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lièrent ce nom qui signifie infidèles), qui forment une famille distincte des nègres par la couleur gris de fer, par les traits du visage et les instincts de civilisation. On y trouve la colonie anglaise de Natal, les Etats fondés par les Boers hollandais et un grand nombre de tribus répandues dans l'intérieur jusqu'au Zambèze : Roussas, Tamboukis, Betjouanas, Batounas, Cazembes, Maravi's, etc.
CagHari (Caralis), ch.-l. de la prov. de ce nom, au fond du golfe de Cagliari, au S. de la Sardaigne (Italie). Port militaire fortifié; commerce assez actif; archevêché; 38;000 hab. — La prov. a 393,000 hab.
Cagliari (PàUL). V. VÉRONÈSE.
Cagiiostro (Alexandre, comte de), né probablement à Païenne, 4745-1795, se nommait Joseph Balsamo. De bonne heure escroc, charlatan célèbre, il acquit une grande fortune, surtout par son mariage avec Lorenza Feliciani, parcourut l'Europe, et, à Strasbourg, à Paris, obtint une véritable renommée, en évoquant les morts, prédisant l'avenir, promettant la richesse et l'immortalité. Compromis dans l'affaire du Collier, il fut exilé; à Borne, il fut arrêté en 1791, condamné à mort par le Saint-Office ot renfermé dans la prison de Saint-Léon.
Cagnacci (Guido Caniassi, dit), peintre de l'école bolonaise, né près de Bimini, 1601-
Cagnano, v. de la prov. et à 8 kil. N.-O. d'Aquila (Italie) ; 5,000 hab. — v. de la Capitanate (Italie), au S. du lac Varano; 5,000 hab.
Cagnes, bourg du canton de Vence, arr. de Grasse (Alpes-Maritimes), près de l'embouc. du Var; 2,852 hab.
Cagnoia (Le marquis Louis), né à Milan, 4762-1833, architecte, a surtout érigé à Milan l'arc-de-triomphe du Simplon.
tagots, nom donné à des populations maudites, qui habitaient le sud et l'ouest de la France. On les appelle aussi caqueux, caquins, en Bretagne; colliberts, dans le Maine, l'Anjou. le Poitou, l'Aunis ; cahets, gaffets, dans la Gironde; gavaches, près de Blaye ; cagots, crétins, au pied des Pyrénées, etc. Accusés de dégradation morale et physique, relégués loin des villes, avec un vêtement particulier, ils étaient partout traités avec rigueur et mépris. On les considère comme des Espagnols chassés par les musulmans vers l'époque de Charlemagne
Cagua, v. du Venezuela, au S.-O. de Caracas ; 5,000 hab.
Cahawbah, v. de l'Alabama (Etats-Unis), au confluent de la Cahawbah et de l'Alabama.
Cahiers : On nommait ainsi les Mémoires remis aux députés des Etats Généraux et les doléances et vœux que les trois ordres réunis rédigeaient pour les présenter au roi. Les cahiers de 1789 sont surtout célèbres.
Cahir, v. du comté et à 18 kil. S.-E. de Tipperary (Islande), sur la Suir ; 5,000 hab.
Cahors {Divona, Cadurci), ch -1. du Lot, sur la rive gauche du Lot. à 580 kil. S. de Paris. Evêché; commerce de vins, d'eaux-de-vie, de cuirs ; 15,523 hab.
Cahusae (Louis de), né à Montauban, mort en 1759, a écrit pour le Théâtre-Français des tragédies et des comédies, et pour l'Opéra des poèmes, dont la musique est de Bameau.
laïcus, nv. de l'anc. Mvsie, passant près de Pergame.
Caïd ou Kaïd, chef dans les tribus arabes de l'Algérie, chargé des pouvoirs civils et administratifs, nommé par le gouvernement.
Caïeta, auj. Gaëte.
Caïffa, port de Syrie, au pied du mont Carmel, a un excellent mouillage ; 5,000 hab.
Caigniez (Louis-Charles) , auteur dramatique, 1762-1842, a écrit de bonnes comédies,
mais fut surtout par ses drames le rival de Pixérécourt.
Caiihava (Jean-François), né à l'Estandoux près de Toulouse, 1730-1815, écrivit des corne* dies pour le Théâtre-Français, la Comédie-Italienne. l'Opéra-Comique, et fut membre de l'Institut, 4797. On lui duit aussi des Poésies badines, des Etudes sur Molière, l'Art dt la Comédie, les Causes de la décadence du théâtre.
Caiiiard (Antoine-Bernard), né à Aignan (Bourgogne), 4737-4807, se distingua dans les ambassades, fut chef des archives des relations extérieures et eut, par intérim, le portefeuille des affaires étrangères.
Caillé (Bené), né à Mauzé (Deux-Sèvres^ 4799-1838. s'embarqua pour le Sénégal, se lit passer pour un Egyptien d'Alexandrie, 1827, parvint a atteindre le*Niger,Tem-Bouctou ; puis, se joignant à une caravane, traversa le Sahara et revint en Europe par le Maroc. Son curieux Voyage a été publié en 1830, 3 vol.
Caiiiet (Guillaume), paysan de Mello en Beauvaisis, au xive s., fut, sous le nom de Jacques Bonhomme, le chef des paysans soulevés. Il fut pendu par le roi de Navarre, en 1358.
Caiiiiaud (Frédéric), né à Nantes, 1787-1869, parcourut une partie de l'Europe en faisant le commerce des pierres fines ; fut chargé d'une mission en Egypte par Mehemet-Ali, 1815, découvrit des mines d'émeraudes, parcourut la Nubie, et rapporta de son voyage de nombreuses collections et les matériaux de son Voyage a l'oasis de Thèbes, 2 vol. in-fol. Après un second voyage en Egypte, il publia son Voyjage à Méroé, au Fleuve blanc, au delà de Fazogl, 4 vol. in-8<>. Conservateur du musée d'histoire naturelle de Nantes, il s'est principalement occupé depuis d'histoire naturelle.
Caïn, fils aîné d'Adam, cultiva la terre et tua son frère Abel. Dieu le maudit ; il alla bâtir la ville de Naïd ou Anoch, dans la terre de Noh, et ses descendants travaillèrent l'airain et le fer.
Caïphe, grand- prêtre des Juifs, célèbre par la part qu'il prit a la condamnation de Jésus- Christ, fut, dit-on, dépouillé de ses fonctions par le gouverneur de Syrie, Vitellius, et se tua de désespoir. [peldes Lucayes.l
Caïques, groupe d'îles et d'îlots de l'archi-J
Caire (Le). V. Le KAIRE.
Cairo, v. a 17 kil. N.-O. de Savone (Italie), sur la Bormida. Combat en 1796.
Caïstrus, riv. de l'Asie Mineure, célèbre par ses beaux cygnes. Auj. le Koutchouk-Meinder.
Caithness, comté d'Ecosse au N., couvert en grande partie de montagnes et de marais. V. princ. : Wick, le ch.-l., Thurso, Canisbay.
Cajamarca. V. CAXAMARCA.
Cajarc, ch.-l. de canton, arr. de Figeac (Lot) ; 1,942 hab.
Cajazzo (Calatia), v. de la Terre-de-Labour (Italie), près du Volturno. Bons vins ; 4,000 hab.
Cajetan (Thomas de Vio, dit), prélat italien, né à Gaëte, 1470-1534, général des Dominicains, 1508, cardinal, 1517, ne put obtenir à Augsbourg la rétractation de Luther.
Cajetan ou Caëtan (Henri), cardinal italien, 1585, légat de Sixte-Quint en France, soutint les Seize et la cause de Philippe IL II mourut en
Càkya. V. BOUDDHA.
Caiabar (Côte de), dans la Guinée, depuis le cap Formose jusqu'à la côte de Gabon, habitée par des Etats nègres, Bonny, Quoua, Biafra, Calbongos. — Le ïïouveau-Calabar, près de l'embouc. du Bonny, a été détruit en 1819;— le Vieux-Calabar, câpit. du Quoua, est un bon lieu de relâche. [che du Guarico; 5,000 hab.]
Caiaboio, v. du Venezuela, sur la rive gau-J Calabre {Calabria, Bruttium), presqu'île au S.-O. de l'Italie, traversée par l'extrémité de
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l'Apennin méridional, où l'on trouve de belles forêts et des pâturages; pendant l'été la chaleur est grande dans les plaines. Elle forme 3 provinces : Calabre Citérieure, ch.-l Cosenza, au N ;Calabre Ultérieure i™, ch.-l. Reggio Calabria, au S. ; Calabre Ultérieure 2e, au centre, ch.-l. Catanzaro. [(Corse) ; 827 hab.1
Caiacuccia, ch.-l. de canton, arr. de CorteJ
Calahorra (Calagurris), v. de la prov. et à 50 kil. E. de Logrono (Espagne), près de la rive dr. de l'Ebre. Evèché ; 6.U00 hab.
Calais (Calesium, Portus ulterior), ch.-l. de canton de l'arr. et à 31 kil. N.-E. de Boulogne (Pas-de-Calais), port fortifié, mais en partie ensablé, sur le Pas de Calais. Commerce actif, passage pour Douvres ; fabr de tulles, bonneterie. Prise par Edouard III d'Angleterre, 1347, elle fut reprise sous Henri II par François de Guise, 4558; -13,533 hab. — Le Pas de Calais, entre Calais et Douvres, a 34 kil.
Calais (Saint.), ch.-l. d'arr. de la Sarthe, à 44 kil S.-E du Mans. Fabr. de serges ; 3,616 hab.
Calaisis OU Pays reconquis (Le), anc.
comté de Guines, correspond au N. des arr. de Boulogne et de St-Omer.
Calamata {Calamœ ou Pherœ) , ch.-l. du dép, de Messénte (Grèce), port au fond du golfe de Coron. Commerce de soie, figues, olives ; 5,000 hab.
Caïamatta (Louis), graveur, né à Civita-Vecchia, 1802-1869, étudia a Paris et se distingua par son goût et sa finesse. Il a laissé des œuvres très estimées.
Caïame (Alexandre), paysagiste suisse, né à Vevay, 1815-1864, a représenté avec talent les sites pittoresques de son pays.
Caïami, affl. de dr. de l'Argens, passe à Brignolles (France).
Caïamianes, îles de l'archipel des Philippines, au S.-O. de Mindoro; les Espagnols occupent les côtes. [Ste-Maure.]
Caïamo, l'une des îles Ioniennes, à l'E. dej
Calanus, philosophe indien , s'attacha à Alexandre et se fit brûler à Pasargade.
Calas (Jean), 1698-1762, né en Languedoc, négociant à Toulouse et protestant, fut accusé d'avoir étranglé son fils, qui voulait se faire catholique et fut condamné par le parlement de Toulouse , grâce à Voltaire, à Elie de Beaumont, la mémoire de Calas fut réhabilitée, 1765.
Caïasanzio (Joseph), né à Peralta, 1556-1648, évêque, fondateur des Ecoles pies, pour l'instruction des enfants pauvres. Il a été canonisé par Clément XIII, en 1767.
Calatabellota OU Caltabellota (Triocala), bourg à 44 kil. N.-O. de Girgenti (Sicile)'; 5,500 hab. [(Sicile) ; 10,000 hab.]
Calatafimi, v. à 38 kil. S.-E. de TrapaniJ
Calatagirone {Hybla Herœa), à 60 kil. S.-O. de Catane. Evèché, commerce actif ; 32,000 hab.
Caiatanazor, v. de la prov. de Ségovie (Espagne). Grande victoire des chrétiens en 998.
Calatanisetta, ch.-l. de la prov. (Sicile), à 415 kil. S.-E. de Palerme, sur le Salso. Grandes soufrières ; 30,000 hab. — La prov. a 230,000 hab.
Caiatascibeita, v. à 25 kil. N.-E. de Calatanisetta (Sicile) ; 5,500 hab.
Calatayud (Bilbilis), v. à 60 kil. S.-O. de Saraçosse (Espagne), près du confluent du Jiloca et du Jalon ; 10,000 hab.
Calatia (Cajazzo) , v. de l'anc. Campanie, au S.-E. de Capoue, prise par les Bomains, 314 av. J.-C.
cuatrava, bourg à 20 kil. N.-E. de Ciudad- Real (Espagne), près du Guadiana. ch.-l. de l'ordre de Calatrava. [combattre les Maures.]
Caiatrava (Ordre de;, fondé en 1158, pourj
Calanria, île de l'Archipel, sur la côte de l'Argolide, jointe par un banc de sable à Poros et remarquable par un beau port militaire.
Caiavon, torrent affl. de dr. de la Durance passe à Apt. Cours de 70 kil.
Caibe.v. de La Saxe prussienne, sur la Saale, à 28 kil. S. de Magdebourg; 6,000 hab.
Caicar (Jean-Stephàn von), peintre de l'école vénitienne, né à Calcar, dans le duché de Clèves, 1499-1546, a imité Baphaël et le Titien.
Caichas, grand-prêtre, devin grec, demanda le sacrifice d'iphigénie pour obtenir des vents favorables à l'expédition contre Troie.
Caicinato, bourg à 18 kil. S.-E. de Brescia (Italie) ; 4,000 hab.
Caicio, bourg sur la rive dr. de l'Oglio (Italie), à 25 kil. S.-E. de Bergame; 5,000 hab.
Calcutta, capit. du Bengale et des Indes anglaises, sur la rive gauche de l'Hougly, à 150 kil. du golfe du Bengale, défendue par le fort Willam. Evèché anglican; commerce considérable. Les Anglais s'y établirent dès 1686, mais elle ne prit d'importance qu'en 1756; 700,000 Lab., dont 10,000 Européens. — V. Bengale. [Portugal).]
Caideirào (Serra de) à l'E. des AlgarvesJ
Caldera, v. de la prov. d'Atacama (Chili). Port servant à l'export. de l'argent et de cuivre.
Caiderari (Chaudronniers), société secrète, opposée par Ferdinand IV de Naples aux Carbonari.
Calderon (DON PEDRO CALDERON DE LA BARCA
Henao y Biano), poète espagnol, né à Madrid, 1601-1681, fut chevalier de Saint-Jacques, puis entra dans les ordres, 1652. Il a écrit, dit-on, plus de 1,500 drames ou comedias, remarquables par la peinture des caractères et la couleur poétique ; ses Autos sacr amentales rappellent nos anciens mystères.
Calderon (Bodrigce), né à Anvers, favori du duc de Lerme, célèbre par ses richesses et son orgueil, fut condamné à mort en 1621.
Caidiero, village à 15 kil. E. de Vérone (Italie), position militaire importante ; eaux thermales.
Caieb, lieutenant de Josué, fut chargé de reconnaître la Terre de Chanaan; il reçut la ville d'Hébron, et maria sa fille à son neveu Othoniel.
Calédonie (Calydon, pays des forêts), nom donné par les Bomains à l'extrémité sept, de la Bretagne, habitée par les Pietés sauvages. Les Scots, sortis de l'Hibernie (Irlande), s'emparèrent, au ve s., d'une grande partie du pays et lui donnèrent leur nom (Ecosse).
Calédonie (Nouvelle), île de la Mélanésie, à 1,300 kil. E. de l'Australie, longue de 380 kil., large de 65, d'un abord dangereux à cause d'une ceinture de récifs madréporiques, parcourue dans sa longueur par une chaîne de montagnes, a des rivières peu navigables ; le Diahot est la plus longue. Le climat est sain; on y trouve de beaux bois de construction. Les habitants ou Kanaks (40 à 50,000) sont vigoureux, laids, pillards. L'île appartient à la France depuis 1853. Le ch.-l. est Nouméa; les autres ports sont Balade, Kanala, Boulari, etc. C'est maintenant un lieu de déportation.
Calédonie (Nouvelle-)» contrée de l'Amérique anglaise, qui forme maintenant la Colombie britannique.
Calédonien (Canal). Il traverse l'Ecosse, de l'embouchure de la Ness à la baie d'Eil. Il a 6 mètres de profondeur, 16 de largeur au fond et 95 kil. de longueur.
Caienders, espèce de moines musulmans, faisant vœu de pauvreté et d'abstinence, vovageant sans cesse ; de nos jours la plupart sont des vagabonds fainéants. [dans l'année romaine.]
Calendes, premier jour de chaque moisj
Caienzana, ch.-l. de canton, arr. et à 40 kil. S.-E. de Calvi (Corse) ; 2,638 hab.
Caiepino (Ambroise), lexicographe, né à Bergame, 4435-1511. moine Augustin consacra sa vie
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à un Dictionnaire latin, publié à Reggio, en 1572.
Calés, anc. nom de Calvi.
Caiètes, peuple gaulois de la Lyonnaise 2e, auj. pays de Caux. Leur capit. était Juliobona (LilLebone).
Caihoun (John Cadwell), 4782-1850, né dans la Caroline du Sud, d'abord planteur, puis légiste, entra au Congrès en 1810, et y joua dès lors un rôle important ; il fut ministre de la guerre habile, mais se montra toujours trop favorable au Sud, et fut sur le point d'y exciter la guerre civile, en 1828. Il fut ministre de l'intérieur sous le présidence de Tyler, et ne cessa de défendre au Sénat l'esclavage et les intérêts du Sud.
Caii, v. de la prov. de Cauca (Nouvelle- Grenade), dans une magnifique vallée,' à 830 kil. S.-O. de Bogota. Centre d'un commerce actif ; 20,000 hab.jproduit plusieurs artistes distingués]
Calîari, famille italienne de Vérone, qui aj
Calicut, v. de la présidence de Madras (Hindoustan), port sur la côte de Malabar ; commerce de bois ; toiles de coton ou calicots. Vasco de Gama y aborda en 1498 ; 30,000 hab.
Calidâsa, poète indien, vivait 50 ans av. J.-C. On lui doit plusieurs drames, Sacountalâ, Ourvasî, Mâlavicà et Agnimitra ; des poèmes, Raghouvanza, Aalodaya, etc.
Califes OU Khalifes, C.-à-d. vicaires OU successeurs, nom des chefs de l'Islamisme après Mahomet, réunissant d'abord le pouvoir temporel au pouvoir spirituel. Il y eut les califes électifs de La Mecque, Abou-Bekr, Omar, Othman, Ali, 632-660; puis le califat héréditaire des Ommiades de Damas, de 660 à 750. Le califat se démembra : les Àbbassides régnèrent à Bagdad, de 750 à 1258; les Ommiades furent califes d'Espagne à Cordoue, 756-1031 ; un 3e califat, celui des Fatimites, s'installa en Egypte, au Kaire, de 909 à 1171 ; il fut détruit par Saladin.
Californie (Golfe de), mer Vermeille OU
mer de Cortex, golfe formé parle Grand Océan, long de 1000 kil., large de 160 à 230, entre la Vieille-Californie et le Mexique. Il est bordé de côtes sablonneuses, tristes et stériles.
Californie (Basse OU Vieille-) territoire du Mexique, presqu'île, longue de 1,150 kil., formée par le Grand Océan, d'origine volcanique. Le climat est très sec ; il y a quelques vallées fertiles au S., mais le pays est en général désolé. La population n'est que de 22,000 hab. ; La Paz, Loreto, Magdalena-Bay sont de bons ports.
Californie (Etat de), l'un des Etats-Unis de l'Amérique du Nord, a pour bornes : au N. l'Orégon; à l'E. l'Etat de Nevada et l' Arizona; au S. la Vieille-Californie; à l'O le Grand Océan. Elle a 410,000 kil. carrés ; la Sierra Nevada couvre toute la partie orientale ; la chaîne de la Côte (Coast-Range) longe le littoral; entre les deux chaînes coulent le Sacramento et le San Joaquin, qui se jettent dans la baie de San- Francisco. On distingue trois régions : la plaine de la côte, riche, bien arrosée ; la plaine du centre encore très fertile ; et la Sierra, couverte de magnifiques forêts. Le climat est sain; la terre est propre à toutes les cultures ; les mines sont nombreuses et variées ; la découverte des gisements aurifères ou placers en 1848 a fait rapidement la fortune du pays, dont la principale richesse est maintenant l'agriculture ; cependant les mines ont produit 3 milliards de 4848 à 1873. La capitale est Sacramento ; les v.
Îrinc. sont : San-Francisco, Monterey, Sanosé, Stockton, los Angeles, New-Almaden, Sonora, Mariposa, etc. La population dépasse 865,000 hab. La Californie, longtemps possédée par les Espagnols, a fait partie du Mexique jusqu'en 1848 ; annexée aux Etats-Unis, en 1848, elle a formé un Etat dès 1850.
Caliguia (Caius Julius C^sar Germanicus), flls de Germanicus et d'Agrippine, né l'an 13, élevé au milieu des soldats, puis à Caprée, fut adopté par son grand-oncle, Tibère, et lui succéda, en 37. Après huit mois d'un règne heureux, il donna l'essor à la férocité et à l'extravagance de son caractère ; il régna en fou furieux et fut assassiné par la tribun Chéréas, 37.
Caiixtins, secte des Hussites de Bohême, réclamant pour les laïques l'usage du calice dans la communion ; on les appela auosi Utraquistes.
Calkoen (JeAN-FrÉDÉRIC "Van Beek), astronome et mathématicien, né à Groningue,1772- 1811, a écrit un Traité sur les horloges des anciens, et une réfutation remarquable de l'ouvrage de Dupuis.
Caiiac, ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil. S.- O. de Guingamp (Côtes-du-Nord) ; 3,147 hab.
Callaïques OU Calléciens, anc. peuple au N.-O. de l'Espagne. Ils résistèrent longtemps aux Romains ; on les divisait en Lucenses, au N. du Minius, et Bracarii, au S. Ils ont donné leur nom à la Galice.
Cailao, port de Pérou, à l'embouchure du Rimac, à 10 kil. O. de Lima; la baie est vaste et sûre; le commerce est considérable:30,000 hab.
Caiias, ch.-l. de canton, arr. et à S kil. N.-E. de Draguignan (Var) ; 1,820 hab.
Caiie (La), v., ch.-l. de cercle de .a prov. et à 240 kil. N.-E. de Constantine (Algérie), port important par son commerce et la pêche du corail : à l'O. sont les ruines du Bastion de France.
Calleja (DûN FELIX deIRey), Comte de Cal-
deron, 1750-1820, général espagnol, se distingua dans la guerre du Mexique, 1810-1817, par son énergie et sa cruauté.
Callet (Ant. -François), peintre d'histoire, né à Paris, 1741-1823, a préparé l'époque de David.
Callet (Jean-François), né à Versailles, 1744- 1798, professeur de mathématiques, a composé une édition des Tables de logarith?nes de Gardiner.
Cailiano, bourg du Tyrol autrichien, à 20 kil. S. de Trente, sur la gauche de l'Adige.
Callicrate, général achéen, soutint par tous les moyens la cause de Rome, prépara la ruine de la Grèce et mourut à Rhodes, 149 av. J.-C.
Callicrate, l'un des architectes du Parthénon, sous Périclès.
Cailicratidas, général de Sparte, voulut réconcilier les Grecs dans la guerre du Péloponnèse ; il fut vaincu et tué près des îles Arginuses, 406 av. J.-C.
Cailimaque, né vers 320 av. J.-C. à Cyrèue, mort en 270, protégé par Ptolémée Philadelphie, enseigna dans le Musée, et écrivit, dit-on, plus de 800 ouvrages. Il ne reste de lui que des hymnes et des épigrammes.
