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WEY

Victor -Emmanuel II (MARIE-ALBERT-Eu-

gène-Ferdinand-Thomas), 1820-1878, se distingua dans la guerre de 1848, et succéda à son père Charles-Albert, comme roi de Sardaigne. Il déploya beaucoup d'activité et de loyauté, montrant beaucoup de tact sous des' dehors de bonhomie. Le roi galant homme resta fidèle au statut fondamental, signa la paix avec l'Autriche, 6 août 1849, travailla à la réorganisation de son royaume, et fut dès lors l'espoir des libéraux italiens. En 1855. il s'unit aux alliés contre la Russie ; aussi son habile ministre, Gavour, put poser au congrès de Paris Ja question italienne, 1856. Il venait de marier sa fille Clotilde au prince Jérôme Napoléon, lorsque l'Autriche lui déclara la guerre, 1859. Soutenu par la France, il prit une part brillante aux combats de Palestro. et de Solférino. Malgré Nopoléon III, la Toscane, Parme, Modène, -les Romagnes votèrent leur annexion à la Sardaigne, déjà agrandie de la Lombardie ; l'expédition de Garibaldi lui donna la Sicile et Naples, et il fut proclamé roi d'Italie, le 29 février 1861. Reconnu par toutes les puissances, il triompha des tentatives garibaldiennes, poursuivit le brigandage dans l'Italie du sud, signa avec la France la convention du 15 septembre 1864, pour l'évacuation de Rome par les Français, et Florence devint la capitale de l'Italie, En 1866, il s'unit à la Prusse contre l'Autriche, et malgré les défaites de Custozza et de Lissa, acquit la Vénétie. Dans la guerre franco-ailemande, malgré ses sympathies pour la France, il resta neutre, mais profita des circonstances pour achever l'unité de l'Italie, en s'emparant de Rome, qui devint la capitale du royaume, 1870- 1871. Son gouvernement a eu à lutter contre les embarras causés par l'opiniâtre opposition de Pie IX, contre les difficultés financières, etc.; mais Victor-Emmanuel est toujours resté le modèle du souverain constitutionnel ; il a toujours été populaire, aimé et respecté même par ses ennemis politiques, même par le Pape, qui lui a donné plusieurs fois des marques de sympathie; et, à sa mort, la douleur a été générale, sans acception de parti. Sans être un grand homme, il avait contribué à faire de grandes choses, un royaume, une nation.

Villemessant (jEAN-HlPPOLVTE Cartier, dit

de), né à Rouen, 1812-1879, journaliste, fonda successivement la Sylphide, le Lampionr\2i Bouche de fer, la Chronique de Paris, qui furent supprimés; et, en 1854, ressuscita le Figaro, qui acquit bientôt une grande célébrité tapageuse. Outre beaucoup d'articles de journaux, il a publié : les Cancans;}!, le comte de Chambord, et la France à Wiesbadm, 1850-52 ; Paris au jour le jour, 1860; les Mémoires d'un journaliste, 1867- 76, 5 vol., qui ont été, au moins, publiés sous son nom.

Vinoy (Joseph), né à Saint-Etienne-de-Geoirs, (Isère), 1800-1880, se sauva du séminaire pour s'engager et conquit tous ses grades en Afrique. Général de brigade en Crimée, il se distingua à la prise de Malakoff ; général de division, 1855, il se signala à Magenta, à Solférino et fut nommé sénateur. En 1870, il ramena de Mézières à Paris le 13e corps, par une habile retraite qui lui fit beaucoup d'honneur ; commanda la 3e armée pendant le siège ; et, le 22 janvier, fut forcé d'accepter la triste mission dé commander en chef l'armée de Paris, c'est-à-dire de capituler. Au 18 mars, il dut se replier sur Versailles et, pendant le second siège, fut chargé des opérations sur la rive gauche. Il fut grand-chancelier de la Légion d'honneur, 1872-1880. Il a publié : Opérations de l'armée pendant le siège de Paris ; Y Armistice et la Commune; Y Armée française.

Viollet.le-Duc (EUGÈNE-EMMANUEL), né à

Paris, 1814-1879, s'occupa spécialement de l'architecture gothique; il restitua ou restaura de nombreux monuments civils, militaires ou religieux du moyen âge. En 1863, il fit un cours d'esthétique et d'histoire de l'art à l'Ecole des Reaux-Arts. Il prit une part active à la défense de Paris, 1870-71, et fut du Conseil municipal, en 1874, comme républicain avancé. Il a composé d'importants ouvrages : Dictionnaire raisonné d'architecture française du xie au xvie siècle, 10 vol , 1853-69 ; Essai sur l'Architecture militaire au moyen âge, 1854 ; Dictionnaire du mobilier français de l'époque carlovingienne a la Renaissance, 6 vol.. 1864-75 ; Cités et ruines américaines, 1862 ; Hist. d'une maison, 1873, — d'une forteresse, 1874, etc.

