‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 9 sur 657 · ADR · texte numérisé non relu

ADR

né dans le Brabant, a composé le Roman de Guillaume d'Orange, YEnfance Ogier le Danois, Cléomadès, Berte aus grans pies, publié par M. P. Paris ; etc.

Aderbaïdjan (Atropatène), prov.de la Perse, au N.-O. montueuse, d'un climat âpre et froid, où est le lac d'Ourmiah. C'est la patrie de Zoroastre, le berceau du culte du Feu. La capitale est Tauris; les villes princ. sont : Ourmiah, Khoï, Erdébil, Maragha.

Aderno, v. de la prov. et à 25 kil. N.-O. de Catane (Sicile), au pied de l'Etna; 20,000 hab.

Adhed Ledin.Aiiah, prince faible, fut le dernier Khalife fatimite d'Egypte ; il fut dépouillé par Saladin et mourut en 1171.

Adhémar de Monteil, évêque du Puy en

4061, prit le premier la croix au concile de Clermont, 1095, fut nommé légat du pape et mourut de la'peste pendant la première croisade.

Adherbai, général carthaginois, vainquit le consul Glaudius Pulcher, près de Drépane, 249 av. J.-G.

Adherbal, fils de Micipsa, roi deNumidie, fut dépouillé de ses Etats et tué à Cirtha par son cousin Jugurtha, 112 av. J.-C.

Adiabène, prov. de l'anc. Assyrie, au S. du mont Ghoatras. Il y eut un roy. de ce nom, tributaire des Parthes et un instant soumis par Trajan.

Adige (Athesis), fleuve d'Italie, tributaire de l'Adriatique, formé de 3 sources, l'Etsch à l'O., l'Eysach au centre, et la troisième à l'E. qui vient du col de Toblach. L'Adige arrose le Tyrol italien où il passe à Trente, puis tourne au S.-E., baigne Vérone, Magnano et Caldiero, Ronco, Albaredo, Legnago, Carpi; il finit à travers des marais, en formant plusieurs dérivations. Il reçoit à droite : la Nos et le Tartaro ; à gauche : le Lavis, la Fersina, l'Alpon. Son cours de 400 kil. forme une bonne ligne de défense. — Le départ, de YAdige, sous Napoléon Ier, avait pour ch.-l. Vérone; le départ, du Haut-Adige, Trente.

Adis ou Ades, v. de la prov. d'Afrique, près de laquelle Régulus fut victorieux, 256 av. J.-C.

Ad j émir, v. de la prov. et au S.-O. de Delhi (Inde anglaise), annexée en 1818. C'est une ville sainte, avec des fortifications; 30,000 hab.

Adji^iiur, fort de la prov. d'Allah-Abad (Hindoustan), pris par les Anglais en 1809.

Adier, affl. de gauche de l'Elbe, finit à Kœniggraetz.

Adierfeid (Gdstave), né près de Stockholm, 4671-1709, périt à Poltava. Ses Mémoires ont été publiés sous le titre de Hist. militaire de Charles XII, depuis 1700 jusqu'en 1709, 4 vol. in-12.

Adiersparre (George , comte d') , général suédois, 1760-1837, prit part à la révol. qui renversa Gustave IV, et a publié en 4830 un ouvrage curieux : Documents pour servir à l'hist. de la Suède ancienne, moderne et contemporaine.

Admète, roi de Phères en Thessalie, reçut Apollon chassé du ciel et est encore célèbre par le dévouement de sa femme Alceste.

Adolphe de Nassau, gentilhomme pauvre, nommé empereur d'Allemagne, en 1292, se mit à la solde d'Edouard Ier d'Angleterre; il fut vaincu et tué à Gelheim par son rival, Albert d'Autriche, en 4298.

Adolphe. Frédéric, roi de Suède, 4740-4774, d'abord évêque de Lubeck, fut reconnu roi en 4754, lutta vainement contre les grands et eut pour fils Gustave III.

Adonis, personnage de la mythologie grecque, d'une beauté remarquable, fut aimé par Vénus et tué a la chasse par un sanglier. Vénus obtint de Jupiter qu'il passerait six mois de Vannée dans l'Olympe. Il était adoré surtout en Phénicie, à Byblôs, a Athènes à Alexandrie.

Adonis, riv. de Phénicie, près de Byblos.