Cailinicus, architecte égyptien d'Héliopolis, aurait inventé le feu grégeois, à la fin du vue s.
Cailinus, orateur et poète grec d'Ephèse, au vip s. av, J.-C. Il reste de lui de beaux fragments d'élégies guerrières.
Caiiiope, muse de l'éloquence et de la poésie héroïque, mère des poètes Linus et Orphée.
Callipolis, auj. Gallipoli.
Cailippe, astronome grec de Cyzique, vivait vers 330 av. J.-C. Il a établi le cycle Callippique, pour faire concorder l'année lunaire et l'année solaire.
Cailirhoé.v. de l'Arabie Pétrée, dans le pays des Moabites ; eaux thermales; — Fontaine au S. de l'Acropole d'Athènes.
Caiiiste 1er ou Caiixte, pape, 217-222. paraît avoir fondé ou restauré le cimetière chrétien sur la route de Rome à Ardée (Catacombes et cimetière de Saint-Sébastien). — Caiiiste il, né à Quingey, près de Besançon, archev.êquç de
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Vienne, pape, 4119-1424, termina la querelle des Investitures par le Concordat de Worms, 4122. — Caiiiste ni, espagnol de Jativa, près de Valence, pape, 1455-1458.
Caiiisthène, philosophe grec d'Olynthe, et petit-neveu d'Aristote, 365-328 av. J.-C, suivit Alexandre , se fit l'interprète du mécontentement des Macédoniens et fut mis à mort. Ses ouvrages sont perdus. [fils, nommé Arcas.]
Caiiisto, fille de Lycaon, eut de Jupiter unj
Callosa.de.Ensaria, V. au N.-E. d'Alicante
Espagne) ; 6,000 hab.
Caiiosa-de-Segura, v. au N.-E. de Murcie (Espagne), sur la Segura; 4,500 hab.
Caiiot (Jacques), né à Nancy , 4592-4635 , fil6 d'un gentilhomme lorrain , s'enfuit pour aller étudier les arts en Italie, fut protégé par Gosme II, duc de Florence, et revint dans sa patrie. Il a été grand peintre de mœurs ; ses gravures à l'eau-forte, Foires, Supplices, Misères de la guerre, etc. l'ont surtout rendu célèbre.
Caiiy-i\Teddy, affl. de gauche du Gange, a 450 kil. de cours.
Calmar, ch.-l. de la prov. de Calmar (Suède), port sur le Calmare-Sund, large de 7 à 30 kil., dans la petite île de Quarnholm. Evêché; chantiers de construction; traité célèbre du 20 juillet 4397, qui réunit les 3 roy. Scandinaves; 6,000 hab. — La prov., située dans le Gœthaland, renferme du fer, produit des céréales, du lin et a 245,000 hab.
Caimet (Dom Adgustin), bénédictin de la congrégation de Saint-Vannes, né près de Commercy, 4672-4757, a laissé de savants ouvrages : Commentaire littéral sur tous les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament, 23 vol. in-4<> ; Dict. historique, critique de la Bible, 4 vol. in-fol. ; Hist. sainte de l'Ancien et du Nouveau Testament; Hist. universelle sacrée et profane; mais surtout Hist. ecclésiastique et civile de Lorraine, 4 vol. in-fol. Il a encore publié un grand nombre de traités et de dissertations.
Culmina, v. du roy. de Dahomey, au S.-E. d'Abomey; 45,000 hab.
Caine, v. du comté de Wilts (Angleterre), à 48 kil. N.-O. de Salisbury ; 5,000 hab.
Caiomarda (Don François-Teaddée, comte), né a Villèle, en Aragon, 4775-4842, fut ministre de la justice, 1824-4832, et défenseur passionné de l'absolutisme.
Calonne (CHARLES - ALEXANDRE de) , né à
Douai. 4734-48-02, entra de bonne heure da«ns la magistrature, joua un triste rôle dans l'affaire de La Chalotais, et devint contrôleur général des finances, 4783. Ses prodigalités achevèrent d'épuiser le trésor; les Notables de 4787 le renversèrent; il fut exilé. Plus tard il l'ut l'agent du parti de Coblenz. C'était un homme spirituel, mais superficiel et sans conviction.
Caiore, affl. de gauche du Volturno, arrose Bénévent et a 85 kil. de cours.
Caloyer ou Caioger, nom donné aux moines grecs qui suivent la règle de saint Basile; beaucoup vivent dans les couvents du mont Athos et de Pathmos.
Caipé, montagne au S. de l'Espagne, sur le détroit de Gadès, l'une des colonnes d'Hercule, auj. Pointe d'Europe.
Caipumia, femme de César.
Caipumius (Titus Julius), poète bucolique latin, né en Sicile, a la fin du me s., a imité Virgile dans ses 40 églogues.
Caipumius Fiaccus, rhéteur latin, vivait peut-être au xie s.; on a de lui 51 déclamations, puériles, bizarres, mal écrites
Caluire. et- Cuire, v. du cant. de Neuville, à 4 kil. N.-E. de Lyon (Rhône), sur la gauche de la Saône. Teintureries; industrie active; 8,740 hab.
Calvados , chaîne de rochers longue de
24 kil., sur les côtes de la Manche, entre les embouchures de l'Orne et de la Vire, ainsi nommée d'un vaisseau espagnol (le Salvator ou Calvador), qui s'y brisa en 1588.
Calvados (Départ, du). Borné au N. par la Manche, a l'E. par le dép. de l'Eure; au S., par celui de l'Orne; à l'O., par celui de la Manche, composé surtout de grandes plaines et de vallées qu'arrosent la Touques, la Dives , l'Orne , la Seulle, l'Aure et la Vire ; il est riche en céréales, lin, chanvre, herbages excellents. Il a 552,072 hectares et 439,830 hab. ; il y a 6 arrondissements, Caen, Bayeux, Falaise, Lisieux, Pont-1'Evêque, Vire, 38 cantons et 764 communes. Il forme le diocèse de Bayeux, est du ressort de la Cour d'appel et de l'Académie de Caen. Il correspond au Bessin, au Bocage, au Lieuvin, à la vallée d'Auge, etc. (Normandie). —3e rég. milit.
Caivart (Denis), peintre flamand, né à Anvers, 1555-1619, a vécu en Italie, et est considéré comme le restaurateur de l'école de Bologne.
Caivi (Calés), v. à 25 kil. N.-O. de Caserte (Italie), jadis célèbre par ses vins; 3,000 hab.
Caivi, ch.-l. d'arr. de la Corse, port fortifié au fond d'un golfe, à 96 kil. N. d'Ajaccio:
Calvin (Jean), né à Noyon, 1509-1564, fils d'un notaire apostolique, pourvu d'un bénéfice à 12 ans, renonça à l'église pour le droit, qu'il étudia à Bourges. Son maître, Wolmar, lui fit connaître Luther et ses écrits; dès 1532, il publiait à Paris un Commentaire sur le traité de la clémence de Sénèque; puis, il était forcé de quitter la France, 1534. A Bâle, il écrivit son Institution chrétienne, en latin et en français, qui devait faire de lui l'un des chefs de la Réforme, 1535. Après un court voyage à Ferrare. 11 s'établit à Genève, fut nommé ministre et professeur de théologie ; puis, après un court bannissement a Strasbourg, il rentra en maître à Genève, 1541. Grâce au consistoire qu'il établit et dirigea, il régna véritablement jusqu'à sa mort, poursuivant ses adversaires par la parole et par les rigueurs de l'autorité ; dur, impitoyable, mais d'une activité infatigable. Il fut le chef du calvinisme. Comme écrivain, sa langue est ferme, sévère, vigoureuse. Ses Œuvres forment 12 vol. in-fol., et la plupart de ses sermons et de ses lettres n'ont pas été publiés.
Calvinisme ; il se répandit dans une partie de la Suisse, en France, dans l'Allemagne occid., dans les Pays-Bas, en Ecosse, en Angleterre, aux Etats-Unis. En France, les calvinistes furent désignés par le nom de huguenots; on les appelle presbytériens en Ecosse; en Angleterre, le calvinisme a en partie formé l'Eglise anglicane; en Prusse, le calvinisme et le luthéranisme ont constitué le culte évangélique.
Caivisson, village du canton de Sommières, arr. et à 25 kil. S -O. de Nîmes (Gard). Eglise eonsistoiïale calviniste ; 2,508 hab.
Caiw, v. du Wurtemberg, sur le Nagold, au S.-O. de Stuttgart. Draps, lainages ; 5,000 hab.
Calycadnus (Selef), rivière de Cilicie, passait à Séleucie-Trachée. [patrie de Diomède.]
Calydon, v. de l'anc. Etolie, sur l'EvénusJ
Calypso, fille d'Atlas ou de l'Océan et de Téthys , habitait l'île d'Ogygie , où elle retint Ulysse pendant sept ans, puis son fils Télémàque.
Cam, affl. de l'Ouse orientale (Angleterre), arrose Cambridge, Ely; cours de 70 kil.
Cam (Diogo), navigateur portugais du xv* s., a découvert le Zaïre en 4484.
Camaidoii , bourg de la prov. d'Arezzo (Italie), à l'E. de Florence, berceau de l'ordre des Camaldules.
Camaiduies, ordre religieux, fondé en 1012 par saint Romuald, à Camaldoli.
Camalodunum, y. des Trinobantes (Bretagne
CAM
CAM
anc), au N.-E. de Londinium, peut-être Colchester.
Camana, ch.-l. de la prov. de ce nom (Pérou),] à l'O. d'Aréquipa. [gique IIe. Auj. Cambrai.}
Camaracum, v. des Nerviens, dans la Bel-
Camarès, ch.-l. de canton, arr. et au S. de S*int-Affrique (Aveyron) ; 2:303 hab.
Camaret, bourg à 40 kil. N.-O. de Châteaulin (Finistère) ; bon mouillage ; pêche de la sardine.
Camaret , bourg du canton et de l'arr d'Orange (Vaucluse) ; 2,051 hab.
Camargo (Marie-Anne de Cupis, dite) , célèbre danseuse, née a Bruxelles, 1710-1770, eut beaucoup de succès à l'Opéra de Paris, 1726-
Camargue (La), île formée par les deux bras du Rhône à son embouchure, a environ 73,000 hect. de superficie , dont une partie seulement est défrichée. Des digues la protègent contre les inondations du Rhône. Elle est couverte d'étangs (Valcarès), de sables, de pâturages, où on élève des bœufs et de petits chevaux. Elle fait partie des Bouches-du-Rhône.
Camarine, v. anc. au S.-O. de la Sicile, colonie de Syracuse,- auj. Torre di Camarina.
Cambacérès (JEAN-JACQUES-RÉGIS de), né à
Montpellier, 1753-1824, d'une anc famille de magistrats, conseiller à la cour des comptes de 'Montpellier, fut député à la Convention. Il s'y distingua, comme jurisconsulte, présida l'assemblée après le 9 thermidor, fut membre du Comité de salut public, membre du Conseil des Cinq cents, ministre de la justice. Nommé second consul par Bonaparte, il lui donna souvent de sages conseils ; devint archichancelier, président du Sénat, prince, duc de Parme. Il fut présidenl du conseil de régence de Marie-Louise, en 1814.11 fut exilé, comme régicide, de 1815 a 1818.
Cambaye (Golfe de), Barygazenus sinus, formé par la mer d'Oman, sur la côte N.-O. de l'Hindoustan.
Cambaye, v. à 320 kil. N.-O. de Bombay (Hindoustan), autrefois florissante; le port est presque comblé ; 30.000 hab.
Cambert (Robert), né à Paris, 1628-1677, surintendant de la musique d'Anne d'Autriche, composa le premier opéra français en 1659. Il fut plus tard maître de la musique de Charles II d'Angleterre.
Camberweii, v. du comté de Surrey (Angleterre), à 5 kil. S. de Londres, dont elle forme un des faubourgs ; 40,000 hab.
Cambieiie (Pic de), dans l'un des chaînons septentr. des Pyrénées centrales (Hautes-Pvrénées).
Cambial (Joseph), compositeur, né à Livourne, 1746-1832. a composé, à Paris surtout, beaucoup d'opéras, d'oratorios, de symphonies.
Cambodge. V. K.AMBODGE.
Cambon (Joseph), né à Montpellier, 1754- 1820, négociant, membre de l'Assemblée législative et de la Convention, s'occupa spécialement des questions financières ; il créa le grand-livre de la dette publique. Il fut membre de la chambre de 1815, et mourut exilé à Bruxelles.
Cambourne, v. du comté de Cornouaille (Angleterre). Plomb, cuivre ; 9,000 hab.
Cambrai (Camaracum) , ch.-I. d'arr. du Nord, a 60 kil. S.-E. de Lille, à 168 kil. de Paris, sur la dr. de l'Escaut. Archevêché, place forte. Toiles, dentelles; commerce d'huile, de blé. C'est l'une des plus anciennes communes de France. Ligue de 1508 contre Venise ; traité de 4529; 23,447 hab.
Cambremer, ch.-l. de canton, arr. de Pontl'Evêque (Calvados) ; 984 hab.
Cambrésis (Cameracensis pagus) , pays de l'anc. France, comprenant le bassin du Haut- Escaut ; v. princ, Cambrai, Cateau-Cambrésis,
Solesmes, Carnières , Crèvecœur . Vaucelles. C'est l'anc. pays des Nerviens, longtemps fief de l'Empire appartenant a l'évèque de Cambrai. Il fut réuni en 1678.
Cambridge [Camboritum), v du comté de ce nom (Angleterre, sur la Cam, à 80 kil. N.-E. de Londres, célèbre par son Université, qui date de 1257 ; 40,000 hab. — Le comté, comprenant la plus grande partie du bassin de l'Ouse, est bas et plat, mais il est fertile; au N. se trouvaient les marais de l'île d'Ely.
Cambridge, v. du Massachusetts (Etats-Unis) sur le Charles-River, à 5 kil N.-O. de Boston. Université célèbre de Harvard ; 40,000 hab.
Cambriens, Cambri, nom des anciens Gaëls de l'île de Bretagne.
Cambrin, ch.-l. de canton, arr. de Béthune (Pas-de-Calais) ; 420 hab.
Cambronne (PlERRE-JACQUES-ETIENNE,baron),
né à St-Sébastien, près de Nantes, 1770-1842, se distingua dans les guerres de la République, refusa le titre de premier grenadier de France, suivit Napoléon à l'île d'Elbe; et, à son retour, fut nommé général de division. Son rôle héroïque à Waterloo l'a surtout rendu populaire. Sous la Restauration, il commanda à Lille.
Cambry (Jacques), né à Lorient, 1749-1807, préfet de l'Oise, a écrit : Voyage dans le Finistère; Description du dép. de l'Oise; Monuments celtiques.
Cambuniens, chaîne de montagnes de la Grèce ancienne, entre la Thessalie et la Macédoine.
Cambyse, seigneur de Perse, épousa Mandane, fille du roi des Médes, Astyage, et fut le père de Cyrus.
Cambyse, roi de Perse, 530-522 av. J.-C, succéda a son père Cyrus, s'empara de l'Egypte, 525, mais échoua dans une expédition contre les. Ethiopiens. Il persécuta les Egyptiens, tua son frère Smerdis, et, par sa démence féroce, souleva les provinces II se blessa mortellement en allant combattre le faux Smerdis.
Camden ou Campden (William), né à Londres, 1531-1623, fut antiquaire célèbre, a écrit : Britannia; Anglica, Aormannica, Hibernica, Cambrica a veteribus descripta ; Annales rerum Anglicanarum et Hibernicarum régnante Elisabetha.
Camden, v. de la Caroline du S. (Etats-Unis), sur le Wateree, a 45 kil. N.-E. de Columbia.
Camden, port du New-Jîrsey (Etats-Unis), sur la gauche de la Delaware, en face de Philadelphie; 10,000 hab.
Camembert, commune du canton de Vimoutiers, arr. d'Argentan (Orne). .Fromages renommés.
Camerarius (JOACHIM) OU Liebhard, né à
Bamberg, 1500-15i4, professeur, érudit, a publie avec son ami Mélanchthon la Confession d'Augsbourg et écrit la Vie de Mélanchthon.
Cameria, v. de la Sabine ancienne, prise par Romulus.
Camérier, fonctionnaire de la cour pontificale, chargé d'administrer le trésor.
Camerino (Camerinum), v. de la prov. de Macerata (Italie). Archevêché; soieries; 12,000 hab.
Camerlingue, cardinal chargé à Rome de la justice et des finances, sous le gouvern. des papes.
Cameron (Jean), né à Glasgow, 1580-1623 ; professeur de théologie à Saumur, à Glasgow, a Montauban, fut grand partisan de la liberté d'examen.
Cameron (Richard), farouche sectaire écossais du 17e s., chef des Caméroniens, qui assassinèrent le primat d'Ecosse sous Charles II, fut tué dans une escarmouche. 1680.
Camerones OU Camaroun, V. de la côte
de Bénin. — Montagnes renfermant des volcans, en face de Fernando-Po.
CAM
CAM
Camicus, auj. Platani, riv. au S. de la Sicile, finissant à Camicus, auj. Platanella.
Camille, tille d'un roi des Volsques, célèbre par sa légèreté à la course, fut tuée en trahison par Aruns.
Camille, sœur des Horaces, fiancée à l'un de«s Curiaces, fut tuée par son frère, dont elle maudissait la victoire
Camille (Marcus Furius), de la gens patricienne Furia, tribun militaire, 401 av J.-C, dictateur, prit Véies, 395, fut exilé par les Romains ; mais nommé dictateur par le sénat réfugié au Capitole, battit les Gaulois, 390. fut encore nommé trois fois dictateur, rétablit la discipline et ramena la concorde entre les patriciens et les plébéiens II mourut en 365.
Camiiio (François), peintre d'origine florentine, né à Madrid, 1610-1671, a décoré le Buen-Retiro et laissé beaucoup de tableaux religieux en Espagne. [(Portugal), près de l'emb. du Minho.]
Caminha, v. forte de la prov. de MinhoJ
Camiros, anc. port de l'île de Rhodes, à l'O.
Camisards, calvinistes des Gévennes, soulevés au commenc. du xvm s. ; ainsi nommés parce qu'ils se couvraient d'une chemise ou blouse de toile blanche. Ils eurent pour chef Roland, Cavalier, Ravenel, Catinat, et furent soumis par Villars.
Cammin, v. de la Poméranie (Prusse), à 65 kil. N. de Stettin, près de la Baltique.
Camoëns (Luiz de), né à Lisbonne, 1524-1579, d'une illustre famille de Galice, mais pauvre, combattit les Maures à Ceuta, servit dans l'Inde, et, exilé à Macao, y composa son poème des Lusiades, récit des exploits de Gama et des Portugais. Il put revenir à Goa, vécut misérablement à Sofala et mourut pauvre à Lisbonne. Outre le poème épique, qui a fait sa gloire, il avait composé des sonnets, des élégies, des satires.
Camonica (Val de), vallée au N.-E. de la prov de Bergame (Italie), longue de 65 kil., traversée par l'Oglio; elle fait communiquer l'Italile au Tyrol. [de Lorient (Morbihan) ; 2,328 hab.]
Camors, bourg du canton de Pluvigner, arr.J
Campagna, v. de la Principauté-Citérieure (Italie), à 30 kil. E. de Salerne ; 8,000 hab.
Campagnac, ch.-l. de canton, arr. de Millau (Aveyron); 1,350 hab.
Campagne.Iès.Hesdin, Ch.-l. de Canton,
arr. de Montreuil (Pas-de-Calais); 1,409 hab.
Campan, ch.-l. de canton, arr. et à 6 kil. S.-E. de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), sur l'Adour, dans une vallée magnifique. Marbres verts ou rosés ; 3,124 hab.
Campan (JeAÇNE-LouisE-HeNRIETTE Genest,
madame), née à Paris, 1752-1822, lectrice des tantes de Louis XVI, femme de chambre de Marie-Antoinette, fonda un pensionnat prospère à Saint-Germain; Bonaparte la nomma surintendante de la maison impériale d'Ecouen. Elle a laissé des Mémoires snr la vie privée de Marie- Antoinette et des ouvrages d'éducation.
Campana (La), v. à 65 kil. N.-E. de Séville (Espagne) ; 6,000 hab.
Campanelia (Thomasï, né à Stilo (Calabre), 4568-1639, dominicain, mais d'un esprit trèsaudacieux, attaqua la scolastique dans sa vie errante, conspira contre les Espagnols, resta 27 ans en prison et y composa ses principaux ouvrages. Il se réfugia en France, où il fut protégé par Richelieu. Parmi ses nombreux ouvrages on cite : Philosophia sensibus demonstrata; De sensu rerum; Atheismus triumphatus ; Axtrologicoram libri VI; Philosophiœ naturalis partes quinque; Universalis philosophiœ partes très ; Realis philosophiœ epilogisticœ partes quatuor, cui Civitas Solis adjuncta est, le plus populaire de tous, etc.
Campanha, v. de la prov. de Minas-Gerâes Brésil), au S.-O. de Villa-Rica.
Campanie (de campus, plaine), contrée de l'Italie ancienne, sur la mer Tyrrhénienne, au S. du Latium, célèbre par sa fertilité. Elle se soumit aux Romains de 343 à 314 av. J.-C. Auj. prov. de Naples, S. de la Terre de Labour, N. de la Principauté-Citérieure.
Campbell , clan célèbre des montagnes d'Ecosse, du xme s. au xvm»; leur chef, le comte d'Argyle. avait le surnom de More ou Grand.
Campbell (John), né à Edimbourg, 1708-1775, a composé des livres d'histoire estimés et surtout le tableau politique de la Grande-Bretagne, 1774.
Campbell (Thomas), né à Glasgow. 1777-1844, a écrit les Annales de la Grande-Bretagne, depuis l'avènement de George III jusqu'à la paix d'Amiens, et composé des poèmes élégants et gracieux.
Campbell (Sir Colin), baron ciyde, général anglais, né près de Glasgow, 1791-1863, se distingua en Espagne, aux Etats-Unis, en Chine, dans les Indes. En Crimée, il mérita l'estime de tous par sa bravoure et ses talents. En 1857, général en chef dans l'Inde, il reprit Lucknow; battit les rebelles et parvint à étouffer l'insurrection.
Campbelitown, v. du comté d'Argyle (Ecosse;, petit port sur le golfe de Clyde; 7,000 hab. K
Campbon, bourg de Tarr. de Saint-Nazaire Loire-Inférieure) ; 3,676 hab.
Campe (Joachim-Henri), né dans le Brunswick, en 1747, chef d'une grande librairie, a écrit beaucoup d'ouvrages pour la jeunesse et un Dictionnaire de la langue allemande.
Campéche, place forte de l'Etat de Campêche (Mexique), sur le golfe de Campéche, bon port, faisant commerce de bois de teinture ; 6,000 hab. — L'Etat, séparé du Yucatan depuis 1851, a 85,000 hab.
Campeggi (Laurent), né à Bologne, 1474- 1539, professeur de droit, cardinal, fut adjoint à Wolsey dans l'affaire du divorce de Henri VIII.
Campénéac, bourg du canton et de l'arr. de Ploërmel (Morbihan); 2,110 hab.
Campenhont (FRANÇOIS Van), Compositeur.
né à Bruxelles, 1779-1848, est l'auteur de la Brabançonne.