Wagner (Richard), né à Leipzig, 1813-1883, se voua de très bonne heure à la composition musicale, vécutàMagdebourg, Kœnigsberg, Dresde, Riga, Londres, Paris, écrivant des opéras, le Novice de Païenne, le Vaisseau fantôme, Rienzi, et obtint un grand succès à Dresde et en Allemagne par Tannhœuser, 1845. Proscrit, après les troubles de 1848, et condamné à mort, il se réfugia à Zurich et y fit représenter, en 1852, Lohengrin, puis Tristan et Yseult, les Aiebelungen. Wagner, Je musicien de l'avenir, avait la prétention d'opérer une révolution musicale et il écrivit plusieurs ouvrages de critique pour soutenir ses idées. Ses œuvres ne furent connues en France qu'assez tard et eurent peu de succès ; Tannhœuser échoua à l'Opéra, en 1861. Mais le roi Louis de Bavière s'éprit de sa musique, le combla de bienfaits et mit le théâtre de Munich à sa discrétion. Il y fit jouer les Maîtres chanteurs,

guis le Rheingold. En 1872, il fit construire à ayreuth un théâtre exclusivement consacré à la représentation de ses œuvres ; il l'inaugura en 1876, par une tétralogie, intitulée ; l'Anneau

des Niebelungen et Parcival, qui eurent un succès douteux. Wagner n'a jamais été populaire en France avec sa musique de l'avenir, que nous ne comprenions pas, et il nous en a gardé rancune. Il est probable que sa prétendue révolution musicale n'aura pas de conséquences bien sérieuses.

Wey (Francis-Alphonse), né à Besançon, 1812-82, élève de l'Ecole centrale, puis de l'Ecole des Chartes, a été inspecteur général des archives départementales, 1853. Il a écrit de nombreux ouvrages, nouvelles, romans, récits pittoresques de voyages : les Enfants du marquis de Ganges; le Bouquet de cerises; Souvenirs de VOberland; la Haute-Savoie; Rome, descriptions et souvenirs; les Anglais chez eux; Dick Moon en France; Chronique du siège de Paris, etc. Il a fait représenter Stella, comédie en 4 actes, aux Français, en 1852. On lui doit deux ouvrages de saine érudition : Remarques sur la langue française au xixe siècle, 1845, 2 vol. ; et Hist. des révolutions du langage en France, 1848.

Wlmpffen (Emmanuel-Félix de), né à Laon, 1811-1884, élève de l'Ecole de Saint-Cyr, conquit presque tous ses grades en Algérie. Il fut nommé général de brigade devant Sébastopol, général de division après Magenta. Il était commandant de la province d'Oran, en 1870, lorsqu'il fut rappelé et placé à la tête du 5e corps de l'armée de Chàlons. Désigné par le ministre de la guerre comme successeur éventuel du maréchal de Mac-Mahon, il prit le commandement, lorsque la bataille de Sedan était perdue. Sa conduite a donné lieu plus tard à d'ardentes polémiques.

Winther (RASMUS-VlLLADS - CHRISTIAN - FER -

dinandî, né dans l'île de Seeland (Danemark), 1796-1876, s'est placé au premier rang des écrivains danois par ses Poèmes, Chant et tradition, Esquisses, par ses romans, ses nouvelles, ses livres pour enfants. Il a traduit beaucoup d'ouvrages français et allemands et édité Cent romances de poètes danois, Chants héroïques. La Diète danoise lui vota, en 1851, une pension de o,660 francs.

AVolowski (Louis - François - Michel - Ray - MOND),néà Varsovie, 1810-1876, fils de l'ancien président de la Diète polonaise, prit une part active à la révolution de 1830, se fit naturaliser français, 1834, et se consacra aux questions éco-

nomiques et financières. Il fut professeur de législation au Conservatoire des arts et métiers, 1839; député à l'Assemblée constituante de 1818, à l'Assemblée nationale en 1871, puis sénateur inamovible, 1875. On lui doit : De V organisation du travail, 1845; Etudes d'économie politique et de statistique, 1848; De l'organisation du Crédit foncier, 1849; la Question des banques, 1854; la Liberté commerciale et les résultats du traité de commerce de 1860, etc.

"Wûrtz (Charles-Adolphe), né à Strasbourg, 1817-1884, élève de Liebig et de Dumas, docteur en médecine, fut professeur de chimie médicale à la Faculté de médecine, 1853; membre de l'Académie de médecine, 1856, dont il devintle doyen en 1866; membre de l'Académie des sciences, 1867 ; puis professeur de chimie organique à la Faculté des sciences, 1875. Enfin, en 1881, il fut élu sénateur inamovible.

Il a fait de belles et utiles découvertes et composé de savants ouvrages : Leçons de philosophie chimique ; Traité élémentaire de chimie médicale ; Dictionnaire de chimie pure et appliquée; Théorie des atomes dans la conception générale du monde, etc. En 1865, il avait obtenu le prix biennal de 20,000 francs, fondé par l'Empereur; en 1878, la grande médaille Faraday de la Société royale de Londres.

zélande (Xouveiie) .— Cette colonie prospère de l'Angleterre comptait récemment 540, C00 habitants, sans compter 43,000 indigènes (Maoris). — Il y avait, en 1884, 2,382 kilomètres de chemins "de fer et 323 en construction.

Zœllner (JEAN-CHARLES-FRÉDERIC),né àRerlin,

1834-1882, professeur d'astronomie à Leipzig, a

écrit des ouvrages remarquables : Recherches photométriques; Sur la nature des comètes ; Principes de la théorie électro-dynamique de la matière, 2 vol., etc. Il a inventé l'astro-photomètre pour l'observation des protubérances solaires et des raies du spectre.

Pans. — Imp. PAUL DUPONT (Cl.). 33.6-1886.

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