, Un beau mariage, la Ceinture dorée; avec M. Got, Fr. Villon, opéra en un acte, etc., etc.

Franchomme (AUGUSTE-JOSEPH), né à Lille,

1808- 1884, célèbre violoncelliste, fut excellent professeur au Conservatoire, dès 1846. De concert avec Alard, il a fondé la première des sociétés de musique de chambre.

François-Joseph (Archipel de I'Empereur), dans l'océan Glacial arctique, découvert par l'expédition autrichienne du Tégéthoff, 1872-73, entre 81 o et 83» lat. N.

Frédéric -Charles (NlCOLAS), prince de

Prusse, neveu de l'empereur Guillaume Ier, 1828- 1885, se fil connaître comme militaire instruit dans la guerre des Duchés, dans la campagne de Rohème, et surtout dans la guerre contre la France, qu'il n'aimait pas. Le Prince rouge, comme on l'avait surnommé, enveloppa Bazaine et l'armée de Metz; après la capitulation du 29 octobre 1870, il fut nommé feld-maréchal. Puis, à la tête de la première armée allemande, il marcha rapidement vers la Loire; il a lutté contre Chanzy avec des for «es supérieures et le força à se replier jusqu'au Mans, où fut livrée la dernière bataille, 11 janvier 1871.

Plusieurs de ses écrits militaires ont été traduits en français : VArt de comb Utre l'armée française, 1859; la Campagne des Prussiens en 1866 -, enfin un Mémoire militaire, 1871.

Freïligrath (Ferdinand), né à Detmold (Allemagne), 1810-1876, poète lyrique, fut exilé à cause de ses opinions, fut en 1848 l'un des chefs du parti démocratique de Diisseldorf, et dut se réfugiera Londres, en 1849.

Frezzolini (ERMINDA Aencini, dame), née

à Vilerbe, 1820-1884, fut une cantatrice, douée d'une voix de soprano des plus étendues. Elle se fit applaudir sur les principales scènes de l'Europe.

Fromentin (Eugène), né à la Rochelle, 1820- 1S76, dans ses nombreux tableaux, Sites algériens, Episodes de la vie arabe, se fit surtout, admirer par le sentiment de la couleur. Ecrivain distingué, il a laissé un roman, Dominique, et Une année dans le Sahel, Une année dans le Sahara, les Maîtres d'autrefois, etc.

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Gaillardet (THÉODORE-FRÉDÉRIC), né à All-

xerre, 1808-1882, composa la Tour de IS'esle avec Alexandre Dumas (183-2), Struensée, drame en 5 actes, Georges ou le Criminel par amour ; les Mémoires du chevalier d'Éon. 1835, etc. Il fonda à New- York i Courrier des Etats-Unis.

Gambetta (Léon-Michel), né a Cahors, 1838- 188-2, avocat à Paris en 1859. se révéla surtout dans le procès Baudin, 1868, et fut dès lors chef reconnu de l'opposition démocratique et radicale. En 1869, il fut élu député a Paris et a Marseille; il opta pour cette dernière ville. Il s'était déjà montré orateur puissant, lorsque la révolution du 4 Septembre 1870 le porta au pouvoir. Ministre de l'intérieur dans le gouvernement de la Défense nationale, il partit de Paris en ballon et arriva a Tours, le 9 octobre. Concentrant en ses mains tous les pouvoirs et dépensant une activité prodigieuse, il s'efforça d'organiser dans les provinces la défense du pays; ce fut là son rôle héroïque. Malgré nos malheurs, il ne désespérait pas encore, lorsque l'armistice fut imposé au gouvernement de Paris par l'état des subsistances. A Bordeaux, il dut céder et se démit de tous ses pouvoirs.

Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé dans neuf départements, démissionna avec les députés d'Alsace-Lorraine, puis se retira à Saint-Sébastien jusqu'en juillet. Aux élections complémentaires du -2 luillet, il fut nommé député de Paris. A l'Assemblée nationale, dans de nombreux discours prononcés dans plusieurs villes, dans son journal la République française, il soutint avec une éloquence habile une politique de transactions et de concessions, qui parvint à triompher de l'opposition monarchique. Son rôle fut grand dans sa résistance au ministère du 2i mai; il contribua pour beaucoup au vote de la constitution du 25 février 1875. Dans la Chambre de 1876, il fut chef du parti républicain, président de la commission du budget, imerviul éloquemment dans toutes les questions importantes et provoqua le fameux ordre du jour des 363, qui amena la dissolution de la Chambre. C'est lui qu. dirigea surto it la résistance légale de l'opinion contre les hommes du 16 Mai : elle triompha.

