CEN
Rist. générale des auteurs sacrés ecclésiastiques, 23 vol. in-4o. [7,000 hab.j
Ceiaya, v. de l'Etat de Guanajuato (Mexique);]
Céièbes, île de la Malaisie, séparée de Bornéo par le détroit de Makassar, à l'O. ; des Philippines par la mer de Soulou ou de Céièbes, au N. ; a une forme très-irrégulière; elle se compose de 4 longues presqu'îles : Menado, au N. ; Balante, à l'E. ;"Tabunkou, au S. -E. , Makassar, au S.-O., que séparent trois grands golfes, Tomini ou Gorontalo, Toli, Boni. La superficie est évaluée à 118,000 kil. carrés. Elle est montueuse (Mont Klobat, au N.-E. ; Lompou-Batang, haut de 2,980 met., au S.); le climat est doux et agréable, les pluies sont abondantes. Il y a de l'or, du fer, du cuivre, de l'étarin, du soufre. Elle renferme de beaux pâturages ; le sol est bien cultivé et fertile ; les arbres sont nombreux et variés. La population est, dit-on, de 2 millions d'habitants, dont 350,000 soumis aux Hollandais; les Bouguis, de race malaise, sont sobres, agiles, mais vindicatifs ; les Alfourous, dans les montagnes, sont mieux faits , plus petits et plus blancs ; il y a aussi beaucoup de Chinois. Sans religion bien déterminée, ils sont soumis à des chefs, rois ou sultans qui dépendent presque tous des Hollandais, comme vassaux et tributaires. Le gouvernement de Makassar est divisé en plusieurs résidences. Les v. princ. sont : Makassar avec Vlaardingen. Menado, Bonthaim. Boulekomba, Boni, Maros, Kema, Gorontalo, etc!
Célènes, v. de l'anc. Phrygie, capitale de Midas, patrie de Marsyas, fut très commerçante sous les Perses. [Romulus 1
Ceieres, corps de 300 cavaliers, créé parj
Célestes (Monts). V. Thian-Ghan.
Céiestin Ier (Saint), né à Rome, pape de 422 à 432, fit condamner l'hérésie de Nestorius. Fête, le 6 avril.
Céiestin il, pape de 1143 à 1144.
Céiestin III (HYACINTHE ORSINl), pape de
4491 â 1198, excommunia l'empereur Henri VI, consacra l'ordre des chevaliers Teutoniques et cassa la sentence qui avait prononcé le divorce de Philippe Auguste et d'Ingeburge.
Céiestin IV, pape pendant 18 jours, en 1241.
Céiestin V, surnommé de Moron ou de Murrone, né dans le roy. de Naples, élu pape, en 1294, abdiqua et fut enfermé par Boniface VIII dans le château de Sulmone, où il mourut en 12%.
Célestins, religieux suivant la règle de saint Benoît, réformée eh 1254 par Pierre de Moron (Céiestin V), et introduits en France dès 1300.
Célestins, hérésiarque du ive s., né dans la Campanie, écrivit contre le péché originel.
Cellamare (ANTOINE Giudice, duc de Grio-
venazzo, prince de), né à Naples, 1657-1733, ambassadeur en France, prit part au complot formé contre le Régent, 1718, et fut reconduit à la frontière.
Ceiiarius (Christophe), né à Smalkalde , 1638-1707, a surtout publié un grand traité de géog. anc-, Notitia orbis antiqui.
Celle, affl. de dr. du Lot, passe à Figeac. Cours de 70 kil.
Celles, ch.-l. de canton, arr. et à 7 kil. N.-O. de Melle (Deux-Sèvres); l,62t hab.
Celles, bourg du canton de Saint-Remy, arr. deThiers (Puy-de-Dôme) Coutellerie; 3.163 hab.
Cellier (Ce), bourg du carton de Ligné, arr. d'Ancenis (Loire-Inférieure) ; 2,344 hab.
Ceilini (Benvenuto), né a Florence, 1500-1571, sculpteur, graveur, ciseleur, eut une vie aventureuse, en Italie auprès de ■• papes, de Charles- Quint, de François Ie»-. C'était un artiste plein de verve; il est surtout célèbre comme ciseleur. Il a écrit un Traité de sculpture et la manière de travailler l'or; des Mémoires, plus curieux que véridiques, etc.