Adouah, v. du Tigré (Abyssinie), peut-être

la plus commerçante de tout le pays; 8,000 hab.

Adorno, nom de plusieurs doges de Gênes : Antoine, de 4384 à 4396, gouverneur de la ville pour Charles VI; — Prosper, doge en 4474, eut à lutter contre Galéas Sforza de Milan, les Frégosi, les Fieschi, et mourut exilé à Naples, en 4486 ; — Gabriel, doge de 4363 à 4374 ; — Georges, de 4443 à 4415; — Raphaël, de 4443 à 4447; — Barnabe, 4447; — Antoniotto, de 4527 à 4528.

Adour (Atur), fleuve de France, vient du mont Tourmalet, arrose Bagnères-de-Bigorre dans la vallée de Campan, Tarbes, Aire, Saint- Sever, Dax, sépare les dép. des Landes et des Basses-Pyrénées, et finit à 5 kil. au-dessous de Bayonne: la barre est dangereuse. Son cours est de 300 kil., navigable depuis Saint-Sever. Il reçoit à droite : l'Arros et la Midouze ; à gauche : les Luy, le Gave de Pau, la Bidouze, la Nive.

Adra (Abdera), v. dé la prov. et à 420 kil. S.-E. de Grenade (Espagne). Riches mines de plomb ; 40,000 hab.

Adramyttium , anc. v . d'Eolide dans la grande Mysie, sur le golfe de son nom; c;est auj. le petit port d'Adramiti; 5,000 hab.

Adrar, oasis du Sahara occidental, à 400 kil. du cap Blanc; pays assez fertile, habité surtout par des marabouts sédentaires. Les villes sont : Ouàdan, Chinguéti, Atar.

Adraste, roi d'Argos, l'un des sept chefs armés contre Thèbes, échappa seul à la mort; dans la guerre des Epigones, il perdit son fils et mourut <le douleur.

Adrets (François de Beaumont, baron des), gentilhomme protestant du Dauphiné, 4543-4587, se rendit célèbre par ses cruautés, finit par se faire catholique et mourut méprisé de tous.

Adria ou Atria (auj. A tri), v. du Picenum (Italie), dans le pays des Prétutiens.

Adria, v. de la prov. et à 20 kil. S.-E. de Rovigo (Italie), sur le canal Bianco, à 30 kil. de la mer. Commerce assez actif, malgré le climat insalubre ; 10,000 hab.

Adriani vaiinm, retranchement élevé par Adrien au N. de la Bretagne, du golfe de Solway à l'embouchure de la Tyne.

Adrianopolis. V. Andrinople.

Adriatique (mer), grand golfe de la Méditerranée, à laquelle il est joint par le canal d'Otrante, entre l'Italie à l'O., l'Illyrie, la Dalmatie, l'Albanie à l'E. Elle forme les golfes de Manfredonia, de Venise, de Trieste, entre lesquels est la presqu'île dTstrie, et les bouches de Cattaro. L'archipel illyrien borde les côtes de l'E. La mer est plus salée que l'Océan; la profondeur est peu considérable. — Le département de Y Adriatique, sous Napoléon Ier, avait pour ch.-l. Venise.

Adrien (Publius ^Elius), empereur romain, né à Rome, d'une famille espagnole, en 76. cousin germain et pupille de Trajan, épousa sa petitenièce, Julia Sabina, et, protégé par l'impératrice Plotine, fut reconnu comme empereur, en 447. Il abandonna les conquêtes de Trajan au delà de l'Euphrate et s'efforça de maintenir la paix dans l'Empire. Son règne fut un voyage perpétuel à travers les provinces, où il fondait des villes, élevait des temples, des monuments (Vallum Adriani, basilique à Nîmes, arènes d'Arles, Mausolée ou Môle d'Adrien, auj. château Saint- Ange à Rome, etc.). Dans sa villa de Tibur, il s'était plu à retracer les souvenirs de ses voyages. Il étouffa une révolte des Juifs et bâtit iElia Capitolina sur les ruines de Jérusalem. Il modifia l'administration romaine en la centralisant; promulgua Y E dit perpétuel, 134, et fut bon administrateur. Littérateur habile, mais paradoxal, jaloux des grands artistes, superstitieux, il persécuta les chrétiens. On lui a justement reproché sa passion inexplicable pour Antinous. Il mourut, en 438, après avoir adopté Antonin.

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