Après la démission du maréchal de Mac- Mahon, lorsque M. Grévy eut été nommé président de la République, "Gambetta devint président de la Chambre des députés. La politique relativement modérée qu'il soutenait, la politique opportuniste, comme on l'appela, rencontra une vive opposition de la part du radicalisme intransigeant, comme on le vil surtout, lorsqu'il se présenta aux électeurs de Belleville, lors des élections générales d'août 1881. A la rentrée de la Chambre, il fut élu président provisoire; puis, forcé, en quelque sorte, par l'opinion, il constitua le ministère du 14 novembre

Ce ministère dura peu : des fautes de tous les parus, de Gambetta lui-même, de son entourage le tirent tomber dès le -26 janvier 188-2. Gambetta, malgré ses erreurs, avait conservé une grande popularité personnelle et pouvait rendre de véritables services a la République et à la France. Aussi sa mort prématurée, le 31 décembre 1882, fut le signal d'une immense manifestation de deuil et de regret.

Garein de Tassy (JûSEPH-HÉLIODORE-Sagesse- Vertu), né à Marseille. 1794-1878, professeur d'hindouslani a l'Ecole des langues orientales, membre de l'Académie des inscriptions, 1838, a donné des traductions de l'arabe, de l'hindoustani, et a publié Hist. de la littérature hindoue et hindonstani, 2 vol. ; la Poésie philosophique et religieuse chez les Persans, etc.

Garfieid i James-Abraham), né à Orange (Oliio), en 1831, cultivateur, conducteur de chalands, maître d'école, avocat, prédicateur, fut sénateur de l'Ohio, en 1859. Dans la guerre de la Sécession, il devint major général, 1863. Député, sénateur, candidat du parti républicain à la présidence de la République, il fut élu le 2 novembre 1880, et assassiné le 2 juillet 18SI.

Garibaldi (Gicseppe), né a Nice, 1807-1882, fut le dernier des condottieri. Marin dans la Méditerranée, combattant, en aventurier, dans les répnbliques de l'Amérique du Sud, soutenant eu 1848, la cause de Charles-Albert, à la tète de 3,000 volontaires: puis dépoté de Macerata, il fit proclamer la république romaine (fév. 18*9). Il combattit heureusement les Napolitains, défendit courageusement Rome contre les Français et opéra une mémorable retraite. Il vécut aux Ktais-Unis, puis au Pérou, à Nice, dans l'île de Caprera. En 1859. à la tète des chasseurs des Alpes, il se distingua par sa marche audacieuse au nord de la Lombardie II prolesta contre la cession de la Savoie et de Nice à la France. Alors, réunissant à Gènes 1,000 volontaires, il enleva en quelques >emaines la Sicile au roi' François II, traversa le détroit de Mes sine, entra a Naples, et, après la bataille du Volturne, annexa les Deux-Licites au royaume d'Italie, en 1860. Poussé par le parti avancé, il voulut, malgré Victor-Emmanuel, achever l'unification de l'Italie, fut bles-é a Aspromonte, et forcé de se rendre, 1862 II échoua également, en 1867, dans une nouvelle tentative contre les Etats romains, et fut battu à Mentana, pris et reconduit à Caprera. En 1870, a la tête de volontaires de tous pays, il offrit ses secours à la Fiance, se distingua dans plusieurs combats, surtout à la défense de Dijon, fut nommé député dans quatre départements, puis donna sa démission a Bordeaux. A plusieurs reprises, il refusa les souscriptions faites pour lui venir en aide, la pension que le gouvernement italien lui avait votée ; il fut élu député de Rome, se réconcilia avec Victor-Emmanuel, qu'il avait toujours aimé; puis, à l'arrivée du ministère Depréiis, accepta la pension qu'il avait d'abord refusée, pour pouvoir coopérer aux travaux de la régularisation du cours du Tibre, etc.

Sa mort a donné lieu à de grandes démonstrations patriotiques en Iialie.