Campenon (Vincent), né à La Guadeloupe, 1772-1843, poète facile, membre de l'Institut, inspecteur de l'Université, a écrit des Poèmes et Opuscules, qui lui firent un nom (La maison des Champs, etc.).
Camper (Pierre), médecin et anatomiste hollandais, né a Leyde, 1722-1789, a écrit de bons ouvrages sur YHist. naturelle, la physiologie et l'anatomie comparée. Il s'est occupé particulièrement des fossiles, a donné la théorie de l'angle facial, etc.
Camperduin, village de la Hollande sept. (Pays-Bas), entre Aikmaar et le Helder. Bataille navale en 1797.
Campi (Galeazzo), peintre de Crémone, 1475- 153*6 ; — Giulio, son fils aîné, 1502-1572, élève de Jules Romain ; — Antonio, frère du précédent, bon peintre et habile architecte ; — Vincenzo, mort en 1591, le plus jeune des frères.
Campi (Bernardino), né à Crémone, 1515-1590 (?), élève de Giulio, eut un talent original, qui parle au cœur.
Campi, v. à 12 kil. N.-O. de Florence (Italie). Chapeaux de paille; 10,000 hab.
Campigiia, v. à 70 kil. S.-E. de Pise (Italie). Marbres ; 4,500 hab.
Campiie, ch.-l. de canton, arrond. de Bastia (Corse); 904 hab.
Campine, pays au N. de la Belgique, couvert de bruyères (prov. d'Anvers, de Limbourg, partie du Brabant hollandais). On commence à la dé-
CAM
CAN
fricher. — Le canal de la Campine va d'Herenthals, surlaPetite-Nèthe, à Bocholt.
Campion (Henri de), 4613-1663, seigneur français, a laissé d'intéressants Mémoires.
Campistron (JEAN GâLBERT de), né à TOU-
îouse, 1656-1723, attaché au duc de Vendôme, membre de l'Académie française, 1701, a imité Racine dans ses tragédies, Virginie, Arminius, Andronic, Alcibiade, etc. Il a donné à l'Opéra Acis et Galatée, Alcide, etc. ; on lui doit aussi deux comédies estimées, Y Amante amant et le Jaloux désabusé.
Campiteiio, ch.-l. de canton, arr. de Bastia (Corse) ; 311 hab.
Campobasso, ch.-l. de l'anc. prov. de Molise (Italie1», au N.-E. de Naples. Armes, quincaillerie ; 10',00u hab. — La prov. a 4,604 kil. carrés et 364,000 hab.
Campo.Basso (Nicolas, comte de) , condottiere napolitain, trahit Charles le Téméraire devant Nancy.
Campo.Formio, bourgs à 8 kil. S.-E. d'Udine (Italie). Traité célèbre du 1/ oct. 1797.
Campomanès (DûN PEDRO RODRIGDEZ, Comte
de), né dans les Asturies, 4723-1802, bon diplomate, ministre sous Charles IV, économiste, s'efforça de régénérer l'Espagne. Parmi • ses nombreux ouvrages on cite : Hist. générale de la marine espagnole; Discurso sobre el fomento de la industria popular; Discurso sobre la educacion de los artisanos y su fomento. Il fut disgracié en 4788.
Campo'Mayor, v. forte de l'Alemtejo (Portugal); 5,000 hab. — V. de la prov. de Piauhy (Brésil);5.000 hab.— V. de la prov.de Ceara (Brésil).
Campo.Santo, v. à 20 kil. N.-O. de Modène (Italie), sur le Panaro ; 5,000 hab.
Campos, v, de Majorque (Espagne), au S.-E. de Palma. Eaux minérales ; 5,000 hab.
Campos*dos>Goitacazes, V. de la prov. de
Rio-de-Janeiro (Brésil); petit port dont le commerce est actif.
Campra (André), né à Aix, 4660-4740, a composé pour le théâtre el pour la cour des opéras, qui eurent beaucoup de succès.
Campredon, v. a 58 kil. N.-O. de Gerone (Espagne), sur le Ter, au débouché du col des Aires.
Campsie, v. du comté de Stirling (Ecosse), à 18 kil. N. de Glasgow; 5,000 hab.
Camtoos River, fl. de la colonie du Cap, long de 320 kil.
Camuccini (Vincenzo), né à Rome, 4775-4844, fut un bon peintre d'histoire, de l'école de David, longtemps président de l'Académie de Saint-Luc.
Camuiogène, chef des Parisii, combattit Labienus, lieutenant de César, fut vaincu et tué, 51 av. J.-C.
Camus (Jean-Pierre), surnommé Pont-Carré, né à Paris, 1582-1653, évêque de Belley, combattit les moines mendiants, écrivit "un grand nombre de romans pieux, d'un style moitié moral, moitié bouffon, et l'Esprit de "Saint François de Sales.
Camus (Charles-Etienne-Louis), né à Cressy en Brie, 1699-1768, membre de l'Académie des Sciences, prit part à la détermination de l'aplatissement des pôles en Norvège, et à la mesure du méridien entre Paris et Amiens. Il a laissé un Cours de mathématiques.
Camus (Armand-Gaston), né à Paris, 4740- 4804, avocat du clergé de France, député aux Etats-Généraux, archiviste de l'assemblée, janséniste, s'occupa surtout de la constitution civile du clergé. Il fut conservateur des archives nationales, secrétaire de la Convention. Livré par Dumouriez aux Autrichiens, 4793, il fut échangé en 4795 contre la fille de Louis XVI ; il fut président du Conseil des Cinq cents. On lui doit plusieurs ouvrages de droit et des traduct. d'auteurs grecs.
Camusat (Denis-François), né à Besançon, 1695-1732, a écrit : Hist. des journaux publiés er, France ; Hist, littéraire de la France, etc.
Cana, bourg de la Syrie, près du mont Thabor à 45 kil. S.-E. d'Acre. Peut-être la Cana de l'Evangile, dans la tribu de Zabulon.
Canada, colonie anglaise de l'Amérique du Nord ; c'est toute la partie septentrionale du bassin des Grands Lacs et du Saint-Laurent. C'est un pays, long de 2,400 kil. de l'E. à l'O., large de 400 à 500 du N. au S. Il est divisé en Haut et Bas-Canada, séparés par l'Ottava. Le Haut-Canada OU Ontario, a l'O., Sur les
lacs, a 314,050 kil. carrés (suiv. d'autres 279,000) ; le sol, légèrement ondulé, est bien arrosé ; le Bas-Canada ou Québec, à l'E., sur le Saint- Laurent, comprend même une grande partie de la rive droite ; il a 500,000 kil. carr. Le climat est sain, mais froid l'hiver ; les étés sont courts et très chauds. On trouve du fer excellent, du cuivre, de l'étain, du pétrole. Les forêts magni- . tiques donnent d'excellents bois de construction. Le sol produit des céréales, du chanvre, du lin, du tabac, des légumes, des fruits. La plupart des animaux sont recherchés à cause de leur fourrure ; la pêche est largement organisée. Presque toute la population est d'origine européenne, française dans le Bas-Canada, anglaise dans le Haut-Canada ; il n'y a plus que 42,000 Indiens (Huron8, Iroquois, Abénaquis, Algonquins). La popul. du Bas-Canada est de 1,359,000 hab., la plupart catholiques ; celle du Haut-Canada de 1,923,000 protestants. Elles forment deux provinces de l'Empire du Canada {Dominion of Canada). Les v. princ. du Bas-Canada sont : Québec, Montréal, Trois-Rivières, Tadoussac, William- Henry, Sorel, etc.; dans le Haut-Canada, Kingston, Toronto, Ottawa, Cobourg. Hamilton, Niagara, Queenstown, London, etc. — Le Canada, reconnu par Cabot, 1497, ou plutôt par Jacques Cartier, 1534, colonisé par les Français, qui fondèrent Québec en 1608, a été conquis par les Anglais, en 1763.
Canada (Puissance du) OU Dominion of Canada, confédération des possessions anglaises de l'Amérique du Nord. Elle comprend le Haut et le Bas-Canada, le Nouveau - Brunswick, la Nouvelle-Ecosse, l'île du Prince-Edouard, les territoires du Nord-Ouest, la Rivière-Rouge ou colonie de Manitoba, la Colombie anglaise avec l'île Quadra-et- Vancouver. Elle est administrée par un gouverneur général nommé par la couronne, par un conseil exécutif ou sénat, dont les membres sont nommés à vie par le gouverneur, et par une assemblée législative élue par les électeurs- La capitale est Ottawa. La population est de 4,325,000 hab. environ.
Canadienne (Rivière), affl. de dr. de l'Arkansas, a un cours de 4,200 kil.
Canal (Antonio), dit Canaletto, peintre de Venise, 4697-1768, habile paysagiste; — Bernardo Beiioto, dit Canaiettoj son neveu et son élève, né à Venise, 1724-1780, l'a complètement imité. [hab.l
Canale, v. de la prov. de Coni (Italie) ; 4.500]
Canandaigua, v. de l'Etat de New - York (Etats-Unis) ; 7.000 hab.
Cananore, v. de la présidence de Madra? (Hindoustan), port de cammerce actif au N.-O. de Calicut; 42,000 hab.
Canaries (Iles Fortunées ?). groupe d'îles de l'Atlantique, à 150 kil. O. de l'Afrique, de forma» tion volcanique, couvertes de montagnes (pic de Ténériffe). Le climat est chaud, mais saki ; la terre est fertile en vignes, bananiers, froment. Ces îles sont : Lanzarota. Fuenteventara avec les îlots Gracioza. Allegranza. Clara et Lobos ; la Grande-Canarie, Ténériffe, Palma, Hierro ou Ile de Fer. La superfieié est de 7,624 kilom. carrés et la popul. de 280,000 hab. Découvertes en 4395
CAN
CAN
par les Espagnols, elles furent conquises par eux et elles forment la 49« province de l'Espagne. L'ancienne population des Gicanches a fini par disparaître.
Cauarie OU Grande-Canaric, la v2e de l'ar-
chipel, a 45 kil. de diamètre ; la côte est presque
Eartout inaccessible, excepté au N.-E. où est la onne rade de Las Palmas.
Canaye (Philippe de la), sieur de Fresne, né à Paris. 1551-1610, fut ambassadeur en Angleterre, en Allemagne, à Venise, sous Henri IV. Il a publié 5e* Ambassades, 3 vol. in-fol.
Canaye (Jean de), né à Paris, 1594-1670, jésuite, prédicateur distingué, figure dans l'ouvrage satirique : Conversation du maréchal d'Hocquincourt et du P. Canaye.
Caucaie, ch.-l. de canton, arr. et à 45 kil. N.-E. de Saint Malo (Ille-et- Vilaine), avec le port de la Houle; parcs d'huîtres; 6.524 hab. — La baie de Cancale, partie du golfe de Saint-Malo, a 16 kil., de Granville au Groin de Cancale, pointe entourée d'écueils dangereux.
Cance, affl. de. dr. du Rhône, passe à Annonay. Cours de 50 kil.
Canche (La), rivière tributaire de la Manche, passe à Hesdin, Montreuil, Etaples. Cours de 80 kil.
Canciani (Paul), né à Udine, 17525-1810, a publié Barbarorum leges antiquœ, 5 vol. in-fol.
Canciaux (Jean-Baptiste-Camille , comte de), né à Paris, 1740-1817, major aux dragons de Conti en 1789, fut général de l'armée républicaine de l'Ouest en 1793, repoussa de Nantes l'armée vendéenne; fut ambassadeur en Espagne, a Naples, sénateur, pair de France.
Cancon, ch.-l. de canton, arr. de Villeneuved'Agen (Lot-et-Garonne) ; 1,544 hab.
Cancrin (George, comte), né à Hanau, 1773- 1845, fut ministre des finances en Russie, 1823. Il a publié l'Economie militaire pendant la paix et pendant la guerre, 3 vol. in 8°.
Candace, nom qui paraît avoir appartenu à toutes les reines d'Ethiopie. L'une d'elles vint visiter Salomon à Jérusalem ; une autre lutta courageusement contre Pétronius, lieutenant d'Auguste ; une 3e fut de bonne heure convertie au christianisme.
Caudale (HENRI de Nogaret d'Epernon,
duc de), fils du duc d'Epernon, 1591-1639, eut une vie très agitée, fut créé duc et pair en 1621, et combattit courageusement de 163o a 1639.
Candaule, roi de Lydie, le dernier des Héraclides, au vme s. av. J.-C, fut assassiné par Gyges. [et-Loire); 2,141 hab.]
Candé, ch.-l. de canton, arr. de Segré (Maine-J
Candeilie (Pierre-Joseph), né en Flandre, 1744-1827, a composé avec succès des opéras ; — sa fille, Julie, 1767-1834, a été une bonne comédienne du Théâtre-Français.
Candeish, pays de l'Hindoustan, au N.-O. du Dekkan, arrosé par la Nerbuddah et le Tapty, eccupé par les Anglais depuis 1818.
Candiano, nom de 5 doges de Venise au ixe et au xe s.
Candie [Crète), île de la Méditerranée orientale, au S. de la mer de Candie, à 110 kil. S.-E. de la Morée. Elle a 250 kil. de long, 60 de large, et 10,250 kil. carr. La côte N. est découpée et a de bons ports. Elle est traversée de l'E. a l'O. par trois groupes de montagnes (Ida, au centre, Asprovouna, a l'O.). Le climat est sec et chaud. Elle produit céréales, huile, vins (Malvoisie), fruits, miel. Elle forme le vilayet turk de Kirid; les villes princ. sont Candie, La Canée, Retimo, Spinalonga , Sphakia. La population dépasse 180.000 hab., moitié de musulmans, moitié de chrétiens grecs. V. Crète.
Candie, capitale de l'île, n'a qu'un port ensablé, au N. Savons; 12,000 hab.
Candolle (AUGUSTIN-PYRAMUS de), né à Gè-
ne ve, 1778-1841, fut de bonne heure un botaniste célèbre, suppléa Cuvier au Collège de France, dès 1802, fut professeur de botanique à Montpellier, puis recteur de l'Académie en 1815. Il fut forcé de revenir à Genève, où il vécut honoré. On lui doit : Hist. des Plantes grasses; la Flore française; Théorie élémentaire de la botanique; Système naturel du règne végétal; Organographie végétale; Physiologie, etc.
Candy, v. au centre de l'île de Ceylan ; 3,000 h.
Canée (La), anc. Cydonia, bon port fortifié de l'île de Candie, sur la côte N. ; 10,000 hab.
Canete, v. du Pérou, au S.-E. de Lima; 5,000 hab.
Canfranc (Col de), dans les Pyrénées de l'O., traversé par la route de Jacca à Oloron.
Canga.Arguelles (DON JOSÉ), né dans les
Asturies, 1770-1843, prit une part active à l'insurrection de 1808, fut exilé en 1814, devint ministre des finances, 1820, se retira en Angleterre. 1823, et ne rentra en Espagne qu'en 1829. Il a publié : Dictionn. des finances, Observations sur la Péninsule, etc.
Canisius (Pierre), né à Nimègne, 1521-1597, provincial de l'ordre des Jésuites, nonce du pape, a surtout écrit Summa doctrinœ christianœ.
Canigatti, v de Sicile, à 25 kil. N.-E. de Girgenti. Soufrières ; 15 000 hab.
Canigou , massif considérable , haut de 2,785 m., qui domine la plaine du Roussillon; il se rattache aux Pyrénées orientales.
Canina (Luigi)* architecte, né à Casale, 1795- 1856, architecte du prince Borghèse a Rome, a publié d'importants ouvrages : Indicazione topografica di Roma antica; Descrizione storica del Foro Romano ; Gh Edifizi di Roma antica e sua campagna; Antica Etruria marittima; Antica cittd di Veii, etc.. etc. [lie)."|
Canino, bourg à 25 kil. N.-O. de Viterbe (Ita-J
Canisy, ch.-l. de canton, arr. de Saint-Lô (Manche) ; 780 hab.
Cannes (Oxybia ou ad Horrea), ch.-l. de canton, arr. et a 16 kil. S.-E. de Grasse (Alpes-Maritimes), à 926 kil. de Paris; port au fond d'un petit golfe ; plage magnifique ; commerce d'huile et de parfumerie ; 19,384 hab.
Cannes {Cannœ), village de la prov. de Bari (Italie), près de l'Ofanto. Grande victoire d'Annibal, 216 av. J.-C.
Cannet.près- Cannes (Le), Commune du
canton de Cannes, arr. de Grasse (Alpes-Maritimes) ; 2,560 hab.
Canning (George), né à Londres, 1770-1827, après des études brillantes, entra au Parlement, 1793, fut l'un des principaux élèves de Pitt, et plusieurs fois fut ministre, puis ambassadeur en Portugal, 1814-1816. Après la mort de Ca3tlereagh, il dirigea le gouvernement, comme ministre des affaires étrangères, se sépara de la Sainte-Alliance , reconnut l'indépendance de l'Amérique espagnole, et s'unit a la France et a la Russie pour protéger les Grecs. Il avait toutes les qualités de l'orateur et de l'homme d'Etat.
Cannstadt, v. du Wurtemberg, sur le Neckar, à 4 kil. E. de Stuttgart; 6,000 hab.
Cano (Jean-Sébastien deI), mort en 1526, marin espagnol, ramena les débris de l'expédition de Magellan et mourut dans une seconde expédition pour les Moluques.
Cano (Alonzo), né à Grenade, 1601-1665, fut à la fois bon peintre, bon architecte et grand sculpteur. [lie). Commerce de transit.]
Canonica, v. à 16 kil. S.-O de Bergame (Ita-J
Canopus (Aboukir), v. de l'Egypte anc, a l'O. de l'emb. du Nil, appelée branche de Canope.
Canosa (Canusium), v. de la Terre-de-Bari (Italie), près de l'Ofanto ; 8,000 hab.
Canossa, bourg à 20 kil. S.-O. de Reggio de Modène (Italie). Château célèbre de la comtesse Mathilde.
CAN
CAP
Canourgnc (La), ch.-l. de canton, arr. de Marvejols (Lozère) ; 1,831 hab.
Canova (Antoine), né à Possagno, près de Trévise, 1757-1822, siatuaire célèbre, conquit sa réputation à Rome et reçut des commandes de toutes parts. Il régénéra véritablement la sculpture italienne; en 1815, il fut chargé par le Pape de reprendre à Paris les dépouilles de Rome.
Cànpour OU Cawnpoor, V. de la prOV. de
Bengale (Hindoustan), sur la rive dr. du Gange. Poste militaire important, célèbre par le massacre des Anglais en 1857 ; 122,000 hab.
Canso ou Canceau, détroit long de 24 kil., large de 4, entre la Nouvelle-Ecosse et l'île du Cap-Breton.
Cantabres (Monts), chaîne de montagnes, prolongement des Pyrénées, du col de Goritty au plaîeau de Reyhosa vers les sources de l'Ebre. Ils sont âpres, avec des pentes abruptes, et comprennent les sierras d'Aralar, de Aranzazu, de Sahnas, de Satvada, de Reynosa.
Cantabres, peuples de l'anc. Espagne, entre ces monts et le golfe Cantabrique, domptés seulement sous Auguste; auj Biscaye et prov. de Santander.
Cantacuzène (Jean), né vers 4292, fu.t le premier ministre d'Andronic le jeune, eut, a sa mort, 1341, la garde de son fils, et prit le titre d'empereur. Soutenu par le sultan Orkhan, il rentra à Constantinople, 1347, et partagea le trône avec Jean Paléologue. Son règne fut troublé par la peste, des guerres, des révoltes ; il abdiqua en 1354 et se retira dans le monastère de Mangane. Il a laissé Quatre livres de Mémoires.
Cantal, massif de montagnes, unissant les monts de la Margeride au S.-E. et les monts d'Auvergne au N. Le Plomb du Cantal a 1,857 m.
Cantal (Départ, du). Il correspond à la Basse- Auvergne, au S. du Puy-de-Dôme et de la Corrèze. Il est couvert par le massif du Cantal, les Monts d'Auvergne, de la Margeride, du Quercy ; il est arrosé par la Rue, la Maronne, la Gère, affl de la Dordopme, au N.-O. ; par l'Alagnon, afil. de l'Allier a l'E. Pays pauvre, avec de beaux pâturages et des eaux minérales (Chaudes- Aiguës, Aurillac, Fontanes, Vic-sur-Cère, etc.). Il a 574.147 hectares et 236,190 hab II comprend 4 arrond. : Aurillae, Mauriac, Murât, Saint-Flour, 23 cantons et 264 communes. Il forme le diocèse de Saint-Flour, est du ressort de la Cour d'appel de Riom et de l'Académie de Clermont
Cantarini (Simone), peintre de l'école bolonaise, né à Pesaro, 1612-1648, fut élève du Guide et eut beaucoup de grâce.
Canteieu, bourg du canton de Maromme à 3 kil S -0. de Rouen (Seine-Inférieure), près de la Seine , 3,735 hab.
Cantemir (Constantin), d'une famille tatare, fut vayvode de Moldavie, 1684, montra de l'habile lé et mourut en 1691 ; — Démétrius, son fils, 1673-1723, nommé vayvode par les boyards, ne fut pas confirmé par le sultan, en 1710, envoyé en Moldavie, il s'unit au tzar Pierre, mais fut forcé de fuir dans l'Ukraine, où il reçut le titre de prince du Saint-Empire. Il a écrit : Histoire de l'agrandissement et de la décadence de l'empire Othoman; Etat de la Moldavie; Hist. des deux maisons de Brancovan et de Cantacuzène; •— Antwchus, son 4<= fils, né à Constantinople, 1/09-1 i44, a laissé des satires et des traductions en russe.
Canterbury OU Cantorbèry (Durovemum),
x.dn comté de Kent (Angleterre), sur le Stour, a io kil. S.-E. de Londres. Archevêché ; belle cathédrale, 21,000 hab. [Kent).i
Cantii, peuple de l'anc. Bretagne (nays dej Cantin, cap de la côte O. du Maroc, sur J Atlantique
Canton OU Kouang-toung OU Kouaug. tcheou-foii, capit. de la prov. de ce nom (Chine), sur le Tchou-kiang, à 70 kil. de la mer. Grande ville de commerce; soieries, porcelaine, objets en laque, meubles, papier, etc. Prise par les Anglais et les Français en 1857 , 1,000,000 habitants, [le comté d'Argyle.l
Cantyre, presqu'île à l'O. de l'Ecosse, dansj
Canubia OU Kanoubin, bourg a 44 kil. E. de Tripoli (Syrie), ch.-l. des Maronites.
Canuel (Simon, baron), né dans le Poitou, 1767-1841, s'engagea en 1792, fut révolutionnaire exalté, puis devint l'un des plus fougueux royalistes, après 1814 II déploya un zèle excessif dans le mouvement insurrectionnel de Lyon, et fit la campagne d'Espagne, en 1823.
Canuieius (Cneius), tribun de Rome, fit décréter, 445 av. J -C, une loi qui autorisait les mariages entre patriciens et plébéiens.
Canusium, nom ancien de Canosay v. de l'Apulie.
Canut Ier, prince danois du xe s., mourut dans une expédition en Angleterre.
Canut il, le Grand, fils de Suénon, roi de Danemark, s'empara de l'Angleterre, 1014-1017, et se concilia l'affection du peuple anglais , il se fit chrétien^ introduisit le christianisme en Danemark et s'empara de la Norvège. 11 mourut eu 1056.