Celse (Aulus Cornélius), probablement médecin romain, contemporain de Tibère, paraît avoir été polygraphe. 11 ne reste de lui qu'un seul livre, de ' Medicina, remarquable par la précision des connaissances, le bon sens des observations et le mérite du style.
Celse, philosophe épicurien ou néo-platonicien du ne s., vécut en Orient, fut ami de Lucien et a écrit contre le christianisme.
Ceisus (Jdventius), l'un des meilleurs jurisconsultes de son temps, 67-130, jouit d'une grande faveur sous les Antonins.
Celtes, grand peuple de la race aryenne, qui couvrit d'abord l'Europe centrale, puis forma surtout le fond de la population de fa Gaule et des Iles Britanniques ; les Celtes donnèrent aussi à l'Espagne les Callaïques, les Geltici, les Celtibères; à l'Italie, les Ambra ou Ombriens. Plus tard, vers 600 av. J.-C. des émigrations formèrent dans la vallée du Danube les Celtes Illyriens, Vindélieiens, Rhétiens, Noriques ; peuplèrent la Gaule Cisalpine au N. de l'Italie , puis des bandes de Celtes allèrent fonder en Asie Mineure la confédérations des Galates.
Celtes (Conrad Pickel, dit), né près de Wurzbourg, 1459-1508, professeur érudit, a découvert la célèbre carte de l'empire romain, publiée par Peuting-er.
Ceitiberî, peuple de l'Espagne anc, formé du mélange des Celtes et des Ibères ; ils occupaient au S. de l'Ebre les pays correspondant à l'Aragon mérid., à la Castille. Soumis par les Romains vers 180 av. J.-C, ils firent partie de la Tarraconaise. [la Lusitanie.l
Ceitici, peuple de l'Espagne anc, au S. dej Celtique, l'une des grandes divisions de la Gaule, au temps de César, de la Seine et de la Marne au N. jusqu'à la Garonne au S
Cenchrées, port de Corinthe, sur le golfe Saronique.
Cenci, famille romaine puissante, célèbre par sa turbulence. — Un Cenci, préfet de Rome, voulut assassiner Grégoire VII, en 1075. — Au xvie s., les crimes de Francesco Cenci amenèrent la ruine de cette maison; Paul V confisqua leurs richesses, entre autres la villa Borghese.
Ceneda, v. à 30 kil. N. de Trévise (Italie). Evêché ; sources sulfureuses ; 5,000 hab.
Cenis (Mont), sommet des Alpes occidentales, formant le nœud des Alpes Grées et des Alpes Cottiennes. Napoléon fit construire de 1801 à 1812 la belle route par le col, de Lanz-le-Bourg à Suze, et a fait rétablir l'hospice qui date de Charlemagne. — On a percé les Alpes pour le chemin de fer par un vaste tunnel, près du mont Cenis, entre Modane et Bardonnèche, 1871. Cenomani, anc. peuple gaulois, auj. dans le dép. de la Sarthe, dans la Lyonnaise IIe. — Peuple de la Gaule Transpadane, entre l'Adda et le lac Benacus.
Cens. A Rome, depuis Servius Tullius, c'était le dénombrement, fait tous les 5 ans, des hommes libres et de leur fortune. Les consuls, puis les censeurs furent chargés des fonctions importantes du cens. — Au moyen âge, le cens était l'impôt payé au seigneur pour la terre qui n'était pas féodalement possédée.
Censeurs, magistrats chargés à Rome de présider aux opérations du cens; ils furent institués, 443 av. J.-C, étaient patriciens et au nombre de deux; leurs fonctions, d'abord de 5 ans, furent bientôt réduites à 18 mois; il fallait avoir 42 ans et avoir été consul ou préteur. Leur autorité, sans appel, devint bientôt très grande. Les plébéiens arrivèrent à la censure, 339 av. J.-C. Sylla la supprima; elle fut rétablie, mais n'eut pius la même importance; elle disparut définitivement avec Vespasien.
Censorinus (Rutilus), consul, grand-pontife et censeur, de 310 à 265 av. J.-C; — Censorinus