Garnier (MARIE-JOSEPH-FRANÇOIS, dit FRAN- CIS), né a Saint-Etienne, 1839-1873, officier de marine, publia en 1 864 la Cochinchine française, comma da la mission scientifique du Me-Kong, après la mort de M. de Lagrée, et dirigea la Relation de ce voyage remarquable. Il se distingua pendant le siège de Paris; puis entreprit un grand vovage d'exploration pour pénétrer par le Tonkin dans la Chine du S -O. et dans le Thibet. Il s'empara hardiment, avec une poignée d'hommes, de la grande ville d'Hanoï, mais il périt malheureusement dans une embuscade.

GIR

GRA

Garnier (Joseph-Clément), né à Bouil (Alpes- Maritimes, 1813 1881, fut directeur des études a l'Ecole supérieure du commerce, professeur d'économie politique à l'Ecole des poms et chaussées, 18i6, réd icieur en chef du Journal des Economistes, secrétaire de li Société d'économie politique, enfin sénateur dos Al pcs-M. intimes, I876. Il a laissé de nombreux ouvrages : Traité d'économie politique ; Richard Cobden, les ligueurs et la ligne; Traité des finances, etc.

Gainier.Pa»ès (Louis- Antoine), ne a Marseille, 1803-1878, courtier de commerce, prit part a la révolution de 1830, et, après la mort de son frère, fut élu député L'un des promoteurs de la campagne des banquets en 1847, il fut nommé, à la révolution de Février, membre du gouvernement provisoire, 'maire de Paris, puis, ministre des finances Laborieux, intègre, il rendit de grands services: aus-ù fut-il nommé, le second, membre de la Commission executive. Cependant il ne fut pas réélu à l'Assemblée législative. Nommé député de Paris, en 1864, il lutta constamment contre le gouvernement impérial. Au 4 Septembre 1870, il fit partie du gouvernement de la Défense nationale. 11 a publié ['Histoire de la Révolution de 1848. 8 vol, in-8<\ complétée par Y Histoire de la Commission executive.

Catien Arnonlt (ADOLPHE-FRÉDÉRIC), né à

Vendôme, 1800-1884, professeur de philosophie à la Faculté de Toulouse, fut longtemps un «les chefs du parti avancé dans la H.iute-Garonne. Il fut l'un des fondateurs de V Emancipation, député en 184S, en 1871, puis fut nommé recteur de l'Académie de Toulouse. On lui doit : Eléments généraux de V histoire comparée de la philosophie, de la littérature et des événements publics depuis les temps les plus reculés, 1841 ; Histoire de la philosophie en France, 1859; Victor Cousin et l'école éclectique, 1867. Il avait attiré l'attention, en 1830, par son Programme complet de philosophie. — Il a revisé et complété la traduction des monuments de la littérature romane depuis le XIX* siècle.

Gatteaux (Jacques-Edouard), né à Paris, 1788-1881, fut, comme son père, sculpteur distinguéetsurtout habile graveur en médailles.

Geefs (Joseph), frère de Guillaume, et, comme lui, sculpteur, né à Anvers, 1808-1885, a composé un grand nombre d'oeuvres estimées, dans le style néo-grec (statues de Vésale, de Beaudouin de Constantinople, de Léopold Ie*, etc ).

Gill (LOUIS-AEEXANDRE GoSSET DE GuiNES, dit

André), né à Paris, 1840-1885. a été un caricaturiste spirituel et populaire dans plusieurs journaux humoristiques, la Lune, YÈclipse, la Lune rousse, la Petite Lune. lia aussi exposé plusieurs tableaux de genre et fait représenter à l'Odéon la comédie de la Corde au cou, 1876.

Giiaidin (Emile de), né eu Suisse, en 1802 ou 1805, mort â Paris, en 1881, se fit reconnaître comme fils du général Alexandre de Girardin, et entra de bonne heure dans la carrière du journalisme. Il fonda le Voleur, la Mode, le Journal des Connaissance» utiles, Y Almanach de France; se lança dans des spéculations financières, dont plusieurs eurent un fâcheux retentissement; mais acquit surtout une grande notoriété dans le journal la Presse (1836), qui soutint longtemps la politique conservatrice. Son duel avec Armand Carrel, son exclusion de la Chambre des députés, en 1841, comme n'étant pas Français, etc., ajoutèrent encore à sa bruyante renommée. Il contribua à la révolution' de 1848, combattit Cavaignac, soutint la candidature de Louis-Napoléon, et vendit la Presse en 1856. Dix ans plus tard, il fonda la Liberté, qui obtint un immense succès, grâce à ses attaques contre le gouvernement ; il se rallia néanmoins au ministère du 2 janvier 1870, soutint le plébiscite et

fut nommé sénateur, juillet 1870. Il poussa avec ardeur à la guerre; plus tard vendit son journal, acheta en 18731e Petit Journal, qui arriva bientôt à une prospérité inconnue jusqu'alors. En 1874, rédacteur en chef de la France, il fit une campagne retentissante contre le 16 Mai Aussi, en 1877, remplaça-t-il M. Grévy, comme député, dans le IX» arrondissement de Paris.