Canut III OU Hard-Canut, Son fils, roi de
Danemark, 1036, roi d'Angleterre, à la mort de son frère Harold, régna en tyran jusqu'en 1042.
Canut iv, le Suint, roi de Danemark, après son frère Harold, 1080, fut tué dans une révolte de paysans, 1086.
Canut v, roi de Danemark, disputa le trône aux princes Suénon et Waldemar, 1157-1157, et fut assassiné par le premier.
Canut vi, roi de Danemark, fils de Waldemar le Grand, né en 1162, lui succéda en 1182, et mourut en 1202. Il combattit les païens de la Livonie et de l'Esthonie, prit le titre de roi des Slaves et des Vandales et eut un règne glorieux
Canut Ericson, roi de Suède, 1165-1198, encouragea l'agriculture et se fit moine de Cîteaux.
Cany-Barviiie, ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil N.-O- d'Yvetot (Seine-Inférieure), sur le Durdent; 1,839 hab
Caorsins ou Caborsins, nom donné, pendant le moyen âge, aux banquiers et aux usuriers, du nom de Cahors ou des Corsini de Florence
Cap de Bonne.Espéranee (Le), au S. de l'Afrique, à l'extrémité de la presqu'île formée par la montagne de la Table. Reconnu en 1486 par Barthélémy Diaz, il fut doublé en 1497 par Vasco de Gama.
Cap (colonie du) ou Capeiand, colonie anglaise au S. de l'Afrique, bornée au N. par le fleuve Orange, à l'E. par le Great-Kei. Les côtes sont assez découpées. C'est le talus méridional du vaste plateau de l'Afrique australe, traversé
Ear les monts Nieuweveld, Roggeveld, Sneeuwerg et plus au S. par le Zwarte-Berg. Les plateaux du grand Karrou, hauts de 1,000 à 1,600 met. sont des steppes, desséchés pendant l'été, se couvrant d'une riche végétation pendant les pluies. Les princ. rivières sont : l'Orange, la riv. de l'Eléphant, le Gauritz, le Camptoos, le Groote-Fisch, etc. Le climat est tempéré, sain, mais trop sec. La flore est magnifique et caractérisée par de ravissantes bruyères; on cultive les céréales, les vignes, surtout au S. Les pâturages nourrissent beaucoup de moutons a grosse queue ; les animaux sauvages errent dans les steppes. La population est d'environ 800,000 habitants, Anglais, Hollandais (ou Boërs, isolés dans les grandes fermes), protestants français, Cafres à l'E., Hottentots, au N.-O-, etc. La colonie ren~
CAP
CAP
ferme 3 provinces ; celle de 1*0. a pour villes : Le Cap, Simon's-Town, Worcester, Stellenboseh, Constance, George-Town; celle de TE. a: Graham's-Town, Uitenhagen, Port-Elisabeth; la Cafrerie britannique, avec le territoire des Bassoutos, forme une 3e prov. depuis 1864 : East- London, King-Williams-Town, Pniel, etc. La colonie, fondée par les Hollandais en 1652, appartient définitivement aux Anglais depuis 1814.
Cap (Le), Capetown, entre les baies de la Table et False, au pied des monts de la Table et du Lion, avec ses deux ports, Simon's-Bay à l'E. et Table-Bay à l'O., est une relâche importante, centre d'un commerce actif; 40,000 hab.
Cap-Breton (Ile du), au S. du golfe Saint- Laurent, séparée de la Nouvelle-Ecosse par le détroit de Canso, se compose de deux îles réunies par un isthme étroit. Climat brumeux et froid; sol aride; riches mines de houille. Elle fait partie de la Nouvelle-Ecosse; 40,000 hab. v. princ. Sidney, Louisbourg, Arichat, Ship- Harbour.
Cap-Coast ou Cap-Corse, ch.-l. des établissements anglais de la Guinée, sur la Côted'Or; 8,000 hab.
Cap-Cod, presqu'île du Massachussets (Etats- Unis)
Cap-Fear OU Clarendon, riv des EtatS-
Unis, arrose la Caroline du Nord et finit près du Cap-Fear. Cours de 235 kil.
Cap-Haïtien (Le), port au N. d'Haïti, à 436 kil. N. de Port-au-Prince, port de commerce; jadis capilale de Saint-Domingue, sous le nom de Cap-Français; 10,000 hab.
Cap Vert, à l'extrémité O. de l'Afrique, découvert en 1446.
Cap-Vert (lies du), archipel de l'Atlantique, à 480 kil. O. du Cap Vert. Les îles, Boavista, Saint-Antoine, Saint- Vincent, Sainte-Lucie, Saint- Nicolas, Sel, Mayo , Santiago, Fuego, Brava, sont volcaniques, sous un climat chaud et malsain , fertiles dans les vallées, peuplées de 400,000 hab. Découvertes en 1450, elles appartiennent aux Portugais , le ch.-l. est Villa-de-Praya dans Santiago.
Capa^cio, v. à 36 kil. S.-E. de Salerne (Italie), près des ruines de Pœstum. Evêché.
Capanée, l'un des 7 chefs qui assiégèrent Thèbes, fut foudroyé par Jupiter.
Capanna (Puccio), peintre florentin du xive s., élève de Giotto.
Capdenac (Uxellodunum?), bourg du canton et à 5 kil. S.-E. de Figeac (Lot), sur la dr, du Lot, fut jadis plus importante.
Capei (Arthur), membre da Long Parlement, fut l'un des principaux défenseurs de Charles I" et fut décapité en 1649; — son fils, ArWiur, lordlieutenant d'Irlande sous Charles II, fut impliqué dans le complot de Rye-House et se coupa la gorge, 1683.
Capeiia (Martianus), écrivain latin, probablement du ve s., né à Madaure, près de Carthage, a laissé le Satyricon, sorte d'encyclopédie, dont on apprenait les vers au moyen âge; les deux premiers livres ont pour titre : de Auptiis Philologiœ et Mercurii; les 7 autres traitent des sept arts libéraux. Le style est rude et obscur.
Capeiie (Gdillaume-Antoine-Benoit, baron), né dana le Rouergue, 1775-1843, servit dans l'armée, puis dans l'administration; fut préfet sous l'Empire, se dévoua aux Bourbons, eut plusieurs préfectures importantes, et, comme ministre des travaux publics, signa les ordonnances de 1830; il fut condamné'à la mort civile par la Cour des pairs.
Capelle-en-Thi.éj-aclie (LaJ, ch.-l. de canton, a 16 kil. N. de Vervins (Aisne), jadis plus forte: 2,402 hab.
Capelle-Marival (La), Ch.-l. de canton ,
arr. de Figeac (Lot); 4,527 hab.
Capellen (GoDARD-GÉRARD-AlEXANDRE-Phï-
lippe, baron Van), 1778-1848, homme d'Etat hollandais, fut ministre de l'intérieur sous Louis- Napoléon, ministre des colonies et gouverneur général des Indes sous Guillaume I«.
Capeiio (Bianxa), femme célèbre par ses aventures, née vers lo42, d'une illustre famille de Venise, épousa un commis florentin, devint la maîtresse, puis la femme du grand-duc, François II de Médicis, 1579. Tous deux furent probablement empoisonnés en 1587.
Capeiuche , bourreau de Paris , l'un des chefs des Cabochiens, 1418, fut décapité par l'ordre du duc de Bourgogne, 1419.
Capendu, ch.-l. de canton, arr. de Carcassonne (Aude); 1,303 hab.
Capène, auj. Civitella, v. anc. d'Etrurie, entre le pays des Véiens et le Tibre.
Capestang, ch.-l. de canton, arr. et à 13 kil. O. de Béziers (Hérault), près de l'étang de ce nom-, 3,739 hab.
Capesterre (La) OU H.e Marigot, gros
bourg, ch.-l. de canton au S.-E. de la Guadeloupe; 5,000 hab.
Capétiens, 3e race des rois de France, remontant à Robert Le Fort, comte d'Anjou, duc de France, sous Charles le Chauve. Ses descendants montèrent définitivement sur le trône, avec Hugues Capet, 987. La branche directe des Capétiens a donné 14 rois, de 987 à 1328 ; viennent ensuite la branche des Valois, de 1328 à 1589, et la branche des Bourbons, de 1589 à 1848.
Capharée, auj. Cabo dell' Oro, cap au S.-E. de l'Eubée.
Caphamaiim, v. de l'anc. Galilée, au N.-O. du lac de Génésareth; peut-être Tell-Houm.
Caphyes, v. au N. de l'anc. Arcadie; bataille de 221 av. J.-C.
Capilupi (Camillo), écrivain italien de Mantoue, au xvie s., a composé à Rome l'apologie de la Saint-Barthélémy, lo Stratagema di Carolo IX contra gli Ugonotti, 1572.
Capistrano (Saint Jean de), prédicateur napolitain, né à Capistrano (Abruzzes), 1385-1456, de l'ordre de Saint-François-du-Mont, combattit les Fraticelli d'Italie, les Hussites de Bohême et de Hongrie. Il est surtout célèbre par la croisade qu il prêcha et dirigea pour repousser Mahomet II de Belgrade. Canonisé en 1724, il eet fêté le 23 octobre.
Capitan-Pacha, grand amiral de l'empire ottoman.
Capitanate, auj. prov. de Foggîa (Italie), comprend de vastes plaines, comme la Tavolière de la Pouille, au S. ; des côtes basses, bordées de salines. Elle a 7,648 kil. carrés et 322,758 hab. La capitale est Foggia.
Capito (ATEius),jurisconsulte romain du temps d'Auguste, rival de Labéon, fonda l'école des Sabiniens et des Cassiniens, qui s'attachaient à la tradition.
Capitolin (Mont),la plus petite des 7 collines de Rome ancienne, s'élevait à l'O. entre le Forum et le Champ-de-Mars. Il comprenait : le temple de Jupiter, Capitolium, commencé par Tarquin Ier} plusieurs fois brûlé et ruiné ; — la forteresse, Arx Capitolium, au S , dominant la roche Tarpéienne , — YIntermont, étroite vallée entre les deux mamelons Reconstruit sur les plans de Michel-Ange, le Capitole est aujourd'hui affecté au musée, a la municipalité, au sénat. Capitolinus (Julics) vivait vers la fin du nie s. ; on lui attribue neuf biographies des empereurs, dans VHistoire Auguste.
Capituiaires, nom des ordonnances promulguées par les rois francs des deux premières races, parce qu'elles étaient divisées en petits chapitres, Capitula. Le recueil comprend les 4 livres réunis, en 827, par Anségise, abbé de Fontenelle;3 autres livres ont été réunis par
CAP
CAR
Benoît, diacre de Mayence, au milieu du ixe s. Capiz, port de l'île de Panav (Philippines) ; 11,000 hab.
Capmany (don ANTONIO DE MONTPALAO Y),
17-4^-1813, secrétaire de l'Académie d'histoire espagnole, a écrit : Memorias historicas sobre la Alarma, Comercio y Artes de la antigua ciudad de Barcelona; Teatrv hisiorico-critico de la Elocuencia castellana, etc.
Capo.distria {JEgida, puis Justinopolis), port sur une petite île du golfe de Trieste (Istrie); 6,500 hab.
Capo-d'Istria OU Capodistrias (JEAN, COmte
de), né à Corfou, 1776-1831, s'attacha de bonne heure au service de la Russie, remplit de nombreuses et importantes missions, contribua à l'organisation des îles Ioniennes, mais se dévoua surtout à la régénération de la Grèce. Il avait fondé la société des Philomuses, en 1815, et favorisé la création d'écoles helléniques ; il défendit les Grecs au congrès de Laybach et redoubla d'efforts. Aussi fut-il élu président en 1827; il rendit alors les plus grands services à la cause hellénique, mais rencontra l'opposition des anciens primats et des jeunes Grecs, qui réclamaient des institutions plus libérales; il eut aussi à lutter contre le mauvais vouloir des
Suissances occidentales. Enfin il fut assassiné à auplie, le 9 octobre 1831, par les deux Mavromikhalis.
Capoue, v. de la Terre-de-Labour (Italie), sur la gauche du VoJturno, à 25 kil. N. de Naples. Archevêché ; place forte, près des ruines de l'anc. Capua, sur l'emplacement de Casilinum;
Cappadoce, contrée de l'anc. Asie Mineure, dans la partie orientale du haut plateau de la presqu'île; l'Euphrate la séparait de l'Arménie Soumise aux Perses, à Alexandre, elle forma un roy. indépendant, dont les rois portèrent le nom d'Anarathe jusqu'en 17 ap. J.-G. Réduite en prov. romaine, elle forma, au i\'e s.. 3 prov. du diocèse du Pont . Cappadoce Ie", au centre, métropole Ccesarea ad Argceum; Cappadoce 1«, métropole Tyane; Arménie lre, métropole Mélitène. Possédée par les Turks Seldjoucides, vers 1070, elle tomba au pouvoir des Turks Ottomans, vers 1300.
Cappel, bourg à 16 kil. S.-O. de Zurich (Suisse). Combat en 1531;
Capraja (Capraria ou JEgilium),\\Q à 30 kil. N.-E. de la Corse, volcanique, nourrissant beaucoup de chèvres. Le ch.-l. est Capraja. Elle dépend de la prov. de Gênes.
Caprara (Jean-Baptiste), né à Bologne, 1733- 1810, cardinal en 1792, légat en France, 1801, montra beaucoup de conciliation dans les négociations du Concordat.
Caprera, île séparée par un petit détroit de la côte N.-E. de la Sardaigne ; 2,700 hab.
Capri (Capreœ), île à l'entrée du golfe de Naples, longue de 6 kil., large de 4, environnée de rochers. Le climat est doux; elle est célèbre par le séjour de Tibère. Elle a 4,000 hab. et les deux petits bourgs de Capri, port, et d' 'Anacapri, sur la hauteur.
Capsa (auj. Gafsa), v. de l'anc. Byzacène (Afrique), prise par Marius. — La ville moderne, a 250 kil. S.-O. de Tunis, fabrique des burnous blancs et fait un commerce actif ; 5,000 hab.
Capsir, vallée des Pyrénées-Orientales, traversée par l'Aude supérieure, le pays de Capsir fit partie du comté de Cerdagne
Captieux, ch.-l. de canton, arr. de Bazas (Gironde); 1,474 hab.
Capua, auj. Capoue, grande ville de l'anc. Campanie, au pied du mont Tifata, s'appela d'abord Vulturnum . Elle se donna aux Romains, en 343 av. J.-C. ; elle a été détruite par les Lombards.
Capucins, religieux mendiants, se rattachant à l'ordre de Saint-François; la congrégation fut fondée, en 1525, par Matteo Baschi, frère mineur; ils furent ainsi nommés de leur capuchon ou capuce, longue et pointue; ils faisaient vœu de la plus étroite pauvreté.
Capucines, appelées d'abord Filles de la Passion, passèrent en 1538 sous la direction des Capucins, dont elles eurent presque le costume.
Carabane, comptoir français, port militaire, vers l'embouc. de la Casamance, sur la côte de Sénégambie,
Carabobo, prov. du Venezuela, dont le ch.-l. est Valencia, doit son nom au village de Carabobo, à 15 kil. S.-O., illustré par deux victoires de Bolivar, 1814 et 4821.
Caracalla (ANTONIUS BASSIANUS), fils de Sep-
trme-Sévère, né à Lyon, 188, partagea l'empire avec son frère Géta, 211; le fit assassiner, et se rendit tristement célèbre par ses cruautés qu'il promena dans les provinces. Il fut tué près d'Edesse, 217.
Caracas, capitale du Venezuela, à 18 kil. de la mer, près du rio Guayra, dans une position très saine. Archevêché, université: grand commerce surtout par le port de La Guayra ;
Caraccioli (Jean), favori de Jeanne II de Naples, gouverna le royaume pendant 16 ans, puis fut tué à coups d'épée et de hache, 1432.
Caraccioli (Jean), prince de Melfi, 1480-1550, s'attacha aux Français et devint maréchal en 1544.
Caraccioli (Jean-Antoine), son fils, mort en 1569, fut évêque de Troyes et changea plusieurs fois de religion
Caraccioli (François), amiral napolitain, reconnut la république Parthénopéenne, et, en 1799, malgré une capitulation, fut condamné à être pendu par les royalistes
Caraccioli (Louis-Antoine), né à Paris, 1721- 1803, oratorien, a écrit beaucoup de livres oubliés, et a mystifié l'Europe, en publiant un ouvrage de son invention, sous le titre de Lettres intéressantes du pape Clément XIV.
Caracoroum, v. d'Asie, dans la Mongolie, résidence des successeurs de Gengis-khan. Elle a disparu et on ne connaît pas au juste sa position.
Caractacus, roi breton des Silures, lutta courageusement contre les Romains, fut livré à Ostorius et conduit à Rome. Il mourut en Italie, 54.
Caraffa, nom d'une nombreuse et célèbre famille de Naples, alliée aux Sismondi de Pise et aux Caraccioli. Paul IV était de cette famille.
Caraglio (Jean-Jacqoes), né à Vérone ou à Parme, mort en 1571, élève de Marc-Antoine- Raimondi, fut un excellent graveur sur pierres fines. „ . .
Caraïbes, peuple indigène de 1 Amérique, qui habitait les petites Antilles et la côte N.-E. de l'Amérique méridionale. Ils étaient braves et anthropophages. Il y en a encore sur la côte du Venezuela.
Caraïbes (mer des). V. Antilles.
Caraïtes, secte juive, qui s'attache exclusivement aux livres de la Bible.
Caraman, ch.-L de canton, arr. et à 18 kil N. de Villefranche (Haute-Garonne) , 1,993 hab.
Caraman (PlERRE-PAUL Riquet de Bonre.
pos comte de), 2e fils du fameux Riquet, 1646- 1730' lieutenant général en 1702, sauva l'armée près de Louvain, 1705.
Caraman (VlCTOR-LoUIS-CHARLES de Riquet, comte, puis duc de), de la même famille, 1762-1839, émigra, rentra en France sous le Consulat, fut emprisonné ; fut ambassadeur sous la Restauration, pair de France, et montra encore son courage à la première expédition de Constantine.
CAR
CAR
fnrambis, auj. Kérempeh , cap au N. de l'Asie Mineure.
Caraque (La), îlot à 9 kil. S.-E. de Cadix (Espagne) ; arsenaux de la marine ; 5.000 hab.
Carascosa (Michel, baron de), né en Sicile, se déclara pour le parti français à Naples, devint général de division sous Murât , et était ministre de la guerre, en 1820 ; il se laissa entraîner par l'insurrection, mais ne sut pas combattre les Autrichiens et fut forcé de fuir.
Carausius (MARCCS AURELICS VALERIDS), né
chez les Ménapiens, commandant de la flotte romaine, prit le titre d'Auguste en Bretagne, fut même reconnu par Dioclétien, 287, mais fut assassiné par son lieutenant Allectus, 293
Caravaca, v. à 70 kil. N.-O. de Murcie (Espagne). Comm. de grains, industrie active-, 20,010 hab.
Caravage (POLIDORO Caldara, dit le), né à
Caravaggio, 4495-1543, grand peintre, élève de Raphaël, fut assassiné par son domestique.
Caravage (MlCHEL-Ars'GE Amerighi OU Mo-
rigi), né à Caravaggio, 4569-4609, devint peintre, sans autre guide que la nature. Ses tableaux eutent beaucoup de succès ; mais on lui reprocha son ignorance des règles et des convenances , son caractère insociable lui fit beaucoup d'ennemis. [(Italie) ; 7,000 hab.]
Caravaggio, bourg à 22 kil. S de BergameJ
Caraveiias, v. de la prov. de Bahia (Brésil), près de la mer. Commerce actif; 5,000 hab.
Carbet (i>e),bourg de la Martinique, à 12 kil. S. de Saint-Pierre, près du Piton du Carbet, volcan éteint de 4,600 met.
Carbo (Caics Papirids), né vers 464 av. J -C. ami de Tiberius Gracchus, tribun, consul, changea de parti et soutint Opimius, meurtrier de Caius Gracchus. Il s'empoisonna, 449.
Carbo (Cneics Papirius), tribun en 90, soutint l'aristocratie et fut tué par les partisans de Marins, 82.
Carbo (Cneius Papirids), son cousin, consul avec Cinna, 85. avec le jeune Marius, 82, fut pris et mis à mort par Pompée en Afrique
Carbon de l'E., cap de l'Algérie, fermant à l'O. le golfe de Bougie, au commencement de la grande Rabylie. — Carbon de ro., cap de l'Algérie, terminant à l'O le golfe d'Arzeu.
Carbon-Blanc, ch.-l de cant., arr. de Bordeaux (Gironde) ; 791 hab.
Carbonari OU Charbonniers. On appela
d'abord ainsi des conspirateurs guelfes de l'Italie mérid., qui se réunissaient secrètement dans les cabanes des charbonniers. Au xixe s., ils eurent jpour but l'expulsion des étrangers, des Français d'abord, puis des Autrichiens. — En France, depuis 4848, les ennemis de la Bestauration adoptèrent l'organisation des Carbonari italiens et dirigèrent les conspirations de 4819 à 4822; l'association se désorganisa vers 1823.
Carbonaria Silva, anc. forêt de la Gaule, entre l'Escaut et la Meuse.
Carbone (Jean-Bernard), portraitiste célèbre de Gènes, 1644-4683.
Carbonne, ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil S.-O. de Muret (Haute-Garonne), sur la gauche de la Garonne ; 2.525 hab.
Carcagente, v de la prov. et à 40 kil. S.-O. de Valence (Espagne), près du Jucar ; 8,000 hab.
Carcans, étang considérable à 37 kil. O, de Lesparre (Gironde).
Carcassonnc, ch.-l. du dép. de l'Aude, sur l'Aude et le canal du Midi, à 784 kil. S. de Paris. Evêché; vieilles murailles, citadelle du moyen âge. Draps, toiles, savons, tanneries; commerce de grains, fruits, vins, eaux-de-vie; 27,514 hab.
Carcès, bourg du cant. de Cotignac, arr. de Brigno'.es (Var); 2,075 hab.
Carcbedon, nom grec de Carthage.
Cardan (Jérôme), né à Pavie, 4501-1576, mé-
decin, mathématicien, philosophe, eut un esprit très bizarre et une vie très agitée, comme le montre son livre étrangère Vita propria ; parfois il est fou, parfois il a ""des éclairs de génie. Ses livres, de Subtilitate, de Rerum varietate, sont des espèces d'encyclopédies confuses. Il a fait faire des progrès aux sciences mathématiques ; il s'est occupé de chimie, d'astrologie ; on a imprimé 222 de ses traités. [Havane ; 5,000 hab.]
Cardenas, port au N. de Cuba, à l'E de laj
Cardie, v. de l'anc. Chersonèse de Thrace, près du golfe Mélanès, colonie de Milet, puis d'Athènes.
Cardiff, ch.-l. du comté de Glamorgan (Pavsde Galles), port sur le Taf ; commerce de houille et de fer; 40,000 hab.
Cardigan (Baie de), formée par le canal Saint-George, a l'O. du pavs de Galles, large de 70 kil. * 6
Cardigan, comté du pays de Galles, au S.-O., montueux, peu fertile, avec des gisements d'ardoises. — Le ch.-l. est Cardigan, port à l'embouchure du Teify ; 3,000 hab.
Cardinaux, grands dignitaires de l'Eglise romaine, formant le Sacré-Collège ou conseil du Pape. En 1059, Nicolas II confia l'élection du souverain pontife aux cardinaux, c.-a-d. aux titulaires des évêchés dépendant de Borne, comme métropole; le clergé inférieur et le peuple donnaient leur approbation. Alexandre III supprima cette formalité. Sixte-Quint régla leur nombre à 70, en 4586 : 6 cardinaux.-évêques, 45 cardinaux-prêtres et 49 cardinaux-diacres.
Cardona, v. a 80 kil. N.-O. de Barcelone (Espagne), sur le Cardoner, affl. de dr. du Llobrégat. Mines de sel gemme ; 3,000 hab.
Cardone(BAiMOND de),vice-roi de Naples, 4509, fut vaincu à la bataille de Bavenne, 4542, mais contribua à l'expulsion des Français hors de l'Italie. 1513. Il mourut en 4525.
Cardonne (Denis-Dominique), né à Paris, 4720-4783, professeur des langues turque et persane au Collège de France, a publié : Hist de l'Afrique et de l'Espagne sous la domination des Arabes, etc.
Cardoso (George), hagiographe portugais, a publié un livre curieux, Agiologio Lusitano dos Santos, 3 vol. in-fol., 4651-67
Carducci OU Carducho (BARTOLOMMEO),
peintre, sculpteur et architecte de Florence, 4560-4610, travailla pour Philippe II en Espagne.
Carducci OU Carducbo (VlNCENZO), peintre
de Florence, 1568-1638. travailla en Espagne pour Philippe III et Philippe IV
Carduques OU Gordjens, peuples de l'anc,
Assyrie, à l'E du Tigre; auj. les Kourdes.
Carel de Sainte-Garde (JACQUES), littérateur de Bouen, mort en 1684. auteur d'un poème, les Sarrazins chassés de France, tourné en ridicule par Boileau.
Carélie, pays au S.-E. de la Finlande (Russie), pays de Viborg, de Kexholm jusqu'au lac Ladoga, enlevé par Pierre le Grand aux Suédois en 4740, cédé par le traité de Nystadt. 1724.
Carême (Marie-Antoine)., né a Paris, 1784- 4833, fut un cuisinier érudit, célèbre en Europe, auteur du Pâtissier pittoresque, du Parallèle de la cuisine ancienne et moderne, du Cuisinier praticien, de Projets d'architecture pour les embellissements de Paris et de Saint-Pétersbourg
Carentan, ch.-l. de canton, arr. et à 27 kil. N.-O. de Saint-Lô (Manche), au confl. de la Douve et de la Taute; 3,040 hab.
Carentoir, bourg du canton de La Gacilly, à 50 kil. N.-E. de Vannes (Morbihan); 3,919 hab.
Carew (Thomas), poète anglais, 4589-1639, chambellan de Charles 1er.
Carey (William), né dans le comté de Northampton, 1761-1834, cordonnier, pasteur des Baptistes, alla au Bengale, 4793, et deviat un
CAR
CAR
orientaliste savant 11 a traduit la Bible dans les principaux dialectes de l'Inde, a publié des grammaires, des dictionnaires, etc.
Carhaix, ch.-l. de canton, arr. et à 50 kil. E. de Chàteaulin (Finistère), sur l'Aven, ville très ancienne, place forte au moyen âge; 2,896 hab.
Cariaco, port du Venezuela, sur le golfe de Cariaco, formé par la mer des Antilles , a 50 kil. N.-E.de Cumana ; 7,000 hab. [d'Hillsborough.]
Cariacon, Ilot des Grenadines, avec le portj
Cariathiarim, v. de l'anc. Palestine, dans la tribu de Juda. [de la tribu de Juda.i
Cariath-Sepher OU Dabir, ville lévitiquej Caribert OU Haribert, fils de Clotaire Ier,
roi de Paris, en 561, mort en 567.
Caribert, V. ARIBERT.
Carie, ancien pays de l'Asie Mineure, au S.-O., sur les côtes de la mer Egée et de la mer Intérieure. Les Doriens fondèrent dans leur pays six colonies. Les Cariens eurent des rois, comme Mausole et Artémise. Ils furent soumis aux Perses, a Alexandre, aux Séleucides, aux Rhodiens, à Rome. La Carie forma au ive s. une prov. du diocèse d'Asie, dont la métropole était Aphrodisias.
Carignan ou ivoy, ch.-l. de canton, arr. et à v20 kil. S.-E. de Sedan (Ardennes), sur la dr. duChiers. A la France depuis 1659; 2,098 hab.
Carignan (Maison de), branche de la maison de Savoie, tire son nom de la ville de Carignan et vient de Thomas-François, prince de Cari. gnan, 5« fils de Charles-Emmanuel Ie«\ Né en 1596, il lutta contre sa belle-sœur, la régente Christine, combattit pour les Espagnols puis pour les Français ; il fut nommé grand-maître de France par Mazarin et mourut en 1656. De lui descendent les rois Charles-Albert et Victor- Emmanuel, [sur la gauche du Pô ; 8,000 hab.]
Carignano, v. à 20 kil. S. de Turin (Italie), J
Cariai, v a 48 kil. N.-O. de Palerme (Sicile), près de l'embouc. du Carini; 7,000 hab.
Carinoia, v. à 24 kil. N.-O. de Capoue (Italie);
Carinthie {Karnthen), prov. de l'Autriche- Hongrie, occupant le haut bassin de la Drave, traversée par les monts de Styrie et de Croatie. Le sol est peu fertile; mais' il y a de riches mines de fer, de plomb, de zinc,*de cuivre; on nourrit d'excellents chevaux. La superf. est de 40,327 kil. carrés ; la popul., de 348,000 habitants, en grande partie d'origine slave, mais parlant l'allemand. Les v. princ. sont : Klagenfurt, Villach, Bleiberg, Spital, Saint-Veit. La Carinthie appartient à l'Autriche depuis 4335.
Carinus (Marcus Acrelids), fils aîné de Carus, lui succéda avec son frère Numérien, 283, fut débauché, battit Dioclétien à Margus, mais fut assassiné par ses soldats.
Carisbrooke, bourg de l'île de Wight ; château célèbre ; 6,000 hab.
Carissimi (Jean-Jacques), né à Venise ou à Padoue en 1582, a composé avec talent : motets, messes, oratorios, cantates, etc.
Cariteua {Gortys), v. de l'Arcadie (Grèce), à 22 kil. O. de Tripolitza.
Cariât, bourg à 42 kil. S.-E. d'Aurillac (Cantal), près d'un affl. de la Trueyre, anc. ch.- 1. du comté de Carladez, réuni a la couronne en 4531. Jadis château très fort.
Carieton (Sir Dudley), vicomte de Dorchester, 1573-1632, ambassadeur d'Angleterre, ministre des affaires étrangères, a laissé une correspondance diplomatique : Lettres, Mémoires et Négociations du chevalier Carieton.
Cariier (Jean-Guillaume), né à Liège, 4638 ou 4640-1675, peintre d'histoire.
Carli-Riabbi (JeAN-ReNAUD, COmte de), né à
Capo-d'Istria, 472U-1795, humaniste, archéologue célèbre, fut président du conseil des finances a Milan, 4771. Il a écrit beaucoup d'ouvrages sur
l'antiquité, l'économie politique, la morale; il a fait de belles découvertes archéologiques en Istrie, surtout celle de l'amphithéâtre de Pola.
Carlin (CHARLES-ANTOINE Dertinazzi, dit),
artiste dramatique, né a Turin, 1713-4783, soldai, professeur de danse et d'escrime, comédien, entra a la Comédie-Italienne de Paris, en 4744, et devint l'acteur à la mode, par la gùieté de ses lazzi, dans les rôles d'arlequin, et parla fécondité de ses improvisations. Il a donné, en 4763, une pièce en 5 actes, les Nouvelles métamorphoses d'Arlequin.
Cariingford, port du comté de Louth (Irlande), sur la baie de Carlingford ; 4,000 hab.
Cariisie, (Luguvallum), ch.-l. du Cumberland (Angleterre), à 500 kil. N.-O. de Londres, au confl. de la Caldew et de l'Eden. Evèché, cathédrale. Toiles, indiennes, savons; 31,000 hab.
Cariisie, v. de Pennsvlvanie (Etats-Unis), à 24 kil. S.-O. d'Harrisbourg; 5,000 hab.
Carlistes, nom donné en France, après 4830, aux partisans de Charles X; en Espagne à ceux de don Carlos, après la mort de son frère Ferdinand, 4833, et à ceux de son petit-fils, 4873-
Carioman, fils aîné de Charles Martel, gouverna l'Austrasie, 741, se retira au couvent du mont Cassin, 747, et mourut à Vienne en Dauphiné, où son frère Pépin l'avait fait enfermer, 755,
Carioman, frère puîné de Charlemagne, roi d'Austrasie, 768, se brouilla avec son frère, et mourut en 771. Sa veuve et ses enfants se réfugièrent auprès du roi des Lombards, Didier.
Carioman, fils de Louis le Bègue, régna avec son frère Louis III, 879, seul, 882, et fut tué à la chasse, 884.
Carioman, 4« fils de Charles le Chauve, fut en lutte contre son père, se fit prêtre, fut soutenu par le pape Adrien, fut condamné par les évêques à perdre la vue et mourut dans l'abbaye d'Esternach.
Carioman, fils de Louis le Germanique, roi de Bavière, 876, roi d'Italie, mort en 880, eut un fils naturel, Arnoul, qui fut roi de Germanie.
Cariopago, v. de la Croatie (Autriche), bon port sur l'Adriatique.
Carlos (San-), v. du Venezuela, à 210 kil. S.-O. de Caracas, sur l'Aguare ; 6,000 hab.
Carlos (Sait.), capit. de la prov. de Chiloë (Chili), excellent port ; 7,000 hab.
Carlos (San-), v. dans l'île de Léon, près de Cadix. — V. forte de Minorque.
Carlos (Don), prince de Viane. infant de Navarre, né en 4420, fils de Blanche, reine de Navarre, et de Jean d Aragon, fut dépouillé par son père, forcé de le combattre, plusieurs fois retenu prisonnier. Il mourut a Barcelone, 4464, probablement empoisonné par sa belle-mère, Juana Enriquez,
Carlos (Don) d'Autriche, fils de Philippe II et de Marie de Portugal, né à Valladolid, 1545- 1568, faible dé corps, d'un caractère violent, délestait son père, ses ministres, voulut fuir, annonça qu'il commettrait un meurtre et fut arrêté, le 48 janvier 4568. Philippe II le fit condamner à mort par le conseil d'Etat, présidé par le grand inquisiteur ; suivant les uns, on l'empoisonna, suivant d'autres, i) mourut de consomption.
Carlos (Charles-Marie-Isidor de Bourbon, ou Don), fils cadet de Charles IV d'Espagne, frère de Ferdinand VII, 4788-4855, fut de bonne heure le chef ou l'instrument du parti clérical, dit des apostoliques. Il protesta contre l'abolition de la loi salique, fut exilé en Portugal; et, en 4833, fut reconnu roi sous le nom de Charles V par les carlistes La guerre civile ensanglanta l'Espagne, surtout les provinces du Nord jusqu'en 4839. A Bourges, en 4844, il abdiqua en
CAR
CAR
faveur de son fils aîné, don Carlos, comte de Montémolin. Il est mort à Trieste.
Carlostadt (ANDRÉ Bodenstein, dit), né à
Carlstadt en Franconie, mort en 1541, l'un des
F rentiers disciples de Luther, le dépassa et fut un des principaux chefs des Sacramentaires.
Cariota (i^a), v. à 25 kil. S.-O. de Cordoue (Espagne) ; colonie allemande de la Sierra Morena.
Cariotta de Bourbon (Luisa), fille de François I«, roi des Deux-Siciles, et de Marie-Isabelle d'Espagne, 4804-1844, épousa don François de Paule, frère de Ferdinand VII, 1819; énergique et ambitieuse, elle joua un grand rôle dans toutes les intrigues espagnoles, avec sa bellesœur la reine Christine. Son fils aîné, François d'Assise, duc de Cadix, a épousé sa cousine Isabelle II, en 1846.
Cariovingiens, famille illustre qui descendait de Pépin de Landen, maire d'Austrasie sous Dagobert et d'Arnulf, évêque de Metz. Pépin d'Héristal. 1-eur petit-fils, fut le maître de l'empire franc, depuis 687; son fils Charles Martel se couvrit de gloire; Pépin le Bref fut le premier roi carlovingien, 752, et prépara la
Êrandeur de Charlemagne. Après la mort de ouis le Débonnaire, au traité de Verdun, 843, l'Empire fut démembré et il y eut trois branches de la maison carlovingienne : les Carlovingiens de France régnèrent avec faiblesse jusqu'à la mort de Louis V, en 987, et à l'avènement des Capétiens ; — les Carlovingiens d'Allemagne durèrent de Louis le Germanique à Louis l'Enfant, mort en 911 ; — les Carlovingiens d'Italie, de Lothaire jusqu'à Bérenger II et Adalbert, 961.
Carlow, ch.-l. du comté de Carlow, dans le Leinster (Irlande), montueux, fertile en grains; à 70 kil. S.-O. de Dublin; 11,000 hab.
Cariowitz, v. des Confins militaires (Autriche), sur la rive dr. du Danube. Archevêché, vins. Traité du 26 janv. 1699; 6,000 hab.
Cariowitz (Aloyse-Christine, baronne de), femme de lettres, née à Fiume (Illyrie), 1797- 4863, a écrit en français des romans : l'Absolution, Caroline ou le Confesseur, le Pair de France, Shubry chef de brigands, etc. ; et des traductions de la Messiade, de plusieurs ouvrages de Gœthe, de YHist. de la poésie des Hébreux par Her-
Carisbad, v. à 120 kil. O. de Prague (Bohème), près de l'Eger. Eaux thermales; congrès de 1819; 3,500 hab.
Carisbonrg {Weissembourg, en allemand), v. forte de Transylvanie, sur la rive dr. du Maros. Evêché catholique; 11,000 hab.
Cariscrona, v. de Suède, à 420 kil. S.-O. de Stockholm, dans l'île de Trottsœ, ch.-l. de la prov. de Blékinge, premier port militaire du royaume; 16,000 nab.
Carishafen, v. à 35 kil. N. de Cassel, sur le Weser, dans la prov. de Hesse-Nassau (Prusse).
Carisruhe, capit. du grand-duché de Bade, à 7 kil. de la rive dr. du Bhin, régulièrement bâtie. Bijouterie, voitures, meubles ; 50,000 hab.
Carista'd, ch.-l. de la prov. de "Warmland (Suède), à l'O. de Stockholm, à l'embouch. de la Clara dans le lac Wenern. Forges.
Carlstadt, v. des Confins militaires (Autriche), place forte à 50 kil. S.-O. d'Agram; 6,000 hab.
Carlux, ch.-l. de canton, arr. de Sarlat (Dordogne); 1,247 hab.
Carma^noia, v. à 26 kil. S.-E. de Turin (Italie), à A kil. au S. du Pô; 12,000 hab.
Carmagnola (FRANÇOIS Bussone, dit), né à
Carmagnola, 1390-1432, fils d'un paysan, gardeur de troupeaux, condottiere célèbre, épousa une fille de Philippe-Marie Visconti, duc de Milan, passa au service de Venise, remporta de grands succès, mais excita les soupçons du gouverne-
ment vénitien, et fut décapité sur la place de Saint-Marc.
Carmanie (auj. Kerman et Laristan), anc. pays de l'Asie cenirale, entre la Perse, la Drangiane et le golfe Persique ; on y voyait les villes de Carmana (Kerman) et Harmozia.
Carmarthen, ch.-l. du Comté de Carmar.
then (Pays de Galles), sur la rive dr. du Towv à 280 kil. N.-O. de Londres; 11,000 hab.
Carmaux, bourg du canton de Monestiés, à 16 kil. N. d'Albi (Tarn). Houillères importantes- 6,910 hab.
Carmei (Mont). Il se rattache au massif du Liban, borne au S. la plaine d'Esdrelon et se termine par un cap qui domine la Méditerranée.
Carmélites, religieuses soumises à la règle des Carmes, établies à Vannes, 1452, réformées à Avila par sainte Thérèse, 1562.
Carmen, port de l'Etat de Campêche (Mexique), dans une île qui est à l'entrée de la lagune Terminos.
Carmeuta, prophétesse d'Arcadie , eut de Mercure un fils, Evandre, qu'elle suivit en Italie, où elle fut honorée par les vieux Bomains.
Carmes, ordre religieux qui tirait son nom du mont Carmel, formé en Orient vers 1105; ils s'établirent en Occident au xme s. ; ceux qui adoptèrent au xvie s. la réforme de Jean de la Croix s'appelèrent les Carmes déchaussés, parce qu'ils marchaient pieds-nus.
Carmona, v. à 30 kil. E. de Séville (Espagne). Antiquités romaines ; draps, huiles ; 20,000 hab.
Carmontellc (LOUIS Carrogis, dit), né à
Paris, 1717-1806, obtint de grands succès par ses Proverbes, petites pièces de salon, esquisses légères et spirituelles. Son Théâtre de Campagne est moins estimé.
Carmouche (PlERRE - FRANÇOIS - ADOLPHE ) ,
auteur dramatique, né à Lyon, 1797-1868, a composé, soit seul, soit en collaboration, beaucoup de pièces et de vaudevilles. Il a dirigé plusieurs théâtres à Paris, à Versailles, à Strasbourg, à Londres.
Carnac, bourg du canton de Quiberon, à 42 kil. S.-E. de Lorient (Morbihan), à 10 kil. S.-O. d'Auray, célèbre par ses alignements de menhirs, sur une longueur de 10 kil. ; 2,873 hab.
Carnarvon, C&.-l. du COUllé de Carnarvon
(Pays de Galles), port sur le détroit de Menai'. Bains de mer, commerce actif; 9,500 hab.
Carnavalet OU plutôt Kernovenoy (FRAN- ÇOIS de), financier et magistrat, né en Bretagne, 1520-1571, premier écuyer de Henri II, gouverneur du duc d'Anjou, a commencé le célèbre hôtel Carnavalet, de la rue Culture-Sainte-Catherine, terminé seulement en 1634.
Carnéade, philosophe grec de Cyrène, 213- 126 av. J.-C, chef de la nouvelle Académie, lutta contre toutes les écoles et surtout contre les stoïciens. Il enseigna à Athènes, eut une immense réputation ; et, envoyé à Borne pour demander la réduction d'un tribut, ouvrit une école d'éloquence, où il faisait avec le même succès l'éloge et la critique de la vertu. Caton fit renvoyer ce dangereux sophiste, 162.
Carnes, Carni, anc. peuple de la Vénétie, au N.-E. des Vénètes jusqu'aux Alpes Carniques ; soumis en 118 av. J.-C; v. princ. : Aquilée, Tergeste, Julium Carnicum, Forum Julii, etc.
Carnières, ch.-l. de canton, arr. et à 8 kil. de Cambrai (Nord). Sucre de betteraves; 4,813 hab.
Carnioie (en allem. Krain), prov. de l'Autriche, au S.-E. de la Carinthie, renferme la haute vallée de la Save. Elle est traversée par les Alpes Carniques et Juliennes. Il y a de nombreuses mines, de mercure surtout; les pâturages et les bois sont nombreux. La superficie est de 40,032 kil. carrés; la population, de 481,000 habitants , en grande partie d'origine slave et catholiques. La Carnioie, habitée jadis
CAR
CAR
par les Carnes, appartient à 1 Autriche depuis 4364; les v. prine. sont : Laibach, kiria, Krainbourg, Neustadt. Gurkfeld, etc.
Carnoët, bourg de l'an*, de Guingamp (Côtesdu-Nordj; 2,102 hab.
Caxnot (Lazàre-Nicolas-Margcerite, comte), né à Nolay (Cote-d'Or), 1753-4823, officier du génie, auteur couronné d'un Eloge de Yauban et d'un remarquable Essai sur les machines, adopta avec ardeur les principes de la Révolution. Membre de l'Assemblée législative et de la Convention, étranger aux luttes des partis, il entra au Comité de salut public, août 4793, et ne songea qu'a la défense du pavs. Il organisa véritablement la victoire de 4/93 à 4795. Membre du Conseil des Anciens, directeur, il contribua aux succès de nos armées, mais fut l'une des victimes du coup d'Etat du 48 fructidor et forcé de fuir. Nommé tribun, 1802, il s'opposa au Consulat à vie, à l'Empire, puis rentra dans la vie privée. Il écrivit : Réflexions sur la métaphysique au calcul infinitésimal, Traité de la défense des places fortes. En 4813, il offrit noblement ses services à Napoléon, qui le nomma général de division ; il s'illustra dans la défense d'Anvers. En 48U, son Mémoire au Roi eut un immense retentissement. Ministre de l'intérieur, comte de l'Empire, pendant les Cent-Jours, membre du gouvernement provisoire, il ne put empêcher le mal, fut proscrit, et alla terminer ses jours à Magdebourg.
Carnot (Joseph-François-Claude), son frère aîné, 4752-4835, juge au tribunal de Cassation, 4801, a publié des Commentaires estimés et des Traités de droit.
Camuutum, capit. de l'anc. Pannonie supérieure, sur le Danube, entre Vienne et Presbourg, auj. en ruines.
Carnutes, anc. peuple gaulois, au S.-O. des Parisii; leurs Druides étaient célèbres. Ils firent partie de la Lyonnaise IV*; auj. Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, partie du Loiret et de Seine-et- Oise. Les v. princ. étaient Autricum (Chartres), Durocasses (Dreux), Genabum (Orléans ou Gien).
Caro (Annibal), né à Città-Nuova, près d'Ancône, 4507-4566, est surtout connu par une traduction de l'Enéide, en vers blancs, dans le plus pur idiome toscan.
Caroecio OU Carroccio, nom du char qui
portait dans les batailles l'étendard des cités lombardes au moyen âge.
Carolina (La), v. à 50 kil. N. de Jaën (Espagne) ; colonie allemande de la Sierra Morena.
Caroline du Nord, l'un des Etats-Unis, sur l'Atlantique, au S. de la Virginie, est une terre basse et marécageuse à l'E. (Alligator-Swamp), boisée à l'O. vers les Apalaches; arrosée par le Cape-Fear, le Pamlico, le Roanoke, peu navigables. Elle produit beaucoup de coton, de tabac, du maïs, du riz, de l'indigo ; on élève des moutons et des porcs ; on exporte des bois et des résines. La superficie est de 435,322 kil. carrés; la population, de 4,399,750 hab. Les v. pr. sont : Ralei'gh, Wilmington, Beaufort, Plymouth, etc.
Caroline du Sud. l'un des Etats-Unis, au S. de la Caroline du N., le long de l'Atlantique, est basse, marécageuse à l'E. (Dismal-Swamp), avec des vallées fertiles au centre, arrosées par le Black-River, la Santee, la Savannah, la Pedee ; boisée à l'O. Elle produit coton, tabac, riz, grains, exporte des bois de construction et des résines. La superficie est de 79,473 kil. carrés; la popul^ de 995,577 hab. Les v. pr. sont : Columbia , Charleston, Beaufort, Georgetown, etc.
Carolines, îles de la Polynésie, au S. des Mariannes, a l'E. des jles Pelew. Elles sont au nombre de plus de 500, petites, fertiles, d'un climat doux. Les habitants sont d'habiles navigateurs; ils sont 25,000 environ, hommes au teint cuivré, mêlés à des nègres. La résidence
du principal ehef est Lamourrek. Elles ont été découvertes au milieu du xvi* s.