lia publié d'innombrables articles, beaucoup de brochures, de livres, comme la Liberté de la presse et le Journalisme; Questions administratives et financières ; Solutions delà question d'Orient, etc. En 1865, il a fait jouer, au Théâtre- Français, le Supplice d'une femme, en collaboration avec M. A. Dumas fils.

Girand (Charles-Joseph-Barthélemy), né à Pernes (Vaucluse), 1802-1881, professeur de droit romain a la Faculté de faris, inspecteur général, deux fois ministre de l'instruction publique, fit partie de l'Académie des sciences morales et politiques, depuis 1842. Savant jurisconsulte, il a écril ; Eléments de droit romain; Recherches sur te droit de propriété chez les Romains; Essai sur l'histoire du droit au moyen âge, 2 vol. ; Précis de l'ancien droit coutumier français; etc.

Girand (Pierre-François-Eugène), né a Paris , 1805-1882, après avoir eu le grand prix de gravure eu 1826, a composé beancoup de tableaux de genre et de portraits estimés.

Glais-Bizoin, né a Quintin (Côtes-du-Nord), 1800-1877, fut député .le 1830 à 1848, siégea dans l'Assemblée constituante, fut encore députe sous l'Empire, de 1863 â 1869, fut nommé à Pans, et, à ce litre, fit partie du gouvernement de la Défense nationale, qu'il alla représenter à Tours. On lui a attribué plusieurs comédies, Une vraie Bretonne, Une fantaisie, Le vrai courage.

Gardon (CHARLES-GEORGE), né 2l Wolwich,

1833, mort à Khartoum, en 1885, a été l'un des bommes les plus aventureux et les plus étranges de son temps. On le vit se distinguer au siège de Sébastopol; dans l'expédition franco-anglaise de 1860 en Chine; à la tète des troupes chinoises contre les Taïpinga. Puis, de retour en Angleterre, 1863, il dirigea comme lieutenant-colonel les travaux de défense de la Tamise. En 1874, au service du khédive, il soumit la plus grande partiedu Soudan et termina la guerre contre l'Abyssinie. Plus tard, lors du soulèvement dirigé par le célèbre Madhi, et de la retraite des troupes anglaises, il accepta la périlleuse mission de pacifier le Soudan, pénétra jusqu'à Kharloum, 18 février 1884, et v fut aussitôt assailli par l'armée du Madhi. Presque complètement abandonné par les Anglais, il succomba lors de la prise de cette ville, après une résistance héroïque de onze mois.

Gortschakoflf (Le PRINCE ALEXANDRE-MîCHAÏ-

lovitch), 17^8-1883. de la descendance de Rurik, entra dans la diplomatie en 1820, fut ambassadeur à Vienne, pendant la guerre de Crimée, puis remplaça Nesselrode comme ministre des affaires étrangères, plus tard comme chancelier. Il a dirigé la politique extérieure de la Russie pendant vingt-six ans et prit sa retraite en 1882. Lié avec M. de Bismarck, il a été peut-être, malgré son intelligence et sa finesse, joué plus d'une fois par le chancelier de l'empire d'AIllemagne. Il est mort a Bade.

Gramnnl ( AntOINE-AgÉNOR-AlFRED, DOC DE),

néa Paris. 18171880, élève de l'Ecole polytechnique, entra dans la diplomatie sous l'Empire, fut ambassadeur a Rome (1857-61), puis a Vienne. Ministre des affaires étrangères, le 15 mars 1870, il contribua beaucoup â amener la déclaration de guerre contre la Prusse.

Grande-Bretagne. Suivant de récentes évaluations, la population de la Grande-Bretagne serait :

GRA

GUE

Angleterre et Galles 27,499,04!

Ecosse .

Irlande

Iles adjacentes

Soldats et marins hors du pays

Total, environ 36,681,749

L'empire britannique aurait plus de 21 millions de kilomètres carrés et environ, avec la Birmanie récemment annexée, 265 millions d'habkants.