Caroline de Brunswick (AmÉLIE-EliSA-
beth), femme de George IV, 1768-4824, fille du duc de Brunswick et d'une sœur de George III, épousa en 4795, le prince de Galles, qui se sépara d'elle après la naissance de sa fille. Elle vécut d'abord au château de Blackheath, puis alla s'établir en Italie, où des accusations scandaleuses se produisirent contre elle. A son avènement, George IV lui fit vainement offrir une pension de 50,000 liv. sterl., si elle renonçait à son tirre de reine ; elle revint en Angleterre, fut accusée d'adultère; le procès eut un retentissement immense; l'opinion se déclara pour elle. Le jour du couronnement elle fut repoussée de Westminster et mourut peu après.
Caroline (Marie), fille de Marie-Thérèse, 4752- 4844, épouse de Ferdinand IV de Naples, 4768, fit donner le pouvoir au favori Acton, persécuta les libéraux, se déclara toujours contre la France et entraîna le roi dans la coalition de 4805; ils furent forcés de se réfugier en Sicile, sous le protectorat de l'Angleterre.
Caroiine-Mathiide, reine de Danemark, 4751-4775, épouse de Christian VII, donna sa confiance à Struensée et fut enveloppée dans la -ruine du ministre.
Caromb, bourg du canton et de l'air, de Carpentras (Vaucluse); 2,419 hab.
Caron (Augustin-Joseph) , 4774-4822, lieutenant-colonel sous Napoléon I", impliqué dans la conspiration d'août 4820, acquitté, voulut délivrer les prévenus du complot de Béfort, fut indignement trahi, arrêté et fusillé à Strasbourg.
Carondeiet, famille de Bourgogne ou de Flandre, qui a donné plusieurs hommes distingués, du xve au xvne s.
Caroni, affl. de dr. de l'Orénoque, est trèsrapide et a 650 kil. de cours.
Carora, v. du Venezuela, à l'E. du lac de Maracaïbo ; 6,000 hab.
Caroseiii (Angiolo), né à Rome, 4585-4653, eut un talent extraordinaire pour contrefaire les différents peintres.
Carouge, v. du canton et à 2 kil. S. de Genève (Suisse), sur l'Arve; horlogerie; 5,000 hab.
Carpaccio (Vittore), peintre vénitien, 4450- 4522, que plusieurs égalent aux Bellini.
Carpathos, auj. "Scarpanto, l'une des Sporades, au S.-O. de Rhodes, donnait son nom à la mer voisine, Carpathium mare.
Carpentarie, grand golfe au N. de l'Australie, large de 440 kil., du cap Arnheim à l'O., au cap York à l'E., et profond de 520 kil,
Carpentier (Pierre), né à Charleville, 4697- 1767, bénédictin de Saint-Maur, a donné une nouvelle édition du Glossaire latin de Du Cange, en y ajoutant un Supplément, 4 vol. in-fol.
Carpentras (Carpentoracte), ch.-l. d'arrond. (Vaucluse), près de l'Auzon, à 24 kil N.-E. d'Avignon. Ville anc. au pied du mont Ventoux, avec de vieilles murailles et une cathédrale gothique ; elle fut la capit. des Cavares et plus tard du Comtat-Venaissin. Soie, safran, garance; 9,699 hab.
Carpetani, peuple de l'anc. Espagne, sur les deux rives du Tage, dans la Tarraconaise.
Carpi, village a 45 kil. N. de Modène (Italie). Evêché; comm. actif; chapeaux de paille; 6,000 hab.
Carpi, village à 40 kil. S.-E, de Legnago, sur la rive dr. de TAdige. Combat en 4704.
Carpi (Jérôme de), né à Ferrare, 4501-1569, peintre et architecte.
Carpin (Jean du Plan-), franciscain, né en Italie, vers 4220, fut envoyé par Innocent IV, en 4246, vers les Mongols, alla jusqu'à Karakoroum et revint par la Russie. La relation de son Voyage est curieuse.
CAR
CAR
farpioni (Giulio), né à Venise, mort en 1611, - peintre et graveur.
Carpocrate, hérétique, du IIe s., né à Alexandrie, fut l'un des chefs des Gnostiques.
Carquefou.ch.-l.de canton de l'arr.et à 10 kil. N -E. de Nantes (Loire-Inférieure) ; 2,939 hab.
Carra (Jean-Louis), né à Pont-de-Veyle. 1743- 1793, publia avec Mercier les Annales 'patriotiques, puis le Journal de l'Empire et du Citoyen. Membre de la Convention, il se rallia aux Girondins et fut exécuté le 21 octobre. On lui doit : Hist. de la Moldavie et de la Valachie; Hist. de l'anc. Grèce, traduction de Gillies/ Mémoires historiques et authe?itiques sur la Bastille; etc.
Carra Saiot-Cyr t JEAN-FRANÇOIS , Comte),
1756-1S34, fut l'un des meilleurs généraux de la république et de l'Empire; il fut "gouverneur de la Guyane, 1817-1819.
Carrache OU Carraoci (AUGUSTIN), né à Bologne, 1557-1601 ou 1605, peintre et graveur distingué, d'un caractère difficile, travailla, puis se brouilla avec son frère Annibal.
Carrache (Anhibal), né à Bologne, 1560-1609, admirateur du Corrège, ami du Tintoret et du Titien, l'un des chefs de l'Académie de Bologne, a composé beaucoup de tableaux remarquables, et mourut de chagrin, après avoir passé huit années a peindre l'admirable galerie Far-4 nèse, sans avoir été récompensé.
Carrache (Louis), cousin des précédents, né à Bologne, 1555-1609, ouvrit à Bologne une académie de peinture, s'associa ses deux cousins, et, sans avoir leur génie, produisit de belles œuvres et fut aimé de ses nombreux élèves.
Carra? ou Charrse (Harran), v. de l'anc. Mésopotamie, au S.-O. d'Edesse. Défaite de Grassus, 53 av. J.-G.
Carrare {Cararia), ch.-l. de la prov. de Massa et Carrare (Italie), à 90 kil. N.-O. de Florence, sur l'Avenza. Beaux marbres exploités aux environs, surtout au Monte Santo; 30,000 hab.
Carrare, nom d'une illustré maison de Padoue, puissante au xive s. et au xve. Jacques 1^ se fit déclarer seigneur de Padoue, en 1318; — François II, 1388-1406, eut à lutter contre Gonzague de Mantoue et les Vénitiens, qui le prirent et le firent étrangler avec deux de ses fils.
Carré (Guillaume-Louis-Julien), né à Rennes, 1777-1832, avocat distingué, défendit le général Travot, 1815; doyen de la Faculté de droit, il a publié des ouvrages remarquables : Lois de la procédure civile, S vol. in-4°, Lois de l'organisation et de la compétence des juridictions civiles; Traité des domaines congéables, Commentaires sur la juridiction des justices de paix, etc.
Carrel (Nicolas-Armand), né à Rouen, 1800- 1836, officier, alla défendre en Espagne la cause de la Révolution ; fut secrétaire d'Augustin Thierrv, écrivit des Hist d'Ecosse, de la Grèce moderne, de la Contre-Révolution en Angleterre mais surtout fonda le National, en 1830, qui fut le principal organe du parti républicain 11 fut tué dans un duel par M. Em. de Girardin.
Carrera (Rafaël), président de la république de Guatemala, né à Guatemala, 1814-1865, fils d'un Indien et d'une négresse, parvint a s'emparer du pouvoir dès 1839 et s'est toujours opposé a l'alliance fédérative avec les autres républiques de l'Amérique centrale.
Carrey (Henry), l'auteur de l'air national anglais, God save the King, se tua en 1744.
Carrick, v. du comté de Tipperary (Irlande), sur la Suir ; grand commerce de produits agricoles; 10,000 hab.
Carrick, ch -1. du comté de Leitrim (Irlande) sur le Shannon, au N.-O de Dublin.
Carrick-Fergus, port du comté d'Antnm (Irlande), près de Belfast. Commerce actif; 9,500 hab. j)à .„
Carrier (Jean-Baptiste), né près d AuruLac,
1756-1794, procureur, membre de la Convention, est surtout célèbre par les cruautés qu'il commit dans son proconsulat de Nantes, par ses noyades, ses mariages républicains. Décrété d'accusasation, le 23 nov. 1794, il fut exécuté le 16 décembre.
Carrières (Louis de), né en Anjou, oratorien, 1662-1717, a publié un Commentaire littéral inséré dans la trad. française de la Bible, 24 vol.
Carrion-Nisas (MARIE- HeNRI-FrANÇOIS-ElI-
sabeth, marquis de), né à Montpellier, 1767- 1841, officier de cavalerie, membre du Tribunat, rentra dans l'armée et devint général en 1815. Il a écrit deux médiocres tragédies, Montmorency et Pierre le Grand; puis Récit de la campagne d'Allemagne en 1813, et Essai sur l'hist. de l'art militaire.
Carrion-de-Calatrava, V. à 12 kil. N.-E. de Ciudad-Real (Espagne), près du Guadiana.
Carrion.de-los.Condes, V. à 30 kil. N.-O.
de Palencia (Espagne), sur le Carrion, affl. de la Pisuerga; 3,000 hab.
Carron, village du comté de Stirling (Ecosse)i à 3 kil. N.-E. de Falkirk, sur le Carron. Grandes usines de fer.
Carron (Guy-Toussaint-Julien), né à Rennes, 1760-1821, prêtre, se voua aux œuvres de charité et composa un grand nombre d'ouvrages pour l'instruction et l'édification des fidèles.
Carrouge, beau port de Terre-Neuve ; établissement français pour les pêcheries.
Carronges, ch.-l. de canton, arr. et à 30 kil. N.-O. d'Alençon (Orne); 940 hab.
Cars (Laurent), né à Paris, 1699-1771, graveur distingué.
Carstens (Asmus-Jacob), né près de Slesvig, 1754-1798, peintre d'histoire.
Cartago, v. de la Nouvelle-Grenade, dans la belle vallée de la Cauca ; 6,000 hab.
Cartago, v du Costa-Rica, à 35 kil. S.-E. de San-José; 10,000 hab.
Carte (Thomas), né près de Glifton, comté de Warwick, 1683-1754, a laissé une trad. anglaise de Y Hist. de Thou, une Hist. des Révolutions de Portugal, une Hist. d'Angleterre, etc.
Carteaux (Jean-François), 1751-1813, devint général en 1793, commença le siège de Toulon, commanda un des corps de l'armée de l'Ouest et défendit la Convention au 13 vendémiaire.
Carteï» port de l'Espagne ancienne, dans le pays des Bastules ; auj. Algésiras ou Gibraltar.
Carteiiier (Pierre), né a Paris, 1757-1831, sculpteur distingué, a travaillé au Louvre, à l'arc de triomphe du Carrousel, aux Invalides, à Versailles.
Carteret (Philip), navigateur anglais du xvme s., fitdes découvertes dans le Grand Océan et a publié son Voyage intéressant.
Carteret (John, vicomte), ambassadeur anglais • en Suède, ministre en 1721 et en 1742, entraîna l'Angleterre dans la lutte contre la France, et mourut en 1763.
Carteret, petit port du dep. de la Manche, à 32 kil. O.de Valognes, àl'O. de Jersey.
Carthaion, nom de plusieurs généraux carthaginois, qui combattirent les Romains.
Carthage, Carthago, grande ville de l'Afrique ancienne, au fond du golfe de Carthage, qui s'étendait du promontoire d'Apollon, ou Beau promontoire, jusqu'au promontoire de Mercure (cap Bon). Protégée par d'énormes murailles, elle comprenait la citaddle Byrsa, la nouvelle ville ou Megara, les deux ports marchand et militaire. Elle avait été fondée, dit-on, par Didon venue de Tyr, vers 880 av, J.-C, devint bientôt considérable par son commerce dans toute la Méditerranée occidentale et étendit sa domination sur les pays voisins en Afrique. Vaincue par Rome dans les trois guerres puniques, elle fut détruite. 146 av. J.-G. Relevée par C. Grac-
CAS
CAS
chus, mais surtout par Auguste, elle redevint floris-sante sous les empereurs ; prise par Genséric le Vandale en 439, reprise par Bélisaire, 533, elle fut détruite complètement par l'Arabe Hassan, 698.
Carthagène (Carthago nova), v. à 45 kil. S.-E. de Murcie (Espagne), place forte, bon port militaire; évêchê; 76,UU0 hab.
Carthagène (Cartagena), capit. de l'Etat de Bolivar (Nouvelle-Grenade), port fortifié à 100 kil. de l'embouch. de la Magdalena. Evêcbé; commerce peu considérable ; 7,800 hab.
Cartier (Jacques), né à' Saint-Malo, 4494-1554, reconnut Terre-Neuve, le Labrador, le golfe Saint-Laurent, 1534; et dans un second voyage, •1535, remonta le Saint-Laurent et découvrit une
Eartie du Canada, dont il prit possession. On a î Journal de ses deux voyages. Il fit une 3e expédition en 1541.
Cartismandua, reine des Brigantes de Bretagne, de 40 à 50, livra Caractacus aux Bom-ains.
Cartouche (LOUIS - DOMINIQUE Bourguignon, dit), né à Paris, 1693-1721, fils d'un marchand de vin, devint le chef d'une bande de voleurs en Normandie et à Paris. Son procès excita vivement la curiosité publique.
Cartuiaires, recueils de chartes concernant un pays, une personne, mais surtout une église, une abbaye, une corporation religieuse.
Cartwright (Edmond), 4743-1824, prédicateur anglais, poète, mécanicien, a inventé une 'mécanique pour peigner et tisser la laine.
Carus (Marcus Aurelius;, né à Narbonne ou à Milan, préfet du prétoire sous Probus, fut proclamé empereur par ses soldats, 282, vainquit les Sarmates en Illyrie, les Perses, et fut peutêtre mis à mort pa'r Aper, 283.
Carus (Frédéric-Auguste) , né à Bautzen , 4770-48U7, professeur de philosophie, a écrit plusieurs ouvrages de psychologie et notamment Hist. de la psychologie des Hébreux.
Carus (Carl-Gustav), médecin et peintre, né à Leipzig, 4 789-1869, professeur de médecine à Dresde, médecin de la cour, correspondant de l'Institut de France, a écrit de nombreux ouvrages : Essai sur le système nerveux; Manuel de zootomie; Manuel de gynécologie; Tableaux explicatifs pour l'anatomie comparée; Principes d'anatomie comparée et de physiologie; Système de Physiologie; etc.; Leçons de psychologie; Physis, histoire de la vie corporelle; Lettres sur la peinture des paysages; Gœthe et son importance; Symbolique du visage de l'homme, etc.
Carvajal (TOMAS-JOSE-GONZALEZ), né à Sé-
ville, 4753-1834, servit la cause de l'indépend-ance et s'occupa surtout des finances. Il fut membre du conseil supérieur de guerre en 4833 et sénateur. Poète, il a écrit : los Salmos, los Libros poeticos de la Santa Biblia, etc.
Carvaiho (José da Silva), né à Castelbranco (Portugal), 4782-4845, fut membre de la régence provisoire, 4820, ministre de la justice ; il contribua au triomphe de dom Pedro.
CarTin.Epinoj, ch.-l. de canton, arr. et à 30 kil. E. de Béthune (Pas-de-Calais). Sucre, tabac, houille; 7,754 hab. [du golfe Jasique.l
Caryanda, v. de l'anc. Carie, dans une îlej
Caryes, v. de l'anc. Arcadie, près du lac Stymphale. Elle se déclara pour Xerxès ; les Grecs tuèrent les hommes et réduisirent les femmes à un dur esclavage; d'où le nom de Caryatides.
Carystus, bon port au S. de l'anc. Eubée.
Carystus, v. des Statielles, dans l'anc. Ligurie.
Casa (Jean délia), né près de Florence. 1503- 4556, archevêque de Bénévent et nonce à Venise. a écrit: Capitol', Galateo, trattato de' Coslumi, etc.
Casablanca OU Darbeida, petit port du
Maroc, sur l'Atlantique ; commerce assez actif.
Casablanca (Louis), né à Bastia, 4755-4798, membre de la Convention, des Cinq-Cents, capitaine de vaisseau, périt au combat d'Aboukir.
Casablanca (BAPHAEL , Cûmte DE), lié en
Corse, 4738-4825, son frère aîné, colonel du régiment Provincial-Corse, en 4789, devint général de division, sénateur, comte de l'Empire, pair de France.
Casacalenda, v. à 24 kil. N.-E. de Campobasso (Italie); 5,000 hab.
Casa-Irujo (CHARLES-MAtRIE-MAHTI?TEZ de) ,
né à Carthagène, 4765-4824, diplomate espagnol, ministre des affaires étrangères sous Ferdinand VII.
Casaie, v. à 25 kil. N.-O. d'Alexandrie (Italie), sur la dr. du Pô. Evêché, cour d'appel, longtemps capit. du Montferrat, et place forte considérable; 29,000 hab.
Casai.Maggiore, v. à 36 kil. S.-E. de Crémone (Italie), sur la rive gauche du Pô. Faïence, poterie vernissée; 5,000 hab.
Casai-Nuo-vo, v. à 48 kil. N.-E. de Becrgio de Calabre (Italie); 8,000 hab,
Casal-Pusterlengo, V. à 47 kil. S.-E. de
Lodi (Italie). Fromages dits Parmesans ; 6,000 hab.
Casamance, riv. de Sénégambie, finissant dans l'Atlantique par 4 embouchures et communiquant avec la Gambie. On y fait un commerce important; les Français y ont les comptoirs de Carabane et de Sedhiou; les Portugais celui de Zinghinchor. [lie) ; 7,000 hab.l
Casamassima v. à 20 kil. S.-E. de Bari (Ita-j
Casanova (Jacques de singait),né à Venise, 4725-4799 ou 4803, d'une famille d'aventuriers, fut lui-même un aventurier extraordinaire, et montra ce que pouvait l'audace servie par une intelligence supérieure, sans moralité. Ses Mémoires sont curieux.
Casanova (François), né à Londres, 4727- 4802, son frère, sculpteur et peintre estimé de batailles, de paysages, d'an-imaux, de chasses.
Casanova (Jean-Baptiste), frère des précédents, né à Venise, 4729-479S, peintre, fut directeur de l'Académie de Dresde.
Casar-de-Caceres, V. à 44 kil. N.-O. de
Caceres (Espagne) ; 6,000 hab.
Casaubon (Isaac), né à Genève, 1559-4644, gendre d'Henri Estiennev, prodige d'érudition, fut professeur au Collège de France et bien accueilli par Jacques 4" d'Angleterre. On a de lui : Réfutation des erreurs de Baronius ; De Libertate ecclesiastica ; Lettres : etc.
Cascade, chaîne de montagnes, parallèle à la côte du Grand Océan, dans les territoires de l'Orégon et de Washington (Etats-Unis).
Cascaes, v. à 26 kil. N -O. de Lisbonne (Portugal), vers l'embouchure du Tage. Eaux minérales ; 3,000 hab.
Casceilius (Aulus) , jurisconsulte romain , républicain sincère, résista à César, aux triumvirs, à Auguste. [la Stura, 5,000 hab.]
Caseiie, v. à 42 kil. N. de Turin (Italie), surj
Caserte, ch.-l, de la prov. de Caserte (Italie), à 25 kil. N.-E. de Naples, près d'un affl. du Vol-, turno. Magnifique château royal; fabriques de riches étoffes de soie , 29,500 hab. — La prov. a 5,975 kil. carrés et 697,000 hab.
Caserta.Vecchia, à 4 kil. N.-E. de Caserte; place forte, évêché, belle cathédrale
Casheii, v. du comté de Tipperary (Irlande), près de la Suir. anc. capitale des rois de Munster, siège des deux archevêchés, catholique et anglican ; 7,500 hab. [Vulturne.l
Casiiinum, v. de l'anc. Campanie sur lej
Casimir Ier. le Pacifique, succéda en Pologne, à son père, Mieczyslas II, 4037-4058; après une révolte, il se fit moine de Cluny, fut rappelé par ses sujets et conquit la Silesie.
Casimir II, le Juste, roi de Pologne, 4477-4184.
Casimir III, le Grand, né en 4309, successeur
CAS
CAS
de son père, Wladisîas IV, 4333-1370, repoussa les Tatars et s'empara d'une partie de la Russie. Il fit rédiger des codes de lois, protégea les paysans et les bourgeois, fonda l'université de Cràcovie, etc. Avec lui finit la dynastie des Piasts.
Casimir IV succéda en Pologne à son frère, Wladisîas VI, 1447-1492, enleva aux chevaliers Teutoniques la Prusse occidentale, 1466, mais ne sut pas arrêter les progrès d'Ivan III, et laissa s'établir la chambre des nonces, 1468.
Casimir V (Jean), roi de Pologne, fils de Sigjsmond III, né en 1609, jésuite, cardinal, 1647, succéda à son frère, Wladisîas VII, 1649, se fit relever de ses vœux; lutta contre les Cosaques, les Tatars, et sur-tout contre le roi de Suède, Charles-Gustave. Il prédit les malheurs et le démembrement de la Pologne, abdiqua en 1668, et devint en France abbé de Saint-Germain-des- Prés, puis de Saint-Martin de Nevers. Il mourut en 1672.
Casimir (Saint), fils de Casimir IV, 1458-1483, grand-duc de Lithuanie, vécut en saint au château de Dobsky. Les Polonais l'invoquent comme leur patron,
Casiri (Michel), né à Tripoli de Syrie, 1710- 4791, religieux, enseigna à Rome les langues orientales et fut directeur de la bibliothèque de l'Escurial. On lui doit : Bibliotheca arabico-hispana Escurialensis, 2 vol. in-fol.
Casius mous, colline près de Péluse (Egypte anc). — Chaîne de Syrie, se rattachant à l'Anti- Liban et finissant au S. de l'embouc. de l'Oronte.
Casoria, v. à 10 kil. N -E. de Naples (Italie) ; 8,000 hab. [gne), près de l'Ebre ; 9,000 hab.]
Caspe, v. à 80 kil. S -E. de Saragosse (Espa-J
Caspienne (Mer), le plus grand des lacs salés du globe, entre l'Europe et l'Asie , a 1200 kil. du N.-O. au S.-E. et de 170 à 450 kil. de largeur. La profondeur est peu considérable, excepté vers le S. ; mais elle est sujette à de terribles tempêtes Ses eaux sont à 40 met. au-dessous du niveau de l'Océan ; elles sont plus améres que salées. Elle reçoit l'Oural, le Volga, le Terek, le Kour, etc. Les princ. ports sont : Bakou, Derbend, Astrakhan, Gourjew, à la Russie, qui possède la plus grande partie du littoral; Asterabad,Balfrousch et Rescht, à la Perse. La mer Caspienne nourrit beaucoup d'oiseaux aquatiques et surtout de poissons. — Les anciens la connaissaient assez mal; elle s'étendait peutêtre plus vers l'E., et on a même pensé qu'elle ne formait alors qu'une mer avec la mer d'Aral.
Caspiennes (Portes), Caspiœ pylCE, défilé
étroit et difficile entre les anc. pays de Parthie
et d'Hyrcanie. [gny.l
Casquets (Les), rochers à 8 kil. O. d'Auri-J
Cassagne OU Cassaigne (JACQUES) , né à
Nîmes, 1636-1679, docteur en théologie, membre de l'Académie française et de l'Académie des Inscriptions, est surtout connu, comme sermonnaire médiocre, par les satires de Roileau.
Cassagnes-Begonhès , ch.-l. de canton , arr. de Rodez (Aveyron);l,381 hab.
Cassan (Armand-Jules-Léon), 1803-1837, est connu par ses Lettres inédites de Marc-Aurèle et Fronton. [xvne s.l
Cassana , famille de peintres génois, duj
Cassandre OU Alexandra, fille OC Priam et
d'Hécube, reçut d'Apollon le don de prophétie ; mais, comme elle repoussait son amour, il empêcha qu'on ajoutât foi à ses prédictions. Esclave d'Agamemnon, elle fut tuée par Clytemnestre.
Cassandre, fils d'Antipater, disputa la régence à Polysperchon, soumit la plupart des villes grecques ; fit périr Olympias, Roxane, et son fils ; épousa Thessalonice, sœur d'Alexandre ; prit le titre de roi, 306 av. J.-C, et, après la victoire d'Ipsus, 301, resta maître de la Macédoine .et de la Grèce. Il mourut en 297.
Cassanea (JEAN-JOSEPH de Mondon-ville),
né à Narbonne, 1715-1775, habile violoniste, a composé des opéras qui eurent beaucoup de succès.
Cassano, bourg à 24 kil. N.-E. de Milan (Italie), sur l'Adda. Combats en 1259, 1705 et 1799; 5,500 hab. [lie); 5,000 hab.l
Cassano, v. de ia Principauté Ullérieure (lta-J
Cassard (Jacques), né à Nantes, 1672-1740, se distingua dans la guerre de corsaires, de 1700 à 1713, et fut nommé capitaine de vaisseau, 1712. Quelques paroles indiscrètes contre le cardinal de Fleury le firent enfermer au château de Ham, où il mourut.
Cassas (Louis-François), 1756-1827, peintre et architecte français, a publié : Voyages pittoresques de la Syrie, de la Phénicie, de la Palestine, de la Basse-Egypte; Voyage pittoresque de tlstrie et de la Dalmatie; Grandes vues de la Grèce, de la Sicile, de Rome, etc.
Cassation (Tribunal, puis Cour de). L'assemblée Constituante décréta, le 22 décembre 1790, et organisa, le 19 avril 1791, un tribunal suprême, chargé de maintenir l'unité de jurisprudence, avec pouvoir de casser les jugements contraires à la loi. Les juges étaient élus par le peuple pour 4 ans. La constitution de l'an vin établit qu'ils seraient choisis parle Sénat; avec l'Empire, le Tribunal prit le nom de Cour.
Cassay, Kathay OU Mounipour, prov. de
l'Hindoustan, entre l'Assam et la Rirmanie. Cédée par les Birmans, en 1826, elle fait partie de la présidence du Bengale.
Cassel (Castellum Morinorum), ch.-l. de canton, arr. et à 14 kil. N.-O. d'Hazebrouck (Nord), sur une colline de 110 mètres. Dentelles, huiles, savons. Ville forte de la Flandre, célèbre par trois batailles, 1071, 1328 et 1677; 4,278 hab.
Cassel ou Castei (Castellum Trajanï), v. forte du grand-duché de Hesse-Darmstadt, sur la dr. du Rhin, en face de Mayence ; 3,000 hab.
Cassel, capit. de la prov. de Hesse-Nassau (Prusse), surlaFulda; belle ville où on fabrique draps, rubans, machines, instruments de physique, etc. Elle fut la capit. du roy. de Westphalie; 58.000 hab.
Casseneuii, bourg du canton de Cancon, arr. de Villeneuve (Lot-et-Garonne).
Cassianus Bassns, écrivain grec du 3e ou du 4e s., est probablement l'auteur d'un ouvrage sur l'agriculture, les Géoponiques.
Cassien (Jean), né à Marseille ou sur les bords du Pont-Euxin, 350-433, vécut en Thébaïde de la vie cénobitique, fonda le monastère de Saint-Victor à Marseille, et a écrit deux livres importants, Institutions des monastères et Dialogues.
Cassin (Mont), dans la Terre-de-Labour, à 80 kil. N.-O. de Naples, célèbre par l'abbaye fondée en 529 par saint Benoît et reconstruite au xvi* s.
Cassine, bourg à 16 kil. S. d'Alexandrie (Italie), sur la Bormida ; 5,000 hab.
Cassini (Jean- Dominique), né à Perinaldo (comté de Nice), 1625-1712, professeur d'astronomie à Bologne, dès 1650, se rendit célèbre par ses découvertes, fut attiré en France par Colbert, devint membre de l'Académie des sciences et organisa l'Observatoire. Il a publié un très grand nombre d'ouvrages et d'observations.
Cassini (Jacques), fils du précédent, né à Paris , 1677-1756 , membre de l'Académie des sciences, a travaillé surtout à déterminer la figure de la Terre.
Cassini de Thury (CÉSAR-FRANÇOIS), fils de
Jacques, né à Paris, 1714-1784, directeur de l'Observatoire, est surtout célèbre par la grande carte de France, qu'il commença en 1744.
Cassini (JACQUES DOMINIQUE, COmte), fils du
précédent, 1747-1845, membre de l'Académie,
CAS
CAS
directeur de l'Observatoire, acheva, en 4793, la grande carte en 480 feuilles.
Cassini (Alexandjae-Marie-Gabriel, vicomte de), son fils, 4784-1832, député, pair de France, s'occupa surtout d'histoire naturelle.
Cassiodore (Magnus Adrelius), né à S-quillace (Calabre). 468-562, ministre de Théodoric, roi d'Italie, d'Amalasonte et de Théodat, se retira, en 538, dans ses riches domaines, et y dirigea un vaste établissement monastique. Son livre, de Institutione divinarum litterarum, a été longtemps la base d« l'enseignement. Il a laissé une Hist. ecclésiastique, un Traité de l'âme, un très curieux recueil de Lettres et Rescrits. Son Hist. des Goths ne nous est connue que par l'abrégé de Jornandès.
Cassiquiare, rivière qui unit l'Orénoque au ,Rio Negro, affl. de l'Amazone, coulant à travers d'épaisses forêts, dans un pays très humide.
Cassis, v. du canton de La Ciotat, arr. et à 20 kil. S.-E. de Marseille (Bouches-du-Rhône), port assez commerçant.
Cassitérides (Sorlingues), îles au S.-O. de la Bretagne, renommées pour leurs mines d'étain, que les Phéniciens exploitaient.
Cassius Louginus (Qdintus), tribun du
Îeuple, se réfugia dans le camp de César, 49 av. .-G. reçut le commandement d'une partie de l'Espagne, la souleva par ses exactions et périt dans une tempête.
Cassius Longimis (Caïus), questeur, sauva les débris de l'armée de Crassus, se soumit à César après Pharsale, entraîna son beau-frère Brutus dans la conspiration contrôle dictateur; accabla l'Asie Mineure d'exactions, et, vaincu à Philippes, se tua, 42 av. J -C.
Cassius Parmensis (Titus), l'un des meurtriers de César, combattit les triumvirs, puis fut mis à mort par Octave, 30 av. J.-C; on a des fragments de ses poèmes, élégies, épigrammes, satires
Cassius Pudens (Avidius), général habile et sévère de Marc-Aurèle, se révolta, peut-être à l'instigation de Faustine, mais fut tué par deux de ses officiers, 175.
Cassius Viscellinus (SPTJRIUS), 3 fois Consul,
vainqueur des Sabins, des Volsques e* des Herniques, proposa la première loi agraire et fut mis à mort par les patriciens, 485 av. J. C.
Cassiveiiaunus , chef des Bretons x lutta contre César et se soumit au tribut, 54 av. J.-C.
Cassovie ou Cossova, le champ des merles, plaine de Serbie, arrosée par le Drin, célèbre par les batailles de 4389 et de 4448.
Cast (Saint-), village à 35 kil. N.-O. de Dinan (Côtes-du-Nord), près de la côte. Défaite des Anglais, 14 sept. 4758.
Castagno (Andréa dei), né à Castagno, près de Florence , 4406-4480 , d'abord gardeur de troupeaux, fut un bon peintre de fresques.
Castalie, fontaine, chantée par les poètes, sortait du Parnasse, en Phocide.
Castaiion (Sébastien), né dans le Dauphiné. 4515-1563, d'abord lié avec Calvin, se retira a Bàle, où il professa la théologie et écrivit.
Castanea, v. de l'anc. Thessalie, sur le golfe Thermaïque.
Castanet, ch.-l. de canton, arr. de Toulouse (Haute-Garonne); 901 hab.
Castanheda (FeRNAND-L0PEZ de), historien
portugais du xvie s. , mort en 4559 , a écrit Historia do descobrimento e conqiùsta da India, en 8 livres.
Castanos (FRANCISCO-XAVIER de) , duc de
Baylen, d'une famille de Biscaye, 1753-1852, lieutenant général en 1798, fit capituler l'armée de Dupont à Baylen, 1808, et continua à se distinguer jusqu'à la bataille de Vittoria. Ferdinand VII le nomma capitaine général; il fut, en 1843, tuteur de la reine Isabelle.
Casteggio (Clastidium), v. d'Italie, près de Voghera et de Montebcllo ; combats en 1800 et 1859.
Castel (Louis-Bertrand), né à Montpellier, 4688-4757, jésuite, a publié un livre original, Traité de la pesanteur universelle.
Castel (René-Lodis-Richard), né à Vire, 4758- 4832, député a l'Assemblée législative, profess-eur au lycée Louis-le-Grand, inspecteur général de l'Université, a écrit le poème des Plantes, la Forêt de Fontainebleau, et composé une partie d'un Cours complet d'Histoire naturelle,en 80 vol. in-18.
Castei.Arquato, v. à 32 kil. S.-E. de Plaisance (Italie) ; 5.000 hab. ; — Buono, v. à 73 kil. S.-E. de Palerme ; 7,500 hab. ; — dei.Pkuio, v. à 40 kil. N.-E. de Grosseto ; 5,000 hab. ; — dï- Sangro, v. de l'Abruzze Ultérieure IIe, sur le Sangro; — Fidardo, bourg, à 42 kil. S. d'Ancôné; combat du 18 sept. 4860; — Fiorentino, bourg à 35 kil. N.-E. de Florence ; — Franco, v. à 25 kil. O. de Trévise, sur le Musone ; — Gandoifo, à 46 kil. S.-E. de Rome, près du lac Albano; villa pontificale.
Castei.Jaioux, ch.-l. de canton, arr. et à 30 kil. N.-O. de Nérac (Lot-et-Garonne), sur l'Avance ; 3,394 hab.
Castei.Leone, v. à 20 kil. N.-O. de Crémone (Italie); 6,000 hab.
Casteiiamare, grand port militaire, à 28 kil. S.-E. de Naples (Italie). Evêché; chantiers de construction, toiles, soieries. Combat du 27 avril 1799 ; 33,000 hab.
Castellamare-delIa.Rmca, V. à 70 kil. S.-
E. de Salerne (Italie), près de la mer ; 8,000 hab.
Casteiiamare, port à 50 kil. S.-O. de Palerme ; 8,500 hab. [7,000 hab.]
Casteiiana, v. à 40 kil. S.-E. de Bari (Italie) ;J
Casteilane (EsPRIT-VlCTOR-ELISABETH-BoNI-
face, comte de), né à Paris, 1788-1863. colonel en 4844, maréchal de camp en 4823, lieutenant général en 4833, pair de France, sénateur en 4852, enfin maréchal.
Casteilane (Salina) , ch.-l. d'arr. (Basses- Alpes), sur la dr. du Verdon, à 35 kil. S.-E. de Digne. Draps communs , comm. de fruits secs ; 1,894 hab. [(Italie). Évêché ; 5,000 hab.]
Casteiianetta, v. à 34 kil. N.-O. de TarenteJ
Casteilazzo, v. à 6 kil. S. d'Alexandrie (Italie) ; 5,000 hab.
Casteiii (Bernardo), né à Gênes, 4557-4629, peintre de portraits surtout.
Casteiio (Giovanni-Battista). né à Bergame, 4509-1579, fut peintre, sculpteur et architecte. Il travailla en Espagne.
Castello-Branco (Castrum Album), ch.-l. de district, dans la prov. de Beïra (Portugal), sur la Liria, à 90 kil. S.-E. de Coïmbre. Evêché; 6,000 hab.
Casteiio.de. Vide, v. de l'Alemtejo (Portu* gai), à 45 kil. N.-E. de Portalègre ; 6,000 hab.
Castellon-de-la. Plana, ch.-l. de la pi'OV. de ce nom (Espagne), à 65 kil. N.-E. de Valence ; 23,000 hab. — La prov.. qui a fait partie du roy. de Valence, arrosée par le Mijares et le Panaloya, a 6,336 kil. carrés et 284,000 hab.
Casteiione (Formiœ), v. sur le golfe et à 7 kil. N.-E. de Gaëte (Italie) ; 4,000 hab.
Castellum Cameïacense , auj. Câteau- Cambrésis ; — Cattorum, auj. Cassel; — Drus! et Germanici, auj. Kœnigstein, — Dunum, auj. Châteaudun; — Menapiorum, auj. Kessel; — niorinorum, auj. Cassel (Nord); — Novum Arianorum, auj. Castelnaudary ; — Salinarum, auj. Château-Salins; — Trajani, auj. Cassel (en face de Mayence) ; etc.
Casteimoron, ch.-l. de canton, arr. et à 30 kil. S -E. de Marmande (Lot-et-Garonne), sur le Lot; 'Castelnau-de-Bra«sac, bourg du Canton
de Brassac, de l'arr. de Castres (Tarn), sur
CAS
CAS
l'Agout; 3,411 hab.; — de médoc, ch.-l. de] canton, arr. et à 32 kil. N.-O. de Bordeaux (Gironde) ; l,7i5 hab. ; — de Montmirai, ch.-l. de canton, arr. et à 10 kil. N.-O. de Gaillac (Tarn): 2,539 hab. ; — de Montrutier, ch.-l. de canton, arr. et à 22 kil. S.-O. de Cahors (Lot), jadis place forte; 3,587 hab. ; — Nagnoac, ch.-l. de canton, arr. de Bagnères (Hautes-Pyrénées), sur le Gers; 1,681 hab.;— Rivière-Basse, ch.-l. de canton, arr. de Tarbes (Hautes-Pyrénées); 1,191 hab. Casteinau (Pierre de), religieux de Cîteaux, légat d'Innocent III, excommunia Baymond VI, comte de Toulouse, et fut assassiné par un de ses gentilhommes, 1208. Ce meurtre fut le signal de la guerre des Albigeois.
Casteinau (MICHEL de), sieur de la Mau. vissière, né en Touraine. 1520-1592, fut l'un des meilleurs diplomates du temps et reçut le gouvernement de St-Dizier. Ses Mémoires ont été publiés surtout par Le Laboureur.
Casteinau (JACQUES de Castelnan.Mauvis-
sière , marquis de), petit-fils du précédent, 1620-16S8, se distingua dans la guerre contre les Impériaux et les Espagnols, fut nommé maréchal, mais fut blessé mortellement au siège de Dunkerque.
Casteinaudary (Castellum Novum Arianorum), ch.-l. d'arr. de l'Aude, à 34 kil. N.-O. de Carcassonne, près du canal du Midi. Draps grossiers, minoteries, distilleries. Bataille de 1632; 10,058 hab.
CasteUNuoTo , bourg de la Calabre Citérieure (Italie) ; 4,000 hab. ; — de hi Capitanate ; — de Sicile, près de Castro-Beale ; — di-Scrivia, bourg a 10 kil. N. de Tortone : 5,500 hab.
Castel.Sarrasin, ch.-l. d'arr. de Tarn-et- Garonne, près de la Garonne, à 20 kil. O. de Montauban. Serges et toiles communes ; 7,244 hab.
Castei-Vetere (Caulon), v. à 67 kil. N.-E. de Reggio de Calabre (Italie ; 5,000 hab.
Casteivetrano, v. a 50 kil. S.-E. de Trapani (Sicile), à 10 kil. de la mer, près des ruines de Sélinonte; 15,000 hab.
Castera-Verduzao OU les.Bains , bourg
du canton de Valence, arr. de Condom (Gers).
Castets, ch.-l de canton, arr. et au N.-O. de Dax (Landes); 2,001 hab.
Castets-en-Dorthe , bourg du canton de Langon, à 24 kil. N. de Bazas (Gironde), sur la Garonne et le canal du Midi.
Casti (Jean-Baptiste), né à Prato (Toscane), 1721-1803, chanoine, poète de cour, se fit surtout connaître par e«es Novelli galanti et par son poème politique et plein de verve, Gli Animali parlante.
Castifao, ch.-l. de canton, arr. de Corte (Corse) ; 649 hab.
Castigiione (Balthasar, comte de), né à Casatico, près de Mantouo, 1478-1529. l'un des ornements de la cour de Léon X, a laissé des poésies italiennes et latines, et surtout le Cortegiano ou l'art de devenir courtisan.
Castigiioae, bourg à 20 kil. S.-E. de Lodi, à la dr. de l'Adda; — bourg de la Calabre Ultérieure Ile ; bourg de Sicile, à 45 kil. N.-E. de Catane; 5.000 hab.
Castiglione-delle-Stiviere, bourg a 26 kil.
S.-E. de Brescia, à 9 kil. S.-O. du lac de Garde. Batailles de 1706 et 1796. .
Castiglione>Fiurentino, bourg a 15 kil. S.
d'Arezzo (Toscane); 7,000 hab.
Castiglione (GlOVANNI - BENEDETTO) , né a
Gênes, 1616-1670, peintre et graveur, a composé des tableaux d'autels, mais doit sa réputation a ses peintures d'animaux.
Castiglione (DUC de). "V. AUGEREAXJ.
Castïiia (Don Bamon), homme d'Etat péruvien, né à Javapaca, 1797-1867, d'abord capitaine dans l'armée espagnole, se distingua dans la guerre de l'indépendance, puis dans la lutte
contre la Bolivie. Il fut président de la république, de 1846 à 1851 , contribua à la révolution qui renversa son successeur Echenique. 1855; fut de nouveau président en 1858, et gouverna avec intelligence.
Castiiie, l'un des royaumes espagnols au moment de l'union de la Castille et de l'Aragon, sous Isabelle et Ferdinand, fut d'abord le comté de Castille, vers le x* s., puis fut érigé en royaume, 1033. Les rois de Castille s'emparèrent successivement du Léon, de la Galice, des Asturies, de la Nouvelle-Castille, de l'Estrémadure, de Murcie, de l'Andalousie.
Castille (vieille-), anc. prov. d'Espagne, s'étendant de la mer de Biscaye aux sierras de Somo et de Guadarrama, limites de la Nouvelle Castille; traversée par les monts Cantabres et par un contrefort détaché des monts Ibériens ;v arrosée par l'Ebre supérieur, le Duero et ses affluents, le Tage et plusieurs de ses affl. Le pays a généralement un aspect triste et désolé ; cependant il produit des céréales, du vin, et nourrit beaucoup de troupeaux. Les Castillans, fiers, taciturnes, ont conservé leur renom de bravoure. Elle comprend aujourd'hui les prov. de Burgos, Santander, Logrono. Soria, Ségovie, Avila et même les prov de Palencia et de Valladolid, qu'on a souvent rattachées au roy. de Léon.
Castille (Nouvelle), anc. province de l'Espagne, située au centre entre la sierra de Guadarrama et la sierra Morena. EUe est composée de plateaux élevés, souvent dénudés; les villes sont rares; les campagnes couvertes de sable et de poussière, avec quelques fermes isolées. Les rives du Tage et du Guadiana dessinent au milieu de ces steppes deux lignes de verdure. On récolte néanmoins beaucoup de grains, de l'huile, du vin, du safran, de la garance; on nourrit des bœufs et des mules. Elle a formé 5 provinces : Madrid, Guadalajara, Tolède, Cuença, Ciudad-Beal.
Castille (Canal de) ; il parcourt une partie de la Vieille-Castille et se divise en trois branches, au N. vers Calahorra, au centre (de Campos), au S. vers Valladolid.
Castille jo (Cristoval de), né à Ciudad-Beal, 1494-1576, secrétaire de Ferdinand Ier, a composé des poésies lyriques et satiriques.
Castillo-y.Saavedra (ANTONIO del), né à
Cordoue, 1603-1667, peintre espagnol d'une grande réputation.
Castiiio.Soiorzanu (Alonzo dci), poëte, historien, romancier espagnol du xvn* s.
Castillon.en.Couserans, Ch.-l. de Canton,
arr. de St-Girons (Ariège) ; 984 hab.
Castillon.et-Capitoulan, ch.-l de Canton,
arr. et a 17 kil. S.-E. de Libourne (Gironde), sur la dr. de la Dordogne. Vins blancs ; bataille de 1453; 3,086 hab.
Castiiionnès, ch.-l. de canton, arr. et au N. de Villeneuve (Lot-et-Garonne) ; 2,083 hab.
Castienar, ch.-l. du comté de Mayo (Irlande), à 65 kil. N. de Gahvay. Centre d'un grand comm. de grains et de toiles ; 8,000 hab.
Castie.Haven, paroisse du comté de Cork (Irlande); 6,000 hab.
Castlereagh (BOBERT Stewart, marquis
de Londonderry, vicomte), né en Irlande, 1769- 1822, entra au Parlement en 1794 et fut l'un des partisans dévoués de Pitt. Il contribua à l'union des deux parlements d'Irlande et d'Angleterre; fut membre du ministère d'Addington, 1802, de celui de Pitt, 1804, de celui du duc de Portland, 1807, et blessa en duel Canning. Depuis 1812, ministre des affaires étrangères , il dirigea la grande lutte contre la France avec opiniâtreté; il prit part au congrès de Vienne et adopta les principes de la Sainte-Alliance, sans y adhérer officiellement. Il fut jusqu'à la fin le chef orgueilleux, intraitable et impopulaire des tories
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les plus exclusifs; il se tua. au moment où il allait représenter l'Angleterre au congrès de Vérone.
Castre jon (Antoine), né à Madrid, 1625-1690, imita avec facilité la manière de Murillo.
Castres, ch.-l. d'arr. du Tarn, sur l'Agout, à 38 kil. S.-E. d'Albi. Draps, flanelles, parchemin, chaudronnerie. Jadis évêché; 27,414 hab.
Castricum, village de Hollande, près d'Alkmaër. Combat du 4 oct. 4709.
Castries (ChARLES-EuGÈNE-GaBRIEL De I^a
Croix, marquis de), 4727-4801, entra dans l'armée à 46 ans, se distingua dans la guerre de Sept-Ans, surtout au combat de Ck>stercamp, 4760, fut ministre de la marine, 1780, et maréchal en 1783. Il commanda une division de l'armée des émigrés en 4792.
Castries, baie sur la côte orientale du détroit de Tarrakaï, à l'E. de l'Asie.
Castries (Port.) OU Le Carénage, V. pr.
de l'île Sainte-Lucie.
Castries, ch.-l. de canton, arr. de Montpellier (Hérault); 4,045 hab. [(Chili).]
Castro, excellent port à l'E. de l'île ChiloëJ
Castro, v. à 40 kil. E. de Gallipoli (Italie), sur le canal d'Otrante ; évêché ; 8,00u hab.
Castro, à 35 kil. N.-O. de Yiterbe (Italie), jadis évêché, capitale du duché de Castro, rasée en 4648 par Innocent X.
Castro-del-Rio, v. à 28 kil. S.-E. de Cordoue (Espagne), sur le Guadajoz; 40,000 hab.
Castrogîovanui (Enna), v. au centre de la Sicile, à 25 kil. N.-E. de Caltanisetta. Sources sulfureuses; soufrières, sel; 43*000 hab.
Castro. Marim, v. de l'Algarve (Portugal), à l'embouchure du Guadiana. Salines.
Castro.Xuovo, v. à 35 kil. S.-O. de Termini (Sicile); 6,000 hab.
Castro. Reaie, v. à 40 kil. S.-O. de Messine ; 4,000 hab. [(Italie ; 8,000 hab.]
Castroviiiari, v. à 60 kil. N.-E. de CosenzaJ
Castro (Guillen de), né a Valence, 4569-1631, travailla avec succès pour le théâtre; sa pièce, las Mocedades del Cid (la Jeunesse du Cid), a surtout fait sa réputation.
Castro (Jean de), capitaine portugais, 4500- 4548, suivit Charles-Quint a Tunis, 4535? se distingua aux Indes, et, nommé vice-roi, s'immortalisa à la défense de Diu. Il mourut entre les bras de saint François-Xavier.
Castro (Yaca de), prêtre et juge royal de Valladolid, rétablit l'ordre au Pérou, vainquit le jeune Almagro, 1542, mais fut disgracié, 4544, et mourut en 1558.
Castruccio-Castracani , gentilhomme de
Lucques, chef des Gibelins, fit la guerre aux Florentins, reçut de Louis de Bavière le titre de duc de Lucques et de sénateur de Rome. Il mourut en 4328.
Castuera, v. au S.-E. de Badajoz (Espagne), sur le Guadalefra; 6.000 hab.
Castulo, place forte du pays des Oretani, dans l'Espagne ancienne.
Casaentus, auj. Basiento.
Cat, l'une des Lucayes, probablement Guanahani ou San-Salvador ; la première terre découverte par Ch. Colomb, le 42 octobre 4492.
Catabathmus (Grand-), chaîne de montagnes, séparant l'Egypte de la Libye et de la Cyrénaïque.
Catalan! (Angélique), née à Sinigaglia, 4782- 4849, obtint un succès immense comme cantatrice, eut le privilège de l'Opéra Italien à Paris, 4844-4818, et y perdit une partie de sa fortune. Elle eut dès lors moins de succès au théâtre qu'elle quitta en 4830.
Cataïauni, anc. peuple gaulois, dont la capit. était Duvo-Catalaunum ; leur pay3 fit partie de la Belgique II* ; auj. partie de la Marne et de la Haute-Marne.
Catalanniei campi (Champs Catalauniques),
plaines entre Châlons et Méry, où Attila fut vaincu, 454.
Cataido (San-), v. de Sicile, à 8 kil. O. de Caltanisetta; 8,000 hab..
Catalogne, anc. province de l'Espagne au N.-E., bornée au N. par les Pyrénées orientales, a l'E. par la Méditerranée, est un pays couvert par les ramifications des montagnes"; le sol est fertile partout où il y a un morceau de terre ; il est arrosé par le Ter, le Llobregat, l'Ebre et la Sègre. Les richesses minérales sont considérables ; l'industrie est développée. Les Catalans donnent de bons soldats et d'excellents marins; ils ont conservé une sorte d'esprit d'indépendance. La Catalogne forma le comté de Barcelone dès 804, fut réunie à l'Aragon en 4137, et est divisée en 4 provinces : Barcelone, Gerone, Tarragone et Léiïda.
Catamarca OU San-JTernando, Ch.-l. de
la prov. de ce nom (Confédération Argentine) ; 16,000 hab. — La prov., entre deux branches des Andes, fertile et riche en mines, a 80,000 hab.
Catanduanes , l'une des Philippines, au S.-E. de Luçon, appartient aux Espagnols
Catane, ch.-l. de la prov. de ce nom (Sicile), au pied de l'Etna, à 90 kil. S.-O. de Messine; évêché, place forte, Cour d'appel, Université, a de nombreux monuments. Riches étoffes de soie, toiles, ouvrages d'ambre, de corail; conv merce actif; 100,000 hab. — La prov. a 5,402 kil. carrés et 495,000 hab.
Catanzaro, ch.-l. de la prov. de ce nom ou Calabre Ultérieure II* (Italie), à 280 kil. S.-E. de Naples , près du golfe de Squillace. Evêché, Cour d'appel, place forte. Soieries, draps, tapis, comm. actif; 28.000 hab. — La prov. a 5,975 kil. carrés et 412,000 hab.
Cataonie, pays au S. de la Cappadoce ancienne, dont la capit. était Comana.
Catawba, riv. de la Caroline du Sud (Etats- Unis), vient des montagnes Bleues, prend le nom de Wateree et forme la Santee.
Cateau OU Catean-Cambrésis (ILc), ch.-l.
de canton, arr. et à 25 kil. S.-E. de Cambrai (Nord), sur un affl. de l'Escaut. Filatures, mérinos, fonderies de cuivre. Forteresse démantelée par Louis XIII ; traité de 4559; 9,560 hab.
Catel (Charles-Simon), né à Laigle, 4773-4830, composa un grand nombre de marches militaires, fut professeur au Conservatoire, membre de l'Institut. Il a écrit pour l'Opéra et l'Opéra- Comique plusieurs pièces d'une pureté de style remarquable, et un Traité d'harmonie.
Cateiet (ï.e), ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil. N. de Saint-Quentin (Aisne); les fortifications ont été détruites en 4674; 536 hab.
Caterina (Santa-), v. à 42 kil. N.-O. de Caltanisetta (Sicile); 7,500 hab.
Catharina (Santa-), ch.-l. de la prov. de
ce nom (Brésil), au S.-O. de Rio-de-Janeiro, bon port sur le canal qui sépare l'île de Santa-Catharina du continent; 6,000 hab. — La prov., au S. du Brésil, est humide, d'un climat tempéré, fertile, Catnay, nom de la Chine au moyen âge, d'après Marco-Polo.
Catncart (Lord WILLIAM Shaw) , né en
Ecosse, 4755-4843, fut lieutenant général, viceamiral d'Ecosse, chargé du bombardement de Copenhague, 1807, ambassadeur auprès des rois alliés, l'un des signataires des traités de Paris et de Vienne. — Son fils aîné, Charles Murray, lord Catncart, né eh 4783, servit sous Wellington et fut gouverneur du Canada.
Catnelineau (Jacques), né au Pin-en-Mauges (Bas-Anjou), 4759-4793, voiturier-colporteur, se mit à la tête des paysans de Saint-Florent, le 42 mars 4793, forma une armée considérable, remporta de nombreux avantages, et, après la prise de Saumur, fut nommé généralissime. Il fut blessé mortellement à l'attaque de Nantes.
CAT
CAT
Catherine de Fierbois (Sainte-), village du canton de Sainte-Maure, de l'arrond. et à 25 kil. de Chinon (Indre-et-Loire).
Catherine d'Alexandrie (SAINTE-), vierge
et martyre en 307 ou 312. Fête, le 25 nov.
Catherine de Sienne (SAINTE-), 1347-1380,
de l'ordre de Saint-Dominique, décida Grégoire XI à quitter Avignon et se déclara pour Urbain. VI Elle a été canonisée en 1460; fête, le 30 avril. Elle a laissé des Lettres, des Traités de dévotion mystique.
Catherine de Gênes (SAINTE), 4448-151-0, Canonisée en 1737; fête, le 14 sept.
Catherine de Bologne (SAINTE-), 1413-1463 ,
canonisée en 1724; fête, le 9 mars.
Catherine de France, tille de Charles VI,
née en 1401, épousa Henri V d'Angleterre en 1421, puis sir Owen Tudor, gentilhomme gallois. Elle mourut en 1438.
Catherine d'Aragon, fille de Ferdinand le Catholique et d'Isabelle, née en 1483, épousa en 1501 le prince de Galles, Arthur, puis son frère, qui fut Henri VIII. Le roi, au bout de 18 ans, voulut faire rompre son mariage ; ce fut l'occasion du schisme d'Angleterre. Catherine mourut en 1536, laissant une fille, Marie Tudor.
Catherine de niédicis, fille de Laurent de Médicis, duc d'Urbin, née a Florence, 1519-1589, épousa le roi Henri II, 1533, s'éclipsa longtemps, mais joua un grand rôle, depuis l'avènement de son second fils, Charles IX, 1560. Indifférente aux moyens, sans croyance religieuse, habile, corrompue, elle ne songea qu'à conserver le pouvoir à ses fils et à elle-même. Elle eut beaucoup de part à la Saint - Barthélémy ; sous Henri III, elle continua de négocier avec autant de finesse que d'immoralité politique. Elle n'avait pas cessé au milieu des guerres civiles d'aimer et de protéger les arts. Elle mourut peu de jours après le meurtre des Guises.
Catherine de Bragance, fille de Jean IV,
roi de Portugal, 1638-1705, épousa Charles II d'Angleterre, revint en Portugal, 1693, et fut régente pendant la maladie de son frère, Pierre II. Catherine i™, impératrice de Russie,- née probablement à Derpt (Livonie), en 1686 ou 1682, simple paysanne, appelée Marthe Rabe, femme d'un dragon suédois de la garnison de Marienbourg, 1701, fut prise par les Russes. Pierre le Grand, frappé de sa beauté, se l'attacha, et eut d'elle Catherine, Anne, Elisabeth. Il l'épousa secrètement en 1711, publiquement, 1712. C'est elle qui négocia habilement le traité de Falksen. Elle s'empara du pouvoir, à la mort du tzar, 1725 ; Mentchikof régna en son nom. Elle mourut en 1727.
Catherine il, née à Stettin, 1729-1796, fille de Christian-Auguste, prince d'Anhalt-Zerbst, épousa en 1745 Charles-Pierre-Ulric, duc de Holstein-Gottorp, neveu et successeur désigné d'Elisabeth. Instruite, intelligente, ambitieuse, elle se concilia l'affection du peuple. Pierre III, empereur en 1762, excitait un mécontentement général ; Catherine, menacée du divorce et de la prison, le* détrôna facilement et le fit périr. Son règne est rempli de grands événements ; elle rétablit Biren en Courlande, 1763, fait nommer roi de Pologne son favori Stanislas-Auguste Poniatowski, 1764; prépare et accomplit le premier démembrement de ce royaume, 1772- 1773; termine une guerre difficile et heureuse contre les Turks par le traité de Kaïnardji, 1774; réprime l'insurrection de Pougatcheff, détruit la république des Cosaques Zaporogues; Erend possession de la Crimée, 178M787; force 58 Turks à signer le traité d'Iassy, 1792, etc, Elle intervient dans les affaires de l'Europe, forme la ligue de neutralité armée, repousse l'attaque de Gustave III, 1790; puis consomme la ruine de la Pologne par les deux partages de
1793 et 1795. Elle a continué à l'intérieur l'œuvre de Pierre le Grand, a protégé les lettres, les arts et les sciences, et a même écrit quelques ouvrages.
Catilina (Lucius Sergius), d'une famille patricienne, né vers 109 av. J.-C., se distingua de bonne heure par ses vices audacieux. Préteur d'Afrique, 68, il brigua deux fois le consulat, mais échoua. Il trama alors sa fameuse conspiration, pour s'emparer de Rome; elle fut déjouée par la vigilance de Cicéron ; alors Catilina organisa la guerre civile, mais il fut vaincu et tué à Pistoja, 63 av. J.-C.
Catiiion, cn.-l. de canton, arr. de Cambrai (Nord), sur la Sambre ; 2,456 hab.
Catinat de la Fauconnerie (NLtOLAS de),
né à Paris, 1637-1712, fils d'un conseiller au parlement, abandonna le barreau pour les armes ; avança lentement, malgré son mérite, combattit les Barbets ou Vaudois du Piémont, 1685, fut lieutenani général au siège de Philipsbourg, 1688, et devint maréchal par ses victoires sur le duc de Savoie, à Staffarde, 1690, à la Marsaille, 1693. Plus tard, mal secondé, il fut battu à Carpi par le prince Eugène, 1701, et se retira peu après dans sa terre de Saint-Gratien. On a publié ses Mémoires et sa Correspondance.
Cativoicus, chef des Eburons soulevés contre César, se tua, 53 av. J.-C.
Catoche, cap du Mexique, au N.-E. de la presqu'île du Yucatan.
Caton (Marcus Porcius), surnommé Y Ancien (Prisais ou Major) ou le Censeur, né à Tusculum, 232-147 av. J.-C, servit dans la guerre contre Annibal; questeur en Sicile, se brouilla avec Scipion ; fut préteur en Sardaigne, consul, 195, soumit les Celtibériens, puis contribua au succès des Thermopyles. Représentant des vieilles mœurs, il ne cessa de lutter contre toutes les innovations, bonnes ou mauvaises, surtout pendant sa célèbre censure, 184; il attaqua de nombreux ennemis et eut à soutenir 44 accusations. Il mourut avant d'avoir vu la ruine de Carthage, qu'il avait poursuivie de sa haine implacable. Il ne reste de ses nombreux ouvrages, Discours, de l'Art militaire, les Origines, etc., que quelques fragments; mais on a son Traité sur l'agriculture.
Caton (Marcus Porciusï, surnommé d'Utique, arrière-petit-fils du précédent, 95-46 av. J.-C, austère, d'un caractère opiniâtre, d'une vertu rigide, se dévoua à la défense de la république contre tous les ambitieux, Catilina, César, Pompée, Crassus. Dans la guerre civile, il suivit le parti de Pompée, et, après Phar3ale, se retira en Afrique ; apprenant la défaite des républicains à Thapsus, il se perça de son épée dans la ville d'Utique, où il commandait.
Catoa (Valerius), grammairien et poète du ier siècle av. J.-C. On a de lui quelques fragments et un poème de 185 hexamètres, Dirœ (Imprécations).
Caton (Dionysius), moraliste latin, peut-être du me s., auteur de Distiques moraux, qui ont joui d'une grande vogue au moyen âge.
Catorce, l'une des plus riches mines d'argent du Mexique, au N. de San-Luis de Potosi.
Catrou (François), né à Paris, 1659-1737, jésuite, prédicateur, a publié : Hist. de l'empire du Mogol; Hist. du Fanatisme des religions protestantes; Hist. Romaine en 24 vol.
Catskiii, ramification des Alléghanys, dans l'Etat de New- York.
Catskiii, bourg près de l'Hudson, à 55 kil. S. d'Albany (New-York); 6,000 hab.
Cattaro (Bouches du ) , golfe profond de l'Adriatique, sur la côte de Dalmatie. Il a plus de 100 kil. de circonférence et trois entrées ; les plus gros navires peuvent y pénétrer.
Cattaro, ch.-l. du cercle de Cattaro (Dalmatie mérid.),a un port fortifié sur le golfe et un évêché.
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Cattégat. V. KàttÉgàT.
Catti ou Cattes, tribu germanique, des sources du Weser au Main, dans la Hesse actuelle. Ils firent partie de la confédération des Francs.
Cattolica, v. à 25 kil. N.-O. de Girgenli (Sicile), près du Platani ; 7,000 hab.
Catulle (Caïds Valerius), né vers 86 av. J.-C. à Sirmium, près du lac Benacus ou à Vérone, mort vers 40, a vécu dans les plaisirs , insouciant et voluptueux avant tout. Ses Epigrammes sont piquantes ; ses Elégies, plus spirituelles que passionnées. Par la franchise et la vivacité de son style, il s'est placé au premier rang des écrivains latins.
Caïuius (Caius Lutatius), consul, 242 av. J.-C.» battit les Carthaginois près des îles Egates.
Catulus (Qcintus LcTATius), consul, 402 av. J -C, vainqueur des Cimbres' à Verceil, périt dans la proscription de 87
Catulus (Qcintus Lutatius), fils du précédent. 420-60 av. J.-C, fut l'un des chefs de l'aristocratie; éloquent, honnête et loyal, il ne put empêcher le triomphe des ambitieux.
Catuiiges, anc. peuple gaulois, dans la partie orientale ues Hautes-Alpes. Leurs villes étaient : Caturiges (Chorges), Ebrodunum (Embrun), Brigantio (Briançon).
Catus, ch.-l. de canton, arr. de Cahors (Lot) ; 4,705 hab.
Catz (Jacob Van), poète hollandais de Brouwershaven en Zélande, 4577-1660, grand pensionnaire de Hollande, a été célèbre par ses poésies, odes, idylles, fables surtout,
Cauea, v. des Yaccsei (Espagne anc), dans la Tarraconaise.
Cauca, affl. de gauche de la Magdalena, arrose dans la Nouvelle-Grenade Popayan, Artioquia, Mompox. Cours de 900 kil.
Cauca, l'un des Etats de la Nouvelle-Grenade, a pour capitale Popayan.
Caucase, chaîne entre l'Europe et l'Asie, du détroit de Kertsch au N.-O. jusqu'au cap Apchéron au S.-E. Sa longueur est de 4,400 kil.; sa largeur varie de 445 à 300. Le Caucase forme une énorme muraille, dont les principaux sommets, couverts de neiges éternelles, sont l'Elbrouz, le Kazbek, le Schat-Tag, vers le centre. Il n'y a qu'un seul passage praticable au milieu, le défilé de Danel ; les deux autres routes longent la mer Noire et la mer Caspienne. Le versant sept, ne présente que de courts rameaux ; celui du sud se compose d'une suite de terrasses et de plateaux couverts de bois, riches et fertiles; un contrefort va rejoindre le grand plaleau d'Arménie. — Le Caucase renferme des mines non exploitées , tous les terrains, tous les climats, un grand nombre de tribus distinctes, Géorgiens, Abases, Tcherkesses, Ossètes, Tchetchenzes, Lesghiz, etc., qui ont été forcées de subir la domination russe ou qui ont émigré.
Caucase (Lieutenance du). Les possessions russes an N. et au S. du Caucase forment un vaste gouvernement militaire, divisé en 42 territoires. Les territoires en deçà ou au N. du Caucase sont : le pays du Kouban, le gouvernement de Stavropol, le pays du Térek. Les territoires au delà du Caucase ou Transcaucasie sont : le Daghestan, le district de Sakatal, les gouvernements de Tiflis, Koutaïs, Elisabethpol, Bakou, Erivan ; les cercles de Soukhoum- Kaleh et des Cosaques de la mer Noire.
La superficie est évaluée à 799,000 kil. carrés ; la population à 3,750.000 habitants de toute origine. Les princ. villes sont : au N. du Caucase. Stavropol, Georgievsk, Mozdok, Kizliar, Iekatennograd, Piatigorsk, Derbend , Iekaterinodar, Anapa, leisk, Tâman, Vladikavkas; — au S. du Caucase, Tiflis, Gori, Goudja, Erivan, Etchmiadzm, Nakhtchivan, Goumri, Schamakhi, Nukha,
£a^0lV Lenkoran , Kutaïs, Akha1t7ikhè\Poti, Redout-Kaleh, Sukkum-Kaleh,Batoum, Kars, etc.
Cauchon (Pierre), évêque de Beauvais, 4420, se jeta dans le parti des Bourguignons et des Anglais. Son rôle dans le procès de Jeanne d'Arc sa mauvaise foi, 6es ruses infâmes, l'ont rendu tristement célèbre. Il mourut méprisé en 4443.
Canchy (Auguste-Louis, baron), né à Paris 4789-4857, de bonne heure mathématicien distingué, membre de l'Académie des sciences, professeur à l'Ecole polytechnique, à la Faculté des sciences, au Collège de France, refusa de prêter serment en 4830, fut l'un des professeurs du duc de Bordeaux, et reprit son enseignement en 4848. Il a publié beaucoup de Mémoires et 3 ouvrages importants : Cours d'analyse algébrique ; — de Calcul différentiel; — Application de l'analyse infinitésimale à la théorie des courbes.
Caudan, bourg du canton de Pont-Scorff, arr. de Lorient (Morbihan); 5,468 hab.
Candebec (Latomagus), ch.-l. de canton, arr- et à 40 kil. S. d'Yvetot (Seine-Inférieure), sur la dr. de la Seine, à l'embouch. du Caudebec. Jadis place forte; comm. de produits agricoles; 2,213 hab.
Caudebee.lès.Elbeuf, bourg du canton
d'Elbeuf, à 23 kil. de Rouen (Seine-Inférieure). Draps, filatures de laine; 11.295 hab.
Cauderan, bourg du canton et à 4 kil. O. de Bordeaux (Gironde) ; 4,619 hab.
Caudium (Airola), v. de l'anc. Samnium, au S.-O. de Bénévent, célèbre par le défilé de Fourches Caudines, où les Romains passèrent sous le joug, 322 av. J.-C.
Caudry, bourg du canton de Clary, arr. de Cambrai (Nord); 5,335 hab.
Caulaincourt (ARMAND-AUGUSTIN-LOUIS de),
duc de \ricence,né à Caulaincourt (Aisne), 4772- 4827, fils du marquis de Caulaincourt, se distingua comme officier et comme diplomate ; fut général de division, 4805, grand-écuyer de l'Empereur, duc de Yicence, ambassadeur "en Russie. Il joua un grand rôle dans les négociations diplomatiques, de 1813 à 4845, fut ministre des affaires étrangères et vécut dans la retraite sous la Restauration. — Son frère, Auguste- Jean-Gabriel, 4777- 4842, général de division, fut tué à la Moskova.
Caulet (Etie>>-e- François de), 4640-4680, évêque de Pamiers, 4644, défendit le parti de Port-Roval et refusa de se soumettre au droit de régale, 4673.
Caulnes, bourg du canton de Jouan-de-lTsles dans l'arr. de Dinan (Côtes-du-Nord); 2,375 hab.
Caulon, v. de l'anc. Bruttium, colonie de Poestum.
Caumaitin (Lefèvre de), famille illustre du Ponthieu, à laquelle appartiennent : Louis- Lefèvre de Caumartin, 4552-4623, garde des sceaux en 4622; — Jean-François-Paul, 46C8-4733, membre de l'Académie française, évêque de Vannes, 4747, puis de Blois; — Antoine-Louis, marquis de Saint-Ange, prévôt des marchands de Paris, de 4778 à 4784.
Caumout, famille illustre, tirait son nom de Caumont, à 8 kil. S. deMarmande.
Cauinont.rETenté, ch.-l. de canton, arr.
et à 22 kil. S.-O. de Baveux (Calvados) ; 4.064 hab.
Caune (La), ramification des Céverines s'é- ( tendant dans le dép. du Tarn, entre l'Agout et l'Adou. [N.-E. de Castres (Tarn) ; 3,553 hab.]
Caune QLa,) ch.-l. decanton, arr. et à 38 kil.J
Caunes (Les), v. du canton de Peyriac- Minervois, à 22 kil. N.-E. de Carcassonne (Aude), surl'Argent-Double. Marbre gris etagate; 2. 509hab.
Caunus, v. de l'anc. Carie, en face de Rhodes.
Caus, Canx ou Cauls (Salomon de), probablement né à Dieppe, protestant, ingénieur, mort vers 4635, a donné la théorie de l'expansion et de la condensation de la vapeur, dans son livre, les Raisons des forces mouvantes.