Cranier de Cassagnac (ADOLPHE), né dans le Gers, 1808-1880, de bonne heure journaliste, fonda YEpoque^ journal ultra-conservateur, en 1845. Après la révolution de 1848, il se dévoua à la politique napoléonienne. Député de 1852 à 1870, directeur ou collaborateur du Réveil, du Pays, de la Nation, il ne ces>a pas de combattre toute opinion libérale- Il revint à la Chambre des députés en 1876, pour soutenir surtout les intérêts du clergé. Sa polémique a été presque toujours injurieuse. Parmi ses ouvrages, on cite : Hist. des causes de la Révolution française, & vol.;' Hist. de la chute de Louis- Philippe, de la révolution de Février et du rétablissement de l'Empire, 4 vol.

Graat (Ulysse-Simpson), né à Point-Plea«ant (Ohio), 18-22 1885, élève de l'école militaire de West-point, se distingua dans la guerre du Mexique; dirigea une tannerie et fut fermierdans l'illinois. Lorsque la guerre de la Sécession éclata, il se déclara pour les défenseurs de l'Union, se signala par de nombreux succès et devint général en chef de l'armée de l'Ouest (décembre 1862). Il prit Wicksburg, en 1863, el ses victoires sur les confédérés lui valurent d'être nommé commandant en chef de loutes les armées occidentales (octobre 1863), puis général en chef des troupes de l'Union (2 mars 1864). La lutte fut alors acharnée, terrible, contre Lee, le plus habile et le plus opiniâtre des généraux du Sud. Il s'acharna au siège de Pétersburg, finit par s'en emparer, puis entra dans la capitale des confédérés, Bichmond, qu'il incendia. C'était la fin de la guerre civile.

Grant fut partout accueilli avec enthousiasme. Aussi fut-il choisi par les républicains comme candidat à la présidence des Eiats-Unis, et élu, le 3 novembre 1868, a une grande majorité. Il s'efforça de reconstituer l'Union, ce diminuer la dette publique; en 187n, il déclara la neut'alité absolue des Etals-Unis entre la France et l'Allemagne; mais ne dissimula pas assez ses sympathies pour les vainqueurs. — Il fut réélu Président, le 6 novembre 1872. Mais son administration, moins heureuse que la précédente, fut signalée par des crises financières, des grèves formidables, des troubles dans la Louisiane et l'Utah, des difficultés avec l'Espagne. On reprocha surtout a Grant son excessive complaisance à l'égard de ceux d>jnt les abus étaient sig ialés.

Beaucoup de ses partisans voulaient le porter à une troisième présidence, contrairement aux traditions politiques des tats-Unis. Mais sa po-

Êularité était bien diminuée, et M. Hâves fut élu. rant fit alo s de longs voyages en Europe, dans l'Inde, en Chine, au Japon. Ses dernières années furent attristées par de mauvaises spéculations et il mourut entièrement ruiné. — 11 a. écrilV Histoire militaire du général Grant et on annonce la publication de ses Mémoires.

G rat r y ( A UGUSTE-JOSEPH- ALPHONSE), né à

Lille, 1805-1872, élève de l'Ecole polythechnique, entra dans les ordres, fut directeur du collège Stanislas, aumônier de l'Er.ole normale, 1846 ;

Îrofesseur de morale évangélique à ht Sorboune, 833, membre de l'Académie française, 1867. On a de lui : Lettres à M. Vaclierot, 1851 : De la connaissance de Dieu; Logique; De la connaissance de l'âme; La Philosophie du Credo; Jésus-Christ,

réponse à M. Renan, 1864; La Morale et la loi de r Histoire, 1868; etc.

Grèce. Ce royaume est soumis à la constitution de 1864. Le pouvoir législatif appartient à la Chambre des députés (245), nommes pour 4 ans.

Le traité du 24 mai 1881 a donné à la Grèce presque toute la vallée de la Salemvria, en Thessalic, et une petite partie de l'Epire. Il y a maintenant 17 nomarchies ou départements.

Kil. c. Hab.

1 Attique etBéotie 6,306 1S5.3S4

2 Eubee 4,199 95,136

3 Phthiotide et Phocidc . . 6,084 128,440

4 Acarnanie et Etolie. . . . 7,489 138.444

5 Achaïe etElide 5,075 181,632

6 Arcadie 4,301 148,905

7 Laconie 4.240 121,116

8 Messénie 3.341 155,760

y ArgolideetCorinthie . . . 5.244 136,